CPDC : le seul facilitateur, c'est Faure !

19/02/2009
 CPDC : le seul facilitateur, c'est Faure !

Après sept séances de discussions au sein du Cadre permanent de dialogue et de concertation (CPDC), seul des principes sont acquis, mais la confiance n'est pas de mise, écrit en substance l'hebdomadaire L'Union dans l'édition à paraître vendredi. Pour le journal, la solution ne se trouve pas dans un recours à un facilitateur, mais au chef de l'Etat lui même. « Vivement cette intervention de Faure Gnassingbé pour ramener la confiance », écrit L'Union.

L'hebdo évoque également les préoccupations du syndicat des Entrepreneurs en Bâtiments et Travaux Publics du Togo (SNEBTPT) qui dénonce l'absence d'interlocuteur depuis que le ministère des Travaux publics est rattaché à la présidence de la république. « A en croire cette organisation, les marchés sont mal attribués ; depuis deux ans, pas d'appels d'offres après la parenthèse d'octobre 2008 », souligne le journal. Voici une sélection d'articles publiés par L'Union

Vie chère au Togo

Des taxes indues paralysent le gouvernement

«Certes, le gouvernement a fait des efforts». Cette précision du Secrétaire général de l'Association togolaise des consommateurs (ATC), Aladjou Agouta, à la sortie de l'audience avec le Premier ministre le 10 février dernier aurait permis, il y a quelques semaines auparavant, de dire que la vie chère aura vécu au Togo. Tant la fougue de l'Exécutif était réelle. Mais aujourd'hui, tout semble dire que l'action du gouvernement est émoussée par d'autres réseaux de taxation. En effet, de sources proches de l'ATC, la cause de la persistance du phénomène de la vie chère est simple : des taxes parallèles indues sont imposées aux produits et biens importés, en dehors du circuit officiel de perception des frais de douanes. En clair, trop de charges frappent les importations. Ce qui induit, en toute logique, une hausse des prix au bout de la chaîne. Puisque le commerçant ne doit jamais perdre. Le hic, c'est que ces frais perçus ne sont pas comptabilisés au niveau du Trésor public.

L'approche est d'autant plus fondée que la diminution du prix des produits pétroliers –qui servait d'alibi aux commerçants au départ– n'a nullement influencé les prix d'achat des produits de première nécessité. Au finish, c'est le consommateur qui paie tout le fardeau. En application de la loi n°99-011 révisée portant organisation de la concurrence. Selon l'article 17, «est interdite la vente de tout produit en l'état à un prix inférieur à son prix de revient. Le prix de revient est présumé être le prix porté sur la facture majorée de toutes les taxes afférentes à cette revente et, le cas échéant, du prix de transport».

Au Togo, les prix des produits et biens sont libres et déterminés par le seul jeu de la concurrence. Aussi se demande-t-on pourquoi le ministre chargé du commerce, sur autorisation par décret en conseil des ministres, n'adopte pas des mesures temporaires contre les hausses excessives des prix. Dans les faits, au lieu d'avoir des marges raisonnables par rapport aux prix d'achat dans la zone de production, ce sont des différentes allant jusqu'au double qui s'observent. L'Association togolaise des consommateurs trouve du coup le besoin de diligenter une enquête sur les diverses taxes appliquées sur les produits de grande consommation (sucre, lait, savon, huile, riz, poisson, farine de blé, produits pétroliers, ciment, fer, tôle, pâtes alimentaires, tomate concentrée, conserves, etc.).

L'autre préoccupation de l'ATC à l'endroit du gouvernement reste le non respect de l'application du salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG) par certains employeurs. Surtout dans le privé, tous secteurs confondus. Ici, des gens qui travaillent même au-delà des huit heures quotidiennes continuent par percevoir 15.000, 18.000 ou 20.000 francs par mois. Même des avis de recrutement sont lancés avec la précision que le salaire est à 25.000 francs. Contrairement au SMIG qui est relevé à 28.000 francs depuis fin août 2008. Aujourd'hui, des salariés sont maintenus en deçà de l'ancien SMIG de 17.000 francs. Ce qui fait voir déjà un manque d'autorité de l'Etat qui devra s'imposer au nom de la démocratie. En attendant, le patronat, lui, veut être saisi par le salarié victime. Alors même que, devant le manque d'éducation à la dénonciation, devra mobiliser ses membres pour le respect de l'autorité étatique.

Autres chantiers explorés par l'ATC : révision à la baisse du prix des produits pétroliers restés élevés par rapport aux pays voisins, malgré la chute vertigineuse du prix du baril de pétrole sur le marché international ; réglementation de la location des loyers et habitats afin d'interdire la fixation trop élevée des cautions de 1 an ou 2 ans exigés par les propriétaires ; Révision à la hausse des revenus des Togolais (salaires, pensions, allocations familiales, bourses, etc.) ; diminution du prix du ciment qui est resté haut pour «lutter contre la spéculation». Entre-temps, des magasins ont dû fermer leur porte et le ciment togolais est toujours prisé à l'extérieur.

En plus, l'Association togolaise des consommateurs réclame une révision à la baisse les taxes douanières fixées par le COTEC sur les véhicules d'occasion et les taxes à l'importation fixées par le COTECNA sur les marchandises importées, une lutte contre le phénomène de la corruption qui prend de l'ampleur dans les administrations publiques et privées et un renforcement du contrôle de qualité des denrées alimentaires, médicaments et autres produits de consommation importés avant leur commercialisation. A y voir de près, les sorties inopinées du ministère du Commerce, sanctionnées par des opérations de destruction des produits avariés, doivent être renforcées et maintenues dans le temps. Non de manière irrégulière.

Et pour soutenir ses capacités à agir, l'Association veut la subvention que l'Etat doit accorder aux organisations de défense des consommateurs conformément à l'article 51 des Accords de Cotonou des ACP-UE et la représentation des associations de consommateurs dans les instances de décision (comités techniques, commissions, conseils d'administration, comités interministériels, etc.) conformément aux dispositions des principes directeurs des Nations unies pour la protection des consommateurs (PDNU-PC).

Après sept séances du CPDC

Appel à la volonté de Faure

Quelle solution miracle pour unir des positions (quoique de forme) lorsque la confiance minimum a disparu entre les acteurs ? C'est la grande question qui se pose si l'on veut mettre de côté l'acceptation du principe de la représentation de l'Administration et des partis politiques au sein de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI). Après sept séances de discussions au sein du Cadre permanent de dialogue et de concertation (CPDC), seul des principes sont acquis. Reste à fixer des chiffres. A la dernière rencontre du mardi, le communiqué officiel précise que «les membres du CPDC ne parvenant pas toujours à s'entendre sur le recours à la facilitation, l'UFC a demandé une suspension des travaux (…) en raison de la crise de confiance qui prévaut jusqu'à présent sur le plan national».

L'objectif étant pour les affidés de Gilchrist Olympio de recourir à leurs mandants par rapport à cette question de la facilitation.

Sur la question, tout semble dire que la balle est remise dans le camp du président Faure Gnassingbé, le noyau central du CPDC. Dans une interview à l'agence Savoir News, le ministre Pascal Bodjona, représentant du chef de l'Etat, précise : «…je ne crois pas convenable qu'un règlement intérieur puisse inscrire et lier la poursuite des travaux à une facilitation, puisque le décret (créant le CPDC) n'a pas institué le recours à un facilitateur. Mais il n'est pas exclu que l'initiateur de ce décret, c'est-à-dire le président de la République, en concertation avec les leaders, puisse voir ce qu'il y a lieu de faire en cas de blocage avéré». Il ne veut pas voir un blocage ou une crise. «Nous avons arrêté une méthodologie qui consiste à ce que nous continuons les accords et les désaccords, et qu'après avoir épuisé le chapitre inscrit, qu'on rende compte au président de la République sur l'état des désaccords auxquels nous sommes parvenus et celui des accords auxquels nous sommes également parvenus.

Et il (le chef de l'Etat) peut en concertation avec certains leaders, voir les solutions appropriées à donner dans le cadre de la recherche des accords politiques».

Contrairement à la délégation de l'UFC qui veut forcément évacuer le préalable de la facilitation avant toute avancée. «Sinon, les discussions risquent de s'interrompre», avertit Jean-Pierre Fabre qui n'entend pas être naïf. Ici, on ne parle pas d'évolution après sept séances. Une ambiguïté que corrobore cette déclaration : «ceux qui souhaitent le recours à la facilitation sont en droit, ceux qui estiment qu'ils n'ont pas besoin d'écrire dans un règlement intérieur le recours à la facilitation  n'ont pas tort». Vivement cette intervention de Faure Gnassingbé pour ramener la confiance.

En attendant, d'aucuns voient le retour aux vieux démons entre les politiques de la Terre de nos Aïeux. Un scénario qui a prévalu au moment des négociations qui avaient abouti à l'Accord Cadre de Lomé. Conséquence : cet accord n'a pu connaître son application. Ceci a également secoué les acteurs au moment de l'APG au point qu'il se dit que le document paraphé à Lomé reste meilleur au document définitif de l'APG conclu à Ouaga et signé à Lomé en grande pompe. A cette étape, il se dit que le gouvernement ne veut pas exécuter l'essence même de l'APG qui est les réformes constitutionnelles et institutionnelles ; l'Exécutif, lui, applaudit une mise en Œuvre presque totale.

Au Togo, chacun ne se lasse d'épier son adversaire. Tout ce qui est fait est toujours suspecté de mauvais par le camp adverse, au point que des fois l'essentiel est bradé, tronqué ou dénaturé sous le coup des calculs politiciens d'intérêts. Aujourd'hui, on a du mal à savoir exactement si toutes les parties au CDPC s'accordent sur la nécessité d'un facilitateur, comme on veut le faire croire. Si ce paramètre est effectivement vidé, son inscription ou non ne devait pas diviser au point de bloquer les débats. Le reste n'est qu'une question de forme. Autant l'inscrire sur un parchemin et le coller à l'entrée de la salle de conférence de la primature.

Dans l'autre sens, l'on est en droit de se demander ce que la facilitation burkinabé a pu faire depuis 2006 si les acteurs de la crise togolaise n'ont jamais eu la volonté d'avancer. Surtout qu'il n'est jamais fait cas d'une méthode coercitive du facilitateur à chaque fois qu'il est sollicité.

Au finish, il faudra faire estomper la méfiance et tenir compte du temps. Car, «nous n'allons pas confondre précipitation et nécessité de répondre à un délai, qu'il soit légal ou un délai que nous nous sommes fixé», dixit Pascal Bodjona.

Le CPDC est chargé de rechercher le large consensus autour des réformes du code électoral, du statut de l'opposition, des questions institutionnelles et constitutionnelles et de tout sujet jugé d'intérêt national.

Grincements de dents dans les B&TP

Vivement le nouveau code des marchés !

Le Syndicat National des Entrepreneurs en Bâtiments et Travaux Publics du Togo (SNEBTPT) est monté au créneau cette semaine pour dénoncer l'absence d'interlocuteur depuis que le ministère des Travaux publics est rattaché à la présidence de la République. A en croire cette organisation, les marchés sont mal attribués ; depuis deux ans, pas d'appels d'offres après la parenthèse d'octobre 2008.

Aujourd'hui, plusieurs départements ministériels exécutent des marchés publics au grand dam des entreprises de B&TP, à savoir la Santé, l'Urbanisme, l'Administration territoriale, etc. Pour le SNEBTPT, le ministère des Travaux publics est partout. Il conteste l'exigence d'un agrément signé du ministre de l'Economie et des Finances et des Travaux publics et imposé aux entreprises de B&TP dans le cadre des politiques de réformes et des programmes financiers.

En terme de recommandations, le Syndicat veut un ministre disponible en plein temps, une commission composée des cadres des services des TP et des chefs d'entreprises élargie éventuellement à d'autres acteurs pour élaborer les nouvelles méthodes de gestion de ce secteur. En réalité, beaucoup veulent voir la tête de celui qui gère le département. Récemment, il est dit que, en conseil des ministres, c'est sur rapport du Général Ayéva Essofa, Directeur de Cabinet du Chef de l'Etat, que le président Faure a donné les instructions pour que les grands travaux s'accélèrent.

Que faut-il en déduire ?

En plus, que les modes de passation de marchés fassent l'objet d'un projet de loi à l'Assemblée Nationale en vue de leur actualisation. C'est à croire que l'information n'est pas partagée ou que les acteurs du secteur ne vont pas à l'information. Car, depuis 2007, une politique de révision du cadre, des textes réglementaires et de l'ordonnance portant code des marchés publics au Togo est entrée dans sa phase active avec l'accompagnement des experts de la Banque mondiale et de la Banque africaine de développement. Nous en faisons souvent écho à toutes les étapes. On peut penser que les choses traînent, mais cela vaut le coup s'il faut renverser le taux de 90% des marchés qui échappent à la commission nationale des marchés.

Du côté de l'Exécutif, tout en reconnaissant des dérives, on signale que la nouvelle politique vise à court-circuiter les entreprises qui se sont spécialisées dans le faux en profitant des lacunes du code des marchés. Ce n'est qu'une question de temps. Mieux, le nouveau projet de code est presque bouclé. Vivement qu'il voit le jour !

Aujourd'hui, il est question d'arrêter la fantaisie dans les B&TP. Car le drame «s'explique par la profusion d'entreprises de bâtiments et de travaux publics qui n'ont aucune capacité tant en ressources humaines que financières comme cela est exigé par la profession sur le plan international». D'où la nécessité de l'agrément. Encore que tout le monde soit informé au même moment et que les entreprises qui ne répondent pas aux nouvelles conditions puissent reconnaître leur faiblesse en capacités matérielles et humaines. Dans notre parution du 6 février (L'Union n°164), nous faisions aussi écho de ce que le seuil d'appel d'offres national est ramené à 25 millions de francs CFA, en réponse à des soucis de transparence et d'efficacité.

En rappel, lors de la mission de la revue des dépenses publiques et de la gestion financière (PEMFAR) effectuée au Togo par la Banque mondiale du 22 mai au 6 juin 2008, la composante «Système de passation des marchés publics» a été analysée et fait l'objet d'une série de recommandations qui visent, à terme, à la révision du code des marchés publics et de ses textes subséquents afin de répondre aux exigences d'un environnement socioéconomique en pleine mutation. Ainsi, la réforme du système de passation des marchés doit tenir compte des nouvelles directives de l'UEMOA sur les marchés publics et des mesures anti-corruption.

Economie

Appui aux réformes et à la gouvernance : La BAD accorde 9 milliards Cfa au Togo

Le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) a tenu son engagement à appuyer les efforts de développement du Togo, le 11 février, à Tunis où le conseil d'administration du Groupe a approuvé un financement à hauteur de 12,5 millions d'unités de compte  (UC), soit 18,65 millions de dollars (environ 9 milliards de francs Cfa) pour financer le Programme d'appui aux reformes et à la gouvernance  (PARG). «Les Conseils ont apprécié les efforts du Gouvernement pour une normalisation rapide de la situation politique et économique du pays», souligne une note de la Banque informant les autorités togolaises de la décision. Le ministre de l'Economie et des finances, Adji Otèth Ayassor, sera sous peu invité à Tunis pour la signature des accords de dons relatifs au PARG.

Le financement, dont 10 millions  d'UC de don de la «Facilité en faveur des Etats fragiles» du Groupe de la Banque et un don de 2,5 millions provenant de la «Réponse de la Banque à la crise alimentaire», aidera le gouvernement à réaliser sa politique en matière de croissance économique et de réduction de la pauvreté à travers l'amélioration de la gestion efficace et transparente des ressources publiques.

Les quatre composantes du programme sont relatives à l'amélioration de la gestion des finances publiques, la modernisation du système de passation des marchés publics, l'amélioration du climat des affaires, et à l'appui à la réduction de l'impact négatif de la crise alimentaire, indique le communiqué de la Banque.

Le PARG sera exécuté sous forme d'un appui à la balance de paiements qui couvrira la période 2009 à 2010. Il s'inscrit dans le cadre du Document de Stratégie Pays (DSP) intérimaire 2009-2010 de la Banque et accompagnera le Togo dans la mise en Œuvre du Document de Stratégie de Réduction de la Pauvreté-Intérimaire (DSRP-I) du pays.

Conformément aux priorités opérationnelles du Fonds africain de développement (FAD-XI) et du Fonds spécial en faveur des Etats fragiles (FEF), ainsi que aux discussions menées avec le gouvernement sur les priorités du pays, l'appui de la Banque, au cours de la période intérimaire 2009-2010, ciblera essentiellement les domaines de la gouvernance et le renforcement des capacités, ainsi que la réhabilitation ou reconstruction des infrastructures de base. La Banque entend contribuer à accompagner le pays vers l'atteinte du point d'achèvement de l'initiative Pays Pauvres Très Endettés (PPTE) en 2010 et à créer les conditions propices pour le financement de projets de grandes envergures au Togo à l'occasion de la reconstitution du FAD-XII.

D'après la BAD, les besoins de financement externe du Togo pour la période 2008-2010 devraient atteindre environ 2,1 milliards  de dollars, soit 75 % du Produit Intérieur Brut (PIB). Environ deux tiers de ce montant seront consacrés à l'apurement des arriérés en 2008 et à l'assistance au pays pour atteindre le point d'achèvement de l'initiative PPTE et d'initiative sur l'allègement de la dette multilatérale (IADM) en 2010.

Infrastructures routières

La BAD relie le Burkina au Togo

Le Conseil d'administration du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) a approuvé, le 11 février à Tunis, un prêt et un don d'un montant cumulé de 41 millions d'unités de compte (UC ), équivalant à 61 millions de dollars (plus de 30 milliards de francs Cfa) pour financer la réhabilitation de routes principales au Burkina Faso.

Le financement, qui comprend un prêt de 10 millions d'UC assorti d'un don de 31 millions d'UC du Fonds africain de développement, le guichet de prêt concessionnel du Groupe de la Banque, aidera à la réhabilitation de la Route Koupela–Bittou–Cinkanse–Frontière  du Togo et de la Bretelle de Mogandé.

Le projet vise à améliorer l'efficacité du transport de la chaîne d'approvisionnement, les conditions de vie des personnes dans la région ainsi qu'à contribuer au désenclavement intérieur du centre-est du pays. Il permettra également d'améliorer l'efficacité du secteur des transports et la circulation des biens et des services, précise la BAD dans un communiqué.

L'axe du projet est inscrit au programme prioritaire d'actions communautaires des infrastructures et transports (PACIT) de l'Union économique et monétaire de l'Afrique de l'Ouest (UEMOA). C'est le principal corridor routier d'importation du pays parmi les cinq corridors de desserte vers les ports maritimes des pays côtiers limitrophes que compte le pays (quatre terrestres et un ferroviaire). Il est classé parmi les axes routiers internationaux stratégiques. En 2006, la voie a assuré l'acheminement de 95 % des importations du pays. La réhabilitation de cette route Koupéla–Frontière du Togo permet ainsi de compléter la portion Ouagadougou–Koupela qui a été réalisée sous financement de l'Union européenne.

Le prêt et le don du FAD représentent 79,14% du coût total du projet estimé à 53,26 milliards de francs Cfa. La Banque allemande de développement (KfW) et le gouvernement fourniront le montant restant du financement.

11 mars 2009 à Paris

Près de 1000 participants à la Journée économique du Togo

Dans le cadre de la relance des activités économiques du Togo et de la reprise de la coopération avec les principaux bailleurs de fonds, la Chambre de Commerce  et d'Industrie  du Togo en collaboration avec le gouvernement togolais organise le 11 mars 2009 à la Chambre de Commerce et d'Industrie de Paris, une Journée Economique du Togo. L'objectif de la Journée est de  promouvoir le Togo  et inviter les entreprises françaises et européennes à  venir investir dans notre pays et nouer des partenariats avec des PME/PMI togolaises.

Près  de 1000 participants pour la plupart des chefs d'entreprises togolais, français, européens et ouest africains ont été invités à cette Journée. Au programme des travaux de la manifestation,  la présentation du Togo et ses atouts, l'environnement des affaires (le cadre réglementaire et institutionnel) et les opportunités d'investissements. En dehors des présentations et débats, il y aura des rencontres individuelles d'affaires.

La délégation togolaise sera conduite par le Premier Ministre Gilbert HOUNGBO en personne. Les hommes d'affaires togolais sont invités à tirer profit  de cet évènement qui leur offre l'opportunité de nouer de nouveaux partenariats.

Banque

Le Togo et sa banque à l'honneur

Lomé a été la capitale de la banque africaine, du 5 au 7 février derniers. A la salle de conférence de la Banque ouest africaine de développement (BOAD) s'est tenue les récentes Journées annuelles du Club des dirigeants des banques et établissements de crédits d'Afrique une importante réunion des cadres de banques en Afrique. Après avoir vu naître ce Club en 1989, servi de cadre pour son dixième anniversaire, le Togo vient de graver encore son nom dans l'histoire de la Banque africaine en accueillant la réunion du vingtième anniversaire dudit club. A cette réunion, l'honneur a échu encore au Togo de gérer la présidence du groupe des patrons de banques au cours de l'année 2009.

Zakari Darou-Salim, c'est le nom de celui qui devient le vingtième président du Club des dirigeants de banques et établissement de crédit d'Afrique. Déjà à la veille de cette réunion, une première réunion des acteurs du même profil, cette fois-ci de l'UEMOA, a consacré le même Togolais comme président de la Fédération des banques et établissements de crédit de la zone des huit pays membres. Voila qui vient enrichir le parcours de celui qui est avant tout président de l'Association professionnelle des banques et établissements financiers du Togo et directeur général de la Banque Togolaise de Développement (BTD).

Darou-Salim devient dans l'histoire de la banque africaine le troisième Togolais à occuper le poste de président du club. C'est d'abord Rogui Paass qui en a été président fondateur. Dix ans après, Mensavi Mensah donne la chance au Togo d'inscrire de nouveau son nom sur le tableau d'honneur du patronat de la banque africaine. Dix nouvelles année plus tard, c'est le directeur de la BTD qui fait encore parler de son pays à la tête du leadership de la jeune et émergente banque africaine, mais dans un contexte particulier.

La récente réunion de Lomé a focalisé toute son attention sur la crise financière internationale qui ne laisse aucune chance aux banques et établissements de crédit en Europe, au Japon et aux Etats-Unis. Le thème des assises est  d'ailleurs très évocateur : « la place de la banque africaine dans le contexte de la mondialisation ».

«La banque africaine est jeune et émergente», constate l'universitaire algérien Dhafer Saidane, expert invité pour la réunion, auteur du livre «L'industrie bancaire : mondialisation des acteurs et des marchés». Pour celui-ci, la banque africaine est restée jusqu'ici à l'abri des effets ravageurs de la crise, du fait de l'interventionnisme de l'Etat dans la fixation de ses taux. «Mais cette non-vulnérabilité pourrait ne plus être le cas si l'on n'y prend garde». Dhafer recommande alors que «la banque africaine continue d'axer ses activités sur le financement de l'économie réelle sur le continent». «Elle doit être au service du tissu industriel, du tissu entrepreneurial, des artisans…et répondre aux besoins spécifiques des Africains», précise t-il.

A propos de la place de la banque africaine dans le contexte de la globalisation, le Gabonnais Henri-Claude Oyima, président sortant du Club a, dans un discours passionné, invité ses collègues à donner une identité à leur banque en Afrique. «Il est important de trouver une communauté, une identité dans la réflexion et dans l'action pour assurer à la banque africaine une autonomie suffisante, une indépendance réelle indispensable pour apporter à nos économies les services adaptés dont elles ont tant besoin», a-t-il lancé à ses paires. «La banque africaine doit se doter de moyens pour lutter à armes égales avec les autres», a-t-il insisté. Pour ce faire, le Togolais, Darou-salim estime que «la banque africaine a besoin d'un environnement favorable et d'un accompagnement des pouvoirs publics».

Pendant ce temps, le gouvernement togolais, à travers son ministre de l'Economie et des Finances Adji Otèth Ayassor, craint que «la globalisation des systèmes bancaires, les fusions et les absorptions transforment les banques de proximité en de véritables monstres financiers, risquant ainsi de détourner la banque de sa mission  fondamentale qui est le financement du développement».

Magazine

Institut africain d'informatique

L'école supérieure d'informatique fait sa promotion

Malgré sa renommée sur le plan africain, l'Institut africain d'informatique branche Togo (IAI Togo) se fait trop discret par rapport à la pléiade d'écoles de BTS. Une cérémonie solennelle de remise de diplôme à 56 de ses étudiants lundi à Lomé vise, d'après ses responsables, à faire découvrir davantage cette institution supérieure interétatique de technologie.

En quatre promotions depuis 2002, ils sont 56 étudiants togolais à être formés en développement d'applications informatiques et en maintenance de réseau par l'Institut africaine d'informatique branche Togo (IAI Togo). Cela avait débuté avec 7 étudiants, puis 20, puis 13, puis 16. Lundi, solennellement à Lomé, ils vont recevoir leur diplôme des mains de l'actuel président du Conseil d'administration de l'IAI-siège, en la personne du ministre gabonais des Finances. Même si certains étudiants, une vingtaine, sont à l'extérieur du pays.

L'occasion sera ainsi offerte particulièrement aux opérateurs économiques, invités, de découvrir ces «produits» dont certains sont déjà employés notamment en Côte d'Ivoire, au Gabon et en Europe. Et à d'éventuels étudiants de s'intéresser à l'institut.

Entre-temps, les étudiants diplômés n'ont poursuivi leur parcours qu'avec leur attestation – bien autorisée, nous dira-t-on –, en attendant que le diplôme ne soit dûment signé par, seulement, le président du Conseil d'administration l'Institut africain d'informatique dont le siège est à Libreville, au Gabon.

L'historique

Créé en novembre 1971 à N'Djaména, au Tchad, par onze chefs d'Etat dont le Togo, l'Institut africain d'informatique (IAI) est une école interétatique (publique), la toute première école supérieure en informatique en Afrique francophone, avec un statut d'organisme international. Libreville, la capitale gabonaise, a été retenue comme siège de l'institut. Au Conseil d'administration de 1998, il a été arrêté que les pays membres qui le pouvaient pourraient créer des représentations nationales. Histoire de rapprocher l'IAI des pays membres, d'autant que ceux-ci ont besoin de cadres informaticiens pour leur développement. Ce que le siège seul ne peut faire aujourd'hui.

Ainsi naît l'IAI Togo en 2002, après l'IAI Cameroun en 1999 et l'IAI Niger en 2001. Les trois représentations – les seules pour l'instant – forment avec le siège le groupe IAI. Dans les pays membres, la charge est confiée aux structures nationales de statistiques de gérer les représentations. Ce qui revient au Centre national d'études et de traitement informatiques (CENETI) et à son directeur Kodjo Agbéti de veiller sur l'IAI Togo.

Les options

Le siège formait en ingénieurs de travaux informatiques, ou en licence professionnelle à l'informatique. Il a évolué, en formant des ingénieurs concepteurs, ainsi que des maîtrises en informatique de gestion. Les représentations consistent à ce que les pays créent le premier cycle (ingénieurs de travaux informatiques). Les étudiants y accèdent par voie de concours, à la même date, à la même heure simultanément dans tous les pays membres. Les épreuves sont envoyées, corrigées et les résultats proclamés par le siège. Aucune interdiction n'est faite aux ressortissants d'autres pays de concourir.

L'avantage pour l'IAI, c'est que l'institut applique par avance le système LMD (Licence-Masters-Doctorat). Après le premier cycle, l'étudiant continue le Masters (M), sans avoir à se rattraper comme pour les BTS. «Cette année, on a pu semestrialiser le processus et définir les volumes horaires. Il reste à attribuer les crédits et les mécanismes de rattrapage», explique à L'Union le directeur général du Ceneti, Kodjo Agbéti. Tout comme dans le système LMD, il y a des cours de mobilité, qui permettent aux étudiants d'aIler rattraper des cours ailleurs.

Un avenir serein

Face à la farouche concurrence livrée par les écoles de BTS (Brevet de Technicien Supérieur), l'IAI Togo reste très serein. L'institut ne semble pas raisonner pas par rapport aux multitudes d'institutions de la place. «C'est une question de complémentarité. Nous, on n'est pas ébranlés parce que nous comptons sur la rigueur. Ici, la discipline ne se négocie pas. Nous ne sommes pas contraints par l'argent pour que l'étudiant vienne faire sa loi», souligne M. Agbéti. Il se dit «heureux que pour le moment, nos diplômés ne chôment pas». Trois sont recrutés en Côte d'Ivoire, un autre dans un organisme à Libreville après sa soutenance au siège, deux poursuivent au siège, trois sont au Canada pour se former en webmasters… trois en France. «Nos étudiants n'ont pas de problèmes, ils ont beaucoup d'ouverture», répète-t-il.

Quant à l'institut : «Je suis optimiste, et pense que l'institut va tenir, parce qu'il y a encore un noyau de pays fondateurs qui tiennent à cela», confie le directeur de l'IAI Togo. Les chefs d'Etats du Togo et du Gabon sont entre autres cités en exemple. «Le reste, c'est les hommes et le cerveau qu'il faut pour créer des projets d'autofinancement». C'est ce qui manque cruellement au continent.

Culture

Au-delà de la fête de la beauté

Miss Togo reste un vecteur de communication

De dents de scie à moyennement positif. C'est sous cette forme caricaturale que le président du Comité Togo, Gaspard Baka, a lancé le 12 février dernier l'édition 15 de la fête de la beauté togolaise. Une manifestation annuelle dont l'apothéose aura lieu le 29 août 2009 à Lomé, après l'ouverture des candidatures depuis lundi dernier, la clôture des candidatures le 29 mai et les élections préfectorales qui s'étalent du 6 au 27 juin 2009. Plus est, les phases régionales de la nouvelle aventure sont ainsi programmées : Dapaong : 10 juillet, Kara : 11 juillet, Sokodé : 18 juillet, Atakpamé : 25 juillet et Lomé 1er août. Les conditions sont restées intactes : être de nationalité togolaise, célibataire sans enfant, ni précédemment mariée, avoir entre 18 et 25 ans, être d'une bonne moralité et avoir une excellente réputation, avoir une taille minimale de 1,70m, parler couramment le français.

Déjà, la prochaine porte-parole de la beauté togolaise connaît son chantier principal : l'eau potable pour tous. Il s'agira aussi d'offrir ici et là la possibilité aux populations choisies d'utiliser l'eau claire. Contrairement à ce qui se vit actuellement dans certaines contrées du pays. Mais, ceci reste plus une invite aux autorités étatiques à focaliser leur attention sur la cible de la Miss Togo. Miss Togo est un vecteur de communication, a justement précisé M. Gaspard Baka. Car, au demeurant, le comité Miss Togo n'aura jamais tous les moyens pour venir à bout d'un fléau social choisi au bout d'un an de mandat. Surtout qu'il faudra le mener de front avec un autre thème propre à celle qui est élue. D'où la possibilité de poursuivre les Œuvres humanitaires après son mandat.

Le 12 février, c'était l'occasion pour l'actuelle Miss Togo Paméla Aïcha Fofana de faire un bilan à mi-parcours. «Je me suis engagée dans un projet social visant à venir en aide aux enfants déshérités en  général et les orphelins du Sida. En plus de cette activité, s'ajoute la lutte contre le trafic des enfants, une mission que m'a confiée le chef de l'Etat togolais Faure Gnassingbé. En octobre lors d'un voyage que j'ai effectué dans le nord, notamment à Mandouri, puis à Dapaong où j'avais assisté à l'inauguration de la Poste et visité un orphelinat de 65 enfants orphelins du sida. Durant mon passage dans ces localités, j'ai fait des dons. J'ai également assisté à l'inauguration de l'orphelinat "Agbénoxevi" à Badja où j'ai également fait des dons.

En Novembre dernier, j'étais en France, précisément à Amiens où j'ai représenté le Togo à la soirée togolaise de l'Association Picardi-Togo», a-t-elle précisé. Et d'ajouter : «très prochainement, le 2 mars, je compte lancer mon projet sur le trafic des enfants à Tchamba. Je profiterai pour faire une campagne de sensibilisation de deux semaines dans le nord et certaines localités du sud».

Traditionnellement, le mandat d'une Miss est partagé entre les voyages et rencontres avec les partenaires et associations et l'exécution des projets.

Le seul bémol, c'est qu'il n'y a pas de tapage médiatique autour des activités des Miss. Ce que promet toujours de corriger l'équipe du Comité Miss Togo.

© L'Union du 20 février 2009

 

 

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