La bioénergie a-t-elle un avenir au Togo ?

18/10/2008
La bioénergie a-t-elle un avenir au Togo ?

La bioénergie a le potentiel de devenir un "moteur de la croissance" pour les pays d'Afrique de l'Ouest, selon un rapport publié jeudi à Rome sous l'égide de la Fondation des Nations unies et commandité par l'Union monétaire et économique ouest-africaine (UEMOA). Selon ce rapport, la transformation de la biomasse en bioénergie sous une forme liquide (carburant) ou solide doit être encouragée sous certaines conditions dans les huit pays africains membres de l'UEMOA (Bénin, Burkina Faso, Côte d'Ivoire, Guinée-Bissau, Mali, Niger, Sénégal et Togo).

"Les pays membres de l'UEMOA possèdent les ressources naturelles, la surface disponible et la demande pour réussir à développer la bioénergie comme élément d'une stratégie agricole et forestière plus large", estime le rapport publié à l'occasion de la Journée mondiale de l'alimentation.Alors que les pays de l'UEMOA "font face à une crise dans les trois produits clefs - nourriture, bois et carburant (...) - l'expérience passée, l'innovation et les nouvelles pratiques de la bioénergie offrent une option pour les communautés rurales pauvres", affirme ce rapport.

Selon la Fondation, la gazéification de la biomasse à petite échelle, la production de bioéthanol à partir de la canne à sucre, la diffusion à grande échelle de nouveaux réchauds à usage domestique utilisant des combustibles propres tirés des biomasses, ainsi que le développement de la culture "prometteuse" du sorgho sont autant de pistes à développer.

Le rapport cite aussi l'adaptation des moteurs au biodiesel ou encore l'utilisation des graines oléagineuses "qui n'entrent pas en compétition avec la production de nourriture ou l'utilisation des terres" pour faire de l'électricité à petite échelle.

Le rapport demande aux huit pays de mettre au point une stratégie en ce sens, estimant que "la bioénergie produite et consommée localement peut devenir un facteur clé dans le combat contre la pauvreté rurale".

Mais, avertit la Fondation, "les bons cadres d'action doivent se consacrer sur l'impact du développement de la bioénergie sur la sécurité alimentaire, la préservation de l'environnement et des écosystèmes et l'intégrité et la viabilité du système de production agricole".

Un plan d'action pour la bioénergie pour la période 2009-2011 a été développé pour l'UEMOA. "La collaboration internationale sera essentielle pour (sa) mise en oeuvre", conclut le rapport.

 

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