Le Togo reste tributaire de l’économie mondiale

16/10/2012
Le Togo reste tributaire de l’économie mondiale

Le ministre togolais de l’Economie et des Finances, Adji Otéth Ayassor, a quitté Tokyo lundi au terme d’un séjour d’une semaine au cours duquel il a pris part aux Assemblées annuelles du FMI et de la Banque mondiale.

Au dernier jour des travaux, M. Ayassor a participé à une réunion des ministres des finances africains consacrée à la situation économique mondiale et aux conséquences pour les pays africains.

Les ministres ont souligné que l’incertitude qui entoure la conjoncture mondiale freine l'investissement étranger en Afrique et retarde les retombées positives que les Etats attendent après avoir amélioré le climat des affaires.

Les ministres ont noté que le fait que l'Afrique ait maintenu une croissance annuelle moyenne d'environ 5 % pendant une période difficile pour l'économie mondiale donnait des raisons d'être confiant.

« Le problème principal, comme on l'a dit pendant cette assemblée, c'est l'incertitude qui persiste : nous ne savons pas ce qui arrivera l'année prochaine à l'économie mondiale », a déclaré Adji Otéth Ayassor.

« Pour maintenir nos taux de croissance, nous devons passer d'une économie principalement agraire à une économie basée sur les services, et nous avons besoin d'investisseurs étrangers pour mener à bien ce projet; si cette incertitude n'est pas levée immédiatement, notre projet sera mis à mal », a-t-il ajouté.

« Même lorsque que notre gestion économique atteint un certain degré de maturité, nous restons tributaires de l'économie mondiale pour l'investissement et les marchés d'exportation », a encore souligné le ministre togolais.

En réponse à des questions de journalistes, les ministres africains ont indiqué qu'une augmentation du commerce entre les pays africains stimulerait la croissance et l'emploi, mais dépend d'une mise à niveau des infrastructures sur l'ensemble du continent. 

A cet égard, un coup de chapeau a été tiré à la Cédéao qui encourage la libre circulation des personnes et des biens. La sous-région ouest-africaine est la seule en Afrique où les visas ne sont plus nécessaires pour les citoyens des pays membres, ont fait remarquer les participants, soulignant également les projets d'interconnexions dans les domaines de l'énergie et des routes.

Un bon exemple est le corridor ouest-africain ; un axe routier allant de la Côte d’Ivoire au Nigéria en passant par le Ghana, le Togo et le Bénin et dont l’objectif est de favoriser la facilitation du commerce et du transport régional.

Ce projet est financé à hauteur de 300 millions de dollars par la Banque mondiale.

En photo : Adji Otéth Ayassor dans les rues de Tokyo en compagnie de Tsuyoshi Oguchi du ministère Japonais des Finances

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