Droit de retrait

12/12/2011
Droit de retrait

Les enseignants des universités de Lomé et de Kara n’en peuvent plus. Ils dénoncent l’attitude de certains étudiants qui commettent des actes de violence sur des enseignants et sur le personnel administratif et technique. 

Les syndicats de l’enseignement supérieur mettent en garde les étudiants : « si un membre du personnel est agressé verbalement ou physiquement, nous interrompons immédiatement et sans préavis nos activités jusqu'au retour du calme et à la sérénité sur les campus universitaires », peut-on lire dans un communiqué publié lundi.

Les deux campus du Togo ont été ces derniers jours, le théâtre de manifestations violentes et d’actes de vandalisme. Les étudiants entendaient protester contre le nouveau régime des bourses annoncé par la gouvernement.

Voici la déclaration des syndicats de l'enseignement supérieur

Les enseignants du supérieur constatent avec regret que les agitations estudiantines ont repris sur les campus de Lomé et de Kara. Cette situation est préjudiciable à un bon déroulement des activités académiques et administratives. Elles portent également atteinte à la dignité et à la sécurité individuelle et collective des enseignants et du personnel administratif et technique.

En effet, depuis le mois de mai 2011, force est de constater que des actes de violence sont régulièrement commis par des étudiants, lors de leurs manifestation, sur des enseignants et le personnel administratif et technique pendant qu'ils sont à leur poste de travail.

Face à cette situation déplorable et intenable, nous déclarons ce qui suit:

1-Nous ne tolérerons plus que  des étudiants s'introduisent dans les amphis et sur les lieux de travail pour nous sortir manu militari sans égards à notre rang; 

2-Nous n'entendons pas continuer de subir cette atmosphère qui entrave toutes les années, le bon déroulement normal des affaires académiques, nous empêchant de jouir de nos droits aux vacances pour des raisons de modifications permanentes des calendriers;

3-Nous mettons en garde les étudiants que, dorénavant si un enseignant ou un personnel administratif ou technique est agressé verbalement ou physiquement, nous interrompons immédiatement et sans préavis nos activités jusqu'au retour du calme et à la sérénité sur les campus universitaires;

4-Nous interpellons les autorités universitaires à prendre toutes les mesures qui s'imposent pour la sécurité des personnes et des biens au sein de nos campus.

Enfin, nous tenons à réitérer notre part de responsabilité dans la formation des élites et exigeons que soient entretenues sur les campus, la sérénité et les conditions idoines garantissant l'enseignement et les activités de recherches qui constituent les maillons inséparables de notre métier.

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