Idées

Le Togo poursuivra sa politique d'austérité budgétaire en 2010

Le Togo poursuivra sa politique d'austérité budgétaire en 2010 en attendant une embellie sur le front de l'économie. C'est ce qu'indique le journal L'Union qui mentionne la lettre de cadrage du Premier ministre de juin dernier. « le Togo sort d'une longue crise sociopolitique qui a profondément affecté son économie. Malgré les efforts du gouvernement pour relever les défis, il doit poursuivre sa politique d'austérité budgétaire en attendant une embellie de l'économie nationale », écrivait à l'époque Gilbert Houngbo.

##S_B##Voici une sélection d'articles publiés par L'Union

Verbatim

Effort de modernisation

Lors de la cérémonie de lancement du nouveau certificat de nationalité togolaise, le ministre de la Justice Kokou Biossey Tozoun  lançait ceci : « Il existe des avancées technologiques qui permettent de sécuriser les documents et dans le cadre de la modernisation de la justice, nous avons l'exigence de faire en sorte que les documents que nous produisons soient des documents fiables, sécurisés infalsifiables.» C'était il y a un an, précisément le 02 juin 2008. Apparemment, c'est un réveil tardif de la justice togolaise.

D'autant plus que, le ministère de la Sécurité s'est engagé dans la modernisation des documents citoyens dont il a la charge depuis près d'une dizaine d'années. Le passeport en validité actuellement est numérisé. La Direction Générale de la Documentation Nationale (Dgdn) a commencé son émission depuis 2000. De plus, depuis 2006, une nouvelle carte nationale d'identité a été lancée avec une formule simplifiée et numérisée. Ce qui fait aujourd'hui que seul, parmi les documents d'identification du citoyen togolais, l'extrait d'acte de naissance n'est pas pour l'heure sécurisé.

Contrairement aux propos du ministre de la Justice, les documents n'ont pas atteint le degré zéro de falsification. Il suffit de suivre les explications du Directeur Général de la Dgdn, Guy Aharh, dont les services ont appréhendé des individus qui ont falsifié le passeport.

Ces faussaires réussissent à enlever des pages entières pour y coller de fausses dans le carnet. En ce qui concerne la photo, ils décollent tout simplement la page et la remplace par une autre. Voilà pour le cas de ceux qui ont été découverts. Sûrement que d'autres ont réussi leur coup.

Ainsi, la Dgdn, pour parer à ces fraudes, passe à la vitesse supérieure en produisant un nouveau type de passeport dont la sécurité est renforcée davantage. Il s'agit du passeport biométrique lancé le lundi 10 août dernier.

A vu d'Œil, ce passeport n'a rien d'extraordinaire par rapport à l'ancien. Ce n'est qu'au laser que les informations utiles s'affichent de même que les caractéristiques introduites.  Ici, la page laminée est unique et chacune des autres pages est spécifique avec des informations visuelles typiquement togolaises comme la Colombe de la Paix, la Faille d'Alédjo, les tatas tembermas… Au-delà, le passeport "à puce" répond aux normes internationales comme le souhaite l'Organisation de l'aviation civile internationale (Oaci) et la Cedeao. Que ces efforts de modernisation ne s'arrêtent point aux documents d'identification pratiques.

 

 

 

Actu Nationales

Adoption du budget 2010 de l'Assemblée

La jouissance de la retraite parlementaire toujours attendue

Voté à l'unanimité par les députés présents, le projet de budget de l'Assemblée nationale exercice 2010 s'élève à trois milliards cent  dix-huit millions cent cinquante quatre mille  (3.118.154.000) francs Cfa dont cent quinze millions six cent mille (115.600.000) francs pour les principales dépenses d'investissement. Contre, en 2009, un budget voté à 2.859.916.000 francs Cfa alors que la prévision était de 3.082.180.000 francs. A l'analyse, les élus du peuple ont tout fait avec l'espoir que le pouvoir exécutif leur assure la retraite financière. Mieux que «la relecture des textes y relatifs prévus par le gouvernement se fera avant la fin de l'année 2009».

Car, depuis le vote précipité de la loi n° 2007-014 du 19 juin 2007 portant statut des anciens députés, le gouvernement est mis sous pression par tous ceux qui n'ont rien réclamé jusque-là et ne veut pas ouvrir en l'état une ligne de dépense difficile à gérer. Aujourd'hui, on s'accorde à revoir à la baisse les ambitions des députés. A défaut, on remet la situation de 2009. Le projet de loi de finances 2009 n'avait pas repris une ligne que le budget de l'Assemblée avait pourtant prévu.

A l'époque, à en croire le ministre de l'Economie et des Finances, Adji Ayassor, le gouvernement a conscience avec le FMI et la Banque mondiale que le pays vient de très loin, et qu'il n'est pas opportun d'embrasser une telle charge, alors que la situation n'est pas rose. Et un principe financier était finalement brandi : quand on crée une dépense, il faut proposer une recette en compensation. Ce qui se lit dans la lettre de cadrage du Premier ministre datée du 18 juin 2009.

Par rubrique  de dépenses,  le projet de budget 2010 du parlement se fonde sur les dépenses de personnel (1.209.249.000 francs), les dépenses de fonctionnement (1.793.305.000 francs) et les dépenses d'investissement (115.600.000 francs, contre 120.000.000 francs en 2009). Comparées à celles du budget 2009 qui s'élevaient à 1.210.916.000 francs, les dépenses de personnel connaissent globalement une variation à la baisse de 1.667.000 francs, soit  un taux de variation de 0,013%.

Les dépenses du personnel s'élèvent à 4.099.000 francs, contre 3.220.000 francs en 2009. Les mesures nouvelles sont de 879.000 francs. Les dépenses de personnel au niveau du cabinet du Président sont estimées en 2010 à 77.034.000 francs contre 74.746.000 francs un an plus tôt. Elles connaissent une mesure nouvelle de 2.288.000 francs qui s'explique par la prise en compte des primes de logement et des indemnités d'heures supplémentaires des fonctionnaires affectés à l'Assemblée nationale. Evaluées à 1.128.116.000 francs, les dépenses de personnel au niveau du parlement connaissent une baisse de 4.834.000 francs par rapport au budget 2009 qui était de 1.132.950.000 francs. Cette baisse s'explique par le fait qu'après le concours de recrutement de 2009, le personnel affecté à l'Assemblée nationale était inférieur à celui budgétisé en 2009. Il est également prévu le recrutement des chauffeurs pour les présidents des commissions et pour les membres du bureau. En outre, il  est prévu un crédit de 288.000.000 francs pour le fonctionnement de la caisse autonome de retraite parlementaire qui n'était pas pris en compte dans le budget 2009. Dans l'espoir que le gouvernement s'exécute sur la question avant la fin de l'année 2009.

Les dépenses de fonctionnement, elles, sont en hausse de 424.305.000 francs par rapport au budget 2009 (1.369.000.000 francs), soit un taux de 30%. Au plan de l'hôtel président, elles s'élèvent à 79.000.000 francs et se constituent des achats de biens et services (70.000.000 francs) et des acquisitions et grosses réparations (9.000.000 francs). Les dépenses de fonctionnement relatives au cabinet s'élèvent à                               175.400.000 francs : des achats de biens et services pour 155.400.000 francs, des acquisitions et grosses réparations du matériel et du mobilier de bureau pour 20.000.000 francs. Soit une reconduction pure et simple.

Pour le fonctionnement du parlement, il est voté 1.538.905.000 francs, contre 1.114.600.000 francs en 2009. En détails, cette forme de dépenses comprend les achats de biens et services (1.394.844.000 francs), les contributions aux organisations interparlementaires, réunion APF et rentrée parlementaire (86.415.000 francs) et l'acquisition de petits matériels (57.606.000 francs).

Les dépenses de fonctionnement connaissent ainsi une hausse de 424.305.000 francs pour mesures nouvelles qui comprennent le réajustement des frais de déplacement des députés dans leur circonscription électorale pour 192.000.000  francs pour atteindre le niveau sollicité en 2009, le complément pour hébergement lors des missions à l'extérieur pour 75.000.000 francs, le reclassement des dépenses de transfert (contributions aux organismes parlementaires, renforcement des capacités) en dépenses de fonctionnement pour 160.000.000 francs et la réduction de 2.695.000 francs au poste «communications».

Pour leur part, les principales dépenses d'investissement sont constituées essentiellement de matériel roulant (les véhicules pour les directeurs de service de l'Assemblée nationale), de l'acquisition de micro-ordinateurs portatifs pour les présidents de commissions et l'aménagement de 11 bureaux pour un montant de 81.606.000 francs.

 

 

 

Ce que recommande la Commission des finances

Question : Le gouvernement a revu en 2008 le SMIG à la hausse. A-t-on tenu compte de cette décision pour le personnel domestique au nombre de trois (03) auquel ont droit les députés ?

Réponse : Non, cet avant-projet de budget n'en a pas tenu compte. C'est la loi organique relative aux indemnités et autres avantages dus aux députés qui est toujours d'application en ce qui concerne les indemnités et autres avantages des députés.

A ce sujet, la commission recommande qu'une commission spéciale soit mise en place pour réviser la loi sus visée avant la fin de l'année.

 

La loi organique relative aux indemnités et autres avantages des députés a prévu une assurance vie pour les députés. Pourquoi à ce jour cette assurance n'est pas effective ?

Réponse : Le crédit  annuel de 56 millions prévu s'est avéré insuffisant pour couvrir l'assurance maladie et l'assurance vie des députés. Cette situation a obligé l'assureur à ne prendre en compte que l'assurance maladie et individuel-accident.

La commission invite le bureau de l'Assemblée nationale à faire diligence pour mener une étude qui conduirait à la prise en compte de l'assurance vie des députés qui sera prise en compte dans le collectif budgetaire qui pourrait être établi en 2010.

 

Les députés éprouvent d'énormes difficultés pour le remboursement de leurs frais médicaux par la compagnie chargée de l'assurance maladie des députés. Pourquoi cette situation ?

Réponse : Cette situation regrettable s'explique par le fait qu'il y a eu retard dans le paiement de la prime d'assurance par le ministère des finances.

A ce propos, la commission sollicite l'intervention personnelle du Président de l'Assemblée nationale pour le payement de la prime de cette assurance et en une seule fois

 

Les frais de mission accordés conformément au décret de 1994 aux députés ne permettent pas à ceux-ci de faire face aujourd'hui aux conditions actuelles de séjour à l'étranger. Qu'est-ce qui est prévu dans le budget pour régler cette situation ?

Réponse : Les textes n'étant pas encore modifiés, le budget actuel n'a tenu compte que des taux en vigueur.

Pour faire face à cette situation en attendant l'adoption des nouveaux textes, la commission a proposé l'inscription d'une ligne budgetaire (complément hébergement). Le montant supplémentaire à accorder à chaque député en mission doit être égal à la moitié des frais de mission qui lui sont alloués. Ce complément fera l'objet  de justificatifs d'hébergement, au retour de la mission.

 

Qu'en est-il de la commission de passation des marchés publics dont la création a été annoncée au cours d'une plénière ?

Réponse : Cette commission existe bel et bien. Son opérationnalité ne sera visible que lorsqu'il y aura des marchés publics à exécuter ; ce qui n'est pas le cas actuellement.

 

 

 

 

En attendant une embellie

Poursuivre la politique d'austérité budgétaire en 2010

C'est ce que réitère la lettre de cadrage du Premier ministre Gilbert Houngbo datée du 18 juin 2009 : le Togo sort d'une longue crise sociopolitique qui a profondément affecté son économie. Malgré les efforts du gouvernement pour relever les défis, il doit poursuivre sa politique d'austérité budgétaire en attendant une embellie de l'économie nationale. Pour ce faire, en 2010, les mesures nouvelles ne seront retenues que pour les dépenses de fonctionnement à condition que leur financement soit assuré par des économies faites sur d'autres lignes budgétaires et si elles  s'inscrivent dans les priorités visées dans le Document de Stratégie de Réduction de la Pauvreté (DSRP). Quant aux transferts et subventions, ils seront ajustés suivant les possibilités financières de l'Etat.

L'annonce doit guider les techniciens actuellement acharnés à colleter les données pour la rédaction du budget général exercice 2010 qui doit être soumis au vote du parlement courant décembre. En clair, il faut encore serrer la ceinture et maintenir le frein à main au moment de fixer ses prétentions budgétaires. Car, au finish, le ministère de l'Economie et des finances devra tout dépouiller au vu des disponibilités du Trésor public. Généralement, il se dit que c'est le moment où ledit ministère devient la bête à abattre pour tous les départements. Même s'il n'en est pour rien. Plutôt une question de soutenir ce qu'on annonce de réaliser durant l'année visée.

Déjà, le parlement s'est avisé à comprendre. «Nous venons de nous acquitter d'un important devoir, celui d'avaliser le budget de notre institution au moment opportun. L'Assemblée souhaite vivement un arbitrage souple qui tienne compte des besoins exprimés», a déclaré le 12 août dernier Abass Bonfoh, après le vote par l'organe législatif de son budget 2010. A valider le gouvernement avant son application.

 

 

 

Faible flux de touristes chinois en direction du Togo

Le ministre Kpabré-Sylli parle d'un "véritable manque à gagner"

 

Le ministre togolais du Tourisme, Batienne Kpabré-Sylli, a qualifié de «véritable manque à gagner» le faible flux de touristes chinois en direction du Togo qui a désormais inscrit l'ouverture sur le marché chinois dans sa prospection de nouveaux marchés pour la relance de l'industrie touristique, lors d'une interview  à l'Agence Xinhua.

«Le faible flux de touristes chinois en direction de notre pays est un véritable manque à gagner, étant donné que la Chine est un grand pays émergent en matière de tourisme», a déclaré M. Kpabré-Sylli, indiquant que le flux de touristes chinois à l'étranger est évalué à 41 millions en 2007 et estimé à 100 millions pour 2015. 
Pour le ministre du Tourisme, l'ouverture sur le marché chinois permettra, non seulement de diversifier les pôles d'attraction de touristes en direction du Togo, mais aussi de garantir une fréquentation optimale de la destination.

Jusqu'au début des années 1990, le Togo était bien positionné sur le marché touristique européen d'où provenaient essentiellement les touristes étrangers. La crise sociopolitique que le pays a connue depuis cette année-là a fait baisser considérablement le flux, alors que l'industrie touristique était citée parmi les principales sources de recettes du pays.

Selon M. Kpabré-Sylli, avec la nouvelle donne de bon retour du Togo sur la scène internationale, il est question de prospecter de nouveaux marchés dont le marché touristique chinois qui connaît, depuis un moment, un développement fulgurant.

«Nous aurions souhaité percer le marché chinois en vue de la diversification des marchés et de l'augmentation du flux de touristes», a-t-il dit, confiant qu'un site Internet en chinois (www.togo-tourisme.cn) a été conçu pour promouvoir la destination Togo.

Persuadé que la Chine vaut la peine d'être explorée, le ministère du Tourisme a signé en 2008 un contrat de représentation avec China Business Network, une société de promotion touristique, pour représenter les intérêts du tourisme togolais en Chine.

Ce département a en projet de participer à la prochaine édition du salon de tourisme China Outbound Travel and Tourism Market (COTTM) qui se tiendra à Beijing. Pour annoncer les couleurs, le Togo se prépare pour prendre part à l'Exposition Universelle de Shanghai prévue du 1er mai au 31 octobre 2010 en Chine.

«Depuis des années, la coopération sino-togolaise se développe en matière de tourisme avec l'envoi périodique de cadres du tourisme et d'hôteliers en séminaire de formation en Chine», a souligné M. Kpabré-Sylli, qui annonce qu'un nouveau groupe de cadres se rendra le mois prochain en Chine à un séminaire  sur le développement du tourisme en Afrique.

Il a fait état de sa préoccupation pour le renforcement des capacités et aussi pour des investissements en vue de l'implantation d'infrastructures touristiques et de loisirs adéquates pour  attirer la clientèle chinoise et répondre aux exigences des visiteurs.

Dans cette perspective, le ministre du Tourisme indique la nécessité pour le Togo de s'inspirer de la «grande expérience» de la Chine en matière d'aménagement de sites. Un «avantage énorme» dont il souhaite que le Togo bénéficie afin d'élaborer des schémas d'aménagement pour certains sites comme le Koutammakou, classé patrimoine de l'UNESCO, la plage sablonneuse de la capitale togolaise, les cascades à travers le pays, les sites esclavagistes, etc.

 

 

 

Semaine mondiale de l'eau 2009

61% de Togolais n'ont pas accès à l'eau potable

 

Bien qu'il soit relevé par l'UNICEF que 87% de la population mondiale, soit environ 5,7 milliards de personnes, ont accès à l'eau potable, beaucoup reste à accomplir. En particulier lorsque la demande s'accroît, pendant que les sources d'eau ont tendance à tarir. Au Togo, les chiffres sont alarmants : alors que 39% des populations vivant en zones urbaines ont accès à l'eau potable, 70% des populations rurales en sont privés. D'une manière générale, 61% des Togolais n'ont pas accès à l'eau potable, d'après les chiffres de l'UNICEF.

«La Semaine mondiale de l'eau», initiée par le Stockholm International Water Institute, est devenue depuis quelques années un cadre institutionnel qui permet aux gouvernants, aux experts et aux partenaires d'échanger et d'évaluer les progrès accomplis en matière d'accès à l'eau potable. Avec à l'idée que, d'après les Nations Unies, la réalisation des Objectifs du millénaire pour le développement pour l'eau et l'assainissement – d'ici à l'an 2015 – a des effets positifs étendus dont l'obtention de gains sociaux et économiques plus grands grâce à une meilleure santé, à une force de travail productive et à des enfants scolarisés. C'est à juste titre que l'édition de 2009, qui court du 16 au 22 août, a pour thème: «En réponse aux bouleversements mondiaux, un accès à l'eau pour le bien de tous».

Pour ce qui concerne le Togo, l'UNICEF s'est fixé pour objectif – à l'horizon 2012 – de faire porter le taux d'accès à l'eau potable dans les zones rurales à 44%, celui dans les centres de santé et les écoles de 20 à 30%, et d'amener les populations de 1.000 villages à adopter de bonnes pratiques en matière d'eau, d'hygiène et d'assainissement. Il est indiqué que sur la plan national, 69% de la population n'a pas accès à des latrines, contre 90% de personnes en zones rurales.

Il est prévu cette année qu'au moins 30 villages mettent fin à la défécation à l'air libre à travers la promotion de l'ATPC (Assainissement total pilote par les communautés), qu'au moins 20 communautés ait accès à l'eau potable par la réhabilitation de forages, de construire en milieu scolaire 42 infrastructures d'eau, d'hygiène et d'assainissement, des latrines ainsi que des points d'eau et dispositifs de lavage de mains. Et d'équiper 10 centres de santé d'infrastructures similaires.

A noter qu'avec 3 500 dollars, soit 1,75 million de francs Cfa, l'on peut réhabiliter un ancien forage avec le changement de la pompe. Et qu'avec 15.000 dollars, environ 7,5 millions de francs Cfa, l'on peut construire un nouveau forage et une pompe pouvant satisfaire les besoins en eau potable d'un village de 250 à 300 personnes. C'est selon l'UNICEF, une institution des Nations Unies qui Œuvre dans plus de 150 pays pour aider les enfants à survivre et à s'épanouir jusqu'à la fin de l'adolescence.

 

 

 

En lançant la banque par Internet

La BRS joue la proximité pour aider sa clientèle

 

Afin de répondre aux nécessités de la modernisation, à l'instar d'autres établissements de la place, la Banque régionale de solidarité au Togo (BRS Togo) vient de se lancer dans la banque par Internet ou le eBanking. De par sa nature, la BRS a pour clientèle cible les populations démunies qui n'ont pas accès au système financier classique, en vue de promouvoir l'emploi indépendant. C'est à cette tranche de clientèle que la banque veut «faciliter la tâche», selon les explications de son directeur général Martial Goeh-Akué. Le constat est fait au standard de la banque, relève-t-il, qu'environ 60% des appels reçus sont des clients à la recherche d'informations sur l'état ou la position de leur compte.

Avec la banque par Internet, le client – à partir d'un ordinateur ou d'un téléphone – peut accéder à plusieurs services de sa BRS, notamment la consultation solde, le relevé de compte, la commande de chèque, l'ordre de virement/transfert, la consultation de cours de devise ou la commande de cartes bancaires. «Ce produit nous permet de nous rapprocher plus de la clientèle et de faciliter la vie à nos clients. L'une des missions qui nous est assignée est de remonter le taux de bancarisation dans notre pays, et cela ne pourra se faire qu'avec la monétique», a déclaré M. Goeh-Akué dans un entretien avec L'Union. Pour permettre à sa clientèle, d'un genre particulier, de s'approprier le processus, la mise en place de ce nouveau produit a été faite en impliquant les partenaires traditionnels, en l'occurrence le réseau de microfinance.

Avant la banque par Internet, et toujours fidèle à sa vocation de partager le bien-être des populations démunies, la BRS  Togo a lancé Solidaris, que le directeur général de la banque qualifie d'avoir été «un véritable succès». Il s'agit pour ceux qui ont un projet d'approcher la banque, et de se faire ouvrir un compte d'épargne à un taux de 4%. «Au bout de 3 mois d'épargne, nous vous finançons par un montant conséquent», précise Martial Goeh-Akué, à un taux négocié n'excédant pas les 8 ou 9%.

Sur la même lancée, la BRS Togo, en même temps que les autres filiales des sept autres pays membres de l'Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa), se prépare à lancer la banque par téléphone portable. «Nous pensons que la monétique, c'est l'arme de demain», commente M. Goeh-Akué, affirmant que le souci de la banque est «de se repositionner sur le marché». Il reste, pour la monétique, à négocier avec un opérateur de téléphonie cellulaire. Le produit sera lancé par le groupe BRS et géré depuis la plateforme de Dakar, au Sénégal.

D'une taille moyenne, la BRS aspire à devenir une banque innovante et performante, en investissant essentiellement dans les secteurs de développement à la basse et de croissance délaissés par le système classique de financement. Avec pour ambition de remonter à court et moyen termes en milieu de tableau. Son lancement, en 2003, répond de la politique de lutte contre la pauvreté dans les Etats de l'Uémoa (Bénin, Burkina Faso, Côte d'Ivoire, Guinée-Bissau, Mali, Niger, Sénégal et Togo) à travers le financement d'activités génératrices de revenus et de micro-projets (agriculture, élevage, artisanats, pêche…) initiés par les populations.

 

 

 

Foot / D1

La Commission de Recours sauve Maranatha d'une éventuelle relégation

 

La Commission de Recours de la Fédération togolaise de football a annulé, samedi 15 août dernier, la décision  de la Commission de Qualification et d'Homologation qui a retiré  le 24 juillet dernier 6 points au club Maranatha de Fiokpo pour avoir usé du faux dans l'établissement de la licence au joueur Oblité Mensah.

Selon la décision rendue par la Commission de Recours, la Commission  de Qualification et d'Homologation n'avait pas compétence à prendre de telles décisions car « elle ne peut être saisie que des litiges liés à la qualification des clubs, des joueurs et de l'homologation des matches qui ne donnent pas lieu au prononcé des  mesures disciplinaires »

Par ailleurs, la Commission de Recours  a indiqué que « les sanctions prononcées contre le club Maranatha, à savoir l'annulation de matches, la déduction de points, l'avertissement donné à un dirigeant et suspension à temps d'un joueur sont des mesures disciplinaires figurant à l'article 65 des Statuts de la FTF, qui ne peuvent qu'être nécessairement et exclusivement prononcées par un organe juridictionnel et ce, conformément à la jurisprudence abondante constante en matière du jury d'appel de la CAF  et de la Commission de Recours de la FIFA ».

Le Secrétaire général de Maranatha, Gilbert Kakraba qui a fait valoir devant la Commission de Recours l'incompétence de la Commission de Qualification et d'Homologation, la légèreté des preuves et la bonne foi de son club, doit se réjouir de cette décision. D'autant plus qu'on annonce une ribambelle d'évocations faites par certains clubs qui devraient conduire à retirer  au club de Gabriel Améyi plus d'une trentaine de points qui devrait être relégué.

Maranatha reprend ses points, il totalise 60 points, le même nombre de points que le leader Asko. Mais ce dernier a l'avantage de la différence de buts.

 

 

 

 

Culture

Patrimoine culturel

Un inventaire du patrimoine culturel en projet

Le Togo va bientôt évaluer l'état général de son patrimoine culturel, un fait un tantinet majeur et capital d'une politique culturelle. C'est le ministre de la communication et de la culture, Oulegoh Keyewa, qui, dans une communication au Conseil des ministres du 12 août dernier, a  donné la quintessence du projet.

En ce sens, a été adopté un projet de décret du président de la République, portant établissement d'un inventaire général du patrimoine culturel du Togo, en vue de sa connaissance, de sa protection et de sa valorisation. Le patrimoine culturel a effectivement besoin d'être connu pour être protégé contre les pillages de toutes sortes.

«L'inventaire général du patrimoine culturel se conçoit comme une entreprise qui devra révéler, à terme, tous les aspects du territoire national qui présentent un intérêt culturel, historique, éducatif ou scientifique, aux fins de les faire connaître et de les protéger pour les générations futures », a déclaré le ministre.

L'inventaire ainsi réalisé, permettra de constituer un référentiel patrimonial  utile « à tous les publics, du citoyen soucieux de son cadre de vie aux élus et aux responsables des collectivités locales en passant par les chercheurs, les architectes et tous les ceux qui interviennent dans la chaîne de l'aménagement du territoire.»

Pour ce faire, le ministère de la culture a concocté un projet coûtant la bagatelle de 60 millions CFA, dont 40 millions pour l'Etat togolais.

Le projet englobe deux séries de formations de trente agents enquêteurs, membres des commissions régionales du patrimoine culturel, et la phase technique de recensement des éléments du patrimoine.  Le ministère a également sollicité l'appui des organisations internationales, dont l'Unesco, à hauteur de vingt millions Cfa.

L'inventaire du patrimoine culturel est le projet majeur du ministère Keyewa depuis son arrivée à la culture, fait important pour la culture au Togo, malgré la petitesse du budget. Le patrimoine culturel porte à la fois sur le patrimoine matériel et immatériel.  Sont classés dans la catégorie du patrimoine culturel : les monuments, les ensembles (constructions), et les sites archéologiques et les Œuvres de l'homme ou Œuvres conjuguées de l'homme et de la nature, qui ont une valeur universelle exceptionnelle du point de vue historique, esthétique, ethnologique ou ethnographique. Exemple : le site de Koutamakou dans le pays Bariba, classé patrimoine de l'humanité. Beaucoup d'éléments du patrimoine culturel matériel sont à restaurer ou protéger, comme par exemple Les Grottes du Nano.

Sont classés dans la catégorie du patrimoine culturel immatériel : les traditions et expressions orales, les arts du spectacle, les pratiques sociales, les rituels et événements festifs, les connaissances et pratiques concernant la nature et l'univers, les savoir-faire liés à l'artisanat traditionnel.

Le ministère de la culture a donc du pain sur la planche dans un domaine peu exploré. Reste à savoir ce que le ministère attend faire de cet inventaire, car ceci implique nécessaire l'entreprise d'une politique culturelle pour faire connaître, protéger et valoriser le patrimoine qui sera ainsi constitué.

Et vue la petitesse du budget et les fonds demandés à l'Etat, on se demande déjà s'il n'y a pas quelque frilosité au niveau du département de la culture à mettre l'Etat à contribution.

 

 

 

Théâtre

Fermeture de l'Ecole E-Stal de Rodrigue Norman

Le dramaturge Rodrigue Norman directeur du centre E-Stal destiné à la formation des comédiens pour les arts de la scène, principalement le théâtre, a annoncé dimanche dernier à l'Espace Filbleu, la fermeture de son centre pour trois ans. «Faute de moyens financiers, de subventions et de soutien», a déclaré la mort dans l'âme M Norman. Et peut-être d'élèves ?

Peut-être. Mais la fermeture de ce centre est grandement symbolique de l'échec de nombreuses initiatives culturelles privées au Togo. D'années en années, le Togo devient le cimetière de nombreuses entreprises culturelles destinées à relever le niveau de la culture au Togo, et les SOS lancés ça et là tombent toujours dans les oreilles sourdes d'un Etat occupé à d'autres tâches.

Installée (désespérément ?) au Centre culturel français de Lomé -tout un symbole !-, E-Stal avait pour ambition de suppléer à la carence des acteurs nationaux et de susciter la vocation du métier d'acteur professionnel chez le public cible. Les élèves étaient formés à l'auditorium du CCF. Ironie de l'histoire mais qui révèle quand même l'indifférence de l'Etat, Rodrigue Norman avait essuyé le refus du ministère de la culture quant à sa demande d'installer l'école à la direction de la troupe nationale, en faisant usage de la salle  de spectacle. On voulait lui louer la salle !

Un peu nombreux au début, sur la vingtaine d'élèves, seuls quatre ont pu résister et terminer le cursus. Lesquels quatre élèves ont été les acteurs de Quand Benny est parti, cette pièce emblématique de la problématique de la crise du théâtre et de la culture en général au Togo. Le spectacle, une répétition générale avant sa première au CCF ce 9 octobre.

Ecrite et mise en scène par Rodrigue Norman, Quand Benny est parti, raconte le flop du rêve d'une troupe d'acteurs de devenir des acteurs professionnels et donc de vivre pleinement de leurs arts. Avant qu'ils rendent compte de l'impossibilité de la chose. Mais la question reste toujours d'actualité et la balle est dans le camp de l'Etat, notamment du ministre de la culture et du Président de la République.

Comment faire en sorte que les acteurs du théâtre, des arts de la scène vivent de la culture ? N. Wilson, J. Touglo, J. Ajavon, F. Johnson, JF Batassé, les élèves résistants de l'e-stal, on, eux,   cru au rêve d'être des acteurs professionnels. Comment les aider ?

 

© L'Union du 18 août 2009

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