A Lomé, le futur est déjà là

03/08/2011
A Lomé, le futur est déjà là

Le Cabinet Derou & Partners a remporté, le 19 juillet dernier, le concours international pour l’aménagement du quartier de Lomé II (1.000 hectares pour un investissement total de 2.100 milliards FCFA). Les architectes sont déjà engagés dans une dizaine de projets au Togo, au Bénin, au Mali au Congo Brazzaville et au Burkina Faso. Ils participent, notamment, au réaménagement de la capitale béninoise Porto-Novo.

Ganga Dibahon Bayoumdi, architecte-urbaniste, associé chez Derou & Partners donne des précisions sur l’aménagement de Lomé II, un secteur en pleine expansion où les prix de l’immobilier flambent depuis quelques années.

Republicoftogo.com : Que proposez-vous au juste pour ce secteur de la capitale en fort développement ?

Ganga Dibahon Bayoumdi : Le réaménagement de Lomé II s’inscrit dans la droite ligne de la volonté politique du président de la République togolaise d’alors, depuis 1977, qui a voulu créer un deuxième centre ville à Lomé.

Cette relance vient à point nommé car le besoin est réel. On en veut pour preuve le succès de la zone Lomé II/ GTA : à voir les grandes sociétés et organismes internationaux qui s’y délocalisent.

Concrètement, ce qu’on propose, c’est un véritable nouveau centre ville fonctionnel, avec des activités multi-centrées en pôles : administration, diplomatie, affaires, commerces, grands équipements, résidences des hôtes de marque, résidences moyens & haut standing

Republicoftogo.com : A quoi attribuez-vous le succès de Lomé II, qui accueille déjà les sièges de nombreuses grandes entreprises et des villas luxueuses ?

Ganga Dibahon Bayoumdi : Ce site a un atout majeur et stratégique : il est le « cœur » géographique de l’agglomération urbaine de la capitale Lomé. Ce qui permet de décongestionner la ville en termes de transport et de logistique.

Cinquante ans se sont écoulés depuis les indépendances et le bilan en terme de progrès est mitigé, car il n’y a pas eu de réalisation d’infrastructures et superstructures de grande envergure.  Ceci par faute de mobilisation de ressources financières qui est aggravé par les différentes crises économiques et politiques vécues par le Togo.

Mais la donne a changé et il existe de nos jours de nouveaux mécanismes financiers sans endetter l’Etat. Le Togo est assis sur une manne et il suffit d’un peu de volonté et d’imagination. C’est aux citoyens de construire le pays en synergie avec le Gouvernement.

Republicoftogo.com : Selon les chiffres communiqués, c’est un projet astronomique. Comment le financer et le mettre en œuvre et dans quels délais ?

Ganga Dibahon Bayoumdi : Les chiffres paraissent effectivement astronomiques parce qu’il s’agit d’une valeur globale intégrant tous les investissements (échangeurs, routes, caniveaux, électricité, eau, téléphone, internet, monuments, espaces verts, bureaux administratifs, bureaux d’affaires, espaces commerciaux, hôtels, centre de conférences, technopôle, palais des sports, musée, villas et appartements,…

Plus de 100.000 emplois directs seront créés avec un impact durable sur l’économie togolaise à court, moyen et long terme.

Le financement est structuré comme suit : 15% par l’Etat togolais (la part publique étant soutenue en partie par le foncier), 5% par le corps diplomatique, 30% par le secteur privé togolais (individus, sociétés privées togolaises, sociétés privées internationales) et 50% par l’intermédiaire des investissements directs étrangers (fonds d’investissements, bailleurs de fonds, marchés de capitaux internationaux, bourses de valeurs…).

Republicoftogo.com : Pensez-vous que le centre ville de Lomé réponde encore aux exigences des entreprises ?

Ganga Dibahon Bayoumdi : Le centre ville actuel a atteint une saturation spatiale et un niveau de congestion assez élevé. Il répond donc difficilement aux nouveaux besoins des entreprises privées et publiques et bien entendu de l’Etat. Ceci est lié aux contraintes spatiales (la frontière d’Aflao à l’Ouest, la zone commerciale du marché d’AdawLlato à l’Est et les quartiers résidentiels de Nyekonakpoe et Doulassame au Nord. Au-delà de ces contraintes spatiales, il y a aussi le phénomène de la spéculation foncière.

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