Autocritique

09/09/2010
Autocritique

« Ceux qui accusent le président Faure Gnasingbé de vouloir bâillonner la presse d'opposition devraient d'abord se poser la question de savoir si ce que nos confrères (qui font actuellement l'objet des poursuites judiciaires) ont écrit contre Faure Gnassingbé est vrai ? ». Ces propos ne sont pas ceux d’un responsable politique proche du pouvoir, mais ils sont extraits d’un article publié mercredi par l’hebdomadaire La Dépêche.
Ce journal refuse de s’associer aux « cris de détresse » lancés par quelques publications après leur convocation devant les tribunaux pour propagation de fausses nouvelles ou atteinte à la vie privée.
« Nous préférons nos convictions politiques et nos haines en lieu et place de la noble profession. C'est ça le vrai problème de la presse togolaise. Et tant que cela durera, il faut s'attendre aux citations en justice », conclut l’hebdo.

Voici une sélection d’articles publiés par La Dépêche
Démarrage des travaux d'infrastructures routières
Le ministre Andjo a visité les travaux de bitumage de la route Bassar-Kabou
Dans notre précédente édition, nous annoncions le démarrage par le gouvernement des grands travaux d'infrastructures routières après l’électrification de nos villes. Pour la conduite de ces travaux, il fallait un bosseur, un homme sérieux. A cet effet, le ministre Andjo dans le gouvernement Houngbo II est l'exemple type de l'homme qu'il faut à la place qu'il faut. Plus technique que politique, le ministre Andjo a fait ses preuves dans les Télécommunications du Togo. C'est à juste titre que le président Faure lui a fait appel pour redresser le secteur des Bâtiments et TP malade.
L'homme conscient de la responsabilité qui est la sienne est actuellement sur tous les fronts des travaux d'infrastructures routières en cours sur l'ensemble du pays.
Visite des travaux de bitumage du tronçon Bassar-Kabou
Le vendredi dernier, le ministre Andjo était à Bassar pour inspecter les travaux sur le tronçon Bassar Kabou. On rappellera qu'à l'approche de la présidentielle, le candidat Faure avait fait cadeau de l'aménagement et du bitumage de la route Bassar-Kabou aux populations du Grand Bassar. Démarrés depuis le 23 avril 2010, les travaux sur le chantier piétinent. Ceux-ci sont seulement à 15% d'exécution. Le retard selon l'entreprise chargée d'exécution des travaux (GER), serait dû à plusieurs causes : la réalisation des ouvrages, l'installation tardive du bureau de contrôle, à la libération de l'emprise de la route et surtout aux pluies abondantes qui empêchent les travaux de terrassement.
Le ministre des T.P lors de la visite a rappelé l'entreprise à l'ordre en demandant que les travaux finissent d'ici mars 2011 au plus tard.
Les travaux d'aménagement et de bitumage en cours portent sur 23 km et 4,5 km de contournement de la ville de Bassar. Signalons que Bassar est une ville au pied des montagnes.
La route Bassar-Kabou est vitale pour les populations. Elle va désenclaver les localités du Grand Bassar ( Bassar, Guérin-Kouka, Kabou, Bandjéli etc.) et présente un intérêt particulier pour le trafic lourd en transit qui est depuis longtemps en mal de circulation dans la traversée de la zone des failles d'Alédjo. Construite avant les années 60, la route se trouve dans un état de dégradations avancées et entrecoupée par plusieurs points critiques. On mesure la joie des Bassar à la fin des travaux.
Les prestations de surveillance et de contrôle des travaux sont attribués au groupement de bureaux AGECET-BTP/STUDI.
Dans notre prochaine édition, nous vous ferons part de la cérémonie de lancement officiel par le ministre Andjo de l'aménagement et du bitumage de la route Dapaong-Ponio-frontière Burkina Faso, longue de 38 km.
Incontestablement, notre pays est en chantier et bientôt, si Dieu le veut, notre réseau routier sera l'un des plus modernes de la sous région. Ich Allah.

K.V

Lutte contre la stigmation et la discrimination des PV VIH/Sida
Les professionnels des médias s'imprègnent de la loi portant protection des personnes vivant avec le VIH/Sida
Une séance d'échange entre les journalistes des médias publics et privés s'est déroulée le 2 septembre 2010 dans les locaux du Conseil National de Lutte contre le Sida (CNLS-IST) à Lomé.
Les échanges ont porté sur la loi N° 2005-012 du 14 décembre 2005 portant protection des personnes en matière du VIH/Sida. Animée par le confrère Gnanssa Atinedi, chargé de la communication au CNLS-IST, cette rencontre a permis aux participants de s'approprier les dispositions légales contre la stigmatisation et la discrimination des personnes vivant avec le VIH/Sida (PVVIH/Sida). La stigmatisation, c'est le fait de fustiger, de blâmer, d'avilir ou de châtier une personne vivant avec le VIH/Sida. La discrimination est relative à toute distinction, restriction ou exclusion fondée sur le statut sérologique des personnes vivant avec le VIH/Sida, sans que celle-ci soit faite dans leur intérêt légitime.
En effet, selon l'article 57 de cette loi, " Quiconque étant, soit en raison de sa profession, soit en raison d'une fonction on d'une mission, dépositaire d'une information à caractère confidentiel sur l'état de santé d'un individu vivant avec le VIH/Sida, la révèle sciemment à une personne non qualifiée pour en partager le secret, est puni de trois (03) mois à un an d'emprisonnement et ou d'une amende de cent mille (100.000) à un million (1000.000) de franc CFA.
Le maximum de l'amande est porté à dix millions (10.000.000) de francs CFA lorsque l'infraction est commise :
Par les médias ou multimédias ou autre moyen de communication de masse.
- Par un médecin ou un personnel de santé concourant aux soins de la personne vivant avec le VIH/Sida. "
Par ailleurs, l'article 65 dispose : " Tout auteur ou complice de publicité mensongère relative aux médicaments et autres produits de soins, au traitement du Sida ou à la prévention du VIH/Sida est puni de deux (2) mois à deux (2) ans d'emprisonnement et d'une amende de cent mille (100.000) à cinq cent mille (500.000) francs CFA ou de l'une de ces deux peines seulement ".
S'agissant de ceux qui, d'une manière ou d'une autre, propagent le virus du Sida, l'article 67 martèle : " Est puni de la réclusion criminelle de cinq (5) à dix (10) ans quiconque se sachant porteur du VIH, entretient des relations sexuelles non protégées dans le but de le transmettre à une autre personne, sans préjudice de l'action civile qui peut être exercée contre lui.
En cas de récidive ou de viol, la peine de réclusion perpétuelle est requise.
Est puni de la même peine, quiconque, sciemment, se livre à une activité occasionnant la transmission du VIH/Sida à une autre personne.
En cas de viol, le juge ne peut faire bénéficier de circonstances atténuantes, ni accorder de sursis ".
Donc, les dispositions de cette loi s'appliquent aux PVVIH/Sida, aux personnes saines, aux établissements publics ou privés de santé, aux organisations non gouvernementales et aux associations de lutte contre le VIH/Sida etc.

T. Vivien

Décrispation du climat politique
Des détenus politiques libérés
Dans notre édition N° 533 du 25 août 2010, LA DEPECHE titrait à la Une : " Pour une réconciliation effective,
Plaidoyer pour la libération de tous les détenus politiques ". A peine une semaine après notre parution, nos vœux ont été exhaussés. C'est ainsi que nos compatriotes du " Mouvement Citoyen pour l'Alternance " (MCA) accusés de vouloir destabiliser les institutions de l'Etat lors de la présidentielle du 4 mars ont été tous libérés. Il s'agit notamment de MM. Fulbert Attisso, Guillaume Coco, Abobi Ayaovi et Sélewassi Yao Eric.
Egalement libéré, M. Kofi Folikpo, porte-parole de l'Organisation Citoyenne Panafricaine appréhendé lors d'une marche du FRAC.
Nous nous félicitons de ces libérations qui vont détendre l'atmosphère dans le pays et remercions nos autorités et en particulier le chef de l’Etat pour ses sages décisions. Car on n'avait pas besoin de créer des héros qui ne l'étaient pas.
C'est le lieu aussi d'inviter le chef de l'Etat à faire un autre pas décisif en avant en libérant les compatriotes détenus lors des événements d'avril 2009. Quelles que soient leurs fautes, il est temps de leur pardonner. Il est vrai que certains dans l’entourage du président Faure ne l'entendent pas de cette oreille. Mais comme nous l’avons toujours souligné, le président Faure ne risque rien en décrétant leur libération. Ce sont ceux qui n'ont jamais fait la prison qui poussent à la faute. Pour avoir vécu pendant des mois en prison, nous proclamons à qui veut nous entendre que même à votre pire ennemi, il ne faut pas l'envoyer en prison. Nous ne doutons pas un seul instant que nos détracteurs vont encore se saisir des présents écrits , pour aller brandir en disant : " Voyez encore ce qu'il écrit !"
Peu importe, chacun est dans son rôle. Il est de notre devoir de dire la vérité à un chef d'Etat, non pas pour le détruire, mais plutôt pour le grandir. Aussi, nous conseillons par la même occasion qu'il faut retirer les plaintes contre les confrères. Nous sommes sûrs que ces plaintes sont portées au nom du président Faure. La nature de l'homme n'autorise pas ce genre de comportement. Certes, des confrères sont allés loin. Mais la meilleure façon de les traiter, c'était de les ignorer, car en intentant des procès contre eux, on rentre dans leur logique.
KAO Victoire

“EPE-EKPE”
La pierre est blanche, deux messages contradictoires
A l'instar des autres ethnies du pays, le peuple Gê a célébré le 2 septembre sa fête traditionnelle “EKPE-EKPE” à Aného. La fête qui était à sa 348e édition, a draîné les natifs de la préfecture et de la diaspora. La commémoration dont le point fort est la prise de la pierre sacrée ou “Ekpé-sosso”, s'est déroulée à Glidji Kpodji en présence des autorités traditionnelles, politiques, civiles et militaires. Le chef de l'Etat était représenté à la cérémonie par son ministre des Arts et de la Culture.
La plus grande surprise de cette année, c'est le message émis par la pierre. La pierre, nous dit-on, est de couleur blanche, symbole d'une bonne année de santé, de réussite dans les foyers, dans les études de nos enfants, dans les travaux champêtres, etc.
Mais les bonnes nouvelles sont aussitôt ternies par d'autres encore pessimistes. En effet, les oracles avertissent : la terre annonce des menaces d'accidents de circulation et des mésententes dans les foyers, etc.
Pour conjurer les périls qui s'annoncent, la pierre recommande de faire des sacrifices et offrandes aux divinités Goun ou Xébiézo, dieux de la foudre.
Ici, il y a lieu de s'interroger. Les divinités " Goun " seraient-elles fâchées de leurs descendants ? Si oui qu'on fait ces derniers pour mériter ce mauvais sort ?
Voilà autant de questions que nos frères des Lacs doivent se poser au lieu de s'en prendre aux politiques inutilement. En Afrique, nos dieux sont justes et honnêtes. Leur parole est unique.
Les comportements de nos frères Gê d' Aného sont-ils contraires aux valeurs de leurs divinités ? C'est la vraie question qui vaille la peine d'être posée.
Aujourd'hui, nos valeurs traditionnelles sont bafouées. C'est la course à l'argent. Les frères se trahissent, on est prêt à tuer ses frères pour de l'argent.
Nous mentons sans sourciller, nous insultons, accusons sans la moindre preuve. Autant de comportements que nos dieux dédaignent. Alors, les divinités GOUN nous interpellent. Sommes-nous prêts à assumer les conséquences ?
KAO Victoire

Affaire ReDéMaRe
Les adhérents seront remboursés
Les 50000 membres qui ont souscrit au Réseau de Développement de la Masse sans Ressources (ReDéMaRe) vont être remboursés avant la rentrée scolaire de cette année prévue pour le 13 septembre prochain. Pour cette opération, environ 8 milliards de FCFA seront nécessaires. " Dans les 72 heures à venir, en tout cas avant la rentrée scolaire prochaine, il faudrait que nous trouvions un dénouement pour ce dossier ", a déclaré mercredi le ministre de la Justice chargé des Relations avec les Institution de la République, M. Biossey Kokou Tozoun lors d’un point de presse.
Le lendemain, le Comité, comprenant des personnes issues de divers secteurs d'activités socio-économiques et mis en place par le gouvernement pour la gestion de ce dossier, s'est retrouvé autour du ministre de la Justice pour faire l'analyse de la situation en vue d'un dénouement de la crise. Des propositions ont été faites au Gouvernement.
Les adhérents de ReDéMaR doivent prendre leur mal en patience. Conscient des difficultés auxquelles font face les parents à la veille de la rentrée scolaire, sûrement que le prochain Conseil des ministres tranchera.

D.B

Libre opinion
La presse togolaise face à sa mission
Parlant de ce qui pourrait bien marquer la différence entre lui et son père, le président Faure Gnassingbé avait laissé entendre : " Lui, c'est lui ; moi c'est moi ". Ce qui voudrait bien dire que quoique fils de son père, ils sont tous deux bien différents. Les psychologues comprennent cela facilement et cette remarque se situe dans la nature des choses. Deux êtres ne se ressemblent jamais complètement même s’ils sont jumaux. Il y aurait toujours une petite différence entre eux.
Le président Eyédéma fermait souvent les yeux sur les injures dont il était l'objet dans les journaux proches de l'opposition. Cela n'a pas empêché qu'il soit toujours qualifié de dictateur. Le président Sylvanus Olympio ne tolérait aucune critique de la presse à son égard. C'est sous son régime que le pays avait connu des lois " ferme ta gueule ". Cela n'empêche pas qu'on le peigne aujourd'hui sous les traits d'un démocrate convaincu.
Avec le président Faure Gnassingbé, les choses sont en train de changer, d'évoluer. Le pays veut avoir des lois républicaines, il veut sortir de l'arbitraire, du laisser-aller. Chacun doit vraiment répondre de ses actes. " La libre communication des pensés et des opinions est un des droits les plus précieux de l'homme : tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l'abus de cette liberté dans des conditions déterminées par la loi ".
On regrette qu'un journaliste soit jeté en prison à cause de ses écrits. Il faut reconnaître que certains de nos confrères exagèrent énormément : ils n'informent de rien mais se laissent aller à des injures systématiques, à des mensonges qu'ils déclarent tirés de " sources sûres ". Leur pure imagination constitue-t-elle les fameuses sources sûres ?
Ceux qui accusent le président Faure Gnasingbé de vouloir bâillonner la presse d'opposition devraient d'abord se poser une question de savoir si ce que nos confrères (qui font actuellement l'objet des poursuites judiciaires) ont écrit contre Faure Gnassingbé est vrai? Ils ont recouru seulement à leur imagination. Autre constat : nos confères ont tout récemment chanté en chœur que le départ précipité du commandant François Aklesso Boko du Bénin était dû au fait que le président Faure Gnassingbé aurait envoyé un tueur à gage pour l'éliminer. Peuvent-ils actuellement apporter la moindre preuve de ce qu'ils ont avancé ? De tels mensonges délibérés ne feront jamais avancer la démocratie au Togo.
Le président Faure Gnassingbé poursuit quelques journaux devant les tribunaux et l'on parle de bâillonnement de la presse, mais " Toute idée exprimée implique une responsabilité acceptée " Victoire Hugo. J.T.
L'Assemblée nationale face à la dissidence au sein de L'UFC
La bande des quatre ! Ce terme nous vient des Chinois pour désigner les membres d'une opposition radicale et virulente. Le Togo a désormais la sienne. Cette bande nous vient de l'UFC, une formation politique que l'on a toujours considérée jusqu'ici comme un modèle d'une société politique stable et disciplinée. La situation au sein de l'UFC était telle que le nom suffisait pour faire trembler notre capitale.
Aujourd'hui, on parle de la bande des quatre. Le militantisme s'est émoussé ? Que veut cette bande et jusqu'où veut-elle aboutir ? Il s'agit bien d'une dissidence au sein de l'UFC, une dissidence actuellement cornaqué par deux femmes, Mana Sokpoli, Isabelle Amégavi, (celle-ci est une avocate qui jouerait la taupe au sein de l'UFC) et deux hommes, Jean-Pierre Fabre et son séide Patrick Lawson. Ils sont effectivement quatre qui chercheraient à jouer les héros au sein de leur parti.
Les quatre mousquetaires reprochent à Gilchrist Olympio d'avoir accepté un rapprochement avec le parti au pouvoir alors qu'ils se voulaient résolument d'une opposition radicale. De plus, Jean-Pierre Fabre usant des méthodes bien connues de l'UFC en matière d'élection prétend comme toujours être le vainqueur de l'élection présidentielle du 4 mars dernier qui continue de réclamer.
Ajoutons que cette bande des quatre représente actuellement l'UFC à l'Assemblée nationale où ils sont tous membres du parlement.
Mais lors du congrès de l'UFC orginale du 12 août, ils ont fait l'objet d'une sanction sévère ; ils sont en effet exclus du parti pour indiscipline et insoumission. Dès lors, qui représentent-ils encore à l'Assemblé nationale ?
En Grande Bretage, haut lieu de la démocratie parlementaire, lorsqu'un député est exclu par son parti, il perd automatiquement son siège à la Chambre des Communes et est de ce fait remplacé par son suppléant.
Actuellement, le Togo se veut un système politique pluraliste et semi parlementaire. Quelle solution apportée lorsqu'un député est exclu par son parti qui l'a fait élire au parlement ? Certes, l'exclusion d'un député par son propre parti n'est pas nouveau au Togo. On se rappelle que Agouda Moummouni (UTD), député de Tchaoudjo et quelques années plus tard Dahuku Péré (RPT) député de la Kozah avaient été respectivement exclus de leurs partis mais ils ont eu à conserver leurs sièges jusqu'à la fin de leur mandat en tant que députés indépendants.
Exclu donc de son parti, Jean-Pierre Fabre devrait rendre son tablier de président du groupe UFC à l'Assemblée nationale. Par contre, il conservera son siège comme en qualité du député indépendant ou député non inscrit jusqu'à la fin de son mandat en cours. Le même sort est réservé à ses compagnons de misère. C'est le pris de l'ingratitude

Jacques TOM

Et si c'était le journalisme qui est en danger au Togo ?
Suite aux dérapages répétés et aux procès qui ont suivi, un collectif " SOS Journalistes en danger " a vu le jour dans notre pays.
Dans un communiqué rendu public, " SOS Journalistes en danger " constate avec regret et inquiétudes des menaces directes sur les acquis de la liberté de presse au Togo à travers des citations directes et des menaces physiques et verbales sur les professionnels des média… "
Le constat que fait le collectif est réel. Personne, à fortiori, un professionnel de la communication, ne peut se réjouir du sort réservé à des confrères dans l'exercice de notre noble métier. Mais la vraie question est de savoir comment en est-on arrivé à ces procès en cascade? Si nous professionnels, nous ne nous posons pas ces questions, nous ne serons pas en mesure de protéger les acquis. Protéger les acquis, c'est respecter les lois qui régissent notre profession et particulièrement le code que nous nous sommes librement octroyé le 5 novembre 1999. Avant, pendant le scrutin du 4 mars 2010, un satisfecit général a été décerné à l’ensemble de la presse pour avoir fait preuve de profesionnalisme.
Mais brusquement le climat s’est détérioré. Des confrères voulant délibérément jouer au “vedettariat” se sont concertés pour attaquer ce qu'il y a de plus intime en tout homme, fut-il un homme politique ou public. Face aux messacres d'hommes livrés à la vindicte populaire, les corporations de presse se sont muées dans un silence assourdissant, préoccupées qu'elles étaient à gravir les marches de la HAAC. Dans ce contexte, ce qu'il reste aux personnes attaquées, c'est de se tourner vers les lois de la République pour réclamer justice.
Comment voulez-vous qu'on se taise sur la sexualité de nos dirigeant alors qu'avec nos divers bitos, nous faisons pire en passant des nuits dans des boîtes de nuit. Au nom de quel droit nous devons nous montrer insolents envers les autres compatriotes, en diffamant, en insultant ? Nous avons des droits et des devoirs. Nous avons aussi la responsabilité. " Le journaliste assume la responsabilité de tous ses écrits. Il publie uniquement les informations dont la source, la véracité et l'exactitude sont établies. Le moindre doute l'oblige à s'abstenir ou à émettre des réserves selon les formes professionnelles requises. Le traitement des informations susceptibles de mettre en péril la société, requiert du journaliste une grande rigueur professionnelle et au besoin une certaine circonspection " (Article 1er du code de déontologie des journalistes du Togo).
Ce seul article, s'il était observé, peut éviter tant de déboires aux journalistes togolais. Mais hélas ! Nous préférons nos convictions politiques et nos haines en lieu et place de la noble profession. C'est ça le vrai problème de la presse togolaise. Et tant que cela durera, il faut s'attendre aux citations en justice. La presse du voisin de l'Est est passée par là. Sous Soglo, un démocrate bon teint, on a enregistré 100 à 200 procès par mois. Il a fallu ça pour que la presse béninoise s'assagisse et se professionnalise. Or chez nous, c'est la politisation à outrance. Parce que celui qui est à la tête du pays n'est pas de notre bord ou de notre clan, il faut l'humilier, l’injurier.
Toute la profession a crié haro sur Gilchrist Olympio et ses amis. Nous avons traité Fo Gil de tous les noms d'oiseaux. Des gens sont allés jusqu'à chiffrer le montant de son deal avec Faure. Et pourtant ceux qui insultent et ridiculisent Gilchrist oublient qu'ils ont eux aussi signé des deals en s’inscrivant en " VIP " lors du partage des fonds aux journaux pendant la présidentielle! Parce que nous avons des colonnes, nos plumes et nos antennes, nous oublions d'enlever la poutre dans nos yeux et voyons des brindilles dans les yeux des autres. C'est de la tricherie et c'est honteux pour notre profession. C'est donc le journalisme qui est en danger au Togo et non les journalistes qui ne sont que les fossoyeurs de la noble profession. Avant de jeter l'anathème sur d'honnêtes gens, nous devons corriger nos travers.

KAO Victoire

La compagnie aérienne ASKY étend son réseau
Un nouvel appareil pour servir la ligne côtière
La compagnie communautaire ASKY a ouvert à partir du 5 septembre 2010 deux nouvelles lignes de déserte; Abidjan et Monrovia, portant le nombre total de ses destinations actuelles à 17.
Afin de bien répondre aux attentes de ses clients, la compagnie a réceptionné le vendredi 3 septembre un nouvel appareil flambant neuf de type Dash8-Q400 lui permettant d'élargir ses opérations avec plus de fréquences et de connexions.
La réception officielle de cet appareil s'est déroulée à l'Aéroport International Gnassingbé Eyadéma de Lomé.
Selon M. Walla Konga, consultant aéronautique à ASKY, cet avion neuf de 78 sièges fera la ligne côtière : Lomé, Accra, Bandjul, Freetown et Morovia. Cela permet désormais à la compagnie de passer de 23 à 39 vols par jour, faisant de Lomé le Hub de ASKY. M. Walla a salué la qualité des relations entre ASKY et Ethiopian Airlines qui a bien accepté affréter cet avion à ASKY. Il confie que d'ici fin 2010, un 4e avion sera en service.
Pour le directeur de l'Agence Nationale de l'Aviation Civile (ANAC), le Col LATTA Gnama, la compagnie ASKY répond à toutes les normes de sécurité pour un transport aérien sûr et sécurisé. Il a également souligné que les membres d'équipage qui sont un personnel hautement qualifié et expérimenté. Aussi, ASKY n'utilise que les appareils de nouvelle génération. D'ailleurs, l'inspection de l'ANAC est très rigoureuse, a-t-il dit.
Désormais, le départ de Lomé, Ouagadougou tout comme Cotonou sera desservi en vols quotidiens. Abidjan et Monrovia avec trois vols hebdomadaires. Brazzaville et Accra, 6 vols.
ASKY voudrait rendre un peu plus facile le transport aérien en Afrique et améliorer le confort de ses passagers avec une flotte composée uniquement d'appareils de dernière génération.
Rappelons que la compagnie ASKY a démarré ses activités le 15 janvier 2010 avec deux avions Boings de Nouvelle génération.
Découvrons le nouvel appareil
Le Dash8-Q400 est un avion fabriqué au Canada. C'est l'un des avions les plus modernes et économiques en carburant dans le monde. En effet, le Q400, comparativement à un appareil similaire de type Jet, consomme moins de carburant, assurant ainsi le maintien d'un ciel plus propre. ASKY contribue donc à une Afrique plus écologique.

T. Vivien

Selon le BIT
Le chômage des jeunes, a atteint un nouveau record de 81millions de personnes
Le chômage des jeunes, qui a atteint l'année dernière un niveau record avec 81 millions de personnes âgées de l5 à 24 ans sans emploi, risque de créer une "génération perdue", a averti le Bureau International du Travail (BIT).
"Le chômage des jeunes dans le monde a atteint le plus haut niveau jamais enregistré et devrait encore augmenter en 2010", a précisé le BIT dans un rapport sur l'emploi des jeunes.
Le taux de chômeurs est passé de 11,9% en 2007 à 13 % l'année dernière. Il devrait progresser légèrement à 13,1 % en 2010 avant de retomber à 12,7% l'année suivante, selon les projections de l'organisation.
"Les jeunes gens sont le moteur du développement économique ", a estimé le directeur général du BIT, Juan Somavia, ajoutant que "renoncer à ce potentiel est un gâchis économique qui peut saper la stabilité de la société".
Le chômage des jeunes, qui a augmenté de 7,8 millions de personnes depuis 2007, risque de produire, une "génération perdue " de jeunes gens qui sont sortis du marché de l'emploi et qui ont perdu tout espoir d'obtenir un travail qui leur assure une vie décente", a prévenu le BIT.
Ces jeunes "font toutes les démarches mais les portes se ferment devant eux", a ajouté Sarah Elder, co-auteur de l'étude et économiste au BIT.
Dans les pays émergents, qui totalisent 90 % de la population de jeunes, ces derniers sont particulièrement affectés par cette situation qui se traduit souvent par une réduction des horaires de travail et des salaires pour ceux qui ont encore un emploi.
En 2008, quelque 152 millions de jeunes, soit 28 % de la population active de cette catégorie d'âge, ne sont pas parvenus à sortir de la pauvreté malgré leur travail et ont gagné moins de 1,25 dollar (moins de 1 euro) par jour, a souligné l'organisation.
Environ 45 % de cette hausse du chômage touche la population de pays industrialisés, principalement en Europe Centrale, de l'Est et du Sud (Estonie, Lettonie, Lituanie, Espagne).
Aux Etats-Unis, le chômage des jeunes a augmenté de 8 points de pourcentage à 18%.
Pour lutter contre cette situation, le BIT a appelé les gouvernements à maintenir leurs programmes de soutien pour l'emploi des jeunes, malgré les coupes budgétaires annoncées ces derniers mois.

(AFP)

TOGO, pays de traditions
L'ensemble du territoire togolais vibre au rythme des fêtes traditionnelles depuis le début du mois de Juillet. Comme à l'accoutumée, c'est le Nord du pays qui donne le ton avec les fêtes traditionnelles “ EVALA " et " AKPEMA " en pays Kabyè, un moment de grande rencontre pour tous les natifs de la préfecture de la Kozah et de la diaspora. D'autres contrées du pays se sont invitées dans leurs traditions.
C'est ainsi que le 28 Août dernier, les natifs de la préfecture de Vo ont célébré la 24e édition de leur fête traditionnelle " ADZINUKU ". C'est une fête qui marque la fin des récoltes et une pause entre deux saisons. C'est aussi une occasion de retrouvailles des natifs de cette localité pour déguster les prémices des nouvelles récoltes, affirmer leur identité culturelle et apporter leur contribution au développement de leur milieu.
Chaque 1er jeudi du mois de septembre, le peuple Ewé du Togo et de la diaspora célèbre de son côté la fête d'"Agbogboza". Cette année, c'était la 54e édition qui a été un moment pour les peuples Ewé, de fraterniser en mémoire de la vie commune menée au sein de la muraille d'Agbogbo. Nous nous rappelons que c'est de là que l'entité Ewé a quitté pour peupler le Sud Togo et d'autres régions hors des frontières. Cette fête est aussi l'occasion de gratitude envers les ancêtres pour avoir favorisé les bonnes récoltes, notamment l'igname, produit rituel du terroir Ewé. Nous ne saurions passé sous silence la fête de "D'Pontre" ou "fête de l'igname" en pays Bassar célébrée le week-end dernier et qui annonce de son côté l'apparition des nouvelles tubercules d'ignames.
Dans la préfecture de l'Avé, la célébration de la 5e édition de la fête traditionnelle "AVEZA" a battu son plein à Kévé, chef-lieu de ladite préfecture. Placée sous le signe de la fraternité et de la solidarité, "AVEZA" est un véritable rendez-vous d'exhibition et de valorisation des cultures et traditions du terroir. C'est aussi un cadre idéal de réflexion et de synergie des forces pour le développement de la préfecture de l'Avé.
La 348e édition de "EPE EKPE" des Gê était elle -aussi au rendez-vous à Glidji Kpodji. La prise de la pierre sacrée ou "Kpessosso" marque le début d'une nouvelle année chez cette communauté. Pour cette nouvelle année, la pierre sacrée de couleur blanche est synonyme de paix et de bonheur. Mais malheureusement l'interprétation de la couleur blanche de la pierre sacrée, a révèlé une autre signification. les Adja de Tohoun ne sont pas du reste. Ils commémorent leur fête traditionnelle “Togbui Agni” avec des danses guerrières.
Pour cette année 2010, les fêtes traditionnelles sur le territoire national ont pris une autre tournure. Et, c'est dans cet esprit de cohésion nationale, de culture, de l'amour, de tolérance, surtout de vérité et de pardon qu'ensemble nous devons accompagner la Commission Vérité, Justice et Réconciliation (CVJR) à atteindre ses nobles objectifs pour l'apaisement des cœurs meurtris et pour une réconciliation de tous les fils et filles du Togo.

BADABADI Esso

Eliminatoires CAN 2012
Les Eperviers courent droit vers l'élimination
Les Eperviers du Togo viennent une fois encore de décevoir. Ils ont été battus samedi dernier par les Zèbras de Botswana 1 buts contre 2. Une défaite de trop qui compromet les chances de qualification des poulains de Thierry Froger et qui fait dire que Les Eperviers courent droit vers leur élimination de la CAN Gabon/ Guinée Equatoriale 2012. En trois sortie, le Togo n'a en effet engrangé que 2 points et occupe la quatrième place du groupe K derrière le Malawi (3 points), la Tunisie (4 points) et le Botswana (10 points pour 4 sorties). La queue du groupe est occupée par le Tchad (1 point).
Ce résultat n'honore pas les Eperviers pourtant placés dans un groupe jouable après la levée de la sanction de la CAF suite au drame de Cabinda. Thierry Froger, s'il est maintenu, doit mettre les bouchées doubles pour corriger le tir. Ce n'est pas encore tard, Les Eperviers peuvent remonter la pente.

D.B.

“Auréole Afrique” rend hommage aux vieilles Gloires de la Musique togolaise
Dans le cadre du cinquantenaire de notre indépendance, “Auréole Afrique”, en partenariat avec la Compagnie Energie Electrique du Togo (CEET) et la Télévision Togolaise (TVT), ont organisé des soirées souvenirs les 22, 28 août et le 05 septembre 2010 sur l'Esplanade des Palais des Congrès de Lomé.
Il s'agit de rendre hommage à toutes les grandes voix des années 60-70. Aucours de la soirée apothéose dimanche dernier, le public de Lomé a admiré les anciennes musiques comme celles de John Magno, Monia Tchangaï, Ouyi Tassane, Ayité Djignéfa, Adjéoda Bello, Richard Amouzou, Agboti Yao Mawéna, etc. Des diplômes leur ont été décernés en reconnaissance de leur bravoure.
En prenant la parole à cette occasion, le ministre des Arts et de la Culture M. Yacoubou Hamadou a remercié les initiateurs de ce projet qui a permis de rendre un hommage mérité aux vieilles Gloires de la musique togolaise. Pour lui, au moment où la politique nous divise et le football en difficulté, il ne reste que la musique pour nous égailler et nous unir

T. V.

Conseils et astuces
Comment réussir une bonne rentrée scolaire ?
" C'est la fin des belles vacances, c'est l'école qui recommence…… ", tel est le début de la célèbre récitation que tout apprenant ou élève a eu à répéter une fois dans son cursus scolaire. Ces phrases évoquent avec nostalgie la transition certes difficile mais obligatoire entre les vacances et le début de durs labeurs de classe. Ainsi, après quelques mois de repos bien mérité, nos apprenants, élèves et étudiants retrouveront dans quelques jours le chemin des classes. Durant neuf mois, ils devront s'armer de courage, d'endurance et de positivité pour espérer obtenir un bon résultat en fin d'année. La rentrée qui s'annonce est certes le moment des retrouvailles entre amis, mais aussi et surtout le moment de bien se préparer pour partir d'un bon pied. Entre les habitudes prises pendant les vacances et le nouveau timing qu'impose la reprise des cours, il n'est pas toujours aisé et facile de redémarrer. Si pour certains cette transition semble plus facile, d'autres élèves mettent un peu de temps avant de se replonger dans le bain des cours.
Même si une rentrée scolaire peut être stressant pour un nombre d'apprenants, il suffit cependant d'une bonne organisation et planning pour voir claire et effacer les petits soucis liés au début des cours. Il ne s'agit pas d'une règle d'or à proposer aux élèves, mais de dispositions simples et pratiques que chacun peut façonner à sa manière et selon sa personnalité. Bon nombre d'entre vous allez certainement vous retrouvez dans une nouvelle classe, avec de nouveaux professeurs et peut-être dans un nouvel établissement. Ce n'est pas le moment de se sentir dépaysé, car le changement est parfois important et est le signe que vous évoluez. Il suffit juste de se préparer mentalement et laisser le temps faire le reste.
La prise de bonne résolution pour bien organiser l'année qui s'ouvre devant vous, est nécessaire. D'abord, il est nécessaire de faire un peu de vide, vider les tiroirs et garder seulement ce qui pourra servir pour l’année nouvelle. Si possible, l'apprenant doit chercher un endroit calme, où il ne sera pas déranger par le bruit à la maison. Après, il faudra penser à ménager son coin de travail, ranger les vieux documents et faire un peu plus de place. Un lieu de travail aéré et confortable favorise plus la concentration et une meilleure réflexion. L'apprenant doit aussi se remettre à l'heure scolaire en laissant progressivement les sorties entre copains, les veillées tardives.
Il faut se concentrer exclusivement aux études Une des dispositions à ne pas négliger est d'avoir un emploi de temps et de s'accorder avec lui. Le planning des cours et celui des devoirs et interros, on peut le recopier dans un carnet, ou sur une grande feuille et le coller là où il sera plus visible. Pour rendre plus agréable son carnet -planning ou emploi de temps, l'élève peut lui donner une personnalité en y collant des photos ou dessins et y laisser des doux mots. Pour les devoirs, note les soigneusement et après chaque contrôle, barre le d'un trait définitif.
Cela fait un bien fou de savoir qu'on a finit avec un travail. Se fixer un temps de travail le soir, selon les matières et leurs volumes peut s'avérer profitable. L'on gagnera sûrement du temps pour se retrouver à l'heure devant la télé pour son feuilleton préféré. Mais il faut aussi revenir au boulot Enfin, il faut garder le morale et avoir une image positive de soi, cela permettra d'affronter avec plus de sérénité les cours.
L'élève qui est capable de faire un pari avec lui-même en se fixant une moyenne raisonnable à atteindre, aura plus d'enthousiasme à se battre. Il est aussi important de s'associer en groupe selon les compétences, pour faire un devoir, exposé ou partager les loisirs ou hobbies. Eviter les mauvaises fréquentations Faire de petites pauses entre les différents cours qu'on a à apprendre, permet de mieux assimiler. Chers élèves, bien réussir une année suppose une bonne organisation dans ses activités scolaires et extrascolaires. A attendant la rentrée, essayez de vous y mettre avec un peu de volonté et vous verrez. Tout sera plus simple et facile que vous ne l'avez pensé. Bonne rentrée scolaire et bonne chance.

B.A
© La Dépêche du 8 septembre 2010

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