Débat d’avenir

28/10/2017
Débat d’avenir

Faure Gnassingbé

Au Togo, il existe une unanimité pour opérer des réformes constitutionnelles afin de limiter à deux le nombre de mandats présidentiels. Le pouvoir comme l’opposition sont d’accord sur l’essentiel.

Il reste à la classe politique togolaise à trouver la bonne méthode pour procéder aux nécessaires évolutions.

Depuis mi-août, le climat de crispation n’a pas permis un débat apaisé sur la question. Pire, les surenchères de certains qui exigent le départ immédiat du président Faure Gnassingbé ne vont pas dans le sens d’un dialogue serein.

Un dialogue pourtant recommandé par la Cédéao, mais aussi par les Etats-Unis et par la France.

Que ça plaise au non, les acteurs politiques devront en passer par là. L’opposition compte dans ses rangs des leaders responsables.

Le projet de réforme constitutionnelle a été adopté récemment par les députés de la majorité. Faute d’avoir obtenu les 4/5e des votes, le recours à l’article 144 de la constitution est possible avec la tenue d’un référendum.

Autre option envisageable, un texte plus consensuel pourrait être réintroduit au Parlement dans l’hypothèse de discussions fructueuses entre les deux camps.

Le président Faure Gnassingbé n’a jamais eu l’objectif de s’accrocher au pouvoir, mais bien davantage de mener une politique qui permette à son pays de sortir de la pauvreté et d’assurer son développement. Il a été élu pour cela démocratiquement jusqu’en 2020.

Le procès en patronyme qui lui est fait par des leaders de l’opposition est infondé. Il n’y a pas de dynastie, ni de royauté au Togo. Arguments ridicules.

Ce pays fragile a besoin de stabilité. Les Togolais veulent du travail, une meilleure qualité de vie, un bon service de santé et une éducation de qualité pour leurs enfants. 

Les progrès se font dans la durée. Et c’est parfois long.

Au terme du mandat de l’actuel chef de l’Etat en 2020, les électeurs auront à faire un choix d’avenir. Un bulletin de vote qui donnera la direction dans laquelle le Togo doit se diriger.

D’ici là tout doit être fait pour préserver les acquis.  

Que l’on soutienne ou non Faure Gnassingbé, force est de reconnaître que le pays a fait des progrès. Certes, tout n’est pas parfait, loin s’en faut, mais le développement d’un Etat sans grandes ressources et confronté à un environnement complexe est un parcours truffé d’obstacles. 

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