L’Onu met une nouvelle fois en garde Gbagbo

31/12/2010
 L’Onu met une nouvelle fois en garde Gbagbo

Les Nations unies ont mis en garde les partisans de Laurent Gbagbo contre une attaque de l'hôtel du Golf, à Abidjan, où est retranché Alassane Ouattara, président de la Côte d'Ivoire reconnu par la communauté internationale, estimant qu'une telle action pourrait déclencher une nouvelle guerre civile dans le pays.
Charles Blé Goudé, chef des "Jeunes Patriotes," la milice pro-Gbagbo, a menacé d'attaquer le Golf, l'hôtel où est retranché le gouvernement Ouattara, sous la protection des Casques bleus. Il a donné jusqu'au 1er janvier 2011 au camp Ouattara pour "faire ses bagages et quitter le Golf Hotel".
Jeudi à New York, Martin Nesirky, porte-parole de l'ONU, a déclaré que le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon était "profondément alarmé" par ces propos.
Ban Ki-moon a estimé qu'une attaque contre l'hôtel du Golf pourrait déclencher des violences plus larges dans le pays et conduire à une nouvelle guerre civile, après celle de 2002-03. Il a appelé les partisans de Laurent Gbagbo à "s'abstenir de tels actes dangereux et irresponsables", selon son porte-parole.
Martin Nesirky a souligné que la mission de l'ONU en Côte d'Ivoire avait déployé de larges effectifs pour assurer la protection du gouvernement Ouattara à l'hôtel du Golf. Ces troupes sont autorisées "à employer tous les moyens nécessaires" pour protéger le personnel onusien, ainsi que toutes les personnes vivant dans l'hôtel, a-t-il prévenu.
Par ailleurs, le ministre des Affaires étrangères William Hague a annoncé vendredi matin que Londres était prêt à soutenir une intervention militaire sous mandat des Nations unies en Côte d'Ivoire.
La Grande-Bretagne espère voir aboutir les négociations menées par la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) pour convaincre Laurent Gbagbo de se retirer, a expliqué William Hague sur les ondes de la BBC.
Mais, a-t-il ajouté, la Grande-Bretagne "soutiendra" une éventuelle intervention militaire décidée par la CEDEAO, avec l'accord de l'ONU. Laurent Gbagbo "ne doit pas sous-estimer la détermination de la communauté internationale", a-t-il déclaré.
La CEDEAO se dit prête à recourir à la "force légitime" s'il le faut pour faire partir Gbagbo, qui refuse de quitter le pouvoir malgré l'élection à la présidence d'Alassane Ouattara, reconnue par la communauté internationale.
La CEDEAO a annoncé l'envoi le 3 janvier d'une nouvelle délégation à Abidjan, après l'échec d'une première mission de médiation mardi.
En photo : Le nouveau représentant de la Côte d'Ivoire auprès de l'ONU, Youssoufou Bamba, et Ban Ki-moon

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