Attention à l’eau en sachet !

25/05/2010
Attention à l’eau en sachet !

La production et la vente de l'eau en sachet continuent de prospérer au Togo au grand dam des médecins qui mettent en garde contre les risques pour le consommateur. L’Union, paru mardi, consacre un dossier à ce business en pleine expansion. L’eau vendue comme « minérale sous le contrôle d’un laboratoire » n’est rien d’autre que de la publicité mensongère, assure le journal qui s’interroge également sur la qualité des plastiques utilisés.

Voici une sélection d’articles publiés par L’Union.
Verbatim
Spéculations puériles
Sortira, sortira pas ? Quand ? Le nouveau gouvernement Houngbo II se fait désirer et fait couler beaucoup d’encre et de salive. Les commentaires fusent de partout. Les uns sont objectifs tandis que d’autres ne le sont pas du tout. A la limite, ces derniers relèvent de la médisance. Dans tous les cas, avec de mauvaises ou de bonnes idées derrière la tête, les Togolais sont en droit de réclamer leur gouvernement…au plus tôt.
Après les discussions avec le Premier ministre Gilbert Houngbo depuis près de deux semaines, certaines formations politiques officiellement constituées ont décliné l’offre d’entrer dans un gouvernement de large ouverture préconisé par le Chef de l’Etat. Cependant, le plus grand parti d’opposition l’Ufc dont le candidat est arrivé en seconde position au scrutin présidentiel du 4 mars dernier a émis l’idée d’y participer. En témoignent les diverses correspondances échangées entre cette formation politique et le Premier ministre. Et surtout la rencontre entre le Président national Gilchrist Olympio et le Chef de l’Etat Faure Gnassingbé en marge des négociations.
Selon les indiscrétions, la fumée blanche tarde à sortir de la primature justement à cause des nouveaux développements des discussions entre le «primaturien» et le patron de l’Ufc. C’est ainsi que l’on apprend que cinq postes ministériels ont été proposés au départ à l’Ufc alors que la formation en voudrait huit. Par la suite, l’offre est passée à sept et les deux parties se sont mises d’accord. Reste alors à la bande à Fo Gil de fournir la liste nominative de ses ministres. A la dernière minute, l’opposant a effectué un déplacement à Accra et l’on attend son retour pour finaliser les choses.
En lieu et place de ce raisonnement de plus en plus plausible, d’autres sources estiment que le Frac, ce regroupement de politiciens qui revendique la prétendue victoire de Jean-Pierre Fabre, est la cause de ce retard. L’on prétend que le Frac bloque la publication du gouvernement en mettant la pression sur le régime en place avec ses marches hebdomadaires. On jure que si l’on n’ouvre pas de discussions avec les dirigeants du Frac, en l’occurrence avec Jean-Pierre Fabre, il n’y aura jamais de gouvernement Houngbo II. Tout comme "Faure ne peut jamais prêter de serment sans le consentement de Jean-Pierre" ou " Faure ne peut nommer de Premier ministre tant que le vrai président ne le veuille." Et tout se passe à la barbe de nous tous.
C’est forcément enfantin de croire à de telles spéculations qui ne se fondent sur aucune logique. Le mieux serait de se mobiliser pour une sortie durable de notre crise sociopolitique et économique afin de permettre aux investisseurs de revenir abondamment dans notre pays.

Dans la gestion des routes
Le FER résiste toujours à sa dissolution
Sa dénomination continue de figurer dans la traçabilité des recettes publiques. Il est toujours présent dans la rubrique des dépenses publiques d’investissement. Le Fonds d’entretien routier (FER) continue de collecter des taxes sur les routes. Depuis la réouverture des postes de péage de Davié et de Sanguéra, les grincements de dents ont vivement repris chez les usagers, avec les interrogations sur la destination des fonds perçus. Au regard de l’état de la route dans le périmètre desdits postes. On plaide pour la diminution des frais de péage, car on paie déjà une partie en achetant le litre de carburant. L’ancien directeur du FER fait aussi le lien en prenant appui sur la capacité financière du FER qui peut facilement permettre de contracter des prêts pour la reconstruction du patrimoine routier. Seulement la gestion a été jusque-là détournée du résultat. « Qu’on ne confie plus le contrôle des travaux à nos entreprises ; nous nous connaissons », estime à juste titre Charles Birregah.
Pourtant, à la suite de l’Exécutif en juillet 2008, le Parlement adoptait le 19 décembre 2008 trois articles qui mettent fin aux mesures conservatoires et abrogent la loi 97-02 du 10 janvier 1997 portant création du FER, autorisant ainsi par la loi n°2008-016 la mise en place de nouvelles structures qui doivent relever les défis de reconstruction et d’entretien des routes et pistes. Par les textes, les actifs et le passif du FER sont transférés au Fonds routier (FR) et à la société de péage (CAPER). Finalement, on apprendra la semaine dernière que des mains obscures empêchent le FER de mourir ; elles y vont par leur alchimie en trouvant l’utilité de maintenir la gestion des routes dans une seule structure qui restera le FER. Autrement, l’idée du gouvernement de scinder les rôles en les confiant à deux structures distinctes doit être enterrée. Les tenants de cette logique tentent de combattre ceux-là même qui avaient indiqué qu’il faille rechercher l’excellence en procédant à la dissolution du FER.
Alors même que le constat était fait que le FER a échoué par la mauvaise gestion pendant les onze années d’existence, même si l’Etat y a toujours injecté 8 milliards de francs Cfa par an. Et l’autre raison étant que le FER assurait cumulativement les tâches de planification, d’exécution, de passation de marchés et de contrôle. D’où des dérives autorisées en contradiction avec les compétences du FER, conformément à l’article 2 de la loi 97-02. Pis est, le ministre n’avait pas fait usage de la prérogative de l’article 17 de la loi 97-02 pour suspendre l’exécution de toute décision du conseil des routes contraires aux objectifs du FER.
Voilà qui doit faire réagir les plus hautes autorités pour appliquer une décision salutaire qui veut freiner les réseaux de détournement. « On ne comprend pas ce pays. Vous verrez les mêmes personnes qui crient au changement manigancer des choses quand on veut passer à l’acte. C’est terrible ! », lançait la semaine dernière un responsable de l’Administration publique lors du séminaire sur les réformes au Togo. Suivant le changement prévu, le Fonds routier, établissement financier à statut spécial, est sous la tutelle du ministre des Finances, avec un conseil d’administration. La saisine du FR pour le financement des travaux routiers est du ressort de l’Exécutif après avis de la commission nationale de la dette publique si c’est par emprunt. La Société de péage, sous le contrôle de l’Etat, décide du niveau de services à prester et du prix à payer pour le maintien de nos routes dans des conditions acceptables pour l’usager. Un programme annuel d’entretien routier est soumis au Conseil national des routes pour validation. La CAPER devrait recourir aux entreprises des travaux publics agréés après appel d’offres et le contrôle fait par les services du ministère des TP ou par autres entités préalablement agréées. Le Conseil national des routes est l’organe chargé de soumettre au gouvernement les projets routiers (entretien, grosses réparations ou construction de nouvelles routes) via le ministère chargé des routes, qui instruit le FR à rechercher le financement ou la CAPER pour les travaux d’entretien sous le contrôle des services du ministère chargé des TP.

Pour l’heure, les recettes des péages seraient gérées par un coordonnateur sous la direction du ministre de l’Economie et des Finances. Un audit financier et comptable du FER pour la période allant de 2005 à 2008 est opéré. Entre décembre 2009 et janvier 2010, les créanciers étaient invités à produire leurs créances assorties des pièces justificatives afférentes. Les tutelles techniques des nouvelles structures sont reprécisées pour se conformer à la loi n°90-26 du 4 décembre 1990 portant réforme du cadre institutionnel et juridique des entreprises publiques.

En encadré

C’est le 23 juin 2006 que le gouvernement a décidé de rendre fonctionnels à partir du 1er juillet les quatre postes de péage construits en 2004 pour 2,8 milliards de francs Cfa financés par le FER. Les prix de passage varient entre 300 francs pour les véhicules légers et 2000 francs pour les véhicules lourds (titans). Motif pris de la sensibilisation pour dissuader les réticences, les péages ont été finalement ouverts le 8 juillet 2006.
Aux termes des premiers contrats de concession, les sociétés qui gèrent les péages devront verser à l’Etat une redevance annuelle de 573 millions de francs Cfa par péage, soit environ 60% de leurs recettes. 90% de ces recettes serviront au financement des travaux d’entretien routier, 7% alimenteront les fonds de réserve du FER et 3% iront aux collectivités environnantes de ces ouvrages. Ainsi, de 3 milliards en 1997, les recettes du FER sont passées à 10 milliards de francs Cfa en 2007, grâce aux revenus des péages.
Mais la tempête est aussi passée. Et la prévision d’un cinquième poste de péage sur la Nationale 1, vers le nord, après la ville de Mango, est mise en berne.

Pour le seul mois d’avril 2010 au Togo
Le contribuable a payé 18,1 milliards Fcfa en impôts et douanes
Les chiffres sont révélés par la Direction de l’Economie dans le tableau de bord du mois d’avril (situation provisoire). L’Etat a recouvré et versé à la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) un total de 26 milliards de francs Cfa, répartis en 7,5 milliards pour les Impôts et 10,6 milliards pour les Douanes. Le versement au titre du Trésor s’élève à 7,8 milliards de francs Cfa. Ce qui permet de dérouler les prévisions de recettes et dépenses arrêtées pour l’année 2010. Par comparaison, ce sont les recouvrements opérés par le Trésor public qui font gonfler les chiffres par rapport au mois de mars où les recettes déclarées se chiffraient en gros à 19,9 milliards de francs Cfa (7,7 milliards de francs par la Direction générale des Impôts, 11,7 milliards de francs par les Douanes et 0,5 milliard enregistré par le Trésor public).
Dans le même mois d’avril, les Impôts n’ont rien versé au Trésor public et au Fonds d’entretien routier (FER). Entre autres. Idem pour les Douanes en termes de versements au Trésor public, chèques Trésor, soutien aux produits pétroliers (SPP), traites et lettres de crédit.
Au plan des traitements et salaires, les recettes dégagées ont permis de payer en cumul 7,78 milliards de francs dans le mois. Mais il reste à débourser 2,82 milliards de francs, soit la différence entre ce cumul et l’ordonnancement qui est l’acte administratif donnant, conformément au résultat de la liquidation, l’ordre de payer la dette de l’organisme public. Ici, les charges directes liées aux trois secteurs sociaux priorisés ont diminué.
L’Education a englouti 1,95 milliard de francs, contre 2,66 milliards en mars. 0,44 milliard sont allés à la Santé contre 0,77 milliard précédemment et 0,10 milliard au bénéfice de l’Agriculture contre 0,13 milliard. Les autres secteurs de l’administration publique prennent le dessus avec 5,29 milliards de francs, contre 2,85 milliards en mars. Les taux mensuels d’engagement par rapport au budget initial, de mandatement par rapport à l’engagement et de paiement par rapport à l’ordonnancement des dépenses s’établissent respectivement à 8%, 100% et 156,7%.
En biens et services, le paiement cumulé s’élève à 3,21 milliards de francs, dont 0,28 milliard pour l’Education, 0,05 milliard pour la Santé et 0,06 milliard pour l’Agriculture. A ce titre, en détails, on a payé au Trésor 2,71 milliards de francs. Dans les dépenses ordonnancées, on a payé 0,13 milliard. Les titres non exécutoires, eux, ont valu 0,37 milliard. Il reste à payer 0,65 milliard.
Sur les 50,24 milliards de francs Cfa de subventions et transferts autorisés en début d’année, l’Etat a payé dans le mois 5,97 milliards. A raison de 1,39 milliard en faveur de l’Education, 0,06 milliard pour la Santé, 0,01 milliard en direction de l’Agriculture et 4,50 milliards pour les autres piliers de la vie publique. Les mêmes secteurs sociaux ont respectivement avalé en mars 4,65 milliards, 1 milliard et 1,53 milliard. Les restes à payer des subventions (3,36 milliards de francs) comprennent des dépenses ordonnancées, consignées mais non encore payées. Comme le mois précédent, rien n’est dépensé dans le volet « Restructuration bancaire ».
En investissements, l’Etat obtient un cumul de paiement de 1,27 milliard, pour 1,21 milliard en paiement du Trésor. Dans ce total, la rubrique « Contrepartie domestique » engloutit 1,25 milliard.
Enfin, rien n’est inscrit en intérêts sur la dette intérieure et extérieure alors même qu’ils sont validés à 13,12 milliards (soit 6,89 milliards en interne et 6,23 milliards en externe) pour l’année 2010. Contrairement au dernier tableau de bord, le Trésor signale un paiement de 5,02 milliards de francs Cfa en amortissement de la dette intérieure et extérieure. Mais le montant est toujours rangé dans le reste à payer, à raison 3,52 milliards en interne et 1,50 milliard en externe.
Selon le récapitulatif, les dépenses publiques inscrivent 10,63 milliards de francs en ordonnancement, 22,59 milliards en paiement du Trésor et 23,25 milliards en cumul de paiement. Il reste à payer pour le mois un total de 12,62 milliards.

Exécution des charges publiques
Rechute dans les marchés publics en avril
Traditionnellement, les débuts d’année sont marqués par une lenteur dans les affaires. Ce qui se ressent naturellement dans les attributions des marchés publics. Même si on ne peut exclure le constat d’un pays en pause depuis quelques mois. Après le petit record de trois (3) contrats publics en février, le Comité d'étude et de contrôle des projets de marchés (CECPM) a officialisé seize (16) marchés pour le mois de mars. En mi-mai, il rend publics sept (7) contrats publics au titre du mois d’avril 2010. Autrement, une rechute.
Au total, 304.766.819 francs Cfa ont été partagés entre Ets Larousse, Caurimex (tous à deux reprises), Ydo, Co-to Auto Sarl et ITC Dacia Sarl au rang des attributaires. Et la palme revient à ITC Dacia Sarl qui gagne par gré à gré le marché de 161.900.000 francs Cfa consistant en la fourniture d’un véhicule neuf Dacia Sandero Laureate climatisé et de neuf véhicules Nissan Pick-up Double Cabine 4X4 Harbody 3,2, au bénéfice de la direction du Garage Central Administratif.
Mis à part le plus gros marché et la fourniture par Co-to Auto Sarl d’un véhicule neuf Hyundai Santafe 4X4 7LS 2.7 GLS boîte manuelle, un véhicule neuf Hyundai Santafe 4X4, 7LS 2.4 GLS boîte automatique et deux véhicules Hyundai NF Sonata 2.0 GLS, le reste des marchés conclus se concentre dans des fournitures de matériels et matières d’œuvre pour l’organisation des examens du CAP et du BAC 1 - Session 2010 (entre autres, des travaux d’électricité automobile, électricité d’équipement et électronique, maçonnerie, menuiserie et plomberie sanitaire).
En termes de mode d’attribution, on note l’appel d’offres national (3 fois), le gré à gré (2 fois) et la consultation restreinte (2 fois). Le tout supporté par le budget de l'Etat - Gestion 2010, pour la direction des Examens, Concours et Certifications et la direction du Garage Central Administratif.

3è Appui budgétaire pour la relance économique et la gouvernance au Togo
La Banque mondiale confirme les 16,3 millions de dollars

L’Union l’avait annoncé le 9 avril dernier (L’Union N°271) à la suite d’une mission conjointe de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (FMI) au Togo. Le Conseil d’administration vient de le confirmer en sa séance du 20 mais à Washington : un 3è Don pour la relance économique et la gouvernance (DREG3) a été approuvé en faveur du Togo. Au taux du dollar américain aujourd’hui, le don monte à 8,2 milliards de francs Cfa. Au lieu de 7,336 milliards annoncés il y a plus d’un mois.
Le DREG-3 est l’une des opérations inclues dans la Note de Stratégie Intermédiaire, développée par la Banque pour soutenir le Togo au cours de la période 2008-2010, indique un communiqué de l’institution. Les politiques de réforme soutenues par DREG-3 s’alignent aussi sur le Programme de Stratégie de Réduction de la Pauvreté (PSRP) du Togo, couvrant la période 2009-2011. Le montant accordé au DREG-3 inclut un financement du Crisis Response Window (CRW) de 4,3 millions de dollars, ajouté pour aider le pays à atténuer l’impact de la crise financière mondiale.
Comme dans le cas des dons précédents DREG-1 et DREG-2 (approuvés respectivement en mai 2008 et avril 2009), DREG-3 fournit un soutien budgétaire au gouvernement, et sera décaissé en une seule tranche. Son principal objectif est de soutenir les réformes économiques gouvernementales afin d’améliorer la gouvernance, la transparence et l’efficacité dans la gestion des finances publiques, ainsi que des réformes structurelles avancées, visant à renforcer la gouvernance et la transparence dans des secteurs clés de l’économie, tels le phosphate, le coton et l’énergie.
Les obligations du DREG3
L’approbation de DREG-3 est la suite logique d’une série d’actions déjà entreprises par le gouvernement. Pour le secteur coton, il s’agit de préparer une évaluation des informations de gestion et du système de comptabilité analytique de la Nouvelle société cotonnière du Togo (NSCT) et d’adopter un cadre réglementaire du secteur, en précisant les rôles, les responsabilités et obligations et les mécanismes pour rendre effective la représentation des producteurs au Conseil de la NSCT. D’ores et déjà, 40% du capital social leur est attribué, les impliquant fortement dans la gestion de la boîte. Le secteur du phosphate, lui, doit adopter un cadre juridique et institutionnel avec l’objectif de devenir un candidat à l’ITIE (Initiative Transparence des Industries Extractives (ITIE) ; et publier des revenus perçus par le Trésor public cette année-1. Le secteur de l’énergie, enfin, doit préparer un plan à échéance bien déterminée pour l’apurement des arriérés publics et para-publics à la Compagnie énergie électrique du Togo (CEET, publique) et l’identification des mesures pour empêcher l’accumulation des arriérés dans le futur et apurement des arriérés de l’Etat et des dettes à la CEET
Par ailleurs, les autorités ont pour devoir de publier, par trimestre, des rapports d’exécution budgétaire, et de soumettre à temps le projet de budget suivant, avec un cadre de dépenses à moyen terme pour les ministères prioritaires de l’Education et de la Santé. Dans le cadre des contrôles budgétaires, il est prévu la: préparation et la mise en oeuvre d’un manuel de procédures pour l’Inspection Générale des Finances, ainsi que l’établissement et la mise en place récente de la Cour des Comptes. Enfin, il est attendu la création et la mise en place de la Direction Générale des Marchés Publics, et la création de commissions chargées d’effectuer des contrôles de passation des marchés publics dans au moins cinq ministères prioritaires et le bureau municipal de Lomé
«Nous félicitons les autorités togolaises des efforts considérables entrepris pour réformer des secteurs clés de l’économie et pour les progrès faits jusque là. Nous croyons fermement que le nouveau programme aidera à poursuivre la mise en œuvre des réformes du pays, pour soutenir la relance économique et sociale, et aider à relever certains des défis institutionnels et économiques restants», a déclaré Madani Tall, directeur de la Banque mondiale pour le Togo. DREG-3 est étroitement coordonné avec l’aide fournie au programme de réforme économique du Gouvernement à travers le don du Fonds Fiduciaire LICUS[1] pour la relance économique et le réengagement international, l’initiative PPTE renforcée, le soutien budgétaire de la Banque Africaine de Développement, et le Programme FCE du Fonds Monétaire International (anciennement Facilité pour la Réduction de la Pauvreté et la Croissance). Le ministère togolais de l’Économie et des finances est responsable de la mise en oeuvre du don.

Pour la campagne cotonnière 2010-2011
Producteurs et partenaires ciblent 40.000 tonnes

L’un des objectifs assignés à la Nouvelle société cotonnière du Togo (NSCT) est de porter de nouveau le coton togolais, du moins progressivement, à son niveau d’antan. De plus de 180.000 tonnes les années phares, la société en était seulement à 30.000 tonnes la campagne 2009-2010. En lançant la nouvelle campagne, la semaine dernière, les hauts cadres de la NSCT et les groupements de producteurs se sont entendus sur une cible : atteindre 40.000 tonnes en 2010-2011.
Les 10.000 tonnes supplémentaires sont à puiser dans l’engagement mutuel des deux parties, toutes désormais liées par les missions de la Nouvelle société dont 40% des parts sont cédés aux producteurs. Plus encore, le prix d’achat bord champ à la commercialisation à partir d’octobre est fixé à l’avance. De commun accord, il passe de 165 à 185 francs Cfa incitatifs le kilogramme. Le prix était de 160 francs il y a deux ans. Plus encore, la garantie est formellement exprimée de régler les cotonculteurs seulement deux semaines après l’enlèvement par la NSCT de leurs productions, d’après Dr Kokou Djagni, directeur de la société.
Fait nouveau, les paysans sont en train de toucher un supplément de 10 francs au kilogramme sur la précédente campagne parce que, entre-temps, les prix ont été revus à la hausse. Et il en sera ainsi à chaque fois que l’occasion s’y prête. Autant de gages qui ne peuvent que booster la production togolaise. Reste le seul inconnu : la pluviométrie. Son irrégularité (rareté ou abondance) dans la sous région est souvent facteur de contre-performances
Le Togo va de contre-performances en contre-performances depuis 2001. La campagne 2007-2008 n’avait produit, elle aussi, que 50 000 tonnes, après une production de 39 000 tonnes en 2006-2007. La mauvaise pluviométrie est souvent indiquée comme raison principale de la faible production. Mais l’endettement de l’ancienne société, la Société togolaise de coton (Sotoco), jusqu’à 22 milliards de francs envers les producteurs avait également poussé ces derniers à déserter le secteur. Dans le cadre du redressement de la filière, les producteurs ont été entièrement payés en 2007, et la Sotoco (publique) a été dissoute en janvier 2009 pour faire place à une Nouvelle société cotonnière du Togo (Nsct, mixte) qui implique à 40% du capital la Fédération des groupements de producteurs. Histoire des les inspirer davantage. De source non encore confirmée, des études sont en cours pour porter, d’ici l’an 2015, la production du Togo à son niveau d’antan (entre 100.000 et 180.000 tonnes).

Relations policiers / conducteurs
Appel citoyen pour plus de civisme
La parenthèse des heurts entre les forces de l’ordre et les populations civiles au lendemain du scrutin présidentiel du 4 mars dernier a laissé la place à deux accidents de circulation. A tort ou à raison, ils ont occasionné des tensions entre les deux entités, au point que la police se sente obligée de lancer des gaz lacrymogènes pour s’imposer à ceux qui veulent trop vite prendre la défense des conducteurs. Au départ, elle est présumée être à la base des deux accidents survenus à Nyékonakpoé et Cassablanca. Les rumeurs sont allées vite. Et la presse s’en est allée, avant d’envisager des atténuations dans ce qui est publié. Officiellement, rien n’est entamé pour situer les responsabilités. Si ce n’est une plainte de la gendarmerie contre trois journaux dans le drame de Nyékonakpoé.
En tout cas, le Forum togolais de la société civile pour le développement (FTSCD) veut rêver des investigations officielles. Dans un communique du 20 mai dont L’Union a obtenu copie, le FTSCD lance un cri citoyen en terme d’invitation. « Les conducteurs de taxi, les transporteurs et tous les usagers doivent toujours faire preuve de civisme, être en règle et se conformer à la loi. Ces derniers ne doivent en aucun cas se dérober aux contrôles, ni prendre la fuite devant les forces de l’ordre en cas d’interpellation au risque d’exposer leur vie et celle de leurs passagers », écrit le FTSCD. Et d’inviter les agents de police « à faire davantage preuve de professionnalisme dans l’exercice de leur fonction et surtout lors des contrôles des transporteurs ».
Autrement, les agents de contrôle peuvent juste noter les numéros des voitures et, à la fin, appliquer le double de la peine initiale encourue. Le maintien d’un climat social apaise est aussi à ce prix.

Protection de l’environnement
La BOAD réaffirme son engagement
M. Bassary Touré, Vice président de la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) a réaffirmé mercredi l’engagement de son institution dans la mise en œuvre de la nouvelle politique environnementale et sociale qu’elle s’est dotée et qui « permet à la Banque d’être au même niveau que les autres institutions financières internationales en matière de traitement des risques environnementaux et sociaux dans le financement des projets ».
La signature de la convention de financement du programme de responsabilité environnementale et sociale avec le Port de San Pedro d’un coût total de 130 millions de francs CFA, premier du genre avec une entreprise de la sous région, permet à la BOAD « de traduire en acte concret son engagement maintes fois exprimé à soutenir et accompagner les entreprises ayant comme principales préoccupations, non seulement la rentabilité économique et financière mais aussi la préservation de l’environnement de qualité »
Depuis 2002, la BOAD, déjà soucieuse des impacts environnementaux des projets qu’elle finance et pour des soucis de conformité aux pratiques internationales, avec l’appui des experts régionaux et internationaux, a commencé par intégrer avec l’appui de l’Agence Française de Développement (AFD) à travers l’Accord de Partenariat Environnemental(APE), les questions environnementales et sociales dans l’instruction, le financement et la mise en œuvre de ses projets en matière de gestion environnementale et sociale.
Dans cette optique, la BOAD s’ est dotée d’un plan stratégique 2009-2013 dans lequel l’engagement a été réaffirmé en faveur de l’amélioration de la gestion de l’environnement de ses Etats membres sous la forme d’une orientation stratégique essentielle. « Ainsi, face l’exposition des communautés sociales et des systèmes de productions agricoles de la sous région aux changements climatiques dont les réalités les plus visibles dans la zone UEMOA sont la perturbation du régime pluviométrique, l’avancée de la sahélisation et de la désertification, et l’érosion côtière, la Banque a décidé de la promotion de projets environnementaux et du renforcement des efforts en faveur de la mobilisation de ressources appropriées », a déclaré M. Bassary Touré.
Outre la promotion et le financement de projets environnementaux, la Banque a entrepris d’assister ses Etats membres dans le montage et la validation des projets relevant du Mécanisme de Développement Propre (MDP) mis en place par les Nations Unies au terme du Protocole de Kyoto qui vise à aider les pays en développement à parvenir à un développement durable tout en permettant aux pays industrialisés de remplir leurs engagements chiffrés de limitations et de réduction de leurs émissions de gaz à effet de serre.
Enfin, il est institué une révision tous les cinq ans de la politique de responsabilité environnementale et sociale, sur la base d’une évaluation indépendante. Des rapports d’avancement relatifs à l’ensemble des engagements formulés seront publiés annuellement.

Quand les sachets d'eau font le business
La production et la vente de l'eau dite minérale en sachets communément appelée « Pure water » s’est accrue ces dernières années. Ce commerce continue de prospérer grâce à une clientèle en constate augmentation, mais gare à la qualité de cette eau…..

Dans les rues de Lomé, sur les places publiques, dans les stades de football, les marchés, devant les établissements scolaires, ces sachets d'eau ont rapidement conquis une clientèle incroyable. Et, surtout en ces temps de forte chaleur.
Ami, s’est lancée dans le commerce de l’eau glacée en 1990, au CEG Bè Attikpa. Au début elle vendait de l’eau du robinet. Aujourd’hui, affirme t-elle, les élèves ne veulent plus de ce type d’eau. Ils ne consomment que de l’eau en sachet. «L’eau du robinet est salée en plus, elle a mauvais goût. Avec 25f tu peux te désaltérerr avec plaisir », dit A. Rico, élève. Tout juste à côté un autre raconte : «du moment où je fus guéri de la fièvre thyphoïde, je ne consomme que du pure water ».
Pour Ami, cet attachement à l’eau du sachet ne constitue qu’une aubaine pour ses affaires. Elle se fait livrer au moins trois cents paquets d’eau par l’entreprise Voltic. Chaque paquet lui est concédé à 250fca qu’elle revend à 350fcfa, soit au minimum un gain de 30.000fcfa par mois. «Entre décembre et mai, je peux même dépasser les 50000fcf, ce qui était impossible quand je me servais de l’eau du robinet », a-t-elle avoué.
Pourtant ses sachets d’eau de 50cl vendus à 25 fcfa l’unité qui donnent tant d’assurance sont mal vus par les institutions médicales nationales..
A première vue, les sachets d'eau que l'on découvre à l'oeil nu inspirent confiance. Leur emballage est rassurant et leur prix, très bas contrairement à celle qui se trouve en bouteille. Sans compter que les producteurs ne manquent pas d'imagination dans leurs slogans publicitaires pour appâter le consommateur.
Toutes ces raisons doublées du fait que le togolais moyen ne dispose pas assez de moyens pour s'acheter des bouteilles d'eau minérales dont le prix oscille entre 350 et 700fcfa,
Elom A., médécin au chu-tokoin, affirme pour sa part que dans la plupart des cas, le plastique utilisé par les producteurs n'est tout simplement pas adapté. Ce dernier pense qu'il serait mieux pour les producteurs de s'assurer de la qualité des sachets avant de les employer.
Le contenu en lui même ne pose pas problème car, les vendeurs d'eau se ravitaillent dans les forages. C'est leur répartition dans les sachets qui constituent une crainte, conclut notre source.
Il existe plusieurs marques de sachets d'eau à l'instar de Voltic, Kloto, Clever, Epervier etc., la liste est loin d'être exhaustive ; toutes ces marques affublées de la terminaison eau minérale naturelle. Les entreprises sont pour la plupart installées dans la région des plateaux à cause de l’existence des chutes d’eau ou cascades. Tous se disputent le positionnement commercial. Certains producteurs n'hésitent pas à user de la publicité mensongère. Ainsi on peut lire sur des emballages : « Eau naturelle minérale »... Pour tromper le consommateur qui se pose des questions sur les garanties sanitaires, d'autres producteurs affichent le même message : « Eau potable mise en sachet sous conditions d'hygiène et sous contrôle du laboratoire ». Quel laboratoire ?

Culture
Littérature
Quand Joseph Kokou Koffigoh devient poète
Il y a tellement d’avocats dans la politique togolaise qu’on a fini par croire qu’ils ne savent que faire ça. Joseph Kokou Koffigoh vient de démentir ce stéréotype avec la publication d’un recueil de poèmes assez truculent,
L’Epopée des Eléphants (Editions NEI-CEDA, Abidjan avril 2010).
Comme le montre le titre du recueil, l’ancien premier ministre de la Transition célèbre ces amours insoupçonnées de la Côte d’Ivoire, chante sans gène le président Laurent Gbagbo et sa femme Simone. Il n’oublie pas son pays dont il retrace la longue histoire depuis le temps de l’esclavage jusqu’à l’époque contemporaine en passant les colonisations allemande et franco-britannique. L’ancien parle avec amertume de son passage à la tête de Transition, de ses désillusions politiques. Le poète parle également de paix et de réconciliation.
On y voit un Koffigoh sous un jour nouveau, percutant, fragile, humain. Le livre lui enlève quelque peu ce côté d’homme politique naïf qu’on lui connaît. C’est un recueil à la poésie facile, cousu dans une langue soutenue et limpide et d’une saveur sucrée, destiné à la fois aux grand et sélect public.
Avocat de profession qui fit partie du groupe de juristes qui menèrent la fronde contre Eyadema avant, pendant et après le 5 octobre 1990, Joseph Kokou Koffigoh fut vice-président de la Conférence nationale avant de devenir premier ministre de la Transition. Il occupa le poste de premier ministre de 1991 à 1993. Avec lui la démocratie togolaise naissante connut ses plus graves moments de douleur. Il fit le premier ministre à diriger un gouvernement d’union national au Togo.

Edition
Il faut sauver l’édition togolaise !
Quand un vieillard meurt en Afrique, c’est tout une bibliothèque qui brûle, disait le vieux Hampaté Bâ, à propos de la perte de la mémoire qui plane sur l’Afrique avec la disparition des générations ainées. L’écrivain voudrait alors parler de la fragilité d’une Afrique sans écriture mais aussi de l’importance du livre dans la quête non seulement du savoir mais aussi dans la survie d’un peuple.
Mais pour qu’un livre paraisse, il y a toute une chaîne dont tous les chaînons sont indispensables : l’écrivain, l’éditeur, le libraire, le critique et le lecteur. L’éditeur est un chaînon important, s’il venait à manquer l’existence du livre serait en danger.
Au Togo, le risque est encore plus grave si l’éditeur vient à mourir, au point de faire planer la menace que relevait Hampaté Bâ. Pourtant aussi terrible soit-elle, c’est chose normale que la disparition d’un être humain dans la longue histoire de l’humanité ; il faut que des gens partent et que d’autre les remplacent. Tel n’est pas le cas de l’édition au Togo.
Théoriquement, on dénombre six maisons d’éditions au TOGO : Akpagnon, NEA-Togo (les Nouvelles Editions Africaines du Togo), HAHO, la Rose Bleue, l’Héritage, Graines de pensées. La réalité est toute autre : les Editions AKpagnon ont disparu avec la disparition du propriétaire l’écrivain Yves Emmanuel Dogbé en 2003. Jusqu’à présent, personne ne sait quel sort est réservé à cette maison et aux auteurs qu’elle a édités. Aussi la crainte que les Editions de la Rose Bleue disparaissent avec la mort de son directeur le poète Ephrem Seth Dorkenoo, le 27 avril dernier, jour anniversaire de l’indépendance, est-elle vive. Qui prendra sa succession à la direction de la Rose Bleue ? Il y a toute une confusion qui s’installe quand on se met à chercher les œuvres d’auteurs togolais éditées par ces deux maisons.
Cette situation n’est que la face visible des problèmes que rencontre l’édition togolaise, faute d’organisation et d’une politique ambitieuse du livre au national.
Les pesanteurs économiques, l’étroitesse du marché essoufflent ces entreprises du livre qui ne peuvent ni venir en aide aux écrivains ni se sortir d’affaire quand les initiateurs disparaissent. Le Togo compte d’innombrables écrivains mais qu’est ce qu’un écrivain non édité ? La plupart sont réduits à éditer à compte d’auteur et le manque de moyens et/ou de professionnalisme réduisent l’édition à l’impression. De plus, ce procédé nourrit des susceptibilités sur la qualité de l’œuvre.
La solution à l’édition, se trouve dans une réforme culturelle hardie qui tarde malheureusement à venir depuis des lustres. Mais il n’est pas encore trop tard, il faudra juste mettre au poste de la culture dans le prochain gouvernement un homme de qualité, de poigne, un vrai professionnel pour exiger de l’Etat un fonds d’aide à l’édition.

© L’Union du 25 mai 2010

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