Mine, énergie, pétrole : Dammipi dit tout

21/12/2011
Mine, énergie, pétrole : Dammipi dit tout

Le Togo s’est engagé dans la modernisation et dans la diversification de son secteur minier; parallèlement, il renforce ses capacités énergétiques. 

Production des phosphates à la hausse, couverture électrique plus dense, stabilité de l’approvisionnement ; le pays est en passe de remplir ses engagements.

Seule inconnue de taille, la présence de pétrole au large des côtes. Début de réponse en 2012 avec le résultat des premières études menées par le Groupe italien ENI.

Celui qui a la charge de ces dossiers stratégiques est Dammipi Noupokou (photo), le ministre de l’Energie et des Mines.

Republicoftogo.com : Le Togo fonde de grand espoirs sur la relance du secteur minier 

Dammipi Noupokou : Comme vous le savez, notre pays  exploite le phosphate qui est la première matière d’exportation du Togo. A ce niveau, nous avons continué notre programme de réhabilitation des équipements de la Société nouvelle des phosphates du Togo (SNPT) pour porter la capacité de production à plus de 2 millions 500.000 tonnes par an. 

La capacité initiale est de 3 millions de tonnes. 

Nous avons fait l’acquisition de roupelles qui vont nous permettre d’augmenter la capacité de production. 

Si tout va bien, à la fin du premier trimestre de 2012 au moins une de ces roupelles sera en activité. 

D’autres investissements ont été réalisés par la SNPT avec l’ouverture d’une nouvelle mine. Nous avions deux mines qui fonctionnaient, celle de kpogamé et celle du siège Nord. Malheureusement, cette dernière est arrivée à épuisement et il fa donc fallu ouvrir une nouvelle mine. C’est celle de Dagbati.

L’activité minière ne peut laisser de côté les populations riveraines.

L’Etat s’est engagé à électrifier les villages, à réaliser des projets sociaux et à payer les arriérés de loyers. 100 millions ont déjà été versés sur les 480 à devoir. 100 autres millions devraient être décaissés très bientôt ; avant la fin 2011. Plus généralement, la loi votée en mai dernier par l’Assemblée impose aux sociétés extractives d’apporter leur contribution au développement socio-économique des zones minières.

S’agissant de la mine de fer de Bassar, il y a un problème de communication entre les habitants et l’exploitant MMining, mais ce différend devrait être bientôt aplani.

Enfin, je dois indiquer qu’un nouveau Code minier est en préparation.

Par ailleurs, va lancer une étude des ressources minières ; la dernière date du début des années 80.

Republicoftogo.com : Le Togo sera-t-il aussi chanceux que le Ghana qui a découvert d’importantes réserves en pétrole ?

Dammipi Noupokou : On le souhaite. En octobre 2010, nous avons signé un contrat de partage de production avec la société italienne ENI qui est chargé de faire la prospection en mer afin de savoir dans quelle mesure le Togo peut devenir un jour producteur de pétrole. 

Pendant trois mois, un bateau a sillonné nos côtés et a pu collecter toutes les informations nécessaires. C’est un travail très minutieux.

A la fin de cette année et début 2012, la société va envisager la suite à donner si les premières études sont positives. 

Si elles le sont, cela ne signifie pas qu’ENI a trouvé du pétrole, cela veut dire que les premiers indices sont assez encourageants pour permettre d’effectuer un premier forage. C’est un investissement de 80 à 100 millions de dollars que le Groupe italien ne va pas faire à la légère

Il faut donc encore patienter quelques mois pour savoir si oui ou non, le Togo a du pétrole.

Republicoftogo.com : Parlons maintenant de l’électricité. Pendant des années, la population et les entreprises ont du subir la dure loi des délestages. Où en est-on aujourd’hui ? Et quid de l’électrification en zone rurale ?

Dammipi Noupokou : Grâce à la centrale thermique gérée par ContourGlobal, il n’y a plus de délestages. C’est vrai que de temps à autre, il y a des coupures, mais ce n’est pas un problème d’alimentation mais des dysfonctionnements sur le réseau de distribution. Nous travaillons à sa modernisation pour éviter les coupures.

Concernant l’électrification rurale, le projet transfrontalier avec le Ghana a été mené à bien permettant le raccordement de 21 villages. Il y a un autre projet financé par la BIDC. Il a pris un peu de retard car les équipements ont sombré en mer quand le navire qui les transportait a coulé. Tout devrait être achevé dans 2 mois.

Il y a aussi le projet d’amélioration de la distribution électrique à Lomé grâce à l’appui de l’Union européenne et de la BOAD ; le début des travaux est imminent. En parallèle, il y a l’éclairage public dans la capitale avec la rénovation des installations existantes et l’extension à de nouvelles artères ; une dizaine environ.

Toutes les avenues actuellement en rénovation dans la capitale seront évidemment dotées d’un éclairage public.

D’une manière générale, il est absolument impératif d’augmenter la couverture qui est actuellement de 25 à 26% ; un taux largement insuffisant.

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