25% de réussite aux JO

22/08/2008
25% de réussite aux JO

Le Togo affiche 25 % de réussite en termes de médaillés aux JO de Beijing, se félicite vendredi l'hebdomadaire l'Union. Sur les quatre athlètes togolais qui ont pris part à ces olympiades seul Benjamin Boukpéti a pu décrocher une médaille de bronze, la première du Togo depuis sa première participation aux Jeux Olympiques  de 1972. On fera mieux la prochaine fois, confie l'athlète Sandrine Thiebaud Kangni, éliminée au 400 mètres.

Pour L'Union, ce résultat n'est déjà pas si mal d'autant que « les autorités n'ont vraiment pas mis les moyens financiers à la disposition des athlètes. Car la participation aux Jeux Olympiques ne se résume pas à l'achat des billets d'avion. Les stages sont nécessaires à l'obtention de bons résultats. Il est aussi du devoir des fédérations sportives de ne pas attendre le dernier moment pour élaborer de programmes de préparation pour leurs athlètes », estime le journal. Voici une sélection d'articles publiés par L'Union

Par comparaison au Mali et au Burkina

Bien penser les magasins témoins au Togo

Réuni en conseil des ministres le 13 août 2008, le gouvernement a pris une série de mesures «pour atténuer les effets de la vie chère» auxquels sont soumis les Togolais depuis plusieurs mois. Entre autres initiatives, sur le plan du commerce, la réflexion sur la création de magasins témoins dans les chefs lieux de préfectures en vue d'assurer l'approvisionnement régulier et à des prix de référence des produits de première nécessité. Mis au courant, un membre de la société civile burkinabé lâche : «apparemment, nos gouvernants aiment se copier». Mais au-delà, il faut analyser ce qui s'est déjà fait ailleurs pour mieux réussir le coup. Car, il n'est pas écrit que le Togo aussi doit échouer.

Au pays des hommes intègres, effectivement, l'expérience des boutiques témoins (c'est le nom consacré) a été tentée, mais sans succès. Comment cela se passait?

Avec le paroxysme de la crise de la vie chère, le gouvernement du président Blaise Compaoré a pris des mesures pour réduire les prix des  produits de consommation courante. Dans la réalité, les prix n'avaient pas baissé dans les boutiques. Les prix des produits sont restés inaccessibles et les critiques étaient acerbes surtout celles venants des syndicats. Le gouvernement, pour montrer l'effectivité de la baisse des prix, a désigné des boutiques qu'il a appelé «boutiques témoins», où l'on peut  vérifier et même acheter les produits selon les prix fixés par l'Etat. Cette opération n'a pas réussi.

D'abord, ces boutiques n'étaient pas en nombre suffisant ; chaque quartier n'avait pas sa boutique. Il fallait faire de longs déplacements pour s'y rendre ; ce qui n'encourageait pas les gens. Ensuite, les prix dans les boutiques témoins n'avaient pas réellement baissé : après le passage des autorités et de la télévision pour des contrôles, les boutiquiers remettent leur prix. En fait, ils ont deux étiquettes des prix portant différemment le prix du gouvernement et le prix commun appliqué par les autres commerçants. Tout est lié au fait que le gouvernement n'avait pas une emprise sur ces boutiques, celles-ci étant privées, avec la recherche du profit comme mot d'ordre. Au finish, cette expérience n'a pas eu un impact sur la lutte contre la vie chère. Elles n'ont pas fait long feu, les boutiques témoins, contrairement au pays de Modibo Keita.

La pratique au Mali reste aussi soumise à des difficultés majeures : le nombre des boutiques témoins est insuffisant par rapport à la demande de la population, leur implantation n'accorde pas un accès sans tracasseries aux populations, le stock des produits s'épuise très rapidement, tout le pays ne connaît pas l'expérience et le manque de contrôle efficace favorise la surenchère.

Au vu de tout ce qui précède, il urge de bien penser la pratique au Togo avec cette fougue galopante des spéculateurs et des adeptes de la flambée des prix. Il n'est pas superfétatoire de rappeler qu'avec la crise économique, le Togolais initie tous les scénarii de gain. En témoigne ce mauvais génie qui a consisté à augmenter de 50 à 100 francs Cfa par passager le tarif de transport de la périphérie au centre ville, alors même que le carburant est augmenté de 90 francs le litre ; entre les villes, on en voit jusqu'à 2.500 francs d'augmentation. Et dire qu'il y a des agents commis de l'Etat qui s'approprient cette anomalie qui sent plus une escroquerie.

Le ministère du Commerce, de l'industrie, de l'artisanat et des petites et moyennes entreprises, qui est sur la sellette des critiques citoyennes avec les récentes décisions de l'Exécutif, a une nouvelle crédibilité à jouer pour véritablement atteindre l'objectif immédiat : assurer l'approvisionnement régulier à des prix de référence. Les nécessiteux ne sont pas concentrés dans les chefs lieux de préfecture. Les ratés des voisins doivent nous servir.

Crise de confiance sociale

L'ISTT explique, le gouvernement écoute

C'est une semaine agitée que viennent de vivre l'Intersyndicale des travailleurs du Togo (ISTT) et le gouvernement. Tout est parti d'un rendez-vous avec le Premier ministre Komlan Mally souhaité le 15 août dernier par l'ISTT, rencontre finalement annulée pour «calendrier chargé». L'ISTT pique sa colère car le ministre du Travail qui était censé suppléer son chef hiérarchique est resté muet. Pour cause de jour non ouvrable, croit-on. Ce n'est que le lundi suivant qu'un rendez-vous est arrêté par la partie officielle pour préparer la réunion avec Komlan Mally ; les syndicats boycottent parce qu'il n'y avait rien à préparer.

En réalité, il était question de remettre simplement au PM «la mise au point de l'ISTT relative aux mesures prises par le conseil des ministres du 13 août 2008 pour atténuer les effets de la vie chère» avant toute diffusion. Par politesse. Finalement, c'est une séance d'explication qui a eu lieu le mardi dernier entre le ministre Octave Nicoué Broohm et les centrales syndicales. Le premier ne peut comprendre que des réclamations de l'ISTT soient satisfaites par l'Exécutif et que celle-ci dit ne pas se reconnaître ou veut pousser la barre plus haut.

L'ISTT reprend sa démonstration : «le paiement du dernier mois d'arriéré de pension aux retraités ne saurait nullement remplacer une mesure d'accompagnement car payer sa dette ne peut être une faveur (…) Une indemnité de transport conjoncturelle et transitoire de 5.000 francs par mois pour 5 mois ne résout aucun des soucis financiers des travailleurs. L'accorder pour 5 mois et lui substituer une réduction insignifiante de 10% de l'IRPP est une décision inconséquente. Exemple : imaginez le chagrin de quelqu'un à qui on retire en janvier 2009 les 5.000 francs et dont la réduction de l'IRPP équivaut à 250 francs par mois (…) L'ISTT n'a perçu nulle part le souci du gouvernement de prendre enfin en compte les intérêts des travailleurs des secteurs parapublic et privé…». Mieux, les syndicats n'ont jamais été partie aux «négociations que le gouvernement a engagées avec les acteurs sociaux» où il a été décidé la revalorisation du SMIG et du SMAG horaire à 161,54F, soit 28.000F par mois dès la fin du mois d'août 2008.

Après près de trois heures d'horloge, les deux parties se séparèrent. Et chacune se remet dans son rôle. Le gouvernement apprécie ses efforts, les syndicats lancent un appel à la mobilisation des travailleurs pour des «actions futures». Même si déjà, ces derniers se soupçonnent fortement de saboter la dynamique et la discipline de groupe. Interrogé, l'actuel porte-parole de l'ISTT, Ephrem Tsikplonou – dont le mandat arrive à terme fin août –, répond simplement qu'il suffit qu'une seule centrale avance pour que les quatre autres y soient obligées.

Tragique décès d'un homme public

Libérez l'âme de Atsutsè Agbobli !

Communiqué du ministre Titikpina ou du gouvernement ? On apprendra, au regard du caractère manuscrit du texte, que celui qui se prénomme «expert de la sécurité nationale» a balancé une réaction sans retenue. La vive colère de Faure Gnassingbé, le lendemain – en cherchant en vain qui de son équipe était le médecin légiste –, aura simplement constaté que l'irréparable est fait : pour le commun, c'est tout le gouvernement qui a affirmé que Atsutsè Agbobli est mort par noyade après une première tentative de suicide.

Toutes les spéculations et les commentaires et affirmations sans preuve sont nés de là. Et le fils Ayaovi Agbobli ne s'appuie que sur ce communiqué hâtif pour affirmer que tout ce qui se dira après par les autorités sera sujet à caution ; autrement, s'il représente la seule voix de la famille éplorée, celle-ci doute du sérieux du rapport d'autopsie publié le lundi, de façon exceptionnelle, par le procureur de la République Robert Bakaï. Des hommes politiques, en manque d'initiative, y voient tout de go le retour des vieilles pratiques d'assassinat et de disparition qui contraste avec la volonté affichée du nouveau régime.

Premiers constats

Suite à l'expertise, les résultats du médecin légiste ont catégoriquement exclu la thèse de la mort par noyade ou la mort brutale de Atsutsè Agbobli. Il serait mort par intoxication médicamenteuse, mais que la composition chimique des médicaments qui seraient à l'origine de cette mort n'est pas connue, puisque les appareils matériels dont nous disposons ici ne lui permettaient pas de déterminer exactement la composition chimique des produits. A moins que le défunt ne se soit confié à son médecin traitant, le docteur Fiadjoe de la Clinique Biasa, sur la nature du produit qu'il s'est ingurgité.

«…certaines blessures ont été trouvées sur le front de la victime mais elles sont dues à une chute et les analyses radiographiques n'ont pas révélé la gravité de ces plaies qui n'étaient pas du tout profondes, ces plaies ne pourraient pas en être la cause», ajoute le rapport. Plus est, le travail du légiste n'est pas absolument définitif car la famille et le procureur de la République peuvent le contester et demander une contre-expertise.

Aussi des zones d'ombre continuent-elles de planer. Que s'est-il passé entre la descente de voiture et la découverte du corps à la plage ? A quel moment précis du jeudi 14 août s'est produite son immersion dans la mer ? Quelle substance la clinique a-t-elle décelée en procédant au lavage de l'estomac ? Doit-on exclure que le défunt a suffisamment de problèmes pour se suicider ? Est-il suffisamment intelligent pour ainsi camoufler un suicide ? Qu'a-t-il dit à sa fille le mercredi matin ? Que vaut la confession faite au ministre Djondo ? Pourquoi un empressement de procéder à un enterrement (le 30 août à Adéta) si on veut contester les premières analyses ?

Par souci de transparence, il urge que les vivants jouent leur rôle. Le gouvernement peut poursuivre l'enquête judiciaire – y associer des institutions indépendantes si possible – et publier les conclusions ; la famille doit aller à une contre-enquête si l'idée est de ne pas du tout croire à la sincérité du gouvernement. Au-delà, le brillant parcours de Atsutsè Agbobli ne mérite pas cet embrouillamini. Son âme doit être libérée.

Sports

Des champions olympiques dans nos murs

Benjamin Boukpeti à Lomé le 30 août

Après sa médaille de bronze en slalom monoplace, le 12 août dernier aux Jeux Olympiques de Pékin, le Franco-togolais Benjamin Boukpeti annonce son retour au Togo pour le 30 août. Ce sont là les termes du communiqué de presse publié en milieu de semaine sur site Internet de l'athlète.

"Il faut que nous accueillions Benjamin à Lomé comme il se doit parce qu'il le mérite. Tout le monde est impressionné  par l'exploit de notre frère et ami. Nous avons pleuré de joie  parce que c'est extra ce qu'il a fait", a  déclaré de son côté Sandrine Kangni-Thiebaud qui également devrait être du voyage.

Benjamin Boukpeti qui  a jusque-là compéti pour un pays qu'il n'a visité qu'à l'âge de 2ans, est désormais, est devenu un héros national. Né en France d'une mère française et d'un père togolais, Boukpeti ne connaît que très peu le pays du paternel.

Ses parents, enseignants tous les deux, s'y sont rencontrés, s'y sont mariés et les deux sŒurs aînées de Benjamin y sont nées. Mais lorsque lui a vu le jour, il y a 27 ans, ils étaient déjà de retour en région parisienne.

" Je ne suis malheureusement allé qu'une seule fois au Togo, lorsque j'étais tout bébé et que ma maman voulait absolument me présenter à mes grands ", a déclaré le kayakiste à la conférence de presse post-finale

25% de réussite pour le Togo

C'est Sandrine Thiebaud Kangni qui a clôturé samedi dernier la présence des Togolais aux Jeux Olympiques de Pékin par une élimination précoce au premier tour.

Sandrine Kangni-Thiebaud s'est classée 7e  sur 8 au 400 m avec un temps de 54 secondes 16. Ce résultat est loin des attentes de l'athlète qui a rêvé faire moins de 52 secondes 20 pour espérer être en demi-finale. L'élimination de Sandrine samedi a mis un terme à la présence togolaise dans les épreuves.

Bilan : sur les quatre athlètes togolais qui ont pris part à ces olympiades seul Benjamin Boukpéti a pu décrocher une médaille de bronze, la première du Togo depuis sa première participation aux Jeux Olympiques  de 1972.

Avant l'éclaircie Benjamin Boukpeti, Martial Logo et Sacha Denanyoh, se sont arrêtés en si bon chemin dans leur discipline respective. Martial Loglo qui compétissait en tennis a été sorti dès le premier tour par le Sud-Africain, Kevin Anderson qui a vite conclu le match en deux sets 6-3 et 6-2.

En judo, Sacha Denanyoh  a été éliminé  en repêchage chez les moins de 81 kg. Après un succès sur le Tadjik Bozorov, il s'est incliné deux fois, face à l'Ukrainien Roman  Gontran et au Colombien Mario Valles.

Avec cette médaille de bronze  le Togo affiche 25 % de réussite en termes de médaillés. C'est déjà une satisfaction surtout que les autorités n'ont vraiment pas mis les moyens financiers à la disposition des athlètes. Car la participation aux Jeux Olympiques ne se résume pas à l'achat des billets d'avion. Les stages sont nécessaires à l'obtention de bons résultats. Il est aussi du devoir des fédérations sportives de ne pas attendre le dernier moment pour élaborer de programmes de préparation pour leurs athlètes.

Marc Pajot au Togo :

" La médaille de bronze de Boukpéti peut donner un coup de pouce au Canoë au Togo "

Marc Pajot est un navigateur français qui ne passe pas inaperçu. Médaillé d'argent aux Jeux Olympiques de 1972  à 19 ans avec son frère Yves, 5 fois champion du monde, vainqueur de la Route du Rhum, double demi finaliste de l'America's Cup en tant que skipper, il a fait briller l'excellence française sur toutes les mers du monde à travers les compétitions les plus prestigieuses. Désormais président et Team Manager du syndicat français, Team French Spirit qui participera à la 34e America's Cup  en 2011, Marc Pajot est actuellement à Lomé en tant que " touriste ", avant d'y revenir en novembre prochain pour la Boucle Africaine. Il nous parle de sa passion: la voile, de la Boucle Africaine et de cette médaille de bronze remportée par le Kayakiste Benjamin Boukpéti qui peut donner un coup d'accélérateur à cette discipline au Togo.

Pourquoi vous êtes à Lomé?

La première fois que j'étais venu c'était dans le cadre du Rallye Côte Côte auquel j'ai participé. J'espère y revenir au  mois de novembre prochain pour La Boucle Africaine.  La seconde raison c'est la présence à Lomé de son épouse Alexandra Pajot  qui est l'architecte du Projet la Résidence Les Cocotiers et qui est ici pour travailler et moi je l'ai accompagné en touriste

La navigation en voile est-elle une discipline praticable par tout le monde ?

Il faut d'abord aimer la mer, l'eau, il faut aimer la technique du bateau. Ici à Lomé, il y a la mer mais elle est un peu dangereuse; cependant il existe des lacs et des lagunes pour pratiquer la voile, le canoë. Et justement il faut se réjouir de cette médaille de bronze exceptionnelle de Benjamin Boukpéti en canoë Kayak qui peut donner un coup de pouce au canoë, à l'aviron et à la pagaie.

Mais est-ce que le matériel trop coûteux ne compromet-il pas la pratique de ces disciplines en Afrique ?

Un canoë ou un kayak c'est toujours coûteux mais c'est moins coûteux qu'un bateau à voile. Ce sont des disciplines abordables mais il faut avoir du bon matériel car la forme physique ne suffit pas dans ces genres de discipline. Il faut avoir le bon matériel pour espérer avoir de bons résultats

Participer à La Boucle Africaine est-ce une ambition pour vous ?

C'est une ambition de découverte. Je connaissais très peu l'Afrique. Mais grâce à ce rallye, j'ai pu apprécier, et découvrir. Donc c'est tout naturel de m'inscrire pour cette édition

L'important pour vous est-ce uniquement de participer ?

Pas uniquement de participer mais participer  découvrir le paysage, les peuples de l'intérieur et être mieux classé à la fin.

© L'Union du 22 août 2008

 

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