Un Hub fret pourrait voir le jour à l'aéroport de Niamtougou

13/03/2008
Un Hub fret pourrait voir le jour à l'aéroport de Niamtougou

Avec la fin de la crise politique au Togo et les prémices d'une relance économique, les Togolais se prennent à rêver au retour des hommes d'affaires, des touristes européens et des visiteurs des pays de la région. Toutes les conditions semblent désormais réunies pour retrouver, peu à peu, une clientèle qui avait fui depuis une quinzaine d'années.

Et le Togo doit se préparer : construction d'hôtels, rénovation des routes, aménagement des sites touristiques, notamment.S'il y un secteur essentiel qui peut contribuer à cette relance, c'est bien celui du transport aérien. Modernisation des aéroports, développement des capacités de fret, sécurité en vol et au sol. Autant de domaines gérés actuellement par la direction de l'aviation civile. Un département piloté par le Colonel Latta.

Dans ses cartons, de nombreux projets restés en souffrance pendant des années. Mais à la faveur de l'évolution politique, il peut espérer les mettre en chantier.

L'espace aérien togolais est géré depuis le Ghana par l'Asecna, l'Agence de navigation en Afrique. Situation paradoxale.

Colonel Latta :

Effectivement. Nous souhaitons parvenir à une cogestion. C'est à dire que le Togo soit associé étroitement à l'Asecna pour la gestion de son espace aérien.

L'aéroport de Lomé, rénové dans les années 80, a veiilli. Et sa présence désormais en pleine ville, en raison de l'expansion urbaine, n'est pas sans danger. Quels sont les projets des autorités togolaises ? Les précisions du Colonel Latta

Colonel Latta :

Quand un avion décolle de Lomé ou d'ailleurs dans le monde, il doit respecter une vitesse de décollage. Si l'appareil en cas de problème technique se retrouve face à un immeuble ou à une maison, que peut faire le pilote ? Rien. C'est pourquoi, nous sommes extrêmement strict en ce qui concerne les constructions aux abords de l'aéroport.

Grâce au climat de paix qui est revenu, il faut le souligner que nous assistons à une augmentation significative du trafic à l'aéroport de Lomé. Plusieurs compagnies régulières sont présentes comme Ethiopian, Royal Air Maroc, Air France, Air Sénégal, Air Ivoire, Air Burkina, Glofe Air Bénin, etc…

Pour faire face à la croissance prévisible, nous avons deux projets. D'abord d'agrandir l'aéroport international Gnassingbé Eyadema de Lomé en construisant une nouvelle aérogare et en renforçant le parking avion et en ayant une séparation de flux entre les arrivées et les départ. C'est ce qu'il faut réaliser dans un futur proche.

Maintenant, il faut aussi être visionnaire à 5,10, 15 ans. Lomé se développe rapidement et bientôt l'actuel aéroport sera encerclé.

D'ou l'idée d'avoir un aéroport beaucoup plus moderne, beaucoup plus grand et surtout, il faut dès maintenant trouver le site pour le sécuriser avant qu'il soit gagné par l'urbanisation galopante.

Cinq sites possibles ont été identifiés par l'Asecna, dont un dans la région maritime vers Davié, Tchévié qui est très bien

Le Togo dispose d'un deuxième aéroport international situé à Niamtougou, dans le nord du Togo. Mais il ne bénéficie pas de la certification de l'Asecna. Que compte-vous faire ?

Colonet Latta :

Niamtougou est un aéroport de classe internationale aux normes OACI avec une piste de 2500 mètres où se sont déjà posés des Boeing 747 et des DC 10. Nous allons donc sollicité son homologation. Le projet est d'étendre la piste à 3000 mètres pour des vols Cargo car nous envisageons de faire de l'aéroport de Niamtougou un Hub cargo car il est à égale distance de Niamey, de Ouaga, d'Abidjan, de Lomé et de Cotonou.

C'est donc une localisation géographique exceptionnelle pour un aéroport sratégique.

Attirer plus de touristes et d'hommes d'affaires à Lomé, c'est bien. Encore faut-il que les compagnies africaines proposent toutes les conditions de sécurité. Et c'est loin d'être le cas.

Colonel Latta :

Nous assistons en Afrique à la présence d'avions vétustes, mal ou pas entretenus. Il n'existe aucune tracabilité des pièces de rechange. Ici au Togo, nous sommes très vigilants et refusons l'atterrissage aux compagnies qui ne répondent pas aux critères internationaux de sécurité.

Des projets de nouvelles compagnies aériennes africaines voient le jour très régulièrement. Dernier en date, celui développé par le Togolais Gervais Djondo qui entend lancer Asky au mois d'août. Une compagnie continentale. Qu'en pensez-vous ?

Colonel Latta :

C'est un projet intéressant mais il faut qu'il bénéficie du soutien des Etats de la région pour obtenir les droits de trafic et de la coopération des compagnies régionales. C'est une bonne idée et le promoteur, Gervais Djondo, est rappelons-le le fondateur d'Ecobank.

 

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