‘Que pouvons-nous faire pour vous ?’

09/10/2013
‘Que pouvons-nous faire pour vous ?’

Le ministre togolais de l’Economie et des Finances,Adji Otéth Ayassor, et son collègue de la Planification, Mawussi Djossou Semodji, ont rencontré mercredi à Washington le nouveau vice-président de la Société financière international (SFI-Groupe Banque mondiale), Jean-Philippe Prosper (photo).

Plus que jamais avec la mise en place de ‘Togo Invest’*, le pays a besoin de l’assistance de la SFI pour développer ses infrastructures et renforcer la distribution d’énergie aux entreprises et aux particuliers.

Les autorités togolaises ambitionnent de créer un chemin de fer et une autoroute à péage – le modèle sénégalais est à cet égard un succès – et de faire du Togo le Hub commercial de la sous-région.

Le premier maillon de ce corridor est constitué par le port de Lomé dont la construction de la darse bénéficie d’un financement de la SFI. 

Adji Otéth Ayassor (G), Jean-Philippe Prosper et Mawussi Djossou Semodji,

La filiale de la Banque mondiale a également apporté son appui financier à la centrale électrique de Lomé, gérée par l’Américain ContourGlobal, et à la cimenterie que construit Scan-Togo, filiale du Groupe allemand Heidelberg.Au Total, la SFI finance 15 projets pour une enveloppe d'environ 350 millions de dollars.

Adji Otéth ayassor a remercié le vice-président de la SFI pour la qualité et l’ampleur de la cooperation.

La filiale de la Banque mondiale est satisfaite du portefeuille don't elle dispose au Togo, mais elle souhaite faire plus.

‘Comment pouvons-nous vous aider’, a lance aux deux miinistres togolais Jean-Philippe Prosper.

La SFI est particulièrement intéressée par le secteur de l’hôtellerie et des télécommunications. Les nouvelles technologies pourraient offrir des opportunités, notamment en matière de mobile banking, a estimé M. Prosper, citant l’exemple du Kenya.

‘Nous vous refaire du Togo la Suisse de l’Afrique’, a déclaré le VP de la SFI qui se dit déterminé à aider le secteur privé.

Il a indiqué qu’il se rendrait à Lomé début 2014.

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* A l’instar de l’Afrique du Sud, de la Russie, de l’Argentine, du Costa Rica ou d’Abu Dhabi, le Togo s’est doté en 2011 d’un Conseil présidentiel pour l’investissement. Le « Togo Presidential Investment Advisory Council » (TPIAC) est un cercle de réflexion et de proposition, une sorte de Think Thank, composé de personnalités internationales du monde de la finance et des affaires chargées de conseiller, de proposer et d’orienter le chef de l’Etat et le gouvernement en matière d’investissement et de politique de réformes.

De ces échanges est né le projet de créer la société ‘Togo Invest Corporation’, une structure au capital de 20 milliards de Fcfa destinée à prendre des participations dans les entreprises publiques. L’idée est de développer ces sociétés, de les rendre profitables pour participer à la relance de l’économie. Des investisseurs privés pourront également participer au tour de table.

Ce n’est pas un Fonds souverain dont la vocation serait d’investir à l’étranger, mais de participer pleinement au développement du Togo.

Le chef de l’Etat a identifié les secteurs prioritaires, l’extension du réseau ferroviaire et d’électricité et l’exploitation du potentiel que représentent les mines.

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