Café/cacao : les ambitions d’un fin gourmet

06/01/2010
Café/cacao : les ambitions d’un fin gourmet

La relance du secteur du café et du Cacao, jadis l’un des fleurons de l’économie togolaise, est une priorité pour le gouvernement.
Ces des deux dernières années, d’importantes mesures ont été prises pour relancer la filière.
Enselme Gouthon, qui est le secrétaire général du Comité de coordination café/cacao (CCFCC) et président du Conseil des exportateurs, estime que le potentiel est bien là tant au niveau de la production que de l’expertise.
Reste à faire repartir la machine.« Il faut très vite retrouver un niveau exponentiel de croissance », estime M. Gouthon.
Republicoftogo.com : Vous venez de mettre à la disposition des producteurs de café et de cacao, des équipements modernes. C’est suffisant pour relancer l’activité ?
Enselme Gouthon : La remise de ce matériel s’inscrit dans le cadre du projet pilote de « développement du potentiel du café robusta gourmet » au Togo ; un projet que nous avons lancé pour accroître la production et améliorer la qualité pour permettre une bonne commercialisation sur les marchés étrangers.
Le coût global du programme est de 370 millions de fcfa, financé par le Fonds commun des produits de base (FCPB) et par le Comité de coordination des filières de café et cacao (CCFCC).
Le matériel remis aux producteurs de Kpalimé, d’Adéta, de Danyi, d’Amou et de Kougnohou est composé des dépulpeuses manuelles et électroniques d’une valeur de 92 millions de fcfa. Il va notamment servir à traiter le café et permettra de commercialiser une qualité « gourmet », très recherchée.
Republicoftogo.com : Quelle est exactement la mission du Comité que vous pilotez ?
Enselme Gouthon : Le CCFCC regroupe producteurs, exportateurs et partenaires techniques.
Il est placé sous la tutelle des ministères du Commerce et de l’Agriculture et sa mission est de superviser la commercialisation et de coordonner les activités des deux filières.
Le Comité soutient également la production et la commercialisation via des actions de sensibilisation, la formation, la fourniture d’intrants et d’équipements.
En dix ans, le CCFCC a contribué à replanter 974 hectares de café, 3.403 hectares de cacao et le recepage de 3.570 hectares de vielles caféières.
Environ 500 producteurs ont été formés.
Nous avons également beaucoup travaillé pour que le Togo soit présent dans toutes les instances de décision internationales du secteur. C’est une réalité aujourd’hui.

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