Affronter les défis et menaces en tout genre

14/02/2013
Affronter les défis et menaces en tout genre

Le ministre togolais des Affaires étrangères, Elliott Ohin (photo), se trouve à N’Djamena depuis mercredi où il prend part au Conseil exécutif de la Cen-Sad, la communauté des Etats sahélo-sahariens dont le sommet est prévu samedi dans la capitale tchadienne.

Créée en 1998 par Mouammar Kadhafi pour développer l’influence de la «grande Jamahiriya» en Afrique, cette organisation de 28 membres a survécu à son géniteur.

Mais comme l’a rappelé M. Ohin dans son intervention, la refondation est en marche. L’espoir est là, a-t-il dit, de voir notre communauté fonctionner désormais sur des bases juridiques solides et consensuelles. Une nécessité « pour affronter les défis et menaces en tout genre que connaît l’Afrique en général et notre espace sahélo saharien en particulier ».  

Et justement à propos des défis et des menaces, Elliott Ohin a indiqué que le Togo avait été parmi les premiers à envoyer des troupes au Mali. Il a aussi évoqué les crises entre les deux Soudans et la situation en Centrafrique, des pays membres de la Cen-Sad.

Voici l’intervention du chef de la diplomatie togolaise 

C’est avec un réel plaisir que je prend la parole à ce stade de nos travaux, d’abord pour saluer la relance en cours des activités de notre Communauté et ensuite pour évoquer la situation politique et sécuritaire sur notre continent et plus particulièrement dans notre espace CEN-SAD qui fait l’objet, ces derniers temps, d’une grande préoccupation de la communauté internationale tout entière.  

Mais avant toute chose, je voudrais exprimer ma profonde gratitude au Gouvernement et au peuple tchadiens pour l’accueil chaleureux, l’hospitalité toute africaine réservée à ma délégation depuis notre arrivée dans cette belle ville de N’Ddjaména ainsi que les facilités mises à notre disposition pour la réussite de cette importante Session.

Mesdames et Messieurs les Ministres,

Mesdames et Messieurs

Il convient de souligner qu’à un moment donné du difficile cheminement de notre organisation vers une communauté de destin et au regard de certains dysfonctionnements, il était apparu évident d’engager des réformes, tant institutionnelles que structurelles, afin de permettre à la CEN-SAD de poursuivre harmonieusement les objectifs pour lesquels elle a été créée.

Les réformes en cours s’inscrivent en effet dans la droite ligne des décisions de  nos Chefs d’Etat et de Gouvernement, prises lors de la 12ème session ordinaire de leur conférence, tenue en juillet 2010 dans cette même ville de N’Djaména.

Cet engagement déterminé à donner un nouveau souffle à la CEN-SAD, par la refonte totale des principaux instruments de régulation, nous donne l’espoir de voir notre communauté fonctionner désormais sur des bases juridiques solides et consensuelles. Cet élan unanime vers les réformes prouve à suffisance notre capacité collective à s’adapter aux perpétuelles mutations de ce monde  afin de pouvoir affronter avec plus de détermination, les défis et menaces de tout genre que connaît l’Afrique en général et notre espace sahélo saharien en particulier.  

Dans ce contexte, la création d’un Comité Permanent paix et sécurité et d’un Comité Permanent chargé du développement durable est la preuve d’une nouvelle approche que nous comptons imprimer à notre communauté en vue de  lui permettre d’apporter des réponses effectives et durables aux efforts de développement de nos pays et de promouvoir la paix et la sécurité dans l’espace sahélo saharien.

Mesdames et Messieurs les Ministres,

Mesdames et Messieurs 

S’agissant justement de la paix et de la sécurité, il est important de souligner, pour s’en réjouir, que la situation au Mali évolue à présent dans le sens voulu par la communauté internationale dans son ensemble. En effet, les groupes terroristes et criminels qui s’étaient solidement installés au nord du pays  sont en passe d’être vaincus.

Mon pays, le Togo qui est parmi les premiers à dépêcher des troupes au Mali dans le cadre de la Mission Internationale de Soutien au Mali           ( MISMA ), se félicite de cette évolution positive et voudrait saisir cette occasion pour inviter les Etats qui ont annoncé des contributions à honorer leurs engagements et d’autres qui ne l’ont pas encore fait, à envisager de contribuer et ce, dans le cadre de la solidarité africaine et pour les besoins de la paix et de la sécurité dans notre espace et sur le continent. 

Ma délégation voudrait, à cet égard, adresser tous ses remerciements à la France  pour son intervention salutaire mais aussi à la République du Tchad, à la CEDEAO, à l’Union Africaine, aux Nations Unies, à l’Union Européenne ainsi qu’à tous les partenaires bilatéraux et multilatéraux pour leur détermination et leur engagement total  à la résolution de cette crise multidimensionnelle du Mali.  

Entre le Soudan et le Soudan du Sud, malgré le retard dans la mise en œuvre des accords signés entre les deux pays, le 27 septembre 2012, l’optimisme de parvenir à la paix reste de mise. Un sursaut entre les deux Chefs d’Etat permettra de lever les derniers obstacles qui se dressent encore entre les deux Etats frères et qui freinent l’élan de paix enclenché sous les auspices du Groupe de mise en œuvre de Haut Niveau de l’Union Africaine.

S’agissant de la République Centrafricaine, la signature, le 11 janvier 2013 de l’accord de Libreville entre les différents protagonistes constituent un grand pas dans la bonne direction. Sa mise en œuvre intégrale permettra à ce pays de retrouver la paix et la cohésion nationale indispensables à son développement. 

Mesdames et Messieurs les Ministres

Mesdames et Messieurs

Les multiples défis politiques et sécuritaires auxquels certains Etats de notre espace communautaire CEN-SAD continuent d’être confrontés, affectent indéniablement les autres pays de la région et partant, l’ensemble des pays de notre continent. Cette situation nous interpelle tous et c’est ensemble que nous pourrons trouver des réponses effectives et durables à ces défis qui risquent, si rien n’est fait, de porter atteinte à l’existence même de nos Etats.

Nous restons persuadés que les importantes réformes que nous apportons à notre organisation nous permettrons de rassembler davantage nos efforts et de renforcer la coordination avec les mécanismes régionaux existants en vue d’assurer une meilleur intégration des économies de nos pays et de promouvoir la paix et la sécurité indispensables à leur développement.

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