Audit de l’aéroport de Lomé

22/03/2011
Audit de l’aéroport de Lomé

L’aéroport international de Lomé va prochainement être audité, indique mardi L’Union. Il s’agit de vérifier l’état du taxiway et de la piste ; une procédure obligatoire tous les vingt ans. Sans doute la dernière avant l’extension de la plate forme. Sur financement chinois (sans doute via l’Exim Bank), les autorités prévoient de construire une nouvelle aérogare, d’aggrandir le parking avions et de refaire la piste.

Voici une sélection d’articles publiés par l’Union
Verbatim
Contestation et propositions
La contestation bat son plein depuis quelques semaines sur la terre de nos aïeux suite à l’adoption en conseil des ministres le 02 mars 2011 du projet de loi réglementant les manifestations publiques au Togo. A la tête de la fronde se trouve l’Alliance nationale pour le changement (Anc) de Jean-Pierre Fabre, candidat malheureux du scrutin présidentiel du 04 mars 2010, accompagné par ses alliés du Front républicain pour l’alternance et le changement (Frac), mouvement créé par le franco-togolais Kofi Yamgname. Selon les contestataires, il s’agit d’une loi liberticide pour anéantir la contestation au Togo.
Pour eux, avec ladite loi, les Togolais seront soumis au diktat du pouvoir en place qui pourra interdire à volonté les manifestations dans les lieux publics. En gros, il s’agit d’une nouvelle forme de restriction des libertés au Togo. Toutefois, depuis qu’ils s’acharnent à monter la pression pour que ce projet ne soit pas voté par l’Assemblée nationale, aucun des contestataires n’a été en mesure d’énumérer le ou les articles du texte qui ne garantissent pas la liberté de manifestation. D’ailleurs, au cours d’une conférence de presse au siège de l’Anc, un confrère a été déçu par la réponse qu’il a reçue des responsables de ce parti ; question : "quelle partie du texte contestez-vous ?", réponse : "on vous dit que le texte est liberticide, il est liberticide, c’est tout."
A l’opposé, le ministre Pascal Bodjona est passé à l’offensive en expliquant les dispositions contenues dans la nouvelle loi qui garantissent mieux les libertés de manifestation. Cette loi enlève l’interdiction de manifestation en semaine et permet aux individus ou groupes d’individus de saisir le tribunal administratif en cas de violation de leur droit de manifestation par l’autorité administrative. 
Dans une interview, le représentant du Haut Commissariat aux Droits de l’homme (HCDH, Onu), trouve indiqué le vote d’une telle loi au Togo. "C’est tout à fait normal qu’il y ait une loi qui réglemente l’exercice des réunions et de manifestations publiques…Au Togo, il y avait beaucoup de manifestations, parfois interdites, parfois autorisées… il y a encore des lois coloniales qui s’appliquent…Donc il n’y avait pas un cadre légal vraiment très clair en la matière. C’est pourquoi le HCDH a proposé au gouvernement de mener une réflexion sur cette question et on s’est alors aperçu que le gouvernement planchait sur le même dossier" a-t-il expliqué à notre « con de frère » republicoftogo.com. En clair, contre vents et marrées, le pays doit disposes d’une loi limpide sur les manifestations publiques. Encore qu’on doit lui apporter des améliorations permanentes pour l’adapter aux normes internationales et au temps.   
Les frondeurs ont voulu passer à l’acte jeudi dernier en organisant une marche de protestation contre le projet malgré une interdiction qui frappe les manifestations publiques en semaine dans le pays par un communiqué gouvernemental de 1994. Convoqués au ministère de l’Administration territoriale la veille, c'est-à-dire le mercredi 16 mars, pour apporter des contributions pour améliorer le texte contesté, les responsables du Frac ont juste répondu qu’ils n’ont pas de propositions à faire.
Curieux n’est-ce pas ? A quoi sert alors réellement un parti politique d’opposition au Togo? L’opposition togolaise, au lieu d’influer les actions gouvernementales dans sa globalité, oubli ses prérogatives pour ne s’attaquer qu’à des sujets à caractère politique, uniquement politique, parfois futiles. En tout cas, c’est l’impression qu’elle donne. C’est pourquoi certains estiment qu’elle ne maîtrise que ça. Tout ce qui concerne l’agriculture, les finances, le social, la santé publique, l’environnement, le tourisme, l’éducation, etc. ne constituent pas pour elle des préoccupations essentielles. Cela me tente de faire une comparaison avec des oppositions d’ailleurs qui, dans leur rôle, tout en contestant, proposent.

Pour mieux accomplir son rôle et sa mission
Vers une relecture de la loi sur la HAAC
Une semaine après la recomposition de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (HAAC) par la désignation de quatre nouveaux membres par le Président de la République, l’organe de régulation des médias devra subir une relecture de ses textes. Le bruit avait couru, mais il se confirme dans les couloirs du Gouvernement.
De sources confirmées, celui-ci a fait le constat que la HAAC n’arrive pas à assumer pleinement son rôle à cause des insuffisances de la loi organique la régissant, des défaillances institutionnelles marquées par l’insuffisance de moyens humains, matériels et financiers indispensables, et le défaut de loi réglementant la diffusion des messages publicitaires sur les médias. Dans ce dernier volet, la HAAC a dû prendre en avril 2008 une décision pour le contrôle de la publicité avec une obligation aux annonceurs de soumettre, avant tout passage à la télé ou à la radio, le contenu de leur message au plan moral et civique. Il s’agit d’un contrôle a priori, alors qu’il doit s’agir d’un contrôle a posteriori.
Aujourd’hui, des stratégies de renforcement de la HAAC ont été élaborées. La relecture de la loi sur l’organe de régulation devra rendre celui-ci plus performant. De quoi accompagner les médias dans leurs missions de fournir aux citoyens des informations justes, crédibles et respectueuses des libertés individuelles et collectives, dit-on. Il s’agira ainsi de déterminer les textes juridiques à améliorer ou à mettre en place pour une plus grande visibilité en matière de régulation, étendre la HAAC à tous les médias de masse.
Plus est, la révision inclura le mode d’attribution des autorisations d’exercice des organes (réglementation de création d’un organe), avec la mise en place d’une attestation provisoire d’enregistrement pour une période de six mois et d’une autorisation de parution ou de diffusion renouvelable tous les dix ans. Au ministère de la Communication, il se dit que la loi organique de 2009 sur la HAAC et le Code de la presse et de la communication de 2004 en vigueur comportent des faiblesses dont certains journalistes profitent pour porter atteinte à l’honneur des citoyens et même des institutions de l’Etat. C’est le cas par exemple, dans le Code de la presse, de la notion de « respect de la dignité de la personne humaine » qui n’est pas définie et que de nombreux organes de presse violent trop souvent.
Le régime de déclaration, l’absence de texte réglementaire fixant des conditions minimales de viabilité et le manque de cahiers des missions et des charges des organes de presse écrite constituent un lourd handicap à l’existence des supports de communication au Togo.
Au finish, la démarche doit toucher le fonctionnement même de l’organe de régulation des médias. Qu’à cela ne tienne, aujourd’hui, l’institution ne dispose pas suffisamment de personnel. Le poste de secrétaire administratif et financier prévu par l’article 16 de la loi n’est toujours pas pourvu. Les comités techniques présidés par les membres de la HAAC, et dont la création est prévue par la loi organique et le règlement intérieur, ne disposent pas de membres pour leur fonctionnement. Motif pris du manque de moyens financiers. On veut aussi repréciser le mode de désignation des membres de la HAAC qui, en dehors de l’expérience professionnelle requise de dix ans, ne garantit pas la compétence. L’idée de confier les dossiers de candidature à un cabinet d’experts qui procédera à une sélection et la soumission des candidats à un oral public devant l’Assemblée nationale font leur route. Il faudra s’assurer que les futurs membres saisissent la mission et le rôle que la loi attend d’eux.
Aussi la HAAC doit-elle pouvoir disposer d’organes dans toutes les régions. Comme dans d’autres pays. Histoire de ne plus exiger des médias de lui copier l’élément fautif que conteste un plaignant.
Le Code de la presse et de la communication, lui, va être révisé pour prendre en compte à la fois la presse écrite, les médias audiovisuels et de l’information sur Internet. Et expliciter la notion de protection de la dignité, de l’honneur et de la vie privée des citoyens. Des notions que brandissent souvent les plaignants pour mettre en colère la HAAC.
En rappel, la loi organique sur la HAAC a déjà subi deux modifications en 2009. La loi votée le 30 octobre 2009 pour modifier celle du 27 août 2004 a été contestée par la presse privée et retirée sans être promulguée. Une nouvelle loi a été finalement votée en décembre 2009. Mais il se dit qu’elle paraît inapplicable par l’impuissance de la HAAC à gérer certaines situations.
Le paysage médiatique togolais a vécu plusieurs époques dans son évolution. D’une presse plurielle au début de l’indépendance, le pays a évolué vers une presse où le monopole d’Etat était la règle. Au début des années 90, la libéralisation a amené la floraison des organes dans la presse écrite, la radio et la télévision. Aujourd’hui, ce paysage est caractérisé par l’existence d’au moins 411 journaux (dont une soixantaine paraît régulièrement), 82 radios et 11 chaînes de télévision.

Dernière minute
Des avancées dans la mise en œuvre des réformes ministérielles
Après une journée d’atelier, sur initiative du Secrétariat permanent pour le suivi des politiques de réformes et des programmes financiers (SP-PRPF), la seconde revue à mi-parcours de la matrice unifiée a été approuvée hier par les représentants des différents départements ministériels. Plus est, la matrice unifiée des réformes actualisées des ministères a été validée. Le bilan présente compte pour le second semestre de l’année 2010. Le moins qu’on puisse dire, c’est que des ministères ont progressé dans la mise en œuvre des réformes. Exemple du département des Sports et Loisirs qui est passé de zéro à quatre réformes exécutées en six mois. Dans la prochaine parution, L’UNION rendra public le bilan département par département.
En rappel, la première revue couvrant les six premiers mois de l’année 2010 avait été publiée en septembre dernier. A l’époque, le ministère de l’Economie et des finances était en avance. Aux Travaux publics, sur les six mesures programmées, seules trois avaient connu un début d’exécution. Au Tourisme, trois réformes avaient été réalisées sur les huit activités programmées. Zéro sur dix-huit dans les Sports et Loisirs, etc. En gros, beaucoup de mesures étaient en chantier.

Pour la protection de l’environnement
Les entreprises et projets désormais soumis à des audits réguliers
Les besoins de protection de l’environnement oblige, le Togo compte dorénavant soumettre systématiquement, et périodiquement, à des audits environnementaux toute entreprise ou tout projet ayant fait l’objet d’une étude d’impact environnemental. Cette étude est devenue une exigence ces dernières années, pour ce qui concerne la plupart des projets en amont. Mais après, plus rien. Pire, le ministre de l’Environnement et des ressources forestières, Kossivi Ayikoé, a relevé que «la plupart des sociétés industrielles installées au Togo n’ont pas réalisé les études d’impact sur l’environnement avant leurs installations». Pour ces sociétés, insiste-t-il, «il urge de réaliser un audit environnemental en vue d’obtenir un certificat de régularisation environnementale. Pour celles qui l’ont fait, des audits environnementaux périodiques permettront de contrôler leur gestion environnementale».
A l’instar des études d’impacts sur l’environnement, les audits environnementaux sont des mesures de protection de l’environnement qui figurent au titre des évaluations environnementales. Ils constituent un des outils de prise en charge de la dimension environnementale dans les politiques, programmes, plans et projets de développement. Un décret du chef de l’Etat, pris en conseil des ministres mercredi dernier, fait de l’audit environnement une obligation. Outre les projets soumis à l’étude d’impact de l’environnement, la mesure concerne également «tout aménagement dont l’activité peut être source de pollution, de nuisance ou de dégradation de l’environnement». Qui plus est, «les établissements soumis à l’audit environnemental sont tenus d’y recourir tous les deux ans et à la cessation» (Art. 4).
Cette démarche servira à apprécier, de manière périodique, l’impact que tout ou partie de la production ou de l’existence d’une entreprise génère ou est susceptible, directement ou indirectement, de générer sur l’environnement. L’objectif étant, entre autres, de veiller au respect des normes et règlements techniques, de faciliter le contrôle opérationnel des pratiques susceptibles d’avoir des incidences sur l’environnement et, éventuellement, de prescrire des mesures correctives. L’avantage pour l’entreprise est d’améliorer ses performances techniques et sa productivité.
Mais, en cas de non respect délibéré ou de récidive, il est prescrit des sanctions pénales prévues par la loi-cadre sur l’environnement. Nonobstant les sanctions pénales, le ministre chargé de l’Environnement peut requérir des sanctions administratives allant d’un simple avertissement jusqu’au retrait du Certificat de conformité environnementale (CCE) ou le fermeture de l’entreprise ou du projet. Pour corriger les manquements du début, il est accordé un délai de six mois, à compter de la date de signature du présent décret, aux unités en cours d’exploitation et/ou de fonctionnement n’ayant pas réalisé les études d’impact environnemental avant leurs installations de réaliser les audits environnementaux de leurs installations assortis de Plan de gestion environnementale et sociale (PGES). L’audit se doit, notamment, de ressortir une comparaison de l’état actuel du site et de son environnement par rapport à son état à l’installation. Et d’en dresser les risques et dangers.
En rappel, il est fait cas de deux types d’audit environnemental : l’un interne et l’autre externe. Le premier relève de la responsabilité de l’entreprise ou de l’unité de production. Il est réalisé par des institutions de l’entreprise, ou par des auditeurs externes sur requête de l’entreprise et selon la procédure d’audit interne propre à celle-ci. Le second est réalisé par un auditeur indépendant ou l’agence, sur demande de l’Agence nationale de gestion environnementale (ANGE) ou sur requête d’une tierce personne.

Réhabilitation des infrastructures routières
Trois mois pour remettre la Nationale 1 au point
Les riverains de la Route Nationale n°1 (RN1) ont dû le constater, des travaux de réparations et de point à temps sont actuellement entrepris sur le principal axe du pays, en partant de Lomé jusqu’à Tandjouaré, au nord du pays. Les usagers et les riverains de cette route sont alors invités par l’autorité compétente «à redoubler de vigilance par le respect scrupuleux des signalisations de chantier mises en place par endroits afin d’éviter des accidents». Il s’agit d’effectuer des Travaux de grosses réparations sur six tronçons dont Lomé-Davié, et des Réparations localisées et de Point à temps sur quatorze autres. Le tout pour une durée de trois mois pour le premier lot, et de deux pour le second.
En tout 18 entreprises locales se sont partagées les 20 lots : GTBTP s’est adjugée Lomé-Davié, à partir du rond point GTA sur une vingtaine de kilomètres. Les dégâts, là, se localisent surtout au niveau de Agoènyivé, Agoè-Zongo et à Adétikopé. Babamé à Blitta (63 km) est attribuée à ECOBAT-K, avec l’éventualité de travaux d’assainissement pour l’écoulement des eaux de pluies. Blitta à Sokodé (78 km) est scindée en deux entre Blitta-Adjengré, confiée à LE PROGRES, et Adjengré-Sokodé à CENTRO. Enfin, Sokodé à Kara (72 km) a été enlevée par GTBTP de Sokodé à Aléhéridé et par l’entreprise REC de là jusqu’à Kara. Ce sont là  les travaux de grosses réparations, il y a lieu de racler à fond les parties défectueuses de la voie afin de les recharger et de les bitumer.
Lomé (GTA)-Davié, Babamé-Blitta, Blitta-Adjengré, Adjengré-Sokodé, Sokodé-Aléhéridè doivent connaître par ailleurs des Réparations localisées et de Point à temps. Elles sont confiées respectivement à NAD BTP, ACOAT, EGEBAT, EGA et à ECBTGC. A ces travaux localisés viendront s’ajouter Davié-Amakpapé (ETC BTP), Amakpapé-Atakpamé (LA PERSEVERANCE), Atakpamé-Babamé (DJE BTP), Aléhéridè-Bafilo (EITP) et Bafilo-Kara à ECOB. De Kara à Kanté (56 km), et de Kanté à Naboulgou (37 km), dans la région de la Kara, les travaux sont également par Point à temps et par Réparations localisées, auxquels s’accompagnent également des travaux d’assainissement. Ils sont semblables de Naboulgou à Sagbièbou (24 km), de Sagbièbou à Tandjouaré sur une distance de 53 km. Ces quatre derniers chantiers sont attribués respectivement aux entreprises locales GTACO, CABI, E3TP et encore de nouveau à REC.
Le financement de ce projet est assuré par la Compagnie autonome des péages et de l’entretien routier (CAPER), qui est actuellement en charge de la gestion des quatre péages du pays. Et le contrôle des travaux attribué, par lots, six bureau, dont AZ Consult, Ingetech, Agecet et Poly Consult. Le ministère des Travaux publics insiste sur la qualité des ouvrages,  vu la charge supportée par cette route. D’où une responsabilité accrue et une vigilance des bureaux de contrôle. Il est attendu que les travaux se fassent simultanément, et soient livrés dans les mêmes délais afin d’éviter des désagréments aux usagers. Plus particulièrement aux semi-remorques qui abondent ces temps derniers sur cet axe routier – en faveur de la crise ivoirienne – en provenance et à destination des pays du Sahel que sont le Burkina Faso, le Mali et le Niger.

Pour se conformer aux exigences de l’OACI
L’aéroport de Lomé va se prêter à un audit
Le 9 mars dernier devaient être bouclés les dossiers de soumission à l’auscultation des chaussés aéronautiques de l’Aéroport international Gnassingbé Eyadèma (AIGE) de Lomé. L’attribution de ce marché aura pour objectif d’ausculter, ou d’auditer, la chaussée et la piste d’atterrissage de l’aérodrome de la capitale, en usage depuis plusieurs dizaines d’années. Au dernier moment, l’avis a été prorogé, faute de soumissions suffisantes. D’après la Société aéroportuaire de Lomé-Tokoin (Salt) – qui a en gestion l’AIGE –, la démarche répond de deux exigences : celle en premier de l’Organisation de l’aviation civile internationale (Oaci), qui impose que l’état des chaussées et pistes des aéroports soit constaté tous les 20 ans pour d’éventuels réaménagements.
La demande de propositions à ce sujet a été adressée à cinq cabinets de consultants spécialisés en la matière : le groupement Aeco-Unitec/Evp, Fugro/Geotech S.A., Studi/Ag7 et LNBTP/Sertard/Egis Avia/Instic et le cabient Rincent BTP. A la date du 9 mars, ils n’étaient que deux à répondre aux sollicitations du Togo. Une situation qui ne répond guère aux conditions édictées par l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa) qui voudrait qu’il y ait un minimum de trois concurrents sur les marchés ouverts. Un nouveau deadline est fixé à jeudi 24 mars 2011 pour l’attribution de ce marché.
On dit l’aéroport international de la capitale togolaise très dépassé en termes de modernité. L’augmentation du trafic aérien – tourne autour de 600.000 passagers aujourd’hui – boosté par le partenariat Ethiopian Airlines et ASKY a montré les limites de ses structures. Le gouvernement caresse depuis des années un projet d’extension de l’aéroport dont le dossier est actuellement en finalisation avec la China Airport Group, qui également construit l’aéroport de Brazzaville, au Congo.
Selon le ministre des Transports, Ninsao Gnofam, récemment sur le site officiel du gouvernement Republicoftogo.com, le projet prévoit la construction d’une nouvelle aérogare de 21.000m2, côté nord de l’aéroport actuel. A l’intérieur du bâtiment, il y aura des espaces VIP réservés aux compagnies qui utilisent la plate forme et de vastes salles d’embarquement. La piste de stationnement sera portée jusqu’à 15 avions, et les embarquements et débarquements se feront par passerelles, comme dans les grands pays européens.
Au final, la capacité de l’aéroport sera portée à environ 2,5 millions de passagers, avec l’intention d’en faire un hub pour la sous région et sur la route des Amériques. Et la zone de fret sera étendue pour pouvoir gérer un volume de 50.000 tonnes par an contre 15.000 actuellement. Un grand hôtel de standing international est même prévu dans l’espace-nord de l’aérogare en vue d’accueillir les passages en transit. Coût du projet : environ 150 millions de dollars, autour de 75 milliards de francs Cfa. Il pourra démarrer cette année, d’après des sources proches du dossier.

Economie
Contribution des travailleurs migrants au développement économique
855 milliards Cfa transférés en 10 ans au Togo
Au Togo, les fonds reçus des travailleurs migrants ont fortement progressé (+1 166,5%) entre les années 2000 et 2009 en passant de 11,2 milliards de francs Cfa à 141,6 milliards de francs, soit une croissance annuelle moyenne de 43,3%. Rapportés au Produit intérieur brut (Pib), ces fonds sont passés de 1,2% en 2000 à 9,5% en 2009. Sur la période 2000-2009, le cumul des fonds reçus se chiffre à 855,1 milliards de francs, soit 111,0% de l’encours de la dette extérieure du Togo à fin décembre 2009, selon une note de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest (Bceao) présentée mercredi à Lomé.
La hausse des entrées de ces flux financiers au Togo est consécutive notamment à l’augmentation du nombre des migrants togolais, particulièrement dans les pays développés. Selon les estimations de la Banque mondiale, près de 370 000 Togolais vivent à l’extérieur du pays en 2010, soit 5,4% de la population résidente. Les pays d’accueil sont principalement le Nigeria, la Côte d’Ivoire, le Bénin, le Burkina Faso, le Niger, le Gabon, la France, l’Allemagne, l’Italie et les Etats-Unis. A l’instar des migrants des autres pays, l’insertion croissante des migrants togolais dans les pays d’accueil s’est accompagnée d’une amélioration de leurs revenus et, par conséquent, de leurs capacités de transfert.
Sur la base des données relatives aux transferts officiels reçus, l’Union européenne, les Etats-Unis et l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa) sont les principales sources d’envois de fonds des migrants togolais. Sur la période 2007-2009, les réceptions de fonds en provenance de ces zones représentent en moyenne respectivement 32,3%, 17,1% et 15,1% du montant total des transferts rapides de fonds reçus.
Sur le plan socio-économique
Les réceptions de fonds des travailleurs migrants contribuent à l’augmentation du revenu disponible des ménages au Togo. Ces fonds sont affectés prioritairement et majoritairement à la consommation finale des ménages, notamment les dépenses courantes d’alimentation, de santé et d’éducation. Une partie des transferts est, en outre, affectée à l’investissement immobilier ainsi qu’à la création d’entreprise.
En augmentant les revenus disponibles des ménages, les transferts de fonds des travailleurs migrants contribuent à la réduction significative de la pauvreté des populations concernées. Ces fonds reçus permettent aux ménages bénéficiaires d’avoir accès aux services sociaux notamment l’éducation des enfants et les soins médicaux. Ils servent également à construire des équipements sociaux collectifs (dispensaires, forages d’eau, etc.) dans les régions d’origine des migrants favorisant ainsi le développement communautaire.
Ces fonds réceptionnés au Togo entre 2000 et 2009 sont passés de 1,2% à 8,7% du Revenu national disponible brut (RNDB). Rapportés à la Consommation finale privée (CFP), ils sont passés de 1,5% en 2000 à 11,5% en 2009, avec une moyenne de 8,2%. Au regard de cette évolution, il semble que les fonds reçus des migrants togolais aient permis de soutenir la consommation finale privée et d’améliorer sa contribution à la croissance économique.
Mieux que l’IDE et l’aide au développement
Les envois de fonds de travailleurs migrants constituent la principale source de financement extérieur non générateur d’endettement. En moyenne, ils représentent 58,0% du total dudit financement et sont, en moyenne, 2,7 et 7,8 fois supérieurs respectivement aux flux d’Investissement directs étrangers (IDE) et d’Aide publique au développement qui représentent respectivement 31,9% et 10,1% du financement extérieur non générateur d’endettement.
L’analyse de l’évolution des transferts de fonds des migrants indique que ces flux sont moins volatils que les flux d’IDE. Ils jouent un rôle important dans la balance des paiements du Togo en contribuant à atténuer significativement la vulnérabilité de la position extérieure du pays. En effet, ces apports en devises favorisent la consolidation des réserves extérieures du Togo.
La Banque centrale indique que le déficit des transactions courantes du Togo hors transferts de fons des travailleurs migrants s’est établi en moyenne à 16,4% entre les années 2000 et 2009, contre 9,2% lorsque les envois de fonds des migrants sont inclus, soit une contribution moyenne positive de 7,2 points de pourcentage. Cette tendance indique que les transferts de fonds de migrants togolais jouent un rôle fondamental dans la stabilité macroéconomique du Togo en contribuant à l’amélioration de son équilibre externe.
En rappel, les envois de fonds des travailleurs migrants en direction du Togo sont effectués par l’intermédiaire de divers canaux notamment les banques, les bureaux de poste, les sociétés de transfert d’argent. S’agissant spécifiquement des sociétés de transfert d’argent, il convient de signaler qu’à fin décembre 2009, six sociétés de transfert rapide de fonds opéraient au Togo par l’intermédiaire des onze banques de la place et de la Sociétés des postes du Togo.

Lutte contre le blanchiment et le terrorisme
L’Afd renforce les capacités de la Bidc
Menacés par le blanchiment d’argent et, partant, le financement du terrorisme, les pays de la sous région ouest africaine, à l’instar d’autres, ne cessent de renforcer leur arsenal juridique respectif et commun notamment à travers leurs institutions financières. C’est dans ce cadre que la Banque d’investissement et de développement de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (Bidc) vient de bénéficier d’un financement pour la mobilisation d’un Fonds d’Etudes et de Renforcement de Capacité (FERC) de la part de l’Agence française de développement (Afd).
Les documents relatifs à cette convention ont été signés vendredi à Lomé par Bashir M. Ifo, président par intérim de la Bidc, Dominique Renaux, ambassadeur de France au Togo et par Philippe Collignon, directeur pour le Togo de l’Agence française de développement.  Entièrement financé par l’Afd, ce projet d’expertise et d’appui technique, d’un montant total de 500 000 euros, soit 327,9 millions de francs Cfa, s’inscrit dans le cadre de la coopération financière multiforme qu’entretient l’Agence avec le secteur financier sous-régional. Cette subvention, d’après un communiqué conjoint, est plus précisément destinée à financer le renforcement des capacités de la Bidc en matière de suivi des risques, de mise à niveau de ses procédures de lutte antiblanchiment et de lutte contre le financement du terrorisme, ainsi qu’en matière de mise à niveau de la politique de responsabilité sociale et environnementale de l’institution.
L’Afd et la Bidc entendent poursuivre une telle coopération qui, à terme, pourra déboucher sur l’octroi de lignes de crédits futures à la banque sous régionale par l’Afd pour le financement des activités de développement du secteur privé des entreprises de la CEDEAO.

Coopération Hollande-Togo
Le programme de développement de WAGES financé à un milliard Cfa
L’institution de microfinance WAGES – Women Associations for Gain both Economic and Social – vient de bénéficier d’une enveloppe de un milliard de francs Cfa de OIKOCREDIT, une société œcuménique de développement basée à Tesselschaden, au Pays-Bas. D’après ses responsables, WAGES a suffisamment fait ses preuves en milieu urbain. Ce crédit va donc lui permettre de concentrer ses activités de financement beaucoup plus sur le monde rural, et sur l’ensemble du pays. Il est cité des secteurs tels que le commerce, l’agriculture, l’élevage, l’artisanat, l’équipement, avec pour objectif d’aider cette couche plus ou moins délaissée à améliorer ses conditions de vie. Ce prêt vient s’ajouter à un autre déjà octroyé par OIKOCREDIT et qui est toujours en cours. Sa sollicitation a été précédée d’une mission d’évaluation des experts hollandais.
Les produits et services de WAGES sont diversifiés. Elle offre Epargne Hola ou dépôt à vue, le Dépôt à terme (DAT), l’Epargne obligataire et l’épargne Tontine. En matière de crédit, elle offre le crédit ordinaire, direct, spécial, à épargne déductible, tontine ou rural. L’institution compte aujourd’hui plus de 130.000 adhérents avec plus de 15 000 emprunteurs actifs et un encours de crédit de plus de 10 milliards de francs. Elle emploie aujourd’hui 400 employés dans 15 agences sur toute l’étendue du territoire national.

Le projet d’électrification transfrontalière
Il a été présenté aux bailleurs à Batoumé
Le village de Batoumé (25 km d’Assahoun à la frontière Togo-Ghana) a abrité, hier la cérémonie de présentation du projet d’électrification transfrontalière aux bailleurs. L’Union Européenne, de la CEB, de GEC, du WAP et de la CEET ont financé ce projet   à hauteur de 2,1milliards de Fcfa. En augmentant la disponibilité de services énergétiques, le Togo se ménage de meilleures chances d'atteindre les OMD, car les services énergétiques ont un effet multiplicateur sur les services dans le domaine de la santé, de l'éducation, des transports, des télécommunications, de l'eau potable, de l'assainissement et de l'hygiène. «Le projet d’électrification a donné un nouveau visage à notre village sur tous les plans», a expliqué Togbui Appalo, chef du village de Batoumé. Ils ont aussi des effets positifs sur la compétitivité économique par l'amélioration de la rentabilité économique et financière des investissements dans les activités génératrices de revenus et la productivité dans l'agriculture.
Les populations de cette localité espèrent  comme leurs voisins ghanéens profiter  des avantages socio-économiques qui selon elles concernent les centres de loisirs, les femmes et l'urbanisation.
En effet, la fourniture de courant électrique améliorera le fonctionnement de ces centres et contribuera à en créer de nouveaux. Le développement de ces nouvelles activités contribuera à générer des revenus ainsi qu'à améliorer les conditions de vie et d'existence dans les zones rurales. Il en résultera un ralentissement significatif de l'exode des jeunes vers les centres urbains avec, comme effets induits subséquents, l'arrêt de la baisse tendancielle de la production agricole et la garantie dans les zones concernées de la sécurité alimentaire.
Les femmes représentent plus de la moitié de la population rurale; elles sont responsables de la recherche de bois de chauffe, de l'eau potable, de l'éclairage domestique ainsi que de la transformation et la conservation des aliments et des produits agricoles périssables.
La fourniture d'électricité contribuera à libérer les femmes de ces corvées quotidiennes et récurrentes en leur permettant de se consacrer davantage à d'autres activités génératrices de revenus (coiffure, fabrication/commercialisation de boissons fraîches, lait et yaourt'..) susceptibles d'améliorer le niveau de vie des familles. En outre, la possibilité offerte par l'électricité pour l'utilisation d'appareils électroménagers renforcera cet affranchissement des corvées domestiques en améliorant les conditions de travail dans les ménages. L'utilisation de matériaux de construction compatibles avec les normes de branchement des abonnés domestiques contribuera à améliorer l'habitat. Associée à l'éclairage public, la fourniture de l'électricité aux localités concernées permettra de favoriser l'urbanisation et l'amélioration du cadre de vie des populations, l'extension des réseaux électriques et l'amélioration des finances des opérateurs, le renforcement de la sécurité des personnes et des biens.
Les services énergétiques favorisent la création d'activités génératrices de revenus comme le petit commerce, l'augmentation de la production et la productivité par l'usage des machines qui augmentent les rendements agricoles, et la diminution des pertes après récolte par la conservation des produits. Dans le secteur de l'éducation, l'électricité améliore la qualité de l'enseignement en permettant l'utilisation des outils éducatifs, pareillement, l'éclairage permet aux étudiants d'étudiés le soir.
Ce projet a été inauguré le 19 novembre 2010 à Danyi et à Badou par le président Faure Gnasiingbé. Il est subdivisé en plusieurs phases. La phase 1 a pris en compte au Togo 21 villages : dans la préfecture de Wawa (kpéta-béna, Mimpassem, Maflo, Akloa, Tomégbé, Anonoé, Badou, Wébé) ; dans la préfecture de Dayes (Sassanou, Bogo, Dzogbégan, Apéyémé, Elavagnon, Dalo, Wétropé) ; dans la préfecture de l’Avé (Batoumé, Youkoutikpota, Ablamé).
Au total il a été construit dans ces localités, 63km de lignes moyenne tension de part et d’autre des deux frontières et 25km de lignes basse tension sur le territoire national. Dans chacune de ces localités un réseau d’éclairage public est mis en place avec au total 200 foyers lumineux. D’autres localités telles Nytoé, Zoukpé et Zolo avaient déjà fait l’objet de raccordement par ce même principe d’électrification transfrontalière.

21 mars, journée mondiale des forêts
Le rôle fondamental des forêts pour une eau de bonne qualité
D'ici 2025, 1,8 milliard de personnes vivront dans des régions victimes de pénuries absolues d'eau et deux tiers de la population mondiale pourraient être exposés à des conditions de stress hydrique.
Les forêts piègent et stockent l'eau, et jouent ainsi un rôle important dans l'alimentation en eau de millions d'habitants des mégapoles de la planète. Partant de ce fait, le Partenariat de collaboration sur les forêts (PCF), composé d'organisations internationales sur les forêts, en appelle à tous les pays pour plus d'attention en matière de protection et de gestion des forêts pour l'approvisionnement en eau propre.
"Les forêts font partie des infrastructures naturelles de tout pays et sont essentielles au cycle de l'eau", a souligné Eduardo Rojas-Briales, Sous-Directeur général du Département des forêts de la FAO."Elles réduisent les effets des inondations, préviennent l'érosion du sol, régulent le niveau de la nappe phréatique et assurent à la population, aux industries et à l'agriculture une alimentation en eau de bonne qualité" a-t-il ajouté.
Les forêts constituent une couverture végétale optimale pour les bassins hydrographiques. Les bassins versants forestiers répondent à une grande partie des besoins en eau des utilisations domestiques, agricoles, industrielles et écologiques. "La gestion de l'eau et les forêts sont étroitement liés et requièrent des solutions de politique innovative qui tiennent en compte la nature complexe de toutes ces ressources vitales", a déclaré Jan McAlpine, le directeur du Secrétariat du Forum des Nations unies sur les forêts.
L'année internationale des forêts 2011 constitue une plate-forme unique de sensibilisation sur les questions telles que la triangulaire eau-sol-forêt qui ont impact direct sur la qualité de vie des populations, leurs moyens d'existence et leur sécurité alimentaire.
Par ailleurs, les forêts et les arbres contribuent à réduire les risques liés à l'eau -tels que glissements de terrain, inondations localisées et sécheresses- et à prévenir la désertification et la salinisation. Aujourd'hui, au moins un tiers des plus grandes villes du monde, comme New York, Singapour, Djakarta, Rio de Janeiro, Bogotá, Madrid et la ville du Cap, tirent une grande partie de leur eau potable des zones boisées. Si les aires de bassins versants forestiers sont bien utilisées, elles peuvent représenter une solution du moins partielle pour les municipalités à l'affût de quantités toujours croissantes d'eau propre.
 
© L’Union N°379 du 22 mars 2011

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