Energie : crise sous haute tension

31/03/2008
Energie : crise sous haute tension

Le directeur adjoint de la CEET, Pedassou Kodjo, a confirmé lundi le retour des délestages lors d'un point de presse. Les explications restent les mêmes que par le passé ; un déficit énergétique qui touche toute la région. Les causes sont nombreuses. Il y a d'abord une  baisse du niveau d'eau dans les barrages ; il y a ensuite d'importants travaux d'entretiens effectués actuellement par la compagnie ivoirienne d'électricité (CIE) qui fournit la Communauté électrique du Bénin (CEB) en énergie. Des travaux qui se poursuivent jusqu'au mois de mai avec une fourniture en dents de scie.

Mais ce n'est pas tout, il y a également un déficit de production dans le réseau ghanéen, obligeant la Volta River Authority (VRA) à se limiter à la valeur contractuelle qui est de 60MW.Last but not least, le Nigeria connaît également de gros problèmes de fourniture à ses clients togolais et béninois en raison d'une panne sur l'une de ses centrales.

De fait, la CEET, et avec elle ses clients, est victime de l'accumulation de tous ces facteurs.

En terme de disponibilité, la CEB produit entre 20 et 30 MW à partir du barrage de Nangbéto (au Togo) et répartit le tout à ses clients, à raison de 40 MW de la CEB à la CEET et 25 MW de production complémentaire, soit un total de 65 MW pour une pointe d'environ 100 MW, ce qui se traduit par un déficit de 35 MW.

Pour faire face à la crise, des mesures urgentes ont été prises notamment la mise à disposition à la CEET par l'Etat togolais d'une subvention de 1 milliard destinée à l'achat de combustible pour la production thermique, la mise en place d'un plan de gestion rationnelle de la crise par l'élaboration et la mise en Œuvre d'un plan de délestage pour limiter les effets néfastes de la crise.

A court terme, il est prévu un agrandissement du parc de production, l'accélération des travaux de réparation du groupe de la centrale thermique de Lomé et l'accélération du dossier de réhabilitation des deux groupes Sulzer.

En attendant, la population et les entreprises n'ont pas d'autre choix que de prendre leur mal en patience.

 

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