Open for business

29/03/2011
Open for business

Le Togo a beaucoup à offrir dans le secteur des mines et de l’énergie. C’est, en substance, ce qu’à indiqué mardi Noupokou Dammipi (photo), lors d’une session spéciale du VIIe Forum sur le partenariat Inde-Afrique, consacrée aux mines et aux ressources naturelles et aux opportunités d’investissement et de collaboration avec les pays africains.
Le ministre des Mines et de l’Energie a rappelé que le Togo ambitionnait de tripler, à terme, la production de phosphates et souhaitait également tirer davantage profit de son sous-sol.
Concernant l’électricité, M. Dammipi, a mentionné la nouvelle centrale thermique construite par ContourGlobal qui permet au pays de réduire sa dépendance énergétique. Il a cité comme parfait exemple d’un partenariat public-privé (PPP) ce projet qui marche ; idem pour le contrat de prospection/production signé récemment avec le groupe pétrolier italien ENI.
Le ministre a invité les entreprises indiennes à s’orienter dans la même direction sous forme d’un partenariat avec l’Etat ou d’un investissement direct et 100% privé.
Même argumentaire développé auprès des industriels indiens lors d’un déjeuner offert par la Chambre de commerce et d’industrie du Togo (CCIT), la société des Zones franches et le Patronat ; déjeuner à guichet fermé avec près de 200 hommes d’affaires indiens présents et plus intéressés par l’échange de cartes de visite et de contacts que par la nourriture épicée servie sur place.
Le Forum de New Delhi s’est achevé dans l’après-midi par une intervention du Premier ministre, Gilbert Houngbo, dont le pays était cette année l’invité d’honneur.
Conclave Inde-Afrique
Intervention de Noupokou Dammipi, ministre togolais des Mines et de l’Energie
Mesdames et Messieurs,
Le Togo n’est pas un grand pays minier à l’instar d’autres pays africains tels que la RDC ou la Guinée. Toutefois, le secteur minier a été par le passé le levier le plus important pour soutenir l’économie du Togo et le développement social. On y exploitait les phosphates, le calcaire, le marbre.
Aujourd’hui ce secteur se caractérise par l’exploitation des phosphates, du calcaire et du fer.
Le Togo dispose d’un gisement de phosphate composé de deux (02) types de minerai :
•    Un gisement meuble de très bonne qualité exploitée depuis le début des années 60 avec une teneur de 35% environ de phosphate.
•    Un gisement de phosphate carbonaté dont la réserve est estimée à 2 milliards de tonne.
Ces gisements situés non loin de la côte (environ 40 km) s’étendent sur plus de 35 km. Ce gisement a une teneur estimée à 15% de P2O5.
Pour le minerai en cours d’exploitation, la capacité de production installée est de 3.000.000 de tonnes net par an. La production annuelle a atteint 3.4 millions de tonne à la fin des années 80. Pour des raisons diverses notamment la crise socio politique de 1990 jusqu’en 2005, la société d’exploitation n’a pas été en mesure d’assurer la maintenance appropriées des outils de production, faisant chuter la production jusqu’à moins de 1.000.000 de tonne.
Le gisement de phosphate carbonaté n’est pas encore exploité.
Non loin de la mer à environ 100 km, le Togo exploite un gisement de calcaire estimé à 175 millions de tonne pour la production du clinker, matière première essentielle pour la fabrication du ciment. Un 2ème gisement, voisine de la première, de plus de 200 millions de tonne est en stand by car elle contient un peu de phosphate et donc impropre pour la fabrication du clinker.
C’est une société indienne, la WEST AFRICAN CEMENT (WACEM), qui exploite le calcaire depuis plus de 10 ans. Elle produit environ 3 millions de tonnes de clinker par an.
Une 2ème licence pour l’exploitation du calcaire est attribuée à un second opérateur du groupe SCANCEM ou encore HEIDELBERG qui devrait démarrer la production effective d’ici 24 mois. La capacité de production sera d’environ 5 millions de tonne par an. Aucune licence n’est encore attribuée pour l’exploitation du calcaire légèrement phosphaté.
Le gisement de fer est géographiquement situé dans le centre du pays, à environ 450 km de la mer. Les réserves du minerai de fer ont été estimées à 500 millions de tonnes, avec une teneur moyenne de 45 % de fer.
L’exploitation du minerai de fer a démarré en 2010. Une licence a été accordée à une société indienne MM Mining pour cette exploitation. Cette société ambitionne atteindre 1 million de tonnes de fer par an.
L’exploitation du marbre s’est arrêtée depuis plusieurs années. Une licence vient d’être accordée à une société espagnole pour la reprise de cette exploitation.
Mesdames et messieurs,
Le Togo n’est pas un pays producteur de pétrole.
Des recherches infructueuses ont été menées dans l’offshore togolais jusqu’en 2003.
En 2010, avec l’évolution technologiques et les récentes découvertes de pétrole dans le golfe de guinée, trois projets de contrat de partage de production pour les deux blocs du Togo ont été soumis par les sociétés Brenham (USA), Total (France) et ENI (Italie) en 2010.
La société ENI ayant présenté la meilleur offre, a été retenue et les négociations ont abouti à la signature du contrat.
L’ambition du GVT est de reformer le secteur minier pour lui redonner son poids économique d’antan.
C’est pourquoi le Togo a adhéré au processus de l’Initiative pour la Transparence dans les Industrie Extractive (ITIE) en vue d’améliorer la gouvernance et d’établir des relations de confiance entre tous les intervenants du secteur minier.
C’est également pourquoi une réflexion est en cours pour la reforme du secteur minier avec une nouvelle politique d’incitation des investisseurs potentiel.
Sur le plan technique le gouvernement entend :
•    réhabiliter et renouveler l’outil de production de phosphate et gérer de manière efficace les opérations de la société, qui exploite et enrichit le minerais. L’objectif est d’atteindre de nouveau 3 millions de tonne de phosphate par an
•    faire démarrer l’exploitation du phosphate carbonaté en couplant cette exploitation par la construction d’un complexe de fertilisant.
•    promouvoir la recherche et l’exploration pétrolière.
•    promouvoir la prospection géochimique stratégique et la prospection tactique détaillée afin de déceler de nouvelles cibles porteuses d’espoir. En effet les  campagnes précédentes ont permis de mettre en évidence une soixantaine d’anomalies géochimiques en or, diamant et métaux de base (zinc, cuivre, plomb).
•    établir un plan minéral, document de synthèse de toutes les informations  géologiques, minières et économiques recueillies en vue de lui permettre de choisir  globalement des orientations vis-à-vis du développement des ressources minérales.
Des opportunités existent donc pour :
•    les recherches, la prospection minières. De nos jours on dénombre une vingtaine de permis pour la recherche et pour l’exploitation minière de fer, de manganèse, de bauxite, de chromite, d’or, de diamant, d’eau minérale et de matériaux de construction.
•    la construction d’usines diverses pour la production des matières finies ou semi-finies à base de phosphate (acide phosphorique, SSP, TSP, engrais de diverses compositions etc.)
•    la création d’entreprises de services logistiques (maintenance, transport, entretiens divers, santé etc.) et d’appui aux différentes sociétés d’exploration ou de production.
•    développer les services pétrolières de base afin de soutenir les opérations d’Exploration et de Production (E&P) dans le secteur.
Comme l’a bien mentionné le Premier Ministre Togolais hier, le premier atout pour les investisseurs c’est la paix et la stabilité politique du Togo. S’ajoute à cela, la volonté politique du Togo de mettre en œuvre une politique minière sur la base du gagnant-gagnant au service des intérêts économiques du pays en garantissant aux investisseurs la sécurité d’un bénéfice réel.
L’existence du seul port en eau profonde de la sous-région francophone d’Afrique de l’ouest est un atout indéniable pour faciliter le transport maritime.
Un autre atout et non des moindre, c’est l’existence d’une main d’œuvre jeune en général bien formée, volontaire et sérieuse à la tâche sur laquelle peuvent compter les investisseurs. Certes des formations complémentaires peuvent s’avérer nécessaires au vu de l’évolution technologique des process, mais la disponibilité de cette main d’œuvre pour s’adapter est un avantage réel également.
Note that the language cannot be a barrier as english is compréhensive language for most people in Togo. Togo is situated between 2 large English speaking countries : Ghana and Nigeria. Lot of business are carried out in this language.
Nous sommes ouverts à engager toute discussion avec les investisseurs indiens qui s’intéressent au secteur minier Togolais. Nous les exhortons à prendre contact surtout avec les investisseurs nationaux togolais , dont une importante délégation assiste au présent conclave pour nouer des partenariats et servir d’appui local.
Je vous remercie

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