La BRS affiche ses ambitions

23/12/2009
La BRS affiche ses ambitions

Une grande majorité des Togolais n'a pas accès au crédit ; une situation qui freine le développement et qui a de lourdes conséquences sur l'économie du pays. Heureusement, des initiatives voient le jour pour faire bouger les choses.
C'est le cas de la Banque régionale de solidarité (BRS), installée au Togo depuis 2004 à l'initiative de la Commission de l'Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA), de la BCEAO et la BOAD.
Cet établissement solidaire a ouvert mercredi sa première succursale au grand marché de Hédzranawé à Lomé.
La BRS est aujourd'hui la principale banque de re-financement des institutions de micro finances et des micro entreprises évoluant dans les secteurs agricoles, industriels, commerciaux et artisanaux. Depuis sa création et jusqu’à fin décembre 2009, elle a accordé près de 12 milliards Fcfa de prêts.
Son directeur général, Goéh Akue (photo), affiche un bel optimisme sur l'avenir de la banque dont le capital passera de deux à cinq milliards en 2010.

Republicoftogo.com : Quelle est la mission assignée à votre établissement ?
Martial Goeh-Akué : La première mission est de financer les activités génératrices de revenus pour les populations exclues des services bancaires traditionnels et plus spécifiquement, les jeunes diplômés sans emploi.
En restant dans la droite ligne de cette mission, la BRS, depuis son implantation au Togo en mai 2004, a soutenu les petites entreprises qui évoluent dans les secteurs du commerce, de l'agriculture, de l'artisanat ou de l'industrie.
Nous travaillons principalement avec les réseaux IDH (Investir dans l'humain), CECA (Coopérative d'épargne et des artisans) et d'autres sur l'ensemble du territoire.
Notre modèle est basé sur une collaboration étroite avec certains opérateurs comme la Poste et les réseaux de micro finance qui permettent de faire les mêmes opérations bancaires aux guichets de ces partenaires.
La BRS fait également de la banque classique, mais avec plusieurs originalités.
Nous sommes les premiers à avoir instauré un système de compte courant sans frais, c'est-à-dire qu'un particulier qui ouvre un compte à la BRS n'a pas à payer les frais de gestion.
Nous sommes également la première banque à être certifiée par le groupement bancaire inter-monétique pour les cartes bancaires. Autre innovation, nous avons été la première banque à lancer le porte monnaie électronique. Et nous sommes en train de nous organiser pour commercialiser Nasuba au Togo.

Republicoftogo.com : Pourtant, votre banque est peu connue.
Martial Goeh-Akué : Nous ne communiquons pas auprès du grand public par des campagnes coûteuses ; nous privilégions davantage le relais en direction de nos partenaires sur le terrain, notamment les groupements.
Il est préférable d'utiliser l'argent pour nos clients plutôt de l’investir dans la publicité.

Republicoftogo.com : En qualité de banquier, quel regard portez-vous sur la situation économique ?
Martial Goéh-Akué : Le climat des affaires au Togo est en train de s'améliorer.
C'est vrai que lorsqu'on se réfère au classement de « Doing business », le Togo est mal classé, mais je pense que les autorités font des efforts.
Nous avons dans le pays 11 banques pour six millions d'habitants.
Tout simplement parce que le Togo est un carrefour commercial et de services pour les pays d'Hinterland.
Il est évident que le climat des affaires aujourd'hui est meilleur qu'il y a trois ans, c'est la preuve que le pays est en progrès. Si ces efforts sont maintenus, le Togo pourrait devenir dans les 10 années qui viennent un pays émergeant.

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