Faure décoré

10/11/2010
Faure décoré

Le président Faure Gnassingbé a été fait mercredi Commandeur des Palmes Académiques du Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement Supérieur (CAMES).

La distinction lui a été remise par le secrétaire général de l’organisation, Mamadou Moustapha Sall, en présence de plusieurs membres du gouvernement et du grand jury du Conseil actuellement à Lomé dans le cadre du 15e concours d'agrégation.

Avant la cérémonie, Faure a accordé une audience à la délégation de l'institution universitaire africaine au cours de laquelle M. Sall a remercié le chef de l’Etat « pour les conditions favorables qui ont été réunies par le gouvernement togolais pour le bon déroulement de ce 15e concours ».

Mamadou Sall a indiqué que les épreuves s'étaient déroulées dans des conditions « extraordinaires avec des résultats records ».

Au total, 151 candidats issus de 14 universités et grandes écoles africaines, dont huit togolais, sont passés devant un grand jury dans l’espoir d’obtenir leur agrégation.

Allocution du Chef de l’Etat lors de sa réception à l’Ordre International des Palmes Académiques du CAMES
Discours prononcé ce mercredi 10 novembre 2010 à la salle des banquets du Boulevard de la nouvelle Présidence de la République, devant les Enseignants-chercheurs, membres du Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement Supérieur, CAMES.

Mesdames et Messieurs,

C’est avec une grande joie et un réel plaisir que je reçois mon admission au Grade de Commandeur de l’Ordre International des Palmes Académiques du CAMES, dignité à laquelle il m’est donné le grand privilège d’accéder.
Qu’il me soit permis, en cette heureuse et solennelle circonstance, d’exprimer ma profonde gratitude au Conseil des Ministres du CAMES qui, en sa XXVIIème session ordinaire tenue à N’djamena du 03 au 07 mai 2010, m’a honoré de cette haute distinction, et aux vénérables conseillers de l’Ordre International des Palmes Académiques qui, dans leur sagesse, m’en ont jugé digne et en ont fait la bienveillante proposition.
Par delà ma modeste personne, je ressens cette décision comme un grand honneur fait au peuple togolais tout entier, particulièrement à sa jeunesse et à sa communauté scientifique et universitaire.
En son nom, au nom du Gouvernement togolais et en mon nom personnel, je voudrais exprimer toute ma satisfaction et mes plus vifs remerciements pour cette haute marque d’estime et d’amitié des pays frères et membres du CAMES à l’endroit du Togo.

Nous y sommes d’autant plus sensibles, que la solennité de ce jour intervient à l’issue du XVème Concours d’Agrégation de Médecine Humaine, Pharmacie, Odontostomatologie,, Médecine Vétérinaire et Productions Animales, pour l’accueil duquel le CAMES a bien voulu porté son choix sur notre pays.

Cette double distinction qui nous honore à plusieurs égards nous interpelle également.

En effet, malgré la fidélité de notre pays aux principes et objectifs de notre institution commune dont il a été le berceau, et nonobstant notre engagement personnel à poursuivre le combat des pères de pères fondateurs du CAMES pour l’intégration et l’unité de notre continent, nous étions loin de penser que nos modestes actions retiendraient l’attention des imminentes personnalités scientifiques et politiques, membres du Conseil de l’OIPA, et nous vaudraient un jour, l’honneur d’être inscrit au rang des hommes et femmes qui ont contribué significativement au rayonnement du CAMES et à celui des systèmes d’éducation, de formation et de recherche en Afrique.

Nous le disions sans fausse modestie, surtout qu’il, s’agit de rejoindre parmi les illustres nominés, six Chefs d’Etat, dont l’autorité et la renommée ont largement débordé les frontières de leurs pays et de notre continent, tant par leurs actions remarquables en faveur de l’enseignement supérieur et de la recherche, que leurs multiples engagements au service de la paix, de la démocratie et du développement en Afrique.
Mesdames et Messieurs,

Dans le sillage et dans l’esprit visionnaire des pionniers du CAMES, nous tacherons constamment d’incarner les rêves de notre jeunesse et sa foi en un avenir meilleur, ce en quoi la distinction qui nous est faite aujourd’hui nous interpelle vivement.

Il s’agit en effet de poursuivre notre engagement à relever les défis majeurs que pose à nos systèmes d’enseignement la mondialisation de l’économie et du savoir, et la standardisation corrélative des normes, tant dans les domaines strictement scientifique et académique, que dans celui, plus large et plus complexe de l’épanouissement social, politique et culturel de nos populations.

A cet effet, pour concrétiser notre ferme adhésion aux Objectifs du Millénaire pour le Développement , nous avons engagé notre pays sur la voie la démocratisation de l’éducation en décidant la suppression des frais de scolarité dans les enseignements préscolaire et primaire, faisant ainsi passer le taux de scolarisation de 74% en 2006 à 87% en 2008.
Le même souci nous a conduit à soutenir substantiellement nos universités pour la mise en œuvre de la réforme LMD, dans le cadre concerté du Réseau pour l’Excellence de l’Enseignement Supérieur en Afrique de l’Ouest, et sous l’impulsion remarquée du CAMES.

Il me plaît de souligner au passage que cette réforme est l’initiative des institutions universitaires elles-mêmes, qui ont ainsi prouvé qu’elles demeurent une source féconde de réflexion et d’action pour le progrès de nos pays, en dépit des crises récurrentes que nos Etats traversent souvent et sans nullement succomber à celles-ci.
Fort de ce constat, le gouvernement togolais a conclu un accord cadre de coopération avec les universités publiques, en vue de renforcer leurs capacités d’initiative, accroître leur créativité et en faire de véritables moteurs pour le développement économique et social de la nation.

Mais la promotion de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique sur notre continent, ainsi que le rayonnement corrélatif du CAMES ne sauraient se faire sans apaisement préalable du climat politique et sans cohésion sociale dans nos différents pays.

En effet, parmi les raisons qui ont amené le CAMES à nous offrir cette distinction, vous avez évoqué la paix, préalable au développement et condition essentielle du développement.

C’est donc le lieu pour nous de rappeler notre ferme détermination à œuvrer sans relâche pour la réconciliation nationale et l’enracinement de la démocratie au Togo, en associant toutes les bonnes volontés à l’édification de la nation.

Ces modestes actions seront suivies par d’autres, qui puiseront leur inspiration dans la dynamique de l’enseignement supérieur et de la recherche au service du progrès social et du développement, telle que souhaitée par les pères fondateurs du CAMES, et que vous avez su conduire de main de maître, Monsieur le Secrétaire Général, durant les dix dernières années et plus que vous avez passées à la tête de notre institution commune.

Puissent la probité, le dévouement et le sens du devoir dont vous avez toujours fait preuve, continuer d’éclairer les communautés scientifiques de l’espace CAMES, afin que triomphent l’excellence de l’enseignement supérieur, la coopération universitaire et l’intégration africaine.
Je vous remercie.

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