Liberté de communication

05/09/2010
Liberté de communication

Au moment où se renouvelle l’instance de régulation des medias et où des controverses se développent sur l’étendue et les limites de la liberté de communication, il est important de rappeler quelques principes fondamentaux.

Le premier se réfère à l’encadrement juridique de la liberté de communication. Cette liberté, comme toutes les autres, n’est pas absolue. Elle est encadrée par des règles juridiques qui visent à protéger d’autres droits et libertés. C’est par rapport à ces règles qu’il faut se prononcer et non se lancer dans des polémiques inutiles. On en prendra deux exemples dans l’actualité récente.

Un officier français apostrophe un journaliste togolais qui l’avait photographié dans la rue lors d’une manifestation publique. Même si cet incident à été surmédiatisé, le journaliste était dans son droit et le militaire avait tort. La presse a le droit de rendre compte de tout évènement lié à l’actualité qui se déroule sur la voie publique.

Autre incident : un journaliste publie des informations sur une prétendue liaison d’une vedette de football et d’un Chef d’état avec une miss Togo. En l’espèce le journaliste a reconnu n’avoir aucun élément pour étayer son information. Il diffusait donc une fausse nouvelle. Il violait aussi les principes du droit au respect de la vie privée.

De grâce donc, que l’on cesse de parler de violations de la liberté de la presse à tort et à travers au Togo et que l’on se réfère à la règle de droit qui protège de la même façon le faible et le fort. Il est urgent de donner une solide formation en ce domaine aux journalistes togolais.

Le second précepte à rappeler concerne la contribution des medias à l’apaisement du climat politique et à l’éducation du public.

A lire les journaux togolais, il n’y aurait qu’une vingtaine de personnages au Togo dont les luttes politiques constitueraient l’actualité togolaise. Ce raccourci inexact et concentré sur la vie de Lomé constituerait le seul élément intéressant de la vie togolaise. Le vitriol, l’acide et les anathèmes sont plus utilises que l’analyse ou le compte rendu. Cette concentration réductive cherche à compenser la quasi absence de reportages ou d’analyses approfondies.

Certes, on ne l’ignore pas, la presse togolaise manque de moyens et de formation. Mais les responsables des medias doivent être conscients de leur responsabilité et de leurs devoirs qui sont au moins aussi importants que leurs droits.

Koffi Souza

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