87 milliards pour les Zem

17/11/2009
87 milliards pour les Zem

Près de 87 milliards de Fcfa, c'est le chiffre d'affaires réalisé en 2008 par les taxis-motos togolais, les Zémidjans, appelés encore au Togo Oleyias. L'Union publie mardi les chiffres officiels du Collectif des Organisations Syndicales des Taxis Motos du Togo (COSTT). Selon le journal, 155.813 zémidjans travaillent dans le pays dont au moins 30% pour la seule ville de Lomé.

L'Union rappelle que les premiers conducteurs de taxi motos ont fait leur apparition au Togo dans les années 1990. Voici une sélection d'articles publiés par L'Union

Verbatim

Pays "peut mieux faire"

Voilà une petite victoire, mais victoire quand même, des Eperviers du Togo sur les Panthères du Gabon. Le match comptait pour les éliminatoires combinées CAN/MONDIAL  2010. Le Togo, n'étant plus dans la course pour le mondial en Afrique du Sud, jouait plutôt sa qualification pour Angola 2010. Il suffisait d'un nul ou d'une victoire pour avoir le billet.

Pourtant, pour ce match capital, la mobilisation a été relativement faible. Ce jour, la ville de Lomé ne s'est pas parée de couleurs nationales comme à son habitude à l'approche de grands évènements de ce type. Seuls quelques vendeurs de foulards, de tee-shirt, de casquettes… à l'effigie du onze national se faisaient remarquer aux grands carrefours et dans quelques artères.

De manière sporadique, certains conducteurs de taxi-moto, encore épris foncièrement des Eperviers, klaxonnaient à tout vent dans les rues. Les supporters se rendant au stade de Kégué se faisaient peu remarquer. Timidement, chacun allait son chemin sans grand enthousiasme. Le dispositif sécuritaire imposant au tour du stade a à peine fonctionné car les embouteillages habituels n'ont pas été de mise. Les amoureux du ballon rond suivaient, sans se poser de question, les consignes des forces de l'ordre.

Comme à l'accoutumée, certains supporters financièrement "inaccessibles (incapables)" de payer les tickets se sont attroupés devant les entrées se plaignant de la chèreté des prix. Malgré qu'il n'y ait pas de hausse de prix du ticket d'entrée comme pour les denrées alimentaires.

En réalité, c'est la démobilisation qui a gagné la famille footballistique au Togo.

Personne ne peut plus douter aujourd'hui de la maladresse des dirigeants du football au Togo. A la Fédération Togolaise de Football (Ftf), des alliances se font et se défont autour de certaines personnalités suivant les intérêts en jeu. Tantôt, le Président ne gère pas bien les affaires ; il est incompétent ; il n'organise pas de réunion ; il prend toujours les décisions de façon unilatérale, etc.

Dans ce cas, il faut l'éloigner des affaires pour le bien du football togolais. Et l'on provoque un congrès électif et le tour est joué. Dans l'autre cas, le même est soutenu comme un messie. Inévitablement, le processus reprend son cours. On prend beaucoup plus de temps à gérer les problèmes de intra-personnelles et interpersonnelles - C'est comme Faure Gnassingbé a pris trois années pour régler les problèmes politiques.- Et très peu de temps pour l'encadrement des joueurs, aussi bien des séniors que des âges inférieurs. Difficilement, on arrive à organiser les championnats ; difficilement on arrive à trouver les moyens pour regrouper les équipes nationales pour les compétitions internationales ; difficilement on arrive à mobiliser les staffs techniques… Au point où le Chef de l'Etat est sorti de son mutisme pour assener : "Je profite de cette opportunité pour lancer un appel aux membres de la FTF. C'est la dernière fois que ces membres-là nous créent des problèmes. La prochaine crise, c'est avec la FIFA que nous discuterons pour les mettre tous dehors", a menacé Faure Gnassingbé lors de la cérémonie de présentation du trophée du Mondial 2010 le samedi 17 octobre passé.

Ce samedi 14 novembre, c'est tout un peuple, malgré ses soucis, qui a poussé un ouf de soulagement grâce à une victoire étriquée 1 à 0 de leurs ambassadeurs sur les gabonais au stade de Kégué. Selon les joueurs, la préparation n'a pas souffert des mêmes errements qu'auparavant, elle n'a pas été bâclée.

En conclusion, le Togo peut mieux faire si ses dirigeants prenaient à bras le corps la gestion minutieuse des équipes au détriment des querelles intestines qui plombent leur environnement. Désormais, que l'intérêt général se mette au-dessus !

 

 

 

Actualités

Rapport d'audit financier et comptable du cabinet Deloitte

Huit actions proposées pour le phosphate togolais

En dépit des efforts déployés, le secteur du phosphate togolais est loin de la sérénité. Il faut donc faire plus pour améliorer les performances de la Société nouvelle des phosphates (SNPT), à défaut de retrouver les résultats des années 70. C'est le sens des huit actions recommandées par le rapport d'audit financier et comptable (exercice 2008) du cabinet Deloitte : valoriser les actifs apportés à la SNPT ; mettre en Œuvre un inventaire physique des actifs de la SNPT, OTP et IFG ; identifier et mettre en Œuvre les régularisations juridiques et fiscales nécessaires notamment la délivrance d'un permis d'exploitation, la libération du capital minimum, la conclusion d'une convention d'investissement ; réaliser un audit organisationnel ; revoir et renforcer le système d'information comptable et financière et de mettre en place un manuel de procédure comptable ; mettre en Œuvre un audit spécifique des approvisionnements / achats de 2008 et améliorer le processus d'approvisionnement et de gestion des stocks ; former le personnel, surtout les comptables et les financiers ; planifier et réorganiser la mise en place d'un système informatique. Il s'agit là d'un plan de développement à valider par la direction de la SNPT et à adopter par l'Exécutif comme outil stratégique de développement du secteur phosphatier. C'est une partie du programme de développement de la filière dont l'objectif est de passer graduellement la production à 1,2-1,3 millions de tonnes en 2010, 1,5-1,8 millions de tonnes en 2011 et 2,3-2,5 millions en 2012. Son plan d'investissement se chiffre à 85 millions de dollars US.

Précédemment, courant mai 2007, deux liquidateurs étaient désignés. Ils relevaient des dysfonctionnements et des pratiques qui mettraient à mal les activités et la viabilité de la SNPT.

Entre autres la vétusté du matériel, la gestion financière interne qui ne suit pas les procédures habituelles de bonne gouvernance, la gestion des approvisionnements et des stocks sur fond de malversations et la gestion approximative des ressources humaines.

Plus est, les relations entre la société et les populations locales sont dégradées pour abandon et cumul de plusieurs années d'arriérés de paiement de loyer de terrains. Bref, la situation est jugée catastrophique à tous égards, d'où la sollicitation du cabinet REGL dès la fin du premier semestre 2008.

Des mesures ont été ainsi prises dès le début du deuxième trimestre 2008. Le personnel est transféré en août 2008 à la SNPT avec l'étude sur l'opportunité d'en conserver ou non l'ensemble (600 personnes sont finalement licenciées dans la foulée en application du plan social). Les contrats de vente long terme qui existaient entre la SNPT et ses clients ont été résiliés car ne tenant pas compte de l'évolution du prix du phosphate sur le marché international.

L'examen des comptes fournisseurs a révélé plusieurs anomalies, d'où l'annulation immédiate des commandes et prestations non fournies jusqu'à hauteur de 8 milliards de francs Cfa. La preuve des doubles règlements est faite. Il est résilié les contrats des auteurs de surfacturations abusives. Et les coûts des prestations des transitaires, transporteurs, assureurs et autres sont fortement revus à la baisse. Au finish, ceci a permis d'afficher, au 31 décembre 2008, un excédent brut d'exploitation de 23,58 milliards de francs Cfa contre -455 millions en 2007 et un bénéfice net de 24 milliards de francs Cfa contre une perte de 1,2 milliard en 2007.

Début 2009, l'idéal est d'accrocher la bonne gouvernance et de pérenniser  la société. D'où l'instauration des réunions périodiques de travail, l'acquisition de matériels et pièces de première urgence, la renégociation de nouveaux contrats pour l'approvisionnement en fuel et lubrifiants à des prix plus compétitifs, la planification des achats en lieu et place des achats d'urgence, la réhabilitation partielle du port de chargement, la création d'une commission pour la supervision de la procédure d'approbation des marchés, un système de sélection du fournisseur sur le rapport qualité/prix, le réaménagement des clauses de surestaries (pénalités facturées par le client à la SNPT lorsque les délais de chargement sont anormalement longs) dans les nouveaux contrats, etc. Conséquence : le coût de production est passé de 40.000 francs Cfa la tonne en 2008 à 32.000 francs la tonne en 2009 (janvier-août).

Dès janvier 2009, l'Etat a confié au cabinet SWODEN un audit financier et stratégique du secteur des phosphates, sur un financement de la Banque mondiale dans le cadre des réformes entreprises par le Togo. Le cabinet REGL a commis, avec l'accord de l'Etat, les services de la société SOFREMINES pour effectuer l'audit technique des installations de la SNPT. Le cabinet Deloitte, lui, devra élaborer un business plan de 2009 à 2012 et proposer les grandes lignes du programme de développement sur les années 2009 à 2019.

Déjà, on confirme une étude actuellement en cours pour l'ouverture d'une seconde mine à Dagbati en début 2011. En 2010 débuteront les études concernant le développement de la couche carbonatée et la mise en place d'une usine d'acide sulfurique. Ce qui faisait partie auparavant des obligations de l'IFG envers l'Etat togolais. C'est le décret du 14 mai 2007 qui créait la SNPT, après dissolution de la société OTP/IFG en difficultés.

Aujourd'hui, confie-t-on, la SNPT paie à date les loyers de terrains. Un comité de travail, composé des représentants de la SNPT et des populations locales, est mis en place pour proposer au chef de l'Etat des investissements sociaux à réaliser. C'est peut-être le sens de la construction projetée de bâtiments scolaires et des hangars dans les marchés, la réhabilitation des pistes rurales, l'extension du réseau électrique et d'eau potable…

 

 

 

 

Pour cause de plomb dangereux à la santé

Interdit d'importer les casseroles en céramique de l'Italie

Selon un communiqué du ministre chargé du Commerce et de la promotion du secteur privé, Guy Lorenzo, il est formellement interdit aux opérateurs économiques importateurs de faire entrer et de vendre sur le territoire togolais les casseroles en céramique marron lustré provenant de l'Italie via la Belgique. Et pour cause, ce type de marchandise fait l'objet d'une alerte sanitaire puisqu'elle donne lieu à une migration de plomb dangereux à la santé humaine. Une véritable question de santé publique quand on sait que le marché togolais est abondamment inondé des casseroles de toutes marques et de toutes provenances.

Seulement, c'est à se demander par quelle alchimie la provenance pourra être certifiée avec des frontières aussi poreuses que corrompues. De plus, avec l'innovation dans les techniques de fraude, une marchandise peut être fabriquée en Italie sans porter la marque «made in Italy».

Qu'à cela ne tienne, le ministre brandit à nouveau le spectre des contrôles à effectuer par l'administration pour punir sévèrement les contrevenants, conformément à la loi 99-011 du 28 décembre 1999 portant organisation de la concurrence au Togo.

En termes d'intoxications, le plomb présente des dangers pour la santé. Inhalé ou ingéré, il peut entraîner une hypofertilité, des avortements spontanés ou des atteintes du système cérébral... Si, aujourd'hui, l'exposition à ce polluant a globalement diminué dans la plupart des pays développés, les sources de pollution ne sont pas pour autant taries. La pollution industrielle reste un important sujet de préoccupation.

L'enfant est plus sensible que l'adulte. Beaucoup d'experts sont d'accord pour penser qu'aucun seuil d'innocuité n'existe en ce qui concerne le plomb. Le plomb s'accumule dans le corps, en particulier le cerveau et les os. Et selon Guy Huel, auteur du rapport "Plomb. Quels risques pour la santé", «l'enfant absorbe plus de plomb que l'adulte et, dans la jeune enfance, les cellules du cerveau en cours de développement sont particulièrement sensibles. Cela peut conduire à un retard mental irréversible».

 

 

 

 

Sécurisation du processus électoral

Le Lt-col. Yark Damehane à la manette

Par décret du président Faure Gnassingbé, le 13 novembre 2009, le Lieutenant-colonel Yark Damehane, commandant de la gendarmerie nationale, devient le chef de la Force Sécurité Election Présidentielle 2010 (FOSEP 2010).

Cette nomination intervient 48 heures après la tenue du conseil des ministres consacrant cette unité de maintien de l'ordre public en vue de garantir la transparence et l'équité de l'élection, assurer la sécurité des lieux de meetings ou de manifestations publiques pendant la campagne électorale, des bureaux de vote, des candidats, des commissions électorales, des chefs de partis politiques et du matériel électoral, en observant la plus stricte neutralité à l'égard de tous.

La FOSEP devra aussi maintenir la paix, assurer la sécurité et la libre circulation des personnes et des biens sur le territoire avant, pendant et après le scrutin du 28 février 2010. Elle est placée sous la tutelle du ministre de la sécurité et la supervision de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI).

Le commandant de la FOSEP 2010 a pour adjoints le Chef d'escadron Kondi Yao Kidighan de la gendarmerie nationale (commandant adjoint Gendarmerie de la FOSEP) et le Commissaire divisionnaire Koudouovoh Têko Mawuli de la police nationale (commandant adjoint Police de la FOSEP).

En rappel, au niveau des régions, la FOSEP est commandée par un officier de gendarmerie ou un commissaire de police. Dans les préfectures et sous-préfectures, le même rôle est assuré par un officier ou un sous-officier de gendarmerie, un commissaire ou un officier de police ou un officier de police adjoint. Le tout sous l'autorité directe du commandant de la FOSEP à qui on rend régulièrement compte des missions. A Lomé et dans chaque préfecture, les commandants locaux de la FOSEP sont à la disposition du président de la Commission électorale locale indépendante (CELI). Six mille hommes (3.000 policiers et 3.000 gendarmes) composent la FOSEP 2010.

 

 

 

 

Présidentielle du 28 février 2010

La CENI attend toujours les membres des CLC

«La CENI rappelle aux présidents des CELI de même qu'aux partis politiques représentés à la CENI que la date limite d'envoi des noms des membres des Comités des listes et cartes (CLC) est largement dépassée. En conséquence, la CENI leur demande instamment de lui communiquer ces noms dans les plus brefs délais, sur support électronique et format papier, afin de lui permettre de procéder à l'installation et à la formation des membres désignés». Voilà un communiqué de l'institution d'organisation et de supervision du scrutin présidentiel qui doit susciter des interrogations,  même s'il n'y a pas lieu de s'alarmer selon une source proche de la CENI.

Mieux, des sourires. Seulement le communiqué démontre à suffisance l'impatience à attendre la désignation de simples délégués des CLC par les partis politiques, le délai étant déjà dépassé. Et, visiblement, il s'agit d'une question de confiance à faire porter le nom du parti par un délégué. Si tous les partis n'éprouveraient pas de difficultés à dégager des noms pour Lomé et la région Maritime, des soucis naissent sur tous ces vrais militants à désigner dans le Togo profond. Car il faut choisir le militant (et non le sympathisant) à même de rester vigilant tout au long de cette étape cruciale d'acceptation des électeurs sur la liste électorale, souvent source de probables contestations sur la fiabilité du fichier électoral. Comme en 2007, des associations de sensibilisation ont dû découvrir désespérément, pendant la même phase, des délégués qui ignorent tout de la définition des lettres qui identifient «leur» parti ou qui ne connaissent point le leader du parti qu'ils représentent pour autant. Etait-on arrivé à fournir tous les noms au moment où la CENI les réclamait ?

En attendant, le chronogramme définitif de la CENI court. Les volets «Mise en place des CLC : correspondances, désignation et nomination des membres CLC» et «Formation des CELI et supervision de l'installation et de la formation des CLC» doivent être théoriquement exécutés au plus tard le 5 novembre et le 15 novembre 2009. Sans compter le léger retard observé. Les CELI sont mises en place, le recrutement des opérateurs de saisie est bouclé, la formation des formateurs des agents électoraux est entamée.

Selon le code électoral, les CLC se composent de 2 représentants pour la majorité parlementaire, 2 pour l'opposition parlementaire, 1 pour l'opposition extraparlementaire et 1 pour l'Administration sans voix délibérative.

Vivement que les différents acteurs s'exécutent pour éviter la précipitation et sauver la rigueur du délai constitutionnel.

 

 

 

 

Malgré leur autorisation particulière…

Les feux utilitaires et précoces tombent sous contrôle

 

L'imminence de la saison sèche, ajoutée à la nécessité de s'adapter à des mesures d'atténuation des effets néfastes des changements climatiques, conduit les autorités à renforcer le contrôle des feux utilitaires et précoces. Malgré qu'ils soient régulièrement autorisés. On estime à plusieurs milliers d'hectares de forêts, de savanes, de pâturages détruits tous les ans au Togo, sans compter les dégâts les récoltes et même parfois sur des vies humaines. Un cas récent est celui, le 20 janvier 2009, du village de Tsati-Gbenvié, dans la préfecture du Zio, qui a ravagé une quarantaine d'habitats et des greniers de vivriers.

D'une manière générale, le législateur togolais interdit formellement les incendies et feux de brousse et prévoit des peines sévères à l'encontre de leurs auteurs. Toutefois, sont autorisés les feux utilitaires et les feux précoces. Utilitaires, parce qu'ils sont allumés pour des objectifs spécifiques d'aménagement selon les mesures qui permettent de maîtriser leur propagation ; il s'agit de feux de cultures agricoles, forestières ou pastorales, des feux de renouvellement de la paille, des feux de nettoiement des environs immédiats en milieu rural. Feux précoces lorsqu'ils sont allumés à titre préventif et sous contrôle en début de saison sèche afin de lutter contre les feux de brousse. Malgré ces dispositions, le ministre de l'Environnement et des ressources forestières, Kossivi Ayikoé, estime que la pratique de ces deux feux «doit se faire dans des conditions particulières».

Un décret pris, le 11 novembre 2009 en conseil des ministres par Faure Gnassingbé, va jusqu'à soumettre les contrevenants au régime du code pénal et du code forestier. Au terme du décret, l'allumage des feux de brousses «ne peut se faire que de jour», sous l'organisation et le contrôle des services forestiers. «Les feux utilitaires peuvent, en cas de besoin, être allumés postérieurement aux dates limites indiquées pour les feux précoces individuellement ou collectivement par les propriétaires ou les exploitants des domaines ruraux».

Tout fau pratiqué en violation de ces deux dispositions «est puni conformément aux textes en vigueur notamment le code pénal, le code forestier», prévient le décret. Et le chef de l'Etat charge le ministre de l'Environnement, celui de l'Agriculture et de la pêche, son collègue de l'Administration territoriale, et le ministre de la Sécurité, chacun en ce qui le concerne, de l'exécution du décret du 11 novembre 2009 sur les feux précoces et utilitaires.

 

 

 

 

Pour la Conférence sur les changements climatiques

Le Togo annonce une forte délégation à Copenhague

La demande a été personnellement adressée par le ministre de l'Environnement et des ressources forestières Kossivi Ayikoé, à l'endroit du chef l'Etat, afin de renforcer la délégation togolaise de négociateurs de haut niveau à la conférence des Nations unies sur les changements climatiques, du 7 au 18 décembre 2009 à Copenhague, au Danemark.

Les négociations, d'après le ministre Ayikoé, «risquent surtout d'être politiques». Et le nombre n'est pas loin de passer la barre des dix, s'il faut compter les sept délégués togolais déjà pris en charge par le Secrétariat de la convention (3), le bureau Togo du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud, 3) et l'Union africaine (1). «Il est important que le Togo présente une forte délégation compte tenu de l'importance et de la diversité des thématiques qui feront l'objet des négociations», insiste le ministre Ayikoé.

Exiger des pays développés de réduire, après 2012, leurs émissions de gaz à effets de serre (GES) de 40 à 45% par rapport à 1990, les amener à mobiliser des ressources financières indispensables pour l'adaptation des pays en développement aux changements climatiques, exiger d'eux de reconnaître leur responsabilité historique dans le phénomène du réchauffement climatique et à en assumer la responsabilité…Telles sont les préoccupations majeures de l'Afrique à la 15è conférence des parties à la convention cadre des Nations unies. Les discussions s'annoncent serrées, voire difficiles. Et l'Afrique, reconnue continent le plus vulnérable aux effets des changements climatiques, s'est le mieux organisée, à l'échelle continentale et nationale, afin d'harmonier les points de vue et de faire valoir sa position.

Le continent présente une équipe bien structurée, avec le groupe des négociateurs, le groupe des négociateurs de haut niveau (rang de secrétaires généraux des ministères), le groupe des ministres en charge de l'Environnement, agissant à travers la Conférence des ministres africains de l'environnement (CMAE). Et enfin, la Conférence des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union africaine, qui traduit l'implication politique et personnelle des chefs d'Etat. Il y a de quoi. Le continent africain vivra les situations les plus dramatiques. Il devra s'attendre, à l'horizon 2050, à une réduction de masse d'eau dans toutes les régions, à une baisse de la production de 50% et de revenus agricoles de l'ordre de 90%, à une extension des zones de sécheresse. Par ailleurs, précisent les experts, les zones arides et semi-arides pourraient s'accroître de 5 à 8%, et près de 75 millions à 1,8 milliard de personnes en manque d'eau.

Les négociations sur le climat sont menées notamment sur les actions nationales et internationales sur l'atténuation des changements climatiques, les actions d'adaptation aux changements climatiques, la coopération technologique, les ressources financières et l'investissement pour soutenir également les actions de réduction ou d'adaptation.

 

 

 

Economie

A cause des Produits alimentaires…

Le niveau des prix en hausse de 1,6% en octobre

 

Le niveau général des prix à la consommation a enregistré, en octobre 2009, une  hausse de 1,6% contre une baisse de 3,9% en septembre. La hausse du niveau des prix est essentiellement due à celle des prix de la fonction de consommation «Produits alimentaires et boissons non alcoolisées»  qui a connu une augmentation de 4,0%, a indiqué à L'Union la Direction générale de la statistique et de la comptabilité nationale.

La hausse observée au niveau des produits alimentaires est principalement due à l'augmentation des prix des postes : céréales non transformées (14,8%), légumes frais (13,9%), légumes secs (10,1%), poissons et autres produits frais de la pêche (2,7%) et poissons et autres produits de la pêche séchés ou fumés, conserves de poissons (1,9%).

Exception faite du poste pommes de terre, manioc et autres tubercules et bananes plantains et du poste sel, épices, sauces et produits alimentaires qui enregistrent une baisse respectivement de 5;1% et 3,8%, note L'Union dans le tableau des indices. L'augmentation de 29,2% du prix du maïs en grains crus au cours du mois d'octobre 2009 explique principalement la hausse enregistrée au niveau des céréales non transformées. En revanche, la fonction « Communications », « Enseignement », « Restaurants et hôtels », « Loisirs et culture » et « Transports » restent invariables en octobre par rapport à septembre.

Calculé hors produits alimentaires, le niveau général des prix a enregistré une hausse de 0,27%. L'inflation sous–jacente (variation mensuelle de l'indice hors énergie, Hors "produits frais"), quant à elle, a connu une augmentation de 0,2%, précise la Direction générale de la statistiques. L'analyse suivant la nomenclature des secteurs révèle que la hausse du niveau général des prix au cours de ce mois est à attribuer principalement aux produits du secteur primaire qui ont enregistré une augmentation de 9,1%.

Le niveau des prix du mois d'octobre 2009 comparé à celui de juillet 2009 (évolution trimestrielle), est en baisse de 4,0%, tandis que, par rapport à octobre 2008 (glissement annuel), il n'a pratiquement pas enregistré de variation. Le taux d'inflation calculé sur la base de l'indice moyen des 12 derniers mois s'établit à 3,6 % en octobre 2009 contre 4,5% le mois précédent.

 

 

 

 

Les zémidjans encaissent plus de 86 milliards de francs Cfa par an

Le montant total des recettes enregistrées par l'ensemble des "zémidjans" -les célèbres conducteurs de taxi motos- dans une année au Togo est évalué à plus 86,242 milliards de francs CFA, selon les estimations du Collectif des Organisations Syndicales des Taxis Motos du Togo (COSTT).

Au total, 155.813 zémidjans étaient enregistrés à fin décembre 2008. Environ 40.128  exercent à Lomé, 11.932 à Kara, 15.743 dans la région Centrale, 10.896 dans la région des Savanes et 24.002 dans la région des Plateaux, affichent les estimations.

Selon le COSTT, chaque conducteur de taxi-moto ou "Oléyia" enregistre un gain mensuel de 46.125 francs CFA, soit environ 553.500 francs CFA par an. Au bout d'un mois, le total des recettes de l'ensemble des "Oléyias" est évalué à plus de 7.186 milliards de francs CFA, soit plus de 86,242 milliards par an.

Ces conducteurs de taxi motos s'approvisionnent en carburant pour plus de 141,634 milliards de francs CFA par an. Ils payent pour plus de 1,324 milliard de francs CFA d'impôts chaque année, soulignent les mêmes statistiques. Les dépenses annuelles effectuées dans l'achat des pièces détachées sont évaluées à 13,088 milliards de francs CFA.

"Les crises socio-économiques successives qui ont fragilisé notre pays ont contraint les jeunes sans emploi à s'injecter dans ce domaine", a expliqué Komlavi Agbo, le coordonnateur du COSTT. Et de souligner : "si, aujourd'hui, malgré les médisances et les critiques acerbes portées contre les zémidjans, le nombre de taxi motos ne cessent de croître, cela est dû d'abord à l'organisation syndicale du phénomène et, ensuite, à sa rentabilité quoiqu'on dise".

Rappelons que les premiers conducteurs de taxi motos ont fait leur apparition au Togo dans les années 1990. Environ 121 Togolais avaient démarré cette activité à Lomé. Dix années plus tard, ils sont passés à 83.158 dont plus de 25.000 à Lomé pour atteindre 155.813 à fin décembre 2008.

 

 

 

 

Un centre des techniques agricoles pour mars 2010

Fruit de la coopération sino-togolaise, ce centre constitue l'un des trois principaux projets mis en Œuvre par la Chine pour soutenir les efforts de relance agricole  entreprise par le gouvernement togolais. Selon les prévisions, les travaux de construction du centre pilote des techniques agricoles vont couvrir 10 mois. Démarrés en juin 2009, les travaux de construction du centre pilote des techniques agricoles du Togo prendront fin en mars 2010. Une fois achevé, le bâtiment principal comprendra des salles de cours et de conférence, une bibliothèque, un magasin de stockage et des dortoirs.

Huit hectares de champs seront affectés à l'expérimentation. Dans ce centre d'une capacité d'accueil de 30 étudiants, des experts vont transmettre le savoir-faire chinois en matière de culture du riz, du maïs (aliment de base des Togolais) et des légumes. En 2006, au sommet de Beijing, la Chine avait pris l'engagement de construire sur le contient africain une dizaine de centres des techniques agricoles.

Dans le domaine de la recherche, la Chine a, en accord avec le gouvernement togolais, envoyé depuis 2006, une équipe de quatre experts agronomes, qui en collaboration avec les chercheurs togolais, sélectionnent les semences de riz et de maïs et mettent en Œuvre des stratégies de lutte contre les maladies des plantes.  A cette équipe permanente, s'est ajouté un groupe de trois experts, mis à la disposition du Ministère togolais de l'Agriculture, depuis août 2009. Leur rôle est de conseiller et d'accompagner les programmes de relance portant sur le long terme.

 

 

 

 

Culture

Festival : Le Festhef du 16 au 25 décembre prochain

Gigantesque sera le prochain Festival du théâtre de la fraternité (Festhef), le premier festival de théâtre au Togo, qui se tiendra du 16 au 25 décembre prochain non seulement à Assahoun mais également dans plusieurs villes du Togo dont Palimé, Lomé, Sokodé et Kara. L'information  a été donnée par son directeur Léonard Yakanou le vendredi 13 novembre dernier. Avec un budget de 162 millions CFA, un financement en grande partie du Fonds régional pour la promotion et les échanges culturels en Afrique de l'Ouest- un fonds de la CEDEAO géré par l'UEMOA sur financement de l'UE-, la onzième édition de ce festival sera un grand rendez-vous du spectacle et de la culture.

Au menu des spectacles et des colloques, 15 compagnies de théâtre et des colloques, plus de 230 artistes, des auteurs dramatiques et une trentaine d'opérateurs culturels.

Les organisateurs ont misé beaucoup sur les rencontres de professionnels et des ateliers thématiques, dont les principaux porteront sur les thèmes « Ville et Culture », « Quel genre de coopération artistique Sud-Sud », « Economie et le financement de la culture dans la zone CEDEAO ».

A la base de la renaissance du théâtre togolais dans les années 1990, le Festhef est fondé en 1992 par des jeunes lycéens au moment où le Togo s'ennuyait dans une longue grève générale sans issue. Petit à petit, ce festival, créé dans la petite ville cosmopolite d'Assahoun, allait être à l'origine du renouveau des arts de la scène et de la culture en général au Togo, à une époque l'Etat togolais et la troupe nationale dirigée Senouvo Agbota Zinsou ont fini par tuer ce qui restait du théâtre national. Il a permis notamment par l'entremise des concours d'écriture, la révélation de jeunes dramaturges à l'instar de Rodrigue Norman, Gustave Akpakpo, Robert Silivi, Alfa Ramsès, Amoussa Koriko ; de conteurs Roger Akakpo et Moussa Sidibé ; et d'excellents comédiens qui font florès sur les planches à l'échelle internationale.

Ce festival avait battu de l'aile de 2002 à 2007, après une longue traversée du désert, faisant naître le découragement dans le camp des acteurs culturels togolais en ce qui concerne le devenir des entreprises culturelles et de la culture au Togo. Aujourd'hui sous la férule de Léonard Yakanou, enseignant des mathématiques et dramaturge, le Festhef reprend du poil de la bête. Un regain de forme consacré par le financement du Fonds régional pour la culture mais également, cerise sur le gâteau, l'obtention du Prix de l'Excellence culturelle décerné par vendredi dernier par la CEDEAO.

Un prix qui vient couronner un long chemin fait de pleurs, de zizanies et de dettes. Nul ne peut oublier l'intrépide et ambitieux dernier directeur du Festhef, Dany Komal Ayida, faiseur de dettes pour que survive un festival qui ne peut qu'entrer dans le patrimoine culturel du Togo.

 

 

 

 

Arts plastiques

La salle d'attente en question

Une collaboration artistique sur le concept de la Salle d'attente entre le plasticien togolais Cham et la française Elvire Bonduelle, va donner lieu à une exposition du 27 novembre au 12 décembre prochain au Centre culture français de Lomé. L'expo se présentera comme « une forme d'installation combinant un accrochage mural classique à un aménagement mimant celui d'une salle d'attente : fauteuils, chaises, table basse, magazines, plante verte, etc… ». « L'exposition se veut comme une réflexion sur les objets d'arts (formes, design de meubles) et sur place de l'image (tableaux, dessin…) dans ce genre d'endroit », indique les deux plasticiens.

C'est un travail assez complexe qui mêle à la fois les concepts du temps et de l'espace, qui fait appel à des notions sur autrui, la communauté, l'avenir, à des questions de goût. La salle d'attente n'est pas que l'espace matériel où l'on est de passage.

C'est aussi le lieu imaginaire, l'espoir qu'on caresse.

Le projet est né de la rencontre entre deux élèves de l'Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris, le fruit d'un mélange de mondes, d'univers et de visions artistiques.

Exposition très intéressante à voir à partir du 27 novembre au CCF.

 

 

 

Culture Vaudou

Les divinités du 16 au 20 décembre

L'édition 2009 du festival des divinités noires aura lieu à Aného et Lomé du 16 au 20 décembre 2009. Le festival des divinités noires est une initiative de l'association acofin pour la revalorisation des cultures africaines. Cette année, au rang des invités d'honneur, figurent le BALE FOLCLORICO DE BAHIA, CARETAS D'ACUPE, Ambassade du BRESIL, et les différents couvents et sociétés initiatiques africaines, etc....

 

 

 

 

Reportage

Les viandes importées, un danger pour l'élevage local

Ces viandes de moindre saveur et à bas prix parfois le tiers du prix de la viande locale sont à la portée de la bourse des populations démunies mais concurrencent dangereusement les élevages locaux. Communément appelés au Togo, «Levée du corps» ou «karatéka», il n'existe pas un marché ou une boutique d'alimentation générale où ne se vendent ces produits congelés importés d'Europe ou d'Amérique. Ils sont d'ailleurs très appréciés pour leur coût très abordable et pour la quantité.

Ceux qui ne mangeaient presque jamais de viande en achètent  désormais. Ainsi, le poulet ou la pintade, jadis consacrées aux grandes occasions, est devenu un aliment courant. Au Togo avec 1200 à 1600 FCFA, on peut acheter un poulet congelé alors que le même poulet venu du canton de Sanguéra par exemple, vaut jusqu'à 3000Fcfa. «Bien que moins appétissant, les viandes importées permettent de faire manger toute la famille à moindre coût et on y gagne aussi du temps », déclare une mère de famille.

En effet, si on a la quantité, on n'accorde plus d'importance à la qualité. L'essentiel c'est d'avoir de la viande dans son plat. Ce sont essentiellement les bas morceaux dont ne veulent pas les Européens qui sont exportés : ailerons, croupions de dindes interdits d'importation au Togo depuis quelques mois, poules pondeuses. La consommation des produits congelés présente aussi des risques sanitaires lorsque les normes de conservation ne sont pas respectées. En effet, dans la plupart des marchés de viande, les commerçantes, qui ne possèdent pas de congélateurs, retirent leur carton de poulets de la chambre froide où elles louent une place. Dès le matin, les poulets exposés sur les étals sont entièrement dégelés. En fin de journée, les morceaux invendus sont recongelés et  ressortis le lendemain matin. Ce qui est à l'origine de maladies intestinales.

Les élevages locaux en voie de disparition

Depuis que, la Communauté européenne est entrée en force sur les marchés africains  en proposant à des tarifs de plus en plus bas du fait des excédents de ses élevages, les éleveurs locaux font face à une rude concurrence. Les prix fixés par les importateurs sont modiques et n'ont aucun  rapport avec les coûts d'élevage au Togo.

Ces «cadavres» représentent désormais la moitié de la viande consommée par le Togolais moyen. Pour les producteurs des pays importateurs, cette invasion est une catastrophe. Les élevages de poules ou de pintades ont pratiquement tous disparu.

En effet, il faut faire des investissements tant financiers qu'humains, à moyen ou à long terme pour entreprendre l'élevage traditionnel au Togo. Raison pour laquelle une poule nourrie et soignée pendant un an peut être vendue à 3000fcfa. Un prix qui est au dessus du portefeuille d'un togolais moyen. En plus il y a la production locale qui est considérablement inférieure à la demande qui favorise aussi la spéculation. Les moutons et les chèvres seuls, n'ont pas été foudroyés par cette concurrence déloyale et ce sont eux qui occupent plus l'élevage.

Rares sont les pays africains qui ont adopté des mesures de protection en interdisant toute importation de viande pour redonner du souffle à son secteur d'élevage. L'instauration de restrictions à la production laitière qui a diminué les élevages bovins dans les pays européens à porter ses fruits. Les quantités disponibles sont moins importantes et les prix ont légèrement augmenté. Cette tendance vient s'ajouter aux mesures de restriction aux importations de plus en plus fréquentes pour soulager les élevages locaux.

La renaissance de l'élevage au Togo est conditionnée par une éventuelle hausse du pouvoir d'achat des populations et une modernisation des techniques pouvant augmenter la production locale.

Malgré les dangers, l'approvisionnement à moindre prix des ménages prime généralement sur toute autre considération, puisque les viandes congelées permettent de limiter le coût de la popote. Récemment, Il a fallu des descentes policières pour faire respecter l'interdit du ministère de la pêche et de l'élevage concernant la commercialisation des viandes congelés périmées et le croupion de dinde au Togo qui étaient toujours prisés par les consommateurs bien qu'étant au courant des risques encourus. Mais la précarité qui gagne de plus en plus les populations risque de remettre en cause ces restrictions.

 

 

Enseignement professionnel

Les ordinateurs remplacent les machines mécaniques dès aujourd'hui

Le projet «1000 ordinateurs flambants neufs »  est à sa phase finale a déclaré la ministre de l'enseignement technique et de la formation professionnelle, Mme Henriette Kouévi-A médjogbé,  le 16 novembre devant la presse. D'un coût total de 200 millions de francs cfa, ce projet est réalisé grâce au soutient du Fond National d'Apprentissage, de la Formation et de Perfectionnement Professionnel (FNAFPP) et du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD). «Au cours de nos visites dans les centres de formation, nous avons eu l'amère surprise de constater qu'à l'heure des Nouvelles Techniques de l'Information et de la Communication nos apprenants soient encore à l'ère de la machine mécanique», a dit la ministre.

La répartition des 1000 ordinateurs concerne  les collèges, les lycées et les centres de formations techniques, qui ont déjà rééquipé les salles et pris des mesures de sécurité à cet effet.  C'est le lycée d'enseignement technique d'Adidogomé qui sera le premier servi dès aujourd'hui.

Rappelons au passage que la plupart des enseignants spécialement ceux qui ont en charge  la dactylographie ont été recyclés pendant les vacances et 221 autres recrutés. Tout en restant optimiste la ministre a affirmé qu'«un ordinateur par élève est également une réalité ».

 

 

 

Sports

CAN 2010

Ne plus faire de la figuration

La qualification dans la poche, il faut résolument se tourner vers l'avant, à comment préparer la CAN Angola 2010 pour qu'elle ne ressemble plus à ce que le Togo a connu jusqu'ici. "Nous allons maintenant mieux nous préparer pour la CAN. Le plus gros travail revient à la Fédération togolaise de football (FTF). Nous avons beaucoup de talents et tout le monde est déterminé", avance Emmanuel Adebayor.

"Nous n'irons pas à cette compétition pour faire de la figuration. Nous comptons aller très loin", ajoute Serge Gakpé. Ces propos des joueurs méritent qu'on y accorde beaucoup d'importance. La Fédération togolaise de football ayant failli à sa mission, il revient à l'Etat de prendre en main la préparation de l'équipe togolaise en lui octroyant des moyens nécessaires comme il l'a fait sur ce dernier match.

Les problèmes à régler avant Angola 2010 sont énormes. Ils vont du recrutement d'un sélectionneur national à la mise en place d'un staff technique digne de ce nom. A cela, il faut ajouter la mise en place d'un planning conséquent permettant aux Eperviers de se préparer dans les meilleures conditions.

Heureusement, le Chef de l'Etat a démontré, ces derniers jours, une prédisposition à faire en sorte que le Togo ne vive plus ce qu'il a vécu dans le temps. En octroyant une prime de qualification de 8 millions de francs CFA à chaque joueur en plus de celle de victoire, Faure a fait la preuve de sa volonté d'accompagner les Eperviers.

Le chantier étant énorme, il faut s'y mettre le plus tôt possible. Nous avons aussi le droit de rêver à un second tour de la CAN. Et si nous y parvenons, c'est l'Etat qui en sortira honoré.

 

© L'Union du 17 novembre 2009

 

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