Gouvernance mondiale et Francophonie

14/10/2012
Gouvernance mondiale et Francophonie

Le sommet de la Francophonie, auquel assistait le président du Togo Faure Gnassingbé,s’est achevé dimanche à Kinshasa. "Donner aux pays africains toute leur place dans le Conseil de sécurité des Nations unies." C’est ce que réclament dimanche 14 octobre les chefs d’Etat et de gouvernement membres de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF)

Dans leur déclaration finale, les pays de la Francophonie plaident pour la mise en place "d'un système multilatéral équilibré garantissant une représentation permanente et équitable de l'Afrique au sein des organes de décision". Un objectif qui passe, selon-eux, par "l'indispensable réforme du Conseil de sécurité des Nations unies" qui "doit donner aux pays africains toute leur place".

Si les membres de l’OIF souhaitent clairement offrir à l’Afrique un plus grand rôle au sein de la gouvernance mondiale, elle ne précise en revanche pas dans quelle mesure cela pourrait se faire, ni les modalités. Et pour cause : les pays francophones n’ont pas réussi à se mettre d’accord sur la possibilité de demander un ou deux sièges de membre permanent pour le continent africain, avec pour chacun l’accès au droit de veto. Le Canada s'est par exemple montré défavorable à ce que la Francophonie fasse part d’une telle revendication.

En 2010, lors du précédent sommet à Montreux en Suisse, les chefs d’Etat et de gouvernement francophones s’étaient déjà positionnés pour donner plus de poids aux Africains au sein des grandes instances dirigeantes internationales. Nicolas Sarkozy, alors président de la République française, avait à l'époque jugé de scandaleux qu’il n’y ait "aucun membre permanent du Conseil de sécurité émanant de l'Afrique", continent à "un milliard d'habitants".

Dans la même veine, les pays de l’OIF désirent une meilleure représentation des pays africains lors des grands rendez-vous internationaux : "Nous réitérons notre appel à la poursuite de l'invitation de deux pays africains au sommet et aux rencontres préparatoires du G20". Actuellement, seule l'Afrique du Sud a sa place parmi les "20".

Dans sa "déclaration de Kinshasa", les 56 pays membres et les 20 observateurs de l’organisation se sont engagés à soutenir le continent africain dans "un partenariat rénové" car il est amené à jouer "un rôle grandissant" dans le monde. "L'Afrique est le nouveau pôle de croissance. Elle représente l'avenir de la Francophonie, grâce au dynamisme de sa jeunesse et à ses potentialités immenses", estiment également les membres de l’OIF.

Selon les projections de la Francophonie, les Africains pourraient représenter, en 2050, 85% des 715 millions de francophones dans le monde.

En 2014, le sommet aura lieu au Sénégal.

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