Réunion du Conseil international des aéroports

22/10/2013
Réunion du Conseil international des aéroports

La 22e session annuelle du Conseil international des aéroports, région Afrique (ACI Afrique) a démarré mardi à Lomé.

Plus de 350 délégués venus de 70 pays prennent part à cette réunion pour tenter d’élaborer une vision commune pour l’avenir de l’activité aéroportuaire en Afrique.

‘Nous allons discuter des stratégies de développement, du partenariat public-privé et du financement des investissements, du développement des ressources aéroportuaires et du trafic aérien, de la  concession des aéroports, du marketing, et des défis de la gestion des petits aéroports’, a précisé Ali Tounsi, le secrétaire général de ACI Afrique.

Le Togo a engagé de vastes travaux de modernisation de ses infrastructures aéroportuaires avec la construction d’un nouveau terminal pour faire face à l’accroissement du trafic passager et fret.

Voici le discours prononcé au nom du chef de l’Etat par Solitoki Esso, ministre d’Etat

Je suis particulièrement heureux d’être aujourd’hui avec vous, au moment où s’ouvrent les travaux de la 22e  session de l’Assemblée annuelle du Conseil international des aéroports,  région Afrique.

Je voudrais en saisir l’occasion, pour souhaiter à mon tour, une cordiale bienvenue, à tous les participants et en particulier à ceux qui viennent pour la première au Togo et  qui, je l’espère, trouverons le temps  de  découvrir Lomé, sa capitale, qui s’honore de les accueillir.

Les cinq jours que dureront vos travaux seront sans aucun doute particulièrement chargés en raison des nombreux défis auxquels les aéroports africains sont aujourd’hui confrontés. 

Vos assises sont en effet l’occasion  de porter un regard lucide sur le devenir de nos aéroports qui sont au cœur des grands   enjeux du transport aérien en Afrique. 

Il s’agit pour tous les pays africains de relever, à travers une gestion efficiente de leurs infrastructures aéroportuaires, les défis de la concurrence, en ne  restant pas en marge des mutations profondes que connaît le transport aérien sur le plan international. C’est donc  le moment propice  pour forger une vision commune de la place que nous devons accorder à nos aéroports et pour jeter aussi les bases d’un avenir qui les placera au centre de nos stratégies de croissance et de développement.

C’est pourquoi je tiens à saluer l’initiative que vous avez prise de placer cette 22e session de votre Assemblée annuelle sous le thème : « Développement des aéroports  en Afrique, le temps d’agir ».

Mesdames et Messieurs les participants,

Chers invités,

Comme le souligne le thème de vos assises, il est  temps d’agir afin que le transport aérien africain, qui est pourtant doté d’un énorme potentiel, cesse de perdre constamment du terrain, au profit des grandes compagnies internationales. Celles-ci s’organisent pour jouer leur partition dans l’univers du transport aérien mais il va de soi que  leur vocation première n’est pas d’œuvrer  au développement des échanges intra-africains. 

Mais comme chacun le sait,  le transport aérien africain ne sera pas  le vecteur de développement des échanges, le vecteur d’intégration que nous appelons de nos vœux, s’il ne s’appuie sur un réseau efficace de routes aériennes et de dessertes viables, doté de plates-formes aéroportuaires de qualité qui  répondent aux standards internationaux.

 Il est donc urgent d’adopter des stratégies communes et efficaces pour améliorer leur rendement, la qualité des services, pour mieux répondre aux besoins des passagers, des clients de frets et de tous les usagers de la navigation aérienne, tout en respectant les exigences de la rentabilité et de la sécurité aéroportuaire.

Solitoki Esso

Le Togo s’inscrit résolument dans cette dynamique. C’est en effet dans cette optique que nous avons lancé depuis décembre 2011, des travaux de modernisation de l’Aéroport international Gnassingbé Eyadema, notamment avec  la construction d’une nouvelle aérogare.

Cette nouvelle aérogare qui devrait être livrée d’ici un an, prévoit deux niveaux. Elle occupera une surface totale de 21 000m2 et disposera de quatre rampes télescopiques pour un accès direct aux avions.

L’ambition de l’aéroport de Lomé est de se moderniser pour contribuer activement à l’amélioration de la qualité du transport aérien sur le continent, en assurant la desserte à deux millions de passagers par an, contre environ 500 passagers actuellement. La zone de fret sera également réaménagée  pour accroître sa capacité, en la faisant passer de 15 000 tonnes par an aujourd’hui  à 50 000 tonnes dès la fin des travaux.

Je voudrais saisir l’occasion pour remercier l’ASECNA, l’OACI et la SOCOTEC International qui dirigent avec beaucoup de vigilance, le comité de pilotage chargé d’assurer un strict contrôle de l’exécution des travaux.

Je salue également les projets d’aménagement ou de construction de nouvelles infrastructures aéroportuaires qui sont en cours en divers points du continent et dont l’aboutissement permettra de conférer un label de qualité aux aéroports africains. 

Je voudrais dans cette perspective vous exhorter, Mesdames et Messieurs les participants, à traiter avec un sens élevé du devoir et de la haute mission qui vous est confiée,  tous les sujets dont la parfaite maîtrise conditionne l’essor des aéroports africains, notamment : la question des redevances aéroportuaires, les concessions des aéroports, le marketing aéroportuaire, les défis de la gestion des petits aéroports, le financement des investissements, les partenariats Public Privé, etc, etc. 

Chacun de ces volets est une occasion d’échange d’information et de partage d’expériences entre les acteurs de l’industrie aéroportuaire que vous êtes. 

Monsieur le Premier ministre,

Mesdames et Messieurs les membres du Gouvernement,

Monsieur le Président du Conseil international des aéroports, région Afrique,

Chers participants

Mesdames et Messieurs,

Le transport aérien est devenu ces dernières années un secteur très concurrentiel. Les usagers sont de plus en exigeants. Mais parallèlement, le taux de croissance soutenu et inédit du trafic aérien que l’on prévoit pour les prochaines années n’a jamais été aussi prometteur. Ces perspectives représentent une énorme opportunité pour notre continent. 

Mais encore faut-il que nous sachions valoriser pleinement notre potentiel dans ce domaine, en saisissant les opportunités qui s’offrent à nous. 

Et pour y parvenir, il est fondamental que l’Afrique cesse d’apparaître comme le maillon faible de la sécurité aérienne dans le monde. 

Il est en effet essentiel que les autorités aéroportuaires de nos différents Etats, réaffirment la priorité constante et renouvelée qu’elles accordent au renforcement du cadre mondial de sécurité dans le transport aérien.

Je suis à cet égard heureux de constater que le programme d’excellence en matière de sécurité aéroportuaire a été l’an dernier au centre des préoccupations de l’Assemblée générale annuelle du Conseil international des aéroports qui s’est tenue à Calgary au Canada.

Je souhaite vivement que ce programme occupe désormais une place de choix dans votre agenda afin que le Conseil international des aéroports devienne véritablement un cadre porteur, un cadre qui aide les Etats, particulièrement ceux d’Afrique, à identifier précocement les sources de vulnérabilité en matière de sécurité et à y remédier avec diligence, grâce au concours des professionnels et à l’échange d’expériences et d’informations.

Améliorer la sécurité,  c’est aussi viabiliser et rentabiliser la gestion de nos aéroports. Des efforts constants doivent donc être déployés en vue de mettre en place des stratégies pratiques et réalisables d’atténuation considérable des risques sécuritaires, en nous adaptant constamment aux évolutions technologiques qui surviennent dans le monde de l’aviation civile.  

Ici, comme dans bien d’autres domaines, les démarches solitaires portent rarement des fruits. 

Pour accroître durablement la sécurité dans les aéroports africains et pour libérer tout leur potentiel, il est nécessaire d’accorder une plus grande attention à la coordination et à l’harmonisation des multiples programmes de sécurité qui sont proposés dans divers cadres.  

Mesdames et Messieurs les participants

Distingués invités

Mesdames et Messieurs

Les défis de l’harmonisation des politiques dans tous les domaines qui concourent à la bonne marche du transport aérien appellent une attention immédiate. 

Pour hisser  plus haut le transport aérien en Afrique, nous devons en effet, au-delà des aspects sécuritaires et de  gestion quotidienne de nos plates-formes aéroportuaires, nous efforcer de respecter nos engagements et en particulier, la décision de Yamoussoukro qui a créé un espace aérien unique africain.

C’est le lieu de rappeler que tous les acteurs concernés, les Etats, les compagnies aériennes, les sociétés d’assistance, les autorités aéroportuaires, nous devons tous nous approprier les objectifs de la décision de Yamoussoukro et en faire la promotion.  

En libéralisant le transport aérien en Afrique, la décision de Yamoussoukro nous a offert un cadre juridique harmonieux et porteur  pour l’essor de compagnies aériennes africaines fortes. 

Malheureusement les replis protectionnistes qui surgissent ici et là  continuent d’empêcher le développement d’un grand réseau de transport aérien en Afrique, en occasionnent  des coûts prohibitifs et des pertes de marché injustifiables.

 Il est  donc temps de renouer avec l’esprit de la décision de Yamoussoukro, en autorisant les compagnies aériennes africaines à opérer de partout  et à destination de leur choix. 

C’est le seul moyen de leur donner accès à des routes aériennes et à des dessertes plus rentables qui leur permettront d’optimiser leur taux de remplissage.

Mesdames et Messieurs les participants

Distingués invités

Mesdames et Messieurs

L’essor du transport aérien africain est une responsabilité collective. Et il est vraiment temps d’agir, pour  rendre les aéroports africains plus performants, pour consolider le trafic aérien africain, en réalisant des économies d’échelle, en développant des hubs régionaux et sous-régionaux et en jetant par là-même, les bases d’une véritable intégration économique africaine.

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