Vers le vote du 4 mars 2010

01/03/2010
Vers le vote du 4 mars 2010

I-FIN DE CAMPAGNE
Tandis que les derniers meetings, les dernières déclarations, les derniers efforts pour convaincre les électeurs marquent cette fin de campagne, il est déjà possible de tracer les caractéristiques de cette compétition présidentielle
ORGANISATION CONSENSUELLE DU VOTE
Après quelques tiraillements, quelques allers et retours à Ouaga, la Commission électorale Nationale a été mise sur pieds dans des conditions consensuelles. Tous les partis ont participé ainsi à l’organisation du processus électoral. La transparence des opérations préalables au vote laisse espérer un scrutin plus proche des élections législatives de 2007 que des élections présidentielles de 2005.
PLURALISME DE LA CAMPAGNE
Tous les candidats ont pu s’exprimer dans les medias publics et privés et tenir campagne dans tous les points du territoire. Les sept compétiteurs ont pu présenter leurs programmes sans aucune restriction. A l’évidence, le caractère démocratique de cette phase préalable au vote ne peut être contesté.
NATIONALISATION DU SCRUTIN
Cette élection présidentielle marque un effacement progressif de la division entre le Nord favorable au pouvoir en place et le Sud fief de l’opposition.
Le clivage régionaliste n’a pas complètement disparu mais il s’est estompé. Chacun des candidats a pu tenir meeting et réunir des foules en chaque point du territoire.
Le vote se nationalise de plus en plus et c’est heureux.
LA MODIFICATION DES FORCES POLITIQUES
Aussi bien du côté de la majorité que de celui de l’opposition, les forces politiques connaissent une évolution notable
Le président Faure Gnassingbé n’est pas que le candidat du RPT. Autour de sa candidature s’est construite une force de rassemblement large et de composition sociologique variée qui annonce une rénovation profonde de l’appareil politique de la majorité.
Quant à l’opposition, elle connait des bouleversements considérables.
L’UFC traverse une crise profonde. Le conflit qui couvait depuis plusieurs mois entre UFC de la diaspora conduite par Gilchrist Olympio et UFC de l’intérieur menée par Jean-Pierre Fabre a éclaté au grand jour avec l’indisponibilité temporaire du leader historique qui ne lui a pas permis de se présenter à l’élection. La précipitation de Jean-Pierre Fabre à profiter de l’évènement a mis au grand jour les divisions du parti. Même si avec beaucoup de retard Gilchrist a accepté de donner son soutien à Fabre les couteaux sont tirés et il n’est pas certain que le ‘’parricide’’ bénéficiera de toutes les voix des électeurs traditionnels du mouvement.
Par ailleurs, l’opposition n’a pas réussi à faire son unité. Six candidats se partageront les suffrages des électeurs. Chacun se fait le propagandiste de l’unité à la condition qu’elle se réalise à son propre bénéfice.
Chacun y va de sa tentative de regroupement. Au point qu’il y a aujourd’hui deux grands courants de rassemblements.

- Un autour de Fabre : le Front Républicain pour l’Alternance et le Changement (FRAC), qui regroupe ADDI, l'Alliance, le PSR, SURSAUT et l’UFC.

- Un autour d’Agboyibo : la Coordination pour l’Alternance.qui tente d’additionner la Convention Démocratique des Peuple Africains (CDPA) du Prof. Léopold Gnininvi avec comme candidate, Brigitte Adjamagbo-Jonhson, le Comité d’Action pour le Renouveau ( CAR), ayant pour candidat, Me. Yawovi Agboyibo, l’Organisation pour Bâtir dans l’Union un Togo Solidaire (OBUTS), dont la candidat est Agbéyomé Kodjo ainsi que le Mouvement Citoyen pour la Démocratie de Traoré Tchassona,.Ces mouvements « s’engagent à mettre leurs ressources et leurs expériences pour assurer la transparence du processus électoral » mais ils n’ont pas réussi à s’entendre pour désigner un candidat commun..
Ces regroupements dans la division sont l’illustration de la crise profonde que traverse l’opposition qui n’a pas réussi à trouver les chemins de son unité et dont la stratégie a été désordonnée. Elle s’est par exemple retirée de la CENI pour y faire son retour avec retard. Espérant un report du scrutin, elle a découragé ses électeurs de s’inscrire sur les listes pour leur demander ensuite de courir après leur inscription.
ET LA VIOLENCE ?
Le président sortant a prêché sans discontinuer l’apaisement et le respect mutuel. Une très efficace campagne civique contre la violence a également marqué les esprits. Jusqu’ici, la compétition s’est déroulée dans une ambiance de saine émulation.
Cela ne veut pas dire que certains dans l’opposition n’ont pas dans leurs cartons des plans B pour les lendemains du vote. On a ainsi appris sans étonnement que le franco-togolais Yamgnane avait noué des contacts avec les pires mercenaires de la françafrique pour envisager de faire commettre des assassinats et prendre le pouvoir par la force. Initiatives ridicules d’un retraité de la politique française qui rêve d’un destin national au Togo où il est quasiment inconnu.
II-LES ATOUTS DE FAURE GNASSINGBE
La tache du président sortant n’est pas facile alors que les six autres candidats pilonnent le terrain contre lui.
Faure Gnassingbé ne manque pourtant pas d’atouts.
LE PLUS JEUNE DES CANDIDATS
A l’évidence une page du Togo se tourne. Elle exige tout à la fois le respect des anciens et l’accès d’une nouvelle génération au pouvoir. Faure Gnassingbé, le plus jeune des candidats est le mieux à même d’incarner ce renouvellement tout en sauvegardant la continuité.
LE MIEUX A MEME POUR RASSEMBLER
La candidature de Faure se situe au dessus de la classe politique en recomposition. Il est le seul à pouvoir, tout à la fois, accueillir toutes les forces vives qui émergent de la nouvelle société togolaise et ouvrir les portes du pouvoir aux forces de l’opposition démocratique qui s’entredéchirent.
Il incarne un Togo nouveau, un Togo qui veut tourner la page des divisions qui l’ont ruiné.
LE GARANT DE L’UNITE NATIONALE
Faure Gnassingbé rassemble dans son sang et dans sa chair les héritages du Nord et du Sud du pays.
Là où certains rêvent de rupture ou de revanche régionaliste, il incarne une Nation unie réconciliée avec elle-même.
Le maître mot de sa campagne ‘’ENSEMBLE’’ est, à lui seul, l’illustration d’une volonté de concorde et d’apaisement.
LE PLUS COMPETENT
Après avoir reconstruit le tissu national et renoué avec la communauté internationale, Faure Gnassingbé s’est lancé résolument dans la construction d’un Togo nouveau, moderne et développé apportant plus de prospérité et de justice à chaque Togolais.
De tous les candidats, il est celui qui a le plus d’expérience et le plus de compétence pour gouverner le Togo.
Faure Gnassingbé est, avec son humilité et son respect de l’autre la meilleure chance pour le Togo.
Les Togolaises et les Togolais sauront le 4 mars la saisir.
Koffi Souza

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