Octave Nicoué Broohm ne manque pas de travail !

26/04/2009
Octave Nicoué Broohm ne manque pas de travail !

Assurer un travail bien rémunéré et répondant aux normes internationales, maintenir le dialogue social, développer une protection sociale pour tous, tels sont les objectifs clairement affichés par le gouvernement. Octave Nicoué Broohm est chargé de cette difficile mission à la tête du ministère du Travail, de l'Emploi et de la Sécurité sociale. Il compte sur l'aide du Bureau international du travail dont une mission s'est rendue il y a quelques semaines au Togo.

##S_B##Republicoftogo.com : Au début du mois de mars, une mission du Bureau international du travail (BIT) a séjourné au Togo dans le cadre du « programme pays pour un travail décent ». En quoi a consisté cette mission ?

Octave Nicoué Broohm :

Ce groupe de 14 experts a rencontré le gouvernement, les syndicats et le patronat pour formuler un programme pour le Togo. Ce sont ces recommandations qui serviront de base interventions du BIT dans notre pays pour les cinq années à venir.

Nous avons discuté de quatre objectifs stratégiques interdépendants : la promotion de l'emploi, le respect des normes internationales de travail, une bonne protection sociale et un cadre de dialogue apaisé. Tout cela doit être assuré dans un contexte de normalisation après la longue période de crise qu'a connu le Togo.

Republicoftogo.com : le Conseil des ministres qui s'est tenu juste après le passage de cette mission a reconnu que le Togo ne disposait pas pour le moment d'une stratégie permettant de mettre en Œuvre ces critères. Quelles sont les actions concrètes que va engager votre ministère pour atteindre les objectifs que vous venez de préciser à l'instant ?

Octave Nicoué Broohm :

C'est justement compte tenu de ces lacunes que le gouvernement a décidé d'élaborer une politique nationale de l'emploi avec l'appui du Bureau International de Travail.

Republicoftogo.com : En 2006, le gouvernement a initié un dialogue social qui a inclus à la fois le gouvernement, le patronat et les organisations syndicales. Où en êtes-vous dans la mise en Œuvre des recommandations issues de ce dialogue ?

Octave Nicoué Broohm :

Ce dialogue avait abouti à 125 engagements dont 46 sont aujourd'hui entièrement réalisés, 50 sont en cours de réalisation et 30 pas encore entamés.

Le fait qu'il existe encore des engagements non-réalisés est dû à plusieurs facteurs, dont la crise énergétique, l'incompatibilité ou à la difficulté d'application par rapport aux textes existants etc. Nous prenons l'exemple de l'engagement N°20 concernant la mise en place d'un Conseil économique et social. La composition, l'organisation et le fonctionnement de cet organe sont, selon l'article 136 de notre constitution, fixés par une loi organique.

Il y a aussi les fluctuations actuelles des prix des produits de première nécessité qui ne permettent pas de réaliser une étude précise sur le panier de la ménagère, objet de l'engagement N°70.

Des réflexions sont en cours en vue de lever ces contraintes, ou du moins de les minimiser pour permettre la mise en Œuvre effective de tous les engagements.

Republicoftogo.com : En août 2008, le gouvernement a porté le SMIG et le SMAG à 28.000 Fcfa. Cette mesure est-elle réellement appliquée par les employeurs, publics ou privés ?

Octave Nicoué Broohm :

Pour nous assurer que cette mesure est respectée sur le terrain, nos équipes effectuent des contrôles au quotidien. C'est un travail de longue haleine qui va se poursuivre pour éviter qu'il y ait hiatus entre la loi et la réalité du terrain.

Ce relèvement du SMIG doit aussi entraîner un réajustement des salaires à la hausse, notamment au niveau des barèmes.

Mais sur ce point, ce n'est pas systématique. Dans l'administration publique, cette question est prise en compte dans le processus de réforme de l'administration qui est en cours actuellement.

Pour ce qui est du secteur privé, les organisations syndicales au sein des entreprises doivent engager des négociations au vu des résultats en termes de bénéfices des entreprises pour ce réajustement.

Ce sont des négociations bipartites qui doivent être menées sur la base des différentes conventions qui régissent ces entreprises. Le gouvernement a donné la direction, mais nous comptons surtout sur la responsabilité des uns et des autres pour accompagner ce processus.

 

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