Le vrai défi ce n’est pas l’argent, mais le manque de projets attrayants

09/10/2014
Le vrai défi ce n’est pas l’argent, mais le manque de projets attrayants

Lancement du GIF jeudi à Washington

Voici un projet qui pourrait bénéficier au Togo d’autant que les prêts concessionnels deviennent de plus en plus rares.

Les dirigeants de certains des fonds de placement privés, sociétés de gestion, fonds de pension, caisses d’assurance et banques commerciales les plus importants au monde ont décidé de s’associer à des institutions multilatérales de développement et à des pays donateurs pour travailler en partenariat dans le cadre du Mécanisme mondial de financement des infrastructures (GIF), un nouvel instrument qui pourrait débloquer des milliards de dollars destinés à promouvoir les infrastructures dans les pays en développement.

Le président du Groupe de la Banque mondiale, Jim Yong Kim, a fait savoir que la présence d’un large éventail d’investisseurs institutionnels lors de la signature marquant le lancement du GIF jeudi à Washington envoie un signal fort dans la mesure où les données les plus récentes montrent que les investissements privés consacrés aux infrastructures dans les marchés émergents et les économies en développement se sont contractés : ils sont passés de 186 milliards de dollars en 2012 à 150 milliards de dollars l’an dernier. 

‘Aujourd’hui, nous avons des actifs représentant plusieurs milliers de milliards de dollars qui ne n’attendent que des investissements à long terme viables et stables’ explique M. Kim. Et d’ajouter : ‘En mobilisant ces ressources, notre partenariat promet sérieusement de s’attaquer au problème de l’immense déficit d’infrastructures dans les économies en développement et dans les marchés émergents. Un problème qui constitue l’un des principaux obstacles à la réduction de la pauvreté et à la promotion d’une prospérité partagée’.

Il faut des projets qui séduisent les investisseurs et qui rapportent

‘Le véritable défi ce n’est pas l’argent, mais le manque de projets financièrement attrayants – c’est-à-dire une offre suffisante d’opportunités d’investissement dans les infrastructures qui soient commercialement viables et durables’, a ajouté le patron de la Banque mondiale.

Chaque année, les pays en développement consacrent environ mille milliards de dollars aux infrastructures, mais pour maintenir les taux de croissance actuels et satisfaire la demande future, il faudrait investir au moins mille milliards de dollars supplémentaires par an jusqu’en 2020.

Le GIF a été conçu pour mettre à profit le savoir-faire du Groupe de la Banque mondiale et d’autres institutions afin de réaliser, à travers des partenariats public-privé, des projets d’infrastructure complexes qu’aucune institution ne peut prendre en charge toute seule.

Le processus de sélection des projets en préparation a déjà été lancé et le GIF a engagé des pourparlers avec des partenaires et des pays bénéficiaires concernant plusieurs projets qui offrent des chances de transformer les économies en développement, de stimuler la création d’emplois et d’améliorer les conditions de vie des plus démunis.

Plusieurs partenaires potentiels ont d’ores et déjà adhéré au GIF parmi lesquels la Banque européenne d’investissement (BEI), la Banque islamique de développement (BID), la Banque japonaise pour la coopération internationale (JBIC), l’Australie, le Canada, le Japon, Singapour et le Nigeria Sovereign Investment Authority (NSIA).

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