Partager demain les fruits de la croissance

31/10/2012
Partager demain les fruits de la croissance

Il y a exactement 50 ans, le 1er novembre 1962, entrait en vigueur le traité instituant l’Union monétaire ouest-africaine (UMOA)* et une Banque centrale commune aux pays membres avec une monnaie, le franc CFA. A la vieille de ce jour symbolique, Faure Gnassingbé (photo), s’est adressé , en sa  qualité de président de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’UEMOA, aux populations des Etats membres de l'Union.

L’occasion d'évoquer « ce demi-siècle de vie monétaire commune et de partager le message d'espoir qu'il véhicule ».

Le président du Togo a rappelé le rôle exemplaire joué par la BCEAO « qui a toujours su trouver les ressources nécessaires pour se réformer et s'adapter aux mutations de l'environnement économique et financier des Etats membres ainsi qu'aux enjeux et défis qu'ils ont eu à relever. ». Mais la Banque est également un gage de stabilité monétaire et un formidable outil d’intégration régionale.

Toutefois, a souligné le président togolais, malgré les incontestables succès de la BCEAO et de l’Union, les problèmes demeurent. En particulier la pauvreté. Il faut donc innover en renforçant l'inclusion financière et en imaginant de nouvelles formes de solidarité régionale.

Faure Gnassingbé a invité les pays membres de l’UEMOA au sens du partage. « Partager aujourd'hui la même vision, les mêmes aspirations, les mêmes espoirs pour partager demain les fruits de la croissance », a-t-il conclu.

La BCEAO est l’Institut d’émission commun aux huit Etats membres de l’Union monétaire Ouest africaine. La BCEAO est un établissement public international dont le siège est à Dakar.

A sa création le 12 mai 1962 elle réunissait les Républiques de la Côte d’Ivoire, du Dahomey, de la Haute-Volta, du Mali, du Niger, de la Mauritanie, du Sénégal et la République Togolaise. Actuellement, les Etats membres de cette Union monétaire sont au nombre de huit  : le Bénin, le Burkina, la Côte d’Ivoire, la Guinée-Bissau, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo. Outre la centralisation des réserves de devises de l’Union, elle a pour missions principales : l’émission monétaire, la gestion de la politique monétaire, l’organisation et la surveillance de l’activité bancaire ainsi que l’assistance aux Etats membres de l’Union.

La BCEAO jouit du privilège exclusif de l’émission monétaire sur l’ensemble des Etats membres de l’Union. Elle émet des signes monétaires, billets et pièces de monnaie, qui ont cours légal et pouvoir libératoire dans l’ensemble des Etats membres. La création, l’émission et l’annulation des signes monétaires sont décidées par le Conseil des ministres. Nonobstant le développement des moyens de paiement scripturaux, l’utilisation de billets et pièces de monnaie continue d’occuper une place relativement importante dans les transactions des agents économiques. Les mouvements de billets entre les Etats sont favorisés par l’unicité des signes monétaires. En matière d’impression, la Banque Centrale mène des recherches permanentes relatives à l’authentification des signes monétaires, en vue de renforcer la sécurité des billets qu’elle émet.

La gestion de la politique monétaire des Etats membres de l’Union par la Banque Centrale consiste à ajuster la liquidité globale de l’économie en fonction de l’évolution de la conjoncture économique, pour assurer une stabilité des prix, d’une part ; et promouvoir la croissance économique, d’autre part.

La Banque Centrale définit la réglementation applicable aux banques et établissements financiers et exerce à leur égard des fonctions de surveillance. Dans ce cadre, la Commission Bancaire de l’UMOA, créée le 24 avril 1990 et présidée par le Gouverneur de la BCEAO, est chargée de veiller à l’organisation et au contrôle du système bancaire dans l’UMOA. La BCEAO assure le Secrétariat Général de la Commission Bancaire.

La Banque assiste, à leur demande, les gouvernements des Etats membres de dans leurs relations avec les institutions financières et monétaires internationales et dans les négociations qu’ils entreprennent en vue de la conclusion d’accords financiers internationaux. Elle peut être chargée de l’exécution de ces accords dans les conditions fixées par les conventions approuvées par le Conseil d’administration. S’agissant en particulier des relations des Etats avec le Fonds Monétaire International, la Banque Centrale assure le rôle d’agent financier, en vertu des dispositions de la Convention du 24 septembre 1981, signée entre elle et les Etats membres. L’Institut d’émission assiste aussi les Etats dans les domaines de la définition et du suivi de l’exécution des programmes d’ajustement ainsi que de la gestion de la dette. En particulier, il assiste les gouvernements dans les négociations de rééchelonnement de leur dette extérieure. L’Institut d’émission apporte également son concours dans la conception, l’harmonisation et l’application de textes relatifs à la réglementation des relations financières extérieures. C’est dans ce cadre notamment qu’il assure, pour le compte des Etats, l’établissement de leurs balances des paiements.

* Le Togo a adhéré à l’UMOA le 27 novembre 1963 ; la convention est entrée en vigueur le 17 décembre 1963

Informations complémentaires

Message du chef de l\'Etat.pdf 65,60 kB

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