La croissance en zone UEMOA booste la BRVM

15/03/2016
La croissance en zone UEMOA booste la BRVM

Edoh Kossi Amenouvé

La Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM) organise mardi une Journée portes ouvertes à Lomé en coopération avec l’antenne togolaise de la Bourse.

Une seule société togolaise est à ce jour cotée à la BRVM, il s’agit du Groupe bancaire Ecobank.

La BRVM a réalisé une performance historique en se hissant au premier rang des bourses africaines en termes de progression de son indice de toutes les valeurs cotées (BRVM Composite) pour l’année 2015 et en affichant une plus forte progression que la plupart des bourses mondiales.

Le ministre délégué au Budget, Yayi Sani, a rappelé que la Bourse d’Abidjan avait mobilisé 4.924 milliards depuis 1998 dont 4.253 sous forme d’emprunts obligataires et 671 en émissions d’actions, soit 38 % des crédits accordés à l’économie par les banques.

Pour Edoh Kossi Amenounvé, le directeur général de la BRVM, la Bourse est un formidable accélérateur de développement.

Republicoftogo.com :  La BRVM est une institution reconnue. Pourquoi organiser une Journée portes ouvertes à Lomé ?

Edoh Kossi Amenounvé : La bourse régionale a été créé avec une mission précise, mobiliser les ressources locales et internationales pour le financement du développement de nos pays. Pour cela, il faut que les populations de l’Union soient informées de l’existence et des actions de la BRVM, de ses activités et surtout des opportunités qu’elle offre en mobilisant leur épargne. 

Même chose pour les entreprises qui ont besoin d’être informées sur la façon dont la Bourse peut leur permettre d’assurer leur croissance.

C’est l’objectif de ces rendez-vous réguliers avec les 8 Etats de l’UEMOA.

Republicoftogo.com : La BRVM a performé en 2015. Quelle est la recette de son succès ?

Edoh Kossi Amenounvé : Comparée à d’autres régions d’Afrique, la Zone UEMOA a  poursuivi sa croissance. Le taux est de 5 à 6% et même de 9% pour la Côte d’Ivoire. Cette conjoncture favorable a un impact positif sur la Bourse régionale. Les investisseurs ont confiance, les épargnants aussi.

Et le contexte est tout aussi bon en ce début 2016.

En 2 mois, nous avons atteint le tiers des valeurs de transactions de toute l’année dernière, nos indices sont dans le vert comparé à d’autres bourses africaines. 

Nous espérons que cette tendance va se poursuivre grâce à la stabilité politique dans la sous-région.

Republicoftogo.com : Une seule entreprise togolaise est cotée à Abidjan, c’est une présence très modeste

Edoh Kossi Amenouvé : La raison est simple, aucune société togolaise n’a encore ouvert son capital au public. C’est un processus que nous suivons de près. Nous avons démarré des discussions avec le gouvernement togolais à travers le comité de privatisation et vous le savez, les privatisations constituent l’une des sources principales de cotation des entreprises. 

L’idée est d’amener les entreprises togolaises qui sont dans un processus de privatisation à s’adresser à la BRVM en ouvrant leur capital au public. 

Il y a aussi ce que nous appelons les admissions volontaires. Cela concerne les grandes entreprises togolaises dans le télécom, les compagnies d’assurances, les banques qui peuvent tirer profit d’une introduction en bourse.

Informations complémentaires

Intervention ministre délégué au Budget.pdf 56,23 kB

Commentaires

Loading comments ...

Loading comments ...

IL NE FALLAIT PAS MANQUER

Vers un PGICT 2 ?

Environnement

Lancé en 2013, le PGICT, le projet de gestion intégrée des catastrophes et des terres, pourrait avoir une suite.

Bon appétit !

Santé

La consommation des tilapias élevés au Togo est sans danger. Mise au point rendue nécessaire après la publication d'articles mensongers.

Au Togo, les Européens développent une diplomatie climatique

Coopération

Les ambassadeurs de France, d’Allemagne et de l’Union européenne se sont retrouvés mardi à Lomé pour parler climat et aide en faveur du Togo.

Promouvoir les micro et petites entreprises en milieu rural

Développement

Le FIDA accompagne l'Etat dans le développement d'un programme destiné à aider les jeunes ruraux à créer des micro et petites entreprises.