Tentative de coup d’Etat

12/04/2012
Tentative de coup d’Etat

Une tentative de coup d'Etat était en cours jeudi soir en Guinée-Bissau. Des militaires ont attaqué la résidence du Premier ministre Carlos Gomes Junior, favori de la présidentielle du 29 avril. Ils ont aussi pris le contrôle de la radio nationale.

"On a été assaillis par des roquettes RPG, on a été obligés de battre en retraite", a déclaré un policier présent à la résidence de M. Gomes Junior, à Bissau, sans préciser la destination des occupants. Le chef du gouvernement, leader du Parti africain pour l'indépendance de la Guinée-Bissau et du Cap-Vert (PAIGC, au pouvoir), était sur place avant les tirs, a-t-il affirmé.

"Nous recherchons activement Carlos Gomes Junior. Quel que soit l'endroit où il peut se cacher, nous le débusquerons avant l'aube", a pour sa part assuré à l'AFP un des militaires mutins.

Un cordon de sécurité avait été installé par des militaires autour du palais présidentiel et des rues environnantes, sans qu'il soit possible dans l'immédiat de connaître le sort du chef de l'Etat par intérim Raimundo Pereira, a constaté un journaliste de l'AFP.

Des violences étaient redoutées depuis plusieurs jours dans cette ex-colonie portugaise dont l'histoire est jalonnée de putschs, tentatives de coups d'Etat militaires et violences politiques depuis son indépendance en 1974. La Guinée-Bissau est devenue en outre ces dernières années une plaque tournante du trafic de cocaïne entre l'Amérique du Sud et l'Europe.

Un peu plus tôt, l'opposition bissau-guinéenne menée par l'ex-président Kumba Yala, qui doit affronter le 29 avril au second tour de l'élection présidentielle Carlos Gomes Junior, avait appelé au boycott du scrutin. Elle avait mis en garde quiconque battrait campagne.

Il avait dénoncé des "fraudes massives" au premier tour et prévenu qu'il ne participerait pas au second tour. "J'ai dit et je le répète: je ne veux pas d'un second tour", a-t-il encore martelé.

Carlos Gomes Junior avait obtenu au premier tour le 18 mars 48,97% des voix et Kumba Yala 23,26%. La présidentielle a été rendue nécessaire par le décès en janvier dernier du président Malam Bacaï Sanha, mort à Paris où il avait été hospitalisé pour une maladie dont il souffrait depuis plusieurs années

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