Le CFA et la crise ivoirienne

29/12/2010
Le CFA et la crise ivoirienne

La Côte d’Ivoire pèse pour près de 40 % dans l’économie de l’Afrique de l’Ouest francophone. C'est grâce à elle que se développe l’état excédentaire des comptes d’opération des pays de l‘UEMOA ouverts auprès du Trésor français,
Sans cet apport puissant, la France ne garantirait pas la stabilité du franc CFA.La libre convertibilité du franc CFA est déjà une fiction.
La libre convertibilité n'est plus assurée entre le franc CFA géré par la BCEAC et celui géré par la BCEAO, à cause du déficit chronique des pays d’Afrique Centrale francophone .C'est dire les conséquences négatives pour toute l'Afrique CFA de la crise ivoirienne.
Or, ces inquiétudes se manifestent au moment où de nombreux dirigeants africains s'interrogent sur les conséquences négatives de l'arrimage du franc CFA à l'euro.De plus en plus, les pays africains commercent hors de la zone euro.Ils ont donc besoin de devises que la France ne leur concède que s'ils peuvent garantir par leurs exportations des apports équivalents à la Banque de France.
Cette condition bride la souveraineté africaine et ouvre le terrain à un nationalisme monétaire que la crise ivoirienne ne peut que renforcer.
Koffi Souza

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