Négocier sans état d’âme avec le gouvernement

30/12/2011
Négocier sans état d’âme avec le gouvernement

S’achemine-t-on vers la fin de la crise dans les deux universités du Togo? Ce n’est pas impossible. Apékou Edi (photo), le président de l’ULEETOD (Union libre des élèves et étudiants du Togo et de la diaspora), en pointe dans ce conflit, se dit prêt au dialogue avec le gouvernement.

« Depuis des années, procédons par la violence et les mouvements de grève qui n’ont rien donné ; nous avons compris qu’il faut passer par le dialogue et la négociation plus réfléchie pour atteindre nos objectifs », explique-t-il dans un entretien à republicoftogo.com.

Republicoftogo.com : Que préconise l’ULEETOD pour obtenir la réouverture des campus de Lomé et de Kara ?

Apékou Edi : Nous avons pris conscience que depuis le début de la crise jusqu’à présent, nos méthodes de lutte n’ont pas donné de résultats concrets. Nous avons eu à recourir à la violence et à des casses sur le campus qui n’ont rien donné.  Nous pensons qu’il faut changer désormais de méthode de lutte pour amener l’autorité à nous écouter et à résoudre, dans la mesure du possible, nos revendications. C’est une obligation pour nous que d’aboutir à des résultats concrets dans l’intérêt de tous les étudiants.

Republicoftogo.com : Concrètement, cela veut dire quoi ? 

Apékou Edi : Négocier franchement et sans état d’âme avec le gouvernement. Nous voulons plaider pour une réouverture des négociations avec les autorités qui devront aboutir rapidement à une réouverture des deux universités. Si nous sentons que le gouvernement n’a pas la volonté de nous écouter alors on pourra recourir à d’autres stratégies. 

Republicoftogo.com : Quelles sont les demandes des étudiants ?

Apékou Edi : Un arrêt des poursuites contre les premiers responsables des casses surtout à Kara. En dehors de cela, nous avons déjà élaboré une plate forme commune ensemble avec les délégués généraux et la synergie des étudiants qui vient de naître. 

Nous demandons une quatrième tranche d’allocation universitaire de 30.000 Fcfa ce qui va porter à 120.000 l’allocation que le gouvernement va accorder aux étudiants. 

Nous souhaitons que le coût des unités d’enseignement soit ramené à 150 Fcfa au lieu de 250. 

Nous voulons la réhabilitation des deux restaurants de l’université de Lomé et la revue à la baisse du prix des tickets-repas à 150 ou au plus à 200 Fcfa au lieu des 350.

Il y a d’autres revendications d’ordre académique que nous pourrons continuer de négocier avec les responsables de l’université, mais pour l’instant, ce sont les préoccupations essentielles que nous avons soumises aux autorités. 

Nous souhaitons vraiment que le chef de l’Etat nous écoute et nous considère comme ses propres frères et accède à nos revendications.

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