Tourisme : rompre le cercle vicieux

02/06/2009
Tourisme : rompre le cercle vicieux

Comment relancer le tourisme au Togo. C'est la question que se pose le ministre Batienne Kpabré-Sylli. Pas évident dans un contexte de crise économique internationale et de cherté des billets d'avion qui rend tout déplacement vers Lomé prohibitif. Les autorités ont décidé de faire appel à l'expertise de l'Organisation mondiale du tourisme (OMT). Jacques Carol (photo), l'un des membres de l'OMT, vient d'achever une mission au Togo. Il livre à republicoftogo.com ses premières conclusions.

##S_B##Republicoftogo.com : Quel jugement portez-vous sur la situation du tourisme au Togo ?

Jacques Carol : Au terme de mon séjour au Togo, je peux dire que j'ai visité un beau pays qui regorge beaucoup d'atouts et un potentiel divers et varié aussi bien dans le domaine de la culture que dans le domaine de la nature. Il existe la mer, des lacs, des montagnes, des zones protégées qui abritent une faune et une flore très variées. De plus il existe une expérience en matière de développement touristique par les cadres du secteur public et par les opérateurs privés. Je note surtout que le peuple togolais lui-même offre un atout indéniable avec toutes ses composantes naturelles, son mode de vie, sa culture profonde et sa capacité d'accueil et d'hospitalité qui sont des éléments très importants pour accueillir des touristes. Mais en même temps, il y a un problème de qualité des produits, d'accessibilité des sites, de leur mise en valeur ; il y a aussi des problèmes de formation et de fonctionnement du système du dispositif de la machine touristique. Il faut assurer davantage de dialogue entre les acteurs du secteur et mettre en place une politique cohérente de développement.

Il faut est indispensable de définir des actions à court, moyen et long terme pour le relancer le tourisme.

Republicoftogo.com : Un constat s'impose : le transport aérien reste prohibitif. L'OMT ne pourrait-elle pas envisager des mesures permettant de faire baisser les prix ?

Jacques Carol : Je ne pense pas que l'OMT ait compétence pour intervenir directement sur les coûts des billets. C'est vrai qu'il y a un problème de coût de transport aérien, mais je pense que c'est plus une conséquence de la situation actuelle qu'une cause réelle. A mon avis ce n'est pas parce que les billets coûtent relativement chers en direction de Lomé que le pays n'a pas beaucoup de touristes ; c'est surtout parce que parce que l'offre touristique n'est pas suffisamment mise en valeur, n'est pas suffisamment intégrées dans des produits qui soient vendables sur le marché international. Sans doute le prix est un élément du produit, mais ce n'est pas le seul. C'est un peu un processus de cercle vicieux qu'il faut arriver à rompre.  Je suis certain que quand il y aura un début de trafic supplémentaire, les opérateurs aériens s'adapteront en modifiant les tarifs et en mettant des sièges supplémentaires.

 

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