Après la rue, la discussion

13/04/2010
Après la rue, la discussion

« Le spectacle de la marche du samedi matin à travers les rues de Lomé semble encore toléré tant que le président élu et confirmé par la Cour constitutionnelle n’a pas officiellement repris fonction, apprend-on de certaines sources de la haute sphère », écrit mardi L’Union.
"Et la calculette indique qu’il ne reste, logiquement, que les samedis des 17 et 24 avril pour les dernières sorties du duo Jean-Pierre Fabre-Yamgnane », poursuit le journal qui pense que l’on s’achemine vers des discussions entre le pouvoir et l’UFC et, sans doute, la participation de membres de ce parti au nouveau gouvernement.
Voici une sélection d’articles publiés par L’Union
Verbatim
La preuve, je n’en ai pas !
Le vrai sujet qui divise la presse aujourd’hui, depuis le scrutin présidentiel du 4 mars, est l’argument des preuves du candidat de l’Union des Forces du Changement (Ufc). Il ne se passe plus de jour où les gens de la presse ne se tiraillent sur l’issu de l’élection présidentielle.
Les résultats provisoires confirmés par la Cour Constitutionnelle qui n’a fait que le réajustement des chiffres ont donné le Président sortant Faure Gnassingbé vainqueur.
L’opposition n’a pas apprécié cette situation et une frange qui suit le candidat de l’Ufc Jean-Pierre Fabre s’est mise à contester cette réélection.
Regroupés au sein du Front Républicain pour l’Alternance et le Changement (Frac), les leaders sortent leurs militants et sympathisants dans la rue tous les week-ends à l’idée de prendre le pouvoir par la rue.
D’autant plus qu’ils estiment que leur candidat a remporté les élections. De quelle manière ? That is the question.
A chaque fois qu’ils font une sortie dans la capitale, tous ces messieurs n’ont autre argument que l’évènement du CESAL.
Ce n’est pas le siège de l’Ufc ou du Frac, mais un centre catholique d’étude. Il s’agit de l’arrestation des opérateurs de saisi et de la saisine des ordinateurs, procès verbaux authentiques (selon eux) et vierges (selon la Fosep) le mardi 9 mars, c'est-à-dire cinq jours après le scrutin, pendant qu’ils étaient en train de compiler les résultats en provenance des Céli.
L’objectif étant de démontrer, les chiffres à l’appui que le candidat de substitution de l’Ufc a gagné le scrutin. Dans la foulée, une fuite est parvenue au service de renseignement de la gendarmerie. Elle fait état de ce que les signatures des trois principaux membres des 35 Celi, à savoir le Président, le vice-président et le rapporteur étaient en train d’être scannées.
Et, la suite sera de les imprimer sur les copies de procès verbal vierges.
Faux, rétorquent les marcheurs du samedi estimant qu’il s’agit d’un « gangstérisme » pour leur priver des preuves de leur contestation. Pour dire qu’ils n’ont plus d’autres issues pour se faire justice. Là, une bonne frange de la presse a condamné la saisie par la Fosep. En même temps, cette même presse voulant accompagner les contestataires dans leur lutte, demandent un chiffre exact confirmant la victoire…avec preuves qu’il vient de l’addition des chiffres des 35 Céli.
Mais, bon, ça attend toujours. Or, au lendemain du scrutin, l’un des marcheurs du samedi, son « menteurissime » Agbéyomé Kodjo a avancé que le candidat de substitution de l’Ufc a largement gagné avec plus de 400 000 voix devant le vrai élu. Où a-t-il compilé ses « faux » résultats ? Lui, au moins doit avoir des sources fiables pour les remettre à son « Président », sinon, il a menti, se disent les journaleux. Un autre marcheur du samedi en
provenance de St Coulitz a piaillé sur tous les toits que leur mouvement a reçu au plus tôt les procès verbaux des différentes Céli, c’est pourquoi, il s’est mis dans la rue pour dénoncer la fraude. Et après tout, la preuve n’est pas sortie.
Un front qui n’a pas pu avoir dans ses tiroirs des copies de procès verbaux, cinq jours après le scrutin, laisse à désirer…beaucoup même. Voilà, une petite analyse faite par la presse pour douter de la sincérité des « Fracas ». Cela vaut aujourd’hui le qualificatif de « journalistes achetés » aux patrons des organes qui osent avancer l’argument des preuves. Et, comme eux, je pense que : la preuve, je n’en ai pas !

A l’entame de la nouvelle campagne
L’agriculture, la pêche et l’élevage togolais en chiffres entre 2009-2010
Un accroissement des superficies cultivées de 5% pour les céréales, 10% pour les tubercules, 7% pour les légumineuses et 25,23% pour le riz, en termes de cultures vivrières. Une régression des superficies de 32%, contre 35% durant l’année 2008-2009, concernant le coton. Pour les productions vivrières, 1.019.002 tonnes de céréales (maïs, sorgho/mil, riz paddy et autres), soit un taux de réalisation des céréales de 101,90%, du maïs de 99,80% et du riz de 110,90% par rapport aux prévisions du document de stratégie de relance de la production agricole. 1.623.544 tonnes de tubercules (igname et manioc) et 124.408 tonnes de légumineuses (haricot et arachide). Selon les résultats des productions des cultures de rente, 27.100 tonnes de coton, 11.000 tonnes de café et 3.200 tonnes de cacao. Les productions animale et halieutique sont respectivement de l’ordre de 48.325 tonnes de viande et abats, et 22.765 tonnes de produits de mer et pêches continentales.
C’est le bilan chiffré de la campagne agricole 2009-2010 dressé par l’atelier d’«évaluation de la Campagne Agricole 2009/2010, de Programmation des activités et des modalités de gestion de la Campagne 2010/2011», tenu à Notsè autour des représentants de départements ministériels, d’ONG partenaires du département de l’agriculture, des producteurs agricoles…
Autrement, le bilan vivrier et alimentaire ressort un excédent consolidé de 90.000 tonnes de céréales, 641.496 tonnes de tubercules et 41.596 tonnes de légumineuses. La situation alimentaire du Togo est globalement satisfaisante en dépit des aléas climatiques enregistrés et de l’existence des poches de déficit alimentaires par endroits et par type de produit, selon le ministère de l’Agriculture. Il faut donc désormais se préoccuper de la gestion des stocks vivriers et du bénéfice à en tirer par les paysans qui rêvent de vendre le sac de 100 kilos de maïs au-delà des 18.000 francs Cfa. C’est-à-dire que l’Etat subventionne au-delà de 2.000 francs le sac de 100 kilos.
Déjà, le Togo se veut d’aider le Sahel à combattre la famine à travers le Programme alimentaire mondial (PAM). Vivement que tout soit peaufiné pour ne pas rappeler un fait regrettable. Courant décembre 2008, le PAM était au centre d’une perturbation des prix : des réseaux de spéculateurs écumaient nos marchés de consommation au profit du PAM qui agissait loyalement à partir d’une autorisation ministérielle. Au total, plus de 15 millions de dollars US en faveur du Togo pour l’achat des céréales en vue de constituer ses stocks communautaires. Face à la grogne, on a dû rédiger une nouvelle lettre pour formaliser la marche arrière nécessaire. Passons !
Visiblement, au niveau des cultures de rente (coton, café et cacao), les efforts de relance axés sur l’assainissement du sous secteur ont commencé par porter leurs fruits et méritent d’être consolidés. La production n’est pas encore satisfaisante. Entre autres mesures incitatives, la poursuite des réformes de renforcement du cadre institutionnel, la mise en place de 30.000 tonnes d’engrais, des semences vivrières et des produits pesticides, l’organisation de la campagne d’information et de communication avec les producteurs et leurs organisations sur l’ensemble du territoire national.
D’ores et déjà, le bilan est fait : 22% des recommandations du 2ème Forum national du paysan togolais (janvier 2010 à Kpalimé) ont été réalisées, 67% sont en cours d’accomplissement, et 17% sont non réalisées pour des raisons de manque de financements ou d’imprécision sur les porteurs de dossiers.
En rappel, pour la forte production du riz, maïs, manioc, le Projet d'Appui au Développement Agricole au Togo (PADAT) a déjà mobilisé 29,194 milliards de francs Cfa auprès de la Banque Mondiale, la Banque Ouest Africaine de Développement, la Banque d'Investissement et de Développement de la CEDEAO et le Fonds International de Développement Agricole. Les travaux de construction du centre pilote des techniques agricoles par les Chinois sont presque achevés.
50.218.509.000 FCfa alloués au secteur agricole
L’information est révélée par le devis programme du budget 2010. Suivant le briefing fait à Notsè, sur les 50.218.509.000 FCfa alloués au secteur agricole, 821.803.000 FCfa sont destinés au fonctionnement, 1.610.951.000 FCfa au personnel, 4.175.000.000 FCfa sont inscrits comme subventions et 43.969.755.000 FCfa comme budget d’investissement et d’équipement (BIE). Dans le BIE, 14.645.000.000 FCfa sont affectés pour les pistes rurales dont l’exécution est du ressort du ministère des travaux publics et 29.334.755.000 FCfa consacrés pour les investissements au sein du ministère de l’Agriculture.
Cependant, de ce dernier montant, 18.561.451.000 FCfa sont effectivement déclinés en actions, dont 4.261.393.000 FCfa pour les formations et 13.986.875.000 FCfa pour les investissements et équipements, laissant ainsi constater qu’un total de 10.773.304.000 FCfa pourrait représenter un surplus de financement qui va affecter le taux d’exécution du budget.
Nouvel outil de travail, le devis programme est un outil de la traduction du plan d’action en termes de budget établissant la cohérence entre les activités prévues sur la base des objectifs du ministère et les moyens financiers nécessaires. De quoi déceler les faiblesses du budget et les incohérences dans la programmation des actions et améliorer le taux de consommation des ressources allouées.

Parallèlement à l’étude actuarielle
Un contrôle physique imposé aux pensionnés de la CRT dès lundi
Sur un financement de l’Association internationale de développement, l’Etat togolais lance une opération de contrôle physique des pensionnés de la Caisse de retraites du Togo (CRT), en vue de mieux les connaître. Il s’agit de savoir plus ou moins si les bénéficiaires des pensions sont encore en vie. Autrement si ces pensions ne sont pas plutôt empochées par d’autres réseaux de fonctionnaires publics, surtout quand le décès du pensionné n’est pas signalé à la Caisse et que les ascendants n’ont pas fait la démarche nécessaire pour en jouir. Il faut aussi contrarier les enfants qui se font payer et retourner à la maison dire que «rien n’est tombé».
Ainsi les retraités, veufs, veuves, tuteurs d’orphelins et titulaires de rentes d’invalidité doivent s’y soumettre du 19 avril (lundi prochain) au 4 mai 2010 pour se faire recenser. Le pensionné ou le tuteur d’orphelins doit donc présenter une pièce d’identité en cours de validité, un bulletin de pension récent, des photos, le relevé d’identité bancaire. Et pour les enfants à charge, le certificat de scolarité ou d’apprentissage valable, ou le certificat de contrôle médical pour les enfants non en âge scolaire.
Suivant la note du directeur de la CRT, Tchaa Boroze, aucune procuration ne sera admise pour se faire recenser, aucune pension ne sera servie si le bénéficiaire ne s’est pas fait recenser au préalable, aucune pension ne sera versée sur le compte d’un tiers autre que celui du pensionné. Du coup, les personnes grabataires et les malades doivent se signaler par avance auprès du cabinet commis pour des contrôles à domicile. Au cours même du contrôle, les empreintes digitales des pensionnés seront relevées pour la délivrance d’un récépissé. Sans le récépissé, aucun paiement en numéraire au guichet.
Les pensionnés résidant à l’étranger, eux, seront ultérieurement soumis au même exercice dans leur pays de résidence, après ceux du Togo.
C’est la poursuite de la surveillance de la Caisse de retraites du Togo. Déjà fin décembre 2009, dans le cadre des audits financier et organisationnel lancés par l’Exécutif, une étude actuarielle frappe la CRT, entre autres revisiter la législation du régime des pensions de la CRT, définir les conditions d’adaptation des prestations au coût de la vie, analyser les conditions d’extension du régime à de nouvelles catégories d’agents de la Fonction publique et analyser la structure des cotisants. Dans un appel à manifestation d’intérêt, il s’est agi de faire un diagnostic de l’organisation actuelle de la gestion des cotisations et des prestations pour en ressortir les forces et les principales faiblesses et procéder à un audit de fiabilité et d’efficacité de la fonction financière et comptable de la Caisse en vue de sa réorganisation, apprécier en général les principales dispositions de contrôle interne en vigueur au niveau de la CRT, faire un audit des états financiers de l’exercice 2008 en vue de donner une opinion sur sa conformité avec le droit comptable applicable, faire en particulier une analyse approfondie des créances sur l’Etat et les autres partenaires et les dettes envers les assurés. Et analyser l’équilibre financier de la Caisse et formuler les recommandations appropriées.
La CRT et la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) connaissent des difficultés de trésorerie au point que le gouvernement ne prolonge, depuis le 25 mars 2008, l'âge de départ à la retraite dans la Fonction publique, dans les secteurs privé et parapublic. «Le minimum est de cinq cotisants pour un retraité. A l’heure actuelle, nos caisses «jonglent» avec 1,4 cotisant pour un retraité et ne seront plus en mesure de fournir leurs prestations à partir de 2010», précisait un communiqué officiel. La CRT débourse plus d’un milliard de francs Cfa par mois pour payer les retraités alors que ses ressources se chiffrent à peine à 400 millions de francs Cfa par mois.

Depuis le mois de mars 2010
Suspicion de fièvre charbonneuse dans l’Oti
Une forte suspicion de l’épizootie de la fièvre charbonneuse sur trois carcasses de bœufs emporte les cantons de Galangashie, Barkoissi et Kerêkêté dans la préfecture de l’Oti depuis mars. Du coup, la troisième campagne nationale de vaccination des animaux est lancée depuis ce 12 avril dans les régions de la Kara et des Savanes. Et ce à des coûts subventionnés : 200 francs pour les bovins et 100 francs pour les petits ruminants au lieu de 450 francs par animal.
Le ministre Messan Ewovor de l’Elevage, lui, sort le cahier de vigilance : signaler immédiatement au service vétérinaire le plus proche les cas de morts subites d’animaux, acheter seulement les viandes d’animaux abattus dans les abattoirs ou aires d’abattoirs et contrôlées par les services vétérinaires, s’abstenir de consommer de la viande issue d’animaux morts et ne pas déplacer les animaux et les carcasses dans les localités déjà touchées.
Rappelons que, courant 2009, la deuxième campagne nationale de vaccination des bovins, ovins et caprins a été organisée suite à l’épizootie du charbon bactéridien qui avait sévi au Togo dans les régions des Savanes et de la Kara.

Marches de contestation du FRAC
Encore deux sorties à la plage du Palm Beach
A défaut d’être lassés du jogging hebdomadaire, du quartier de Bè à la plage de l’hôtel Palm Beach, imposé aux militants de l’Union des forces de changement (Ufc) par le FRAC du Breton Kofi Yamgnane, c’est le démarrage effectif du second mandat de Faure Gnassingbé qui devrait mettre un terme au désordre dans la cité.
Le spectacle de la marche du samedi matin à travers les rues de Lomé semble encore toléré tant que le président élu et confirmé par la Cour constitutionnelle n’a pas encore officiellement repris fonction, apprend-on de certaines sources de la haute sphère.
Officieusement, il est annoncé que le président élu veut prêter serment à la veille de la célébration du cinquantenaire de l’Indépendance le 27 avril 2010. Et la calculette indique qu’il ne reste, logiquement, que les samedis des 17 et 24 avril pour les dernières sorties du duo Jean-Pierre Fabre-Yamgnane. Le serment devait mettre un terme au dossier de la présidentielle de mars 2010. Sans doute inquiet, et sentant la menace approcher, le candidat malheureux Fabre parle d’une mobilisation plus accrue de la rue les prochains jours contre la réélection de son adversaire du Rassemblement du peuple togolais (Rpt, au pouvoir). Mobilisation qui, déclarait-il samedi au meeting de la plage, devait amener le pouvoir à dialoguer avec lui.
Surprise. Il s’agit bien d’un dialogue. Sans en évoquer le but, Jean-Pierre Fabre semble vouloir tronquer la réclamation du pouvoir contre des discussions. Voire une collaboration avec le pouvoir que des cadres du parti n’excluent d’ailleurs guère. Il est évident que les marches de samedi sont peu à peu vidées de leur sens, avec des messages figés, et tournent sans plus à une plaisanterie. Lorsque les marcheurs accèdent à la plage, cela prive le Boulevard de la Marina et sa suite de toute activité normale pendant des heures.
Se tourner vers 2015
Lorsque Kofi Yamgnane déclarait, samedi au JDD, qu’il faut «continuer à mobiliser la rue. Il faut aussi tenter tous les autres recours pour essayer de faire annuler l’élection sans que des tueries se produisent», il était conscient qu’il est irréaliste au regard de la loi, à moins que cela ne se fasse en France. Et qu’il ne peut y avoir dégâts tant que la rue ne s’attaque à des biens publics ou privés. Il est reste à convaincre la rue de la nécessiter d’arrêter de marcher. Pour éviter de dire clairement que l’UFC a été battue à la présidentielle du 4 mars.
Pendant ce temps, le Breton Yamgnane a le regard déjà tourné vers 2015. Il révèle au Journal du Dimanche qu’il a créé le Front républicain pour l’alternance et le changement (FRAC) dans le but de pouvoir dégager le candidat unique de l’opposition. «Il fallait ratisser large si on voulait mette un terme à quarante-trois ans de régime Eyadema», estimait-il.

Aides à la jeunesse estudiantine du Ghana
S.E. Jean-Pierre GBIKPI-BENISSAN primé
L’association des Etudiants des Universités Privées du: Ghana (Private University Students Association of Ghana, PUSAG) était en congrès électif le samedi 20 mars 2010 à Accra. En marge de cette manifestation, un prix honorifique a été décerné à son Excellence Téteh Jean-Pierre GBIKPI-BENISSAN, ambassadeur du Togo au Ghana, pour sa modeste contribution au développement de la jeunesse estudiantine. Nous nous sommes entretenus avec lui après sa distinction.
L’Union – Bonjour Excellence, le « PUSAG » vous a décerné un prix honorifique. De quoi s'agit-il concrètement ?
S.E. Jean-Pierre GBIKPI-BENISSAN – C'est un prix qui a été décerné à ma modeste personne par l'Union des associations des Etudiants des universités privées du Ghana. Et ce prix a été décerné au nom de toutes les associations des Universités privées du Ghana par l'honorable Samuel KINGSFORD SEGLAH, le président National de PUSAG (Private University Studcnts Association of Ghana). Cette reconnaissance ne va pas à moi seul mais à mon pays. Nous étions une dizaine au rang desquels le ministre ghanéen de l'Éducation Nationale, le ministre de la Communication et bien d'autres personnalités pour notre contribution au développement de la jeunesse et ce que nous apportons comme conseils, comme assistance pour supporter toutes les actions allant dans le cadre de la jeunesse au Ghana.
C'était où et à quelle occasion ?
C'était à l'occasion du congrès qui a regroupé tous les responsables des associations des Universités privées du Ghana, le samedi 20 mars 201, à l'Université Pentecôtiste d'Accra. Ce Congrès était organisé pour renouveler le bureau pour permettre qu'il n'y est pas de fissure entre la coordination et l'exécution des travaux dans la mesure où le bureau sortant avait mis en place un projet dans le cadre de la célébration du centenaire de l’illustre Docteur Kwame N'Krumah, le père de l'indépendance du Ghana.
Quelles sont vos impressions à propos de ce geste à votre égard ?

Lorsque j'ai reçu ce prix, j'ai dit dans mon discours de circonstance que je le dédie d'abord à tous mes collègues Ambassadeurs Hauts commissionnaires accrédités au Ghana qui m'ont toujours apporté leur soutien à travers leurs conseils, à travers leurs présences à mes côtés lorsque je les invite à des réunions. En second lieu, je l'ai dédié à tous les présidents des universités privées du Ghana parce que c'est un conseil de personnalité en collaboration avec les présidents des associations des universités privées qui identifient les personnalités et décernent les prix. Si ma modeste personne parmi tant d'autres a été identifiée, c'est tout un honneur pour mon pays le Togo que je représente, c'est un honneur pour la jeunesse togolaise que je représente et je ne pourrais que nous me féliciter et me verser davantage dans toutes les actions qui concernent la jeunesse du Ghana, celle aussi du Togo voire du continent et
pourquoi pas du monde entier.
Que représente personnellement pour vous ce prix ?
Pour moi, c'est une reconnaissance. Une reconnaissance par les jeunes qui estiment que je suis un model ; leur model. A quel niveau ? Je ne saurais trop vous expliquer. Comment m'ont-ils identifié, non plus. Pour moi, cela veut dire que je suis observé et cela me permet de savoir poser mes pas dans ce pays qui est la vitrine de la communauté internationale.
Comment est-ce que vous aidez les jeunes étudiants ?
Généralement lorsqu'on parle d'aides, on pense directement à l'argent. Cela n'en manque pas certes, mais les aides ne sont pas que financières. Dans ce cas précis, c'est la présence à des réunions. C'est lorsqu'ils viennent me voir pour définir ensemble avec eux les thèmes de leurs congrès. Ils viennent aussi vers moi lorsqu'ils veulent organiser des festivals de football qui doivent mettre ensemble les pays francophones et anglophones pour ne citer que celles-là. Il est bien vrai, je suis le doyen du corps diplomatique et encore d'un pays voisin donc j'ai cette double casquette d'être Africain et en même temps d'être le pont entre les Africains et nos collègues et frères occidentaux dans le monde diplomatique à Accra. Et pour être en contact avec ce monde, ces jeunes s’appuient sur moi.
Pourquoi vous accepter les aider ?
Disons que l'avenir du monde, c'est la jeunesse. Un monde sans jeunesse est un monde qui n'a pas d'avenir. Dans toutes les sociétés du monde, dans tous les pays du monde, lorsqu'il n'y a pas un programme bien défini pour la jeunesse, lorsqu'il n'y a pas une assistance adéquate à la jeunesse, et bien l'avenir de ces pays est un avenir assez hypothéqué, un avenir je dirais dangereux. Et nous comprenons que la jeunesse doit être au centre du développement. Et pour permettre à cette jeunesse de bien assurer la relève, il faut se sacrifier et les aider davantage. Comme l'avait déclaré Feu Gnassingbé Eyadéma : «Aucun sacrifice n'est trop grand lorsqu’il s’agit de la jeunesse».
Qu’attendez-vous en retour de ces jeunes étudiants que vous aidez ?
D'aucun diront qu'on ne fait rien pour rien. Mais ceux qui ne connaissent et qui m'approchent savent que tout ce que nous faisons sur cette terre est mesuré et béni par Dieu Tout-Puissant. Mais lorsque nous le faisons avec calcul, nous avons des rétributions négatives. Un adage dit : «Il faut faire le bien et ne jamais espérer quelque chose de retour». Par conséquent, on ne peut pas aider les jeunes en ayant en tête des calculs. Il faut aider du fond du cœur. Si vous le faites ainsi, il y a une joie intérieure qui vous anime. Donc je ne les aide pas pour attendre quelque chose de retour sauf leur parfaite réussite. Lorsque le président de cette association est venu me remercier, nous avons discuté et il m'a fait comprendre qu'il y aura une réunion panafricaine en Août 2010 au Ghana. Je lui ai demandé dans quelle mesure je pourrais faire venir les jeunes de mon pays, le Togo, pour pouvoir bénéficier de cette 2è édition ? Alors il m'a
donné les conditions et on a plus collaboré. C'est ça l'interconnexion que nous devons tisser avec la jeunesse.
Vos souhaits pour la réussite de cette jeunesse estudiantine ?
Tous les biens de ce monde pour une parfaite réussite de leur venir. Que Dieu notre créateur les garde. Merci !
Interview réalisée à Accra par Jean-Marie LEBLANC

A son 76ème Conseil d’administration…
La BOAD approuve 62,4 milliards Cfa pour 10 projets
De plus en plus, l’implication de la Banque ouest africaine de développement (Boad) dans le développement de ses huit pays membres va grandissant. Au cours de sa 76ème réunion, tenue le 27 mars à Bissau, le Conseil d’administration de la Banque a approuvé de nouveaux financements dont le total s’élève à 62,4 milliards de francs Cfa, pour 10 projets dans six des pays membres. Ce total de financement, qui s’étale sur le second trimestre 2010 (avril, mai et juin), porte à 1 496,942 milliards de francs le montant global des financements depuis l’origine de la Banque, correspondant à 521 projets, précise un communiqué de la Banque transmis à L’Union..
Seuls le Togo et la Guinée-Bissau n’ont pas sollicité de financement de projets pour les trois prochains mois.
Les nouveaux financements couvrent des secteurs aussi variés que l’énergie (10 milliards), l’agriculture (10 milliards), l’assainissement et la construction d’infrastructures (17,5 milliards), et l’internet (1 milliard). Il s’agit notamment du projet de construction d’un barrage et d’aménagements hydroagricoles de 2.200 ha à Taoussa en République du Mali ; et d’un projet d’alimentation en énergie électrique des localités de Gouraye et Sélibaby en Mauritanie et de Bakel au Sénégal par la Société de Gestion de l’Energie de Manantali (SOGEM).
Il est aussi prévu le renforcement du réseau d’assainissement de la ville de Ouagadougou et de reconstruction d’infrastructures routières au Burkina Faso ; ainsi qu’un complément pour le financement partiel du projet d’aménagement et de bitumage de la route Niamey-Ouallam au Niger.

D’autre part, TELECEL Faso compte étendre son réseau de téléphonie mobile par un financement de 7,150 milliards de francs, tandis que la Société Nouvelle Société Sucrière de la Comoé (SN-SOSUCO) à Banfora, dans le même pays, projette de réhabiliter ses capacités de production avec un financement partiel de la Boad de 2,5 milliards de francs. C’est enfin le Sénégal qui va toucher 8,5 milliards pour servir de financement partiel du projet de réhabilitation du tronçon Mako-Kédougou de la route nationale n°7, et ISOCEL Télécom au Bénin qui veut étendre le réseau d’accès Internet à haut débit (1 milliard).
En dehors de ces financements traditionnels, la Banque se propose de garantir l’emprunt obligataire de 10 milliards de francs pour le réaménagement du Port autonome de Dakar (au taux de 7% de 2010 à 2017), et celui du Port autonome d’Abidjan de 15 milliards sur la même période. Elle envisage par ailleurs une prise de participation au capital social de la compagnie aérienne communautaire ASKY pour 3 milliards de francs, et à celui de la Caisse régionale de refinancement hypothécaire (CRRH) pour 0,7 milliard. Quand à la SONIBANK au Niger, elle bénéficie de la mise en place d’une ligne de refinancement de 5 milliards de francs.
A noter qu’au cours de sa réunion, le Conseil a examiné et approuvé l’arrêté des comptes pour l’exercice clos le 31 décembre 2009, qui enregistre un résultat en hausse de 73 % par rapport à celui de l’exercice clos au 31 décembre 2008.

Déficit et besoins en ciment
Le Togo au secours du Bénin
Le gouvernement du Bénin prévoit d'importer 18 000 tonnes de ciment par mois à partir du Togo pour compenser le déficit de production locale freinée par la pénurie d'électricité. Le pays, qui consomme environ 160 MW d'électricité, a actuellement un déficit d'environ 60 MW, selon Djahipo Bertin, un conseiller technique sur l'électricité au ministère béninois de l'Energie. Les approvisionnements en provenance du Nigeria voisin ont été réduits à 50 MW, contre 75 MW précédemment. «Le déficit en électricité est très critique et nous devons le gérer», a ajouté Djahipo.
Le gouvernement envisage d'acquérir des équipements de production pour alléger la pénurie d'électricité qui entrave les industries. Trois quarts des usines de ciment sont quasiment à l'arrêt. Les producteurs de matériaux de construction ont augmenté leurs prix de près de 30% à 90 000 francs Cfa la tonne de ciment en raison de la pénurie.

La contrefaçon
Une activité criminelle
En l'espace de quelques années seulement, la contrefaçon qui était jadis une action isolée, pratiquée de façon artisanale, s'est très vite muée en une véritable industrie qui encrasse tous les secteurs d'activités. Et pourtant beaucoup d'efforts ont été consentis, aussi bien au niveau international que national. Ainsi, au niveau international, les conventions de Paris de 1883 et de Benne de 1886 ont instauré respectivement la protection de la propriété intellectuelle et la protection des œuvres littéraires et artistiques. Les accords de Lusaka de 1976 et de Bangui de 1977, administrés par l'OAPI et l'ARIPO, témoignent de la volonté des Etats africains, d'agir en commun pour instaurer des régimes uniformes de protection de la propriété intellectuelle. Au niveau national, La loi N°91-12 du 10 juin 1991 portant protection des droits d’auteur, du folklore et des droits voisins en ses articles 84 et 85 suivants punie les auteurs de contrefaction des peines d’amende de 500.000F à 1.000.000F pour les droits d’auteur et de folklore et des peines d’emprisonnement d’un à trois ans ou d’amende de 500.000F à 2.000.000F(articles 112 à 114 pour les droits voisins). Tous ces gardes-fous n’ont pas servi à freiner la contrefaçon. Elle se développe plutôt d’une manière galopante au profit du commerce de la cocaïne.
Les produits les plus contrefaisants
Les produits et secteurs les plus touchés par les actes de contrefaçon sont entre autres : Les cigarettes, les vêtements et accessoires, les pagnes, les CD et DVD, les équipements à usage électriques, les médicaments, les pièces automobiles, les jouets, les parfums et produits cosmétiques, les boissons alcoolisées, les montres, les produits alimentaires, les pâtes dentifrices etc.Selon l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), le secteur de l'industrie de fabrication des médicaments enregistre 10 à 30 % des médicaments venant de l'industrie de la contrefaçon. 50 % des traitements anti paludéens sont des faux, d'où de graves menaces sur la santé des populations.
Le paiement des médicaments peut représenter une part importante des revenus d’une personne ou d’une famille. Certains vont donc chercher à se procurer des médicaments à moindre coût, que l’on trouve souvent dans des points de vente non réglementés, où la probabilité de la présence de contrefaçons est plus forte.
Il arrive aussi que la population achète ses médicaments dans des points de vente non réglementés si, comme c’est souvent le cas dans les zones rurales des pays en développement, l’approvisionnement pharmaceutique dans les établissements de santé ordinaires n’est pas suffisant pour répondre à la demande. Au Togo par exemple selon l’Ordre National des Pharmaciens du Togo on enregistre un pharmacien pour 34000 habitants et 150 officines sur toute l’étendue du territoire dont 130 à Lomé.
Les conséquences engendrées
La contrefaçon menace la santé et la sécurité des populations. Les produits contrefaits, notamment les médicaments nuisent à la santé des populations. Les pièces automobiles contrefaites et défectueuses augmentent les risques d'accidents de circulation. Quant aux matériels électriques contrefaits vendus, ils favorisent les court-circuits et sont à la base de nombreux incendies. La contrefaçon a aussi un impact socioéconomique réel. Ce qui se traduit par la fermeture d'entreprises, les licenciements massifs, la baisse de l'activité économique et la réticence des investisseurs étrangers.
Les effets de ce fléau sont malheureusement amplifiés aujourd'hui par l'Internet à travers le e-commerce ou le commerce en ligne. L'Internet constitue désormais un canal d'écoulement privilégié des produits de contrefaçon vendus bien souvent au prix des originaux. Le chiffre d'affaires de la contrefaçon est évalué à 15.000 milliards d’euro
par an. Ce qui est impossible à réaliser par le commerce de la cocaïne.
La provenance des produits contrefaisants
Les sources d'approvisionnement des produits contrefaits sont diverses. Il y a Ces entreprises servent aussi de courroie de distribution des produits déjà contrefaits émanant des pays étrangers. Tout le monde admet aujourd'hui que la Chine et Dubaï sont deux grandes sources d'approvisionnement de produits contrefaits dans le monde. Selon les spécialistes dans la lutte contre la contrefaçon, 80 % des produits en provenance de la Chine sont de mauvaise qualité.
Tous les acteurs du monde industriel s'accordent à dire que la contrefaçon est une nouvelle forme d'industrie souterraine qui se crée dans les pays asiatiques pour inonder le marché mondial avec des produits contrefaisants.
Un fléau invincible
Sans prétendre atteindre le niveau zéro, la contrefaçon ne peut qu'être rendue marginale et digeste pour l’économie. Selon la Direction des douanes, la difficulté à éradiquer la contrefaçon, est imputable à la limitation de l'action douanière telle que prévue par les textes en vigueur, mais aussi au manque d'expertise et de formation pour distinguer un produit contrefait du produit authentique. La douane n'est pas toujours outillée pour faire la différenciation entre le plagiat, une imitation, une reproduction illégale, une copie illicite, le faux et le vrai, l'original et l'authentique. En plus ces produits transitent d’un pays à un autre par des voies illégales.
Des actions visant à réduire ce phénomène dans notre pays doivent être menées non seulement par l'Etat, surtout par les opérateurs économiques, mais aussi par les distributeurs et les consommateurs. Il s'agit donc d'informer et de former les opérateurs économiques à la gestion dynamique de leur portefeuille de propriété industrielle.
Quant aux distributeurs et les consommateurs, ils doivent être sensibilisés sur les méfaits de ce fléau. La lutte contre la contrefaçon doit être celle de chaque togolais. Un seul geste pour le faire : exiger toujours le produit original et refuser celui de la contrefaçon qui tue. Il faut faire une pédagogie approfondie autour de ce fléau afin de modifier sensiblement les habitudes et les comportements des populations face aux produits et services offerts sur le marché. Dans cette action, les campagnes médiatiques d'envergure pourraient accompagner des tournées de sensibilisation à l'échelle
nationale, sans oublier l'outil précieux que représente l'école dans la formation des habitudes des futurs citoyens.

CULTURE
Conférence-débat
L’historien Sebald visite l’indépendance du Togo à travers l’héritage colonial allemand
L’historien allemand Peter Sebald animera une conférence-débat ce mercredi 14 avril au Goethe Institut à partir de 18H 30. En fait, les dominations coloniales allemande, britannique et française ont marqué l’histoire du Togo pendant 76 ans. Mais le Togo n’a jamais été une colonie britannique ni française; il était un territoire sous mandat, ou encore un territoire sous tutelle de l’ONU. C’est pourquoi le Togo existe aujourd’hui comme Etat indépendant. L’Empire a non seulement créé le Togo et déterminé ses frontières, mais encore il a changé la structure sociale et les hommes, comme l’explique l’historien Dr. Habil Peter Sebald qui se consacre à l’histoire du Togo depuis 1956
Dr. Peter Sebald est né en 1934 à Niesky, Allemagne. Historien ayant fait ses études en Allemagne de l’Est et s’est spécialiste très tôt dans le passé colonial allemand au Togo. Il était chercheur et enseignant à l’Université de Leipzig et à l’Académie des Sciences de Berlin- Est. Dans les années 1960, il avait dirigé la Chambre allemande de l’Amitié à Zanzibar, Tanzanie. Depuis 1990, il passe chaque année trois mois au Togo dans le cadre de ses recherches aux Archives nationales. Retraité depuis 1994, Peter Sebald a continué ses recherches de1999–2002. Depuis 2006, Peter Sebald concentre ses recherches le passé allemand dans ce qu’on appelle le Togo-Britannique.
A cause de son passé est-allemand, Peter Sebald a quelquefois une vision marxiste ou marxisante de l’histoire, quelque peu en déphasage de la réalité.

© L’Union du 13 avril 2010

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