A Togo Telecom, tout est rentré dans l’ordre

09/12/2010
 A Togo Telecom, tout est rentré dans l’ordre

Le directeur général de Togo Telecom, mis en cause par la presse il y a plusieurs mois pour sa mauvaise gestion, a été réhabilité, indique jeudi Chronique de la Semaine.
Le terme « réhabilitation » est un peu fort car Sam Bikassam (photo) n’a jamais été débarqué de l’entreprise ; juste privé de signature.
« Tout ce dont on accusait M. Bikassam s'est avéré faux », écrit l’hebdo, d’où la décision du conseil d’administration de l’autoriser de nouveau à faire des chèques.

Voici une sélection d’articles publiés par Chronique de la Semaine
Togo Telecom : La vérité a fini par triompher
Le DG Sam Bikassam recouvre son pouvoir de signature
Après plusieurs mois de suspension de signature par le conseil d'administration, le directeur général de Togo Telecom, M. Sam Bikassam vient d'être réhabilité. Selon une source proche de la société, le conseil d'administration s'est rendu compte que tout ce dont on accusait M. Bikassam s'est avéré faux. C'est pour cette raison que le conseil a décidé de le réhabiliter au grand dam de ses détracteurs.
On se souvient que la presse privée avait fait de cette affaire ses choux gras en accusant à tort le directeur général de tous les maux. Que n'a-t-on pas entendu ? Le DG Bikassam aurait opéré des surfacturations sur la reconstruction de la clôture et le réaménagement du domaine de Cacaveli dont le coût s'élèverait à 1 milliards 300 millions de FCFA et sur l'aménagement de la place de l'indépendance qui serait estimé à 1 milliard 500 millions de FCFA.
Il aurait également, selon ses détracteurs, octroyé des marchés gré-à-gré, et vidé les caisses de la société qui seraient au rouge, et que sais-je encore ? Votre journal Chronique de la Semaine avait à l'époque refusé de rentrer dans ce débat sans avoir vérifié la véracité des faits. Après recoupement, nous découvrons avec étonnement que toutes ces informations débitées sur le DG dans certains journaux sont sans fondement.
La clôture de Cacaveli pour laquelle on parle d'une surfacturation de 1 milliard 300 millions de FCFA, n'a en réalité coûté que 193.687.542 FCFA comme le prouvent les chiffres inscrits dans les livres de l'entreprise qui a gagné le marché après bien sûr un appel d'offre.
L'aménagement de la place de l'indépendance à Lomé n'a nécessité que 894.176.340 FCFA, un montant nettement en deçà du chiffre avancé par les détracteurs du DG de Togo Télécom qui tentaient par ailleurs de faire croire que le marché à été confié gré-à-gré à une entreprise et surfacturé par le DG à 1milliard 500 millions de FCFA. Ce qui est totalement faux puisque le marché a été morcelé en trois lots et soumis à un appel d'offre gagné par trois entreprises, en l'occurrence GETP, SAO et IS CONSTRUCTION. Comme on le voit, tous ces mensonges débités sur le directeur général Bikassam ne sont que l'œuvre d'affabulateurs très fertiles en imagination et prompts à nuire à autrui.
Bikassam un mauvais gestionnaire ?
Lorsqu'une société se porte bien avec un chiffre d'affaire en constante augmentation, cela signifie tout simplement qu'il y a une bonne gestion. Selon les chiffres que nous avons pu obtenir dans la boîte, depuis qu'il a pris fonction en 2006, le DG Bikassam ne cesse d'augmenter le chiffre d'affaires de la société.
En 2005 ce chiffre qui était de 56.933.867, est passé à 64.847.833 en 2006, puis à 72.956.953 FCFA en 2007, soit une augmentation de 12,5%. En 2008, il a connu une augmentation de 36,9% et s'élève à 99.844.619 FCFA.
Pour couronner ses chiffres, une mission du FMI et de la Banque Mondiale qui a visité la société a décerné son satisfécit à celle-ci pour sa performance et sa rigueur dans la gestion.
C'est sûrement cette réussite qui a suscité la jalousie des gens qui n'ont pas hésité à fabriquer de toutes pièces des histoires pour accabler le DG. L'un des confrères qui a publié ces informations mensongères nous a confié que c'est au sein de la société qu'il les a obtenues. A quelle fin a-t-on fabriqué tous ces mensonges? C'est la question que l'on se pose.
Heureusement, la vérité finit par triompher et le conseil d'administration qui s'est investi pour faire la lumière dans ce dossier a compris que le DG Bikassam était plutôt victime d'une haine de ses détracteurs à cause de ses performances à la tête de la société. En tout cas, les choses sont rentrées dans l'ordre aujourd'hui et le DG Bikassam a retrouvé sa signature pour remettre la société sur les rails après sa mise en veilleuse.
Aliziou Dominique

Crépuscule à l'ANC :
Jean-Pierre Fabre renonce à sa prétendue victoire et se tourne désormais vers l'avenir
Enfin Jean-Pierre Fabre revient à de meilleurs sentiments. Il arrête de mentir à ses militants en leur faisant croire qu'il va récupérer dans les prochains jours sa prétendue victoire. " Maintenant, c'est fini, ceci ne se reproduira plus jamais. Nous disons que nous ne laisserons plus personne aller à des élections dans ce pays si les conditions ne sont plus réunies. Si elles ne sont pas transparentes, il n'y aura plus d'élection au Togo ". En clair, le président de l'ANC, Jean-Pierre Fabre renonce à son " combat " de prédilection visant à récupérer sa prétendue victoire. Et pourtant il avait promis à ses marcheurs que le combat qu'il mène en marchant chaque samedi de Kodjindji à la plage amènerait le pouvoir en place à lui céder le fauteuil présidentiel. Le hic, c'est qu'il n'a pas eu le courage d'annoncer à ses militants marcheurs les raisons qui le poussent à arrêter cette comédie et à regarder dorénavant vers l'avenir. Si la honte tuait, sûrement que Jean-Pierre Fabre serait déjà enterré.
L'homme et sa bande ont toujours vociféré à la plage au terme de chaque marche pour réclamer la " victoire " du candidat de l'UFC à la présidentielle de 2010. " Ce n'est qu'une question d'heure, nous allons arracher notre victoire, soyez toujours à nos côtés, nous n'allons pas vous décevoir ", a-t-on l'habitude d'écouter à ces meetings. Ces propos ont même inspiré un artiste togolais de la chanson de renom, en l'occurrence Ras Ly qui a sorti un album dans lequel il annonçait la victoire imminente des " forces démocratiques ". Aujourd'hui, Jean-Pierre Fabre change son fusil d'épaule en optant pour les échéances à venir, abandonnant ainsi la revendication de sa fameuse " victoire ". Que deviendront la chanson de Ras Ly et ces marcheurs qui croyaient tant en la parole de Jean-Pierre, et voyaient en lui un " libérateur " ? En un mot, le président de l'ANC n'a pas d'égard pour ses militants qu'il prend pour des abrutits prêts à le suivre comme des moutons. Ce qui est sûr, comme pour les autres marches, celle de samedi dernier n'a pas connu de mobilisation. Les Togolais commencent peu à peu à découvrir le vrai visage du président de l'ANC. Pour certains anciens marcheurs, Jean-Pierre est un gros menteur qui peut renier le soir ce qu'il a dit le matin.
A cette allure, le président de l'ANC n'expose-t-il pas trop tôt ses tares alors qu'il vient à peine de lancer sa formation politique ? En tout cas, les prochaines échéances électorales nous le diront.
A.D

Malgré les agitations de l'ANC
Les nouveaux députés de l'UFC font leur entrée au parlement
Depuis l'éviction de Jean-Pierre Fabre et sa bande du parlement, Lomé notre capitale a renoué avec les manifestations de rues, cette fois-ci non pas pour revendiquer une quelconque victoire à la présidentielle du 4 mars mais pour la réintégration des neuf députés démissionnaires. Malgré ces agitations, neuf nouveaux députés de l'Union des Forces de changement (UFC) ont fait leur entrée à l'hémicycle le mardi 7 décembre 2010 au cours d'une session qui leur a été spécialement consacrée et qui a été présidée par le président de cette institution, El Adj Abass Bonfoh, lui-même dont l'Anc demande la démission. Ces suppléants sur la liste UFC lors des législatives d'octobre 2007 viennent remplacer les neuf députés transhumants qui ont quitté l'UFC pour l'Alliance Nationale pour le Changement (ANC) et qui ont démissionné par la suite du parlement pour des raisons de convenance politique.
Le président de l'Assemblée nationale saisi à cet effet a du à son tour envoyer une saisine à la Cour constitutionnelle pour que cette dernière statue sur leur cas. C'est ce qui lui a valu des piques de cette nouvelle formation politique et de ses alliés. La cour constitutionnelle avait à cet effet rendu un arrêt le 22 novembre 2010 qui excluait les neuf députés de l'hémicycle. Une décision qui n'a pas été du tout du goût des premiers responsables de l'ANC qui espèrent faire revenir la cour constitutionnelle sur sa décision à travers des marches hebdomadaires de protestation. Et pourtant, certains députés " révolutionnaires " de l'UFC reconnaissent avoir signé la lettre de démission. Ils reprochent alors au leader de l'UFC d'avoir transmis à Abass Bonfoh ces lettres de démission de son parti, une raison suffisante pour eux pour qu'ils l'assignent en référé. Qu'adviendra t-il le 28 décembre quand la justice se prononcera pour un non lieu de l'assignation? Voici la liste des neuf nouveaux députés UFC à l'Assemblée Nationale : Ananigolou Komla, Adjima Kosi Menssa, Koevikoko Folly, Olympio Adébléwo Kossi, Tokoro Adignon, Kpeky Touhtou, Aziakou Kodjo, Koudodji Koffi Dankua et Dokouvi Messah Nathey
P. A.

La fondation " PAX AFRICANA ", un observatoire pour la prévention et la gestion des conflits en Afrique
Est-il encore besoin de rappeler que l'obstacle majeur au développement du continent africain vient de la persistance des conflits socio-politiques. Face à cette situation des initiatives se multiplient en vue de permettre à l'Afrique de relever le défi. La dernière initiative en date dans notre pays est le colloque international qui s'est tenu les 6 et 7 décembre 2010 au siège de CICARE à Lomé sous le thème " L'Afrique face au défi de la paix et du développement ". Il s'agit d'une initiative de l'ancien premier ministre Edem Kodjo, président de PAX AFRICANA. Ce colloque a connu la participation de plusieurs personnalités dont l'ancien président de la République de Mozambique, M. Joachim Chissano et le Premier Ministre Gilbert Houngbo.
Dans son discours d'ouverture des travaux, le Premier Ministre Houngbo a exprimé le vœu qu'à partir de ce colloque, il y ait un point de départ "d'une mobilisation concrète des acteurs transnationaux dans la prévention des conflits, le renforcement de la sécurité et la promotion du développement humain durable "
Cette rencontre internationale marque en réalité, le lancement de la fondation PAX AFRICANA, une plateforme de réflexion et d'action pour le développement adéquat et accéléré de l'Afrique. Elle a été d'abord l'occasion de faire une analyse symptomatique des maux qui entravent l'essor de l'Afrique, et de proposer un canevas nécessaire à la renaissance du continent. " Forum panafricain pour la Paix et le Développement, "PAX AFRICANA " se veut une institution désireuse de jouer le rôle d'un observatoire qui, en partenariat avec l'UA, ses organisations régionales, ses institutions spécialisées et au-delà analyse les situations dans les différents pays africains afin d'y déceler les risques de conflits et de proposer les voies et moyens propre à les prévenir[…] Il privilégiera toutes initiatives destinées à assurer la paix à travers une diplomatie préventive vigoureuse reposant sur les bons offices, la médiation, et la conciliation ", a déclaré M. Edem Kodjo.
Beaucoup de pays africains depuis les années 1990 sont le théâtre de multiples crises portant atteinte à la paix, à la sécurité et à la stabilité politique. La récurrente expérience de la violence dans ces pays est liée aux processus de démocratisation de la vie politique et aux élections dont la contestation des résultats conduit généralement à des violences indicibles.
La paix est une condition du développement durable et vice-versa. Cependant, les participants à ce colloque ont relevé que la paix seule ne suffit pas pour asseoir le développement, si des mesures rigoureuses ne sont pas prises sur les questions relatives audit développement. M. Edem Kodjo a présenté par ailleurs une analyse comparative sur le niveau de développement entre les Etats africains et ceux de l'Asie. " A l'orée des indépendances, certains de nos pays se situaient à un niveau de développement équivalant à celui de plusieurs pays d'Asie, plus particulièrement ceux de l'Asie du Sud-Est. Malheureusement, au cours de ces 50 ans, la tendance s'est inversée ; les dragons asiatiques ont émergé, dépassant de loin les pays africains pourtant armés de potentialités prometteuses, parce que nantis d'une gamme infinie de ressources naturelles et humaines. La barque du développement a visiblement pris un départ très lent en Afrique, pour ne pas dire qu'elle a été bloquée au Port ", a-t-il encore souligné.
Pour réduire les conflits et rendre effectifs la paix et le développement authentique en Afrique, les participants proposent : la promotion d'une bonne gouvernance politique qui contribue à l'éclosion d'une société civile dynamique et responsable ; la promotion de la justice et la cohésion sociale en vue de favoriser l'édification de véritables nations. En outre, l'élimination de toutes formes de discrimination à l'égard de la femme, la création d'un environnement qui favorise davantage l'emploi des jeunes n'en sont pas du reste. Sur cette problématique du développement de l'Afrique, l'ancien président mozambicain Joachim Chissano déclare :
" Quand je parle de la transformation des ressources naturelles en richesse, je parle en premier lieu de la transformation de l'être humain… Il faut développer la capacité de vivre en paix avec la nature… Pour qu'il y ait développement accéléré en Afrique, comme ailleurs, il faut qu'il ait augmentation de productivité et de production. Ceci n'est possible que quand il y a des rapports de travail harmonieux "
Par ailleurs, les participants n'ont pas fait abstraction de la crise postélectorale que traverse en ce moment la Côte d'Ivoire. Ils ont tour à tour déploré les violences qui ont déjà causé la mort de plusieurs personnes et fait de nombreux blessés. Ils ont regretté le manque de résultats de la médiation du président M'BEKI et lancé un appel aux instances régionales et internationales afin de ramener à la raison les protagonistes de la crise ivoirienne. Ils ont exigé que la volonté du peuple telle que exprimée dans les urnes le 28 novembre soit respectée.
M.B

Le gouverneur de la BCEAO appelle les Etats membres de l'UMOA à prendre les mesures nécessaires pour relancer la croissance
En marge du séminaire d'information organisé à leur intention, les journalistes économiques du Togo ont participé le 2 décembre, comme leurs confrères des autres pays membres de l'UMOA, à une visio-conférence animée par le gouverneur de la BCEAO, M. Philippe-Henri Dacoury-Tabley depuis le siège de cette institution à Dakar. Cette visio-conférence intervient au lendemain d'une réunion ordinaire du Comité de Politique Monétaire (CPM) de la BCEAO tenue à Dakar et qui a porté sur la situation économique de l'UEMOA.
Au terme de cette réunion, il s'agissait pour le gouverneur de la BCEAO à travers sa rencontre avec la presse, de porter à la connaissance des médias les décisions prises par le CPM afin qu'ils en fassent un large écho.
Dans sa déclaration liminaire, le gouverneur de la BCEAO a rappelé les analyses et les grandes décisions et recommandations du CPM relatives notamment aux conditions monétaires, à la croissance économique et aux réserves obligatoires des banques dans la zone UEMOA.
Ainsi, par exemple, le CPM a relevé que l'inflation est demeurée à un niveau relativement faible au sein de l'Union, s'établissant en glissement annuel à 1,3% à fin septembre 2010 contre 1,7% en juin dernier.
Par ailleurs, le CPM a relevé la persistance de l'atonie de l'activité économique durant le 3e trimestre 2010 sur l'ensemble des secteurs d'activité à l'exception du secteur agricole.
Quant aux conditions monétaires, leur évolution laisse apparaître une hausse des taux débiteurs des banques, dans un contexte de raffermissement des taux sur le marché monétaire et sur celui des titres publics.
S'agissant de la croissance économique, le CPM indique que les prévisions mises à jour la situent à 3,9% en 2010 contre 3% en 2009 et l'envisage à 4,2% pour l'année prochaine. " Ces perspectives de croissance apparaissent faibles au regard des niveaux permettant de réduire la pauvreté au sein de l'Union ", souligne le CPM.
A ce sujet, le gouverneur de la BCEAO a réitéré la recommandation du CPM appelant les Etats à mettre en œuvre les mesures requises pour relancer la croissance économique. Il s'agit notamment de l'assainissement des finances publiques, de la restauration de la capacité de la politique budgétaire à jouer pleinement son rôle de stimulation des investissements.
Outre la présentation des résultats de la réunion du CPM, le gouverneur de la BCEAO à répondu aux questions des journalistes portant sur entre autres la raison de l'uniformisation des politiques de réserves obligatoires des banques, les stratégies pour amener les banques à répercuter la baisse des taux directeur de la BCEAO sur les crédits accordés à leur clientèle, les mesures envisagées pour préserver le FCFA des aléas de la situation financière internationale.
A la fin de ces échanges, le gouverneur de la BCEAO a remercié les journalistes et leur a demandé d'honorer désormais de leur présence ce genre de rencontre chaque trimestre à l'occasion des réunions du CPM.
La BCEAO est l'institut d'émission commun aux huit Etats membres de l'Union Monétaire Ouest Africaine (UMOA) que sont : le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d'Ivoire, la Guinée Bissau, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo.
A. Kapo

Le canton de Essè dans le Yoto sensibilisé sur la décentralisation
Dans le but d'impliquer la jeunesse dans le développement de notre pays, de promouvoir sa formation civique, de lutter contre la pauvreté et la délinquance juvénile, de promouvoir l'auto-emploi et l'entreprenariat surtout dans les zones rurales, le Collectif des Jeunes pour le Développement (CJD) a officiellement lancé ses activités le dimanche 21 novembre 2010. L'évènement s'est déroulé dans la préfecture de Yoto, plus précisément dans le Canton de Essè situé à environ 15 km de la ville de Tabligbo et a rassemblé des jeunes de ladite localité. Ce lancement a été présidé par M. Hilaire Logo Dossouvi, vice-président du CJD, président du FEG FAN'S CLUB. En prélude à ce lancement, une causerie-débat a été organisée sur la notion de décentralisation et ses avantages. Le thème a été développé par M. Goudo Kpanandja, secrétaire préfectoral du FEG FAN'S CLUB-Yoto.
Dans sa communication, l'orateur a tenu à relever la portée d'un tel thème en milieu rural. Selon lui, ce thème revêt une importance capitale dans la mesure où la décentralisation est une étape incontournable pour asseoir la démocratie et le développement à la base, souci majeur du gouvernement et du Chef de l'Etat. Voilà pourquoi les hautes autorités de notre pays, a-t-il poursuivi, n'ont pas hésité à créer des départements ministériels chargés de la décentralisation, des collectivités locales et du développement à la base.
La décentralisation, a-t-il souligné, est une exigence de la démocratie. C'est pourquoi, le secrétaire préfectoral du FEG FAN'S CLUB, n'a pas passé sous silence la notion de démocratie et ses principes qui, a-t-il dit, se résument à l'égalité entre les citoyens, la souveraineté du peuple, la liberté des individus, la règle de la majorité, l'existence d'une constitution et d'une juridiction associée, la séparation des pouvoirs, la pluralité de partis politiques.
Au regard de ces principes, a-t-il dit, notre pays s'est résolument engagé sur la voie de la démocratie. Pour que cela se concrétise dans les faits, il trouve opportun que les communautés de base soient fortement impliquées.
La décentralisation par définition est le fait de déléguer une partie du pouvoir à des collectivités locales afin que celles-ci se prennent en charge, s'autogèrent, en somme acquièrent une sorte d'autonomie. Pour ce faire, pour l'élection des représentants du peuple, ces collectivités auront à choisir leurs propres délégués locaux pour siéger au conseil communal. Il faudrait dès lors penser au profil de ces représentants qui se chargeront de la gestion des richesses ou ressources de la localité. Ce qui permettra de régler certains problèmes locaux avec l'appui technique et financier du pouvoir central, a poursuivi l'orateur.
Dans les débats, M. Hilaire Logo Dossouvi et l'exposant ont tenté de donner satisfaction aux préoccupations des participants.
Sylvia Do Régo

" Territoire de création " en attraction à Lomé
La deuxième édition de la rencontre internationale d'art contemporain, " Territoire de création ", se tient dans les locaux de la bibliothèque médiathèque Félix-Couchoro à Lomé. L'ouverture de ce grand événement s'est déroulée le lundi 06 décembre 2010 à l'institut Goethe de Lomé. Cette deuxième édition connaît la participation des artistes venus du Bénin, du Ghana, du Burkina Faso, de la France et du Togo. Organisé par le Cercle de Réflexion Culturel (CERECUL), groupe de Lomé, " Territoire de création ", selon M. Kunakey Komla Claudio, président de cette association, est " un concept axé sur l'essence de la valeur intrinsèque de l'art contemporain.
Son esprit se situe au cœur même de la volonté de ses créateurs de matérialiser et de pérenniser l'expression de la beauté, de la joie et des contraintes de l'homme, par rapport au cosmos qui est son biotope ". Il a par ailleurs indiqué que l'événement sera une plate-forme, un lieu de partage et de découvertes, un rendez-vous du donner et du recevoir, un lieu de création artistique, un événement artistique continental. Ce sera une occasion pour le public de découvrir les artistes à l'œuvre, (en atelier de création), lui qui n'est habitué à contempler que les œuvres déjà réalisées. La particularité de cette édition sera la visite des élèves à l'atelier.
Placé sous le thème " Intégration artistique et culturelle pour un développement durable ", " Territoire de création " propose des activités diversifiées aux participants et au public, à savoir : atelier de création, conférence-débat, table ronde, visite guidée, journée porte ouverte, soirée des artistes, journée des médias, le tout couronné par une grande exposition-vente.
Le président de CERECUL a exprimé sa reconnaissance aux sponsors qui soutiennent l'événement et lancé un appel aux autres bonnes volontés à se manifester. L'événement fermera ses portes le 28 décembre.
P.A.

© Chronique de la Semaine du 9 décembre 2010

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