Larmes de crocodile à Alger

15/07/2009
Larmes de crocodile à Alger

Le public algérien n'est pas prêt d'oublier « La  compagnie Oriki ». Cette troupe togolaise s'est produite mardi à Bédjaya (250 km au Sud d'Alger) où elle a présenté sa pièce intitulée « Les larmes de crocodile » dans le cadre du Panaf, le festival culturel panafican. Une pièce qui a déjà remporté le prix littéraire France-Togo en 2008, a été présentée avec un succès remarquable au public algérien.

Hubert Arouna, est le responsable de la compagnie et le metteur en scène. Il répond à Alger aux questions de republicoftogo.com. Republicoftogo.com : Quel est votre sentiment après cette représentation ?

Hubert Madôhona Arouna :

Je suis ravi de constater que le public algérien a apprécié. C'est encourageant de vivre des expériences de ce genre. Je dois dire que ce festival m'a déjà permis de faire faire de nombreuses rencontres avec les grands noms de la culture africaine ; c'est très enrichissant.

Repubmlicoftogo.com : Votre spectacle tient à la fois à la fois de la danse traditionnelle, et de messages forts. Un style très particulier.

Hubert Madôhona Arouna :

La pièce parle a priori des croque-morts, des entrepreneurs de pompes funèbres et de tous les jeux auxquels ils se livrent pour s'arracher les corps des défunts.

Elle est basée sur la technique du concert party qui a connu un grand succès au Togo dans les années 1970-80. Nous avons constaté que ce genre plaisait beaucoup au public togolais et continue de l'intéresser chaque fois qu'on le lui présente.

Malheureusement ce style théâtral est en voie de disparition et nous avons pris sur nous de créer une esthétique qui fait la jonction entre la tradition du concert party et la modernité du théâtre contemporain.

Notre pièce a déjà été jouée au Togo et au Niger ce qui a permis à chaque fois de l'enrichir et de l'améliorer. Je ne peux donc que me réjouir du fait que le spectacle a également connu du succès ici en Algérie.

Republicoftogo.com : Pouvez-vous nous dire quelques mots sur votre troupe.

Hubert Madôhona Arouna :

La compagnie Oriki a été créée en 2007, et nous faisons partie d'une organisation culturelle appelée « Orikiculture » dont la vocation est de promouvoir l'art dramatique.

Nous avons décidé de rapprocher le public togolais des salles de théâtre et nous constatons que les spectateurs sont de plus en plus nombreux aux représentations.

 

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