Cœurs à prendre

26/03/2010
 Cœurs à prendre

Pas exactement des agences matrimoniales, mais ça y ressemble. De nombreux célibataires viennent chercher une épouse ou un époux de bonne moralité dans les Églises du Réveil. Les couples ainsi formés semblent solides, mais, une fois mariés, ils désertent souvent les lieux de culte », écrit vendredi l’Union qui publie une enquête sur ces congrégations un peu particulières où la religion n’est souvent qu’un prétexte pour trouver l’âme sœur.

Voici une sélection d’articles publiés par L’Union
Verbatim
La Fosep pouvait l’éviter

Les responsables du Front Républicain pour l’Alternance et le Changement (Frac) ont organisé une manifestation inédite, une veillée de prière avec bougies allumées pour « le repos de l’âme du Rpt (Rassemblement du Peuple Togolais, Ndrl) ». On était dans la soirée du mercredi 24 mars 2OO4. Elle se situait dans le cadre de la série de manifestations programmée pour la revendication de la « victoire » du candidat de l’Union des Forces du Changement (Ufc), Jean-Pierre Fabre. Malheureusement cette veillée de bougie a connu des moments difficiles et regrettables.
Le premier incident a été le molestage d’un agent de sécurité en tenue civile. Selon les responsables de l’Ufc, l’infortuné agent a été surpris par les jeunes du parti désignés pour le « maintien d’ordre » en possession d’une armée automatique avec des munitions. Sans se retenir, les jeunes l’ont roué de coups. Malmené, il a eu le visage ensanglanté et le corps sévèrement enflé. Avant d’être trimbalé vers les responsables du Frac qui ont pris soin de s’occuper de lui et de le garder dans l’enceinte du siège de l’Ufc. Par la suite, il sera remis à la Force Sécurité Election Présidentielle 2010 (Fosep 2010).
Après avoir récupéré leur homme, les éléments de la Fosep sont repartis. Quelques minutes plus tard, c’est la bourde. Une pluie de gaz lacrymogènes dans les manifestants. Selon l’officier ayant conduit l’opération de récupération, pendant qu’ils se frayaient un chemin, ses hommes ont été la cible de provocation par agressions verbale et physique avec la flamme de bougie. En ce moment, ils ont fait usage des gaz pour pouvoir disperser la foule afin de trouver le passage. Loin, le gazage va servir à décourager les jeunes qui érigeaient des barricades dans le quartier et ceux qui chercheraient à piller les magasins.
Cette version de la Fosep ne correspond pas à celle donnée par des sources proches des organisateurs et qui voulaient faire croire que les éléments de la Gendarmerie s’étaient retirés une quinzaine de minutes plus tôt avant que la réplique au gaz ne commence. Si le cas est ainsi, qu’est-ce qui peut justifier cette riposte fâcheuse des éléments de la Gendarmerie ? Alors même que, depuis le début de ses manifestations contre la réélection de Faure Gnassingbé, cette force spéciale s’est toujours bien comportée. Elle n’a jamais répondu aux provocations quelle que soit leur nature.
Elle a toujours procédé par le dialogue pour signifier aux manifestants de se remettre dans leur cadre afin d’éviter des accrochages. Dans ces circonstances, la Fosep pouvait éviter cette situation qui ternit son image jusque-là exemplaire. Nous osons croire qu’il s’agit d’un incident clos et que les manifestations futures seront mieux encadrées sans heurts.

Validation de la Matrice unifiée ce jeudi
Les ministères soumis à des réformes incompressibles
Suite à la validation du Document de la Stratégie des Réformes (DSR) le 3 février 2010, les représentants de tous les ministères ont validé hier jeudi la Matrice unifiée des réformes pour la période 2010-2012. Il s’agit d’un outil de programmation, d’exécution et de suivi de l’ensemble des réformes au Togo. La programmation des actions est triennale et glissante par principe. Il définit l’ensemble des actions pour une période de trois ans actualisées chaque année et permettant d’atteindre les objectifs fixés à l’horizon. Il permet d’inscrire des actions dans la durée, de les programmer et de suivre les phases de la préparation et de l’opérationnalisation et de gérer les décalages.
«Chaque ministère a préparé ses réformes contenue dans un document global. Ce document sera ensuite mis à la disposition des plus hautes autorités pour qu’à chaque conseil des ministres, le chef de l’Etat ou le Premier ministre interroge les ministres sur la mise de ces réformes. Ensuite les partenaires techniques et financiers ne viendront pas avec leurs propres réformes mais puiseront ces réformes dans ce document unique», explique Mongo Aharh-Kpessou, Secrétaire permanent pour le suivi des Politiques de réformes et des programmes financiers (SP-PRPF). Et d’ajouter que si les partenaires ne le font pas, le gouvernement a lui-même prévu des ressources pour l’effectivité des réformes. Une marque de détermination à corriger un état des lieux défaillant. Et d’aligner la gestion publique du pays sur les normes internationales dans un contexte de lutte contre la pauvreté et l’atteinte des OMD. D’ici 2020, le Togo a l’ambition de disposer d’un système de gestion administrative efficace et transparent. L’horizon stratégique est donc fixé à 10 ans et permet de desserrer la contrainte du temps et de faciliter la gestion des priorités.
Au décompte hier, 15 départements ministériels ont versé leurs indicateurs à la Matrice unifiée. Un délai supplémentaire est accordé aux 13 retardataires. Du coup, le document final de la Matrice est annoncé pour fin avril-début mai. «La Matrice reste un papier. C’est à nous de la mettre en œuvre. Ce que nous faisons, ce n’est pas de l’amusement car les finances publiques ne concernent pas que le ministère des finances. Chacun doit se mettre dans la dynamique. Il n’y aura pas de sentiment, si quelqu’un se laisse prendre…», a lancé en clôture M. Aharh-Kpessou qui reconnaît la double défaillance ou obligation (c’est selon) faite aux agents publics de communiquer et d’aller à la recherche de l’information.

Etat des lieux
Le diagnostic des finances publiques élaboré à travers la méthode PEFA a révélé des insuffisances importantes dans la Gestion des Finances publiques (GFP) sur la période de 2005 à 2007. Sur les 28 indicateurs que compte PEFA, le Togo a obtenu des faibles notes dans la plupart de ces derniers. Les recommandations issues de ce diagnostic a connu une mise en œuvre timide en 2006 à cause des insuffisances de ressources humaines et d’une méthodologie claire de conduite des réformes. Néanmoins, des réformes ont été élaborées dans le cadre de la Facilité pour la Réduction de la Pauvreté et la pour la Croissance (FRPC) du FMI visant essentiellement à la réduction des procédures dérogatoires, la mise en place du Système Intégré de Gestion des Finances Publiques (SIGFIP), de même que la réorganisation du trésor et la création de la cour des comptes. La «Revue des Dépenses Publiques et de la Responsabilité Financière» (PEMFAR) de l’Etat, réalisée en 2009, n’a pas constaté d’amélioration significative des insuffisances relevées par l’étude PEFA de 2008. Cela pourrait s’expliquer par la durée relativement courte pour espérer des résultats tangibles des réformes. Ainsi, la mise en cohérence des actions contenues dans le cadre du Programme d’actions prioritaires (PAP) et de la matrice des mesures de réformes est plus qu’une nécessité.
Dans les autres secteurs, des faiblesses identifiées nécessitent des réformes. Suivant le séminaire national sur la relance de l’économie tenu à Lomé du 19 au 21 décembre 2005, au niveau de l’agriculture, la principale préoccupation révélée par le diagnostic reste la faible productivité du travail agricole, la vulnérabilité du secteur aux aléas climatiques et aux variations des cours des produits de commercialisation, ainsi que les insuffisances du cadre institutionnel agricole et les difficultés d’accès au financement.
Au niveau du secteur minier, la principale faiblesse du secteur est l’insuffisance des investissements, les insuffisances de recherche et d’exploitation de nouvelles ressources minières et le manque de capacités humaines et matérielles.
Pour ce qui est du secteur du commerce et des services, le diagnostic a identifié comme point de faiblesse, la sous diversification du secteur et la prépondérance des opérateurs informels. Ce secteur est également marqué par un déséquilibre entre les importations pour les besoins intérieurs et les exportations. De même, le commerce extérieur concerne quelques produits essentiellement agricoles sans transformation préalable qui diminue la valeur ajoutée des produits exportés par le Togo.
Dans le tourisme, le diagnostic révèle l’inadéquation des structures d’accueil par rapport à la demande, et le faible développement des sites touristiques.
Du côté du secteur des infrastructures de base, la situation est marquée par un sous équipement et une disparité régionale. Les infrastructures de transport, elles, sont caractérisées par des insuffisances routières, interurbaines et intra urbaines. Le problème de la qualité des travaux réalisés sur les routes togolaises a été posé et nécessite des études.
L’une des insuffisances dans l’énergie est la faible capacité de production intérieure face à la demande. La production intérieure est assurée par des centrales thermiques et un barrage hydroélectrique. Le coût de production de l’électricité est élevé en comparaison à certains pays de la sous région ouest africaine. De ce fait, le Togo dépend de l’extérieur en matière d’électricité notamment le Ghana, le Nigéria et la côte d’Ivoire pour son approvisionnement. Ces importations présentent un avantage en termes de prix au consommateur, mais des inconvénients ont pu être constatés en 1998 et surtout en 2005 suite au délestage pratiqué par les pays fournisseurs d’électricité au Togo.
Le Togo importe la quasi-totalité des besoins en hydrocarbures en vue de satisfaire sa demande intérieure. De ce fait, à l’instar de nombreux autres pays, le Togo subi les conséquences des fluctuations des cours du pétrole. Ces fluctuations contribuent au développement du marché noir de carburant. L’ensemble de ces importations contribuent à aggraver le déficit de la balance commerciale.
En termes d’eau et d’assainissement, le diagnostic montre une insuffisance de la production et du réseau de distribution. Il en est de même des textes réglementaires du secteur qui restent à améliorer.
Le domaine des technologies, de l’information et de la communication est caractérisé par un accès limité des régions aux moyens de communication et d’information. De même, à l’intérieur des régions, l’accès des agents économiques reste limité
Le secteur privé connaît d’énormes difficultés suite à la crise sociopolitique. L’environnement politique, souvent caractérisé par des troubles au lendemain des élections, n’encourage pas les investissements. De même, les coûts des facteurs de production rendent les entreprises moins concurrentielles que celles de certains pays de la sous région ouest africaine. L’accès au financement constitue aussi une des entraves au développement du secteur privé au Togo. Le cadre institutionnel du secteur privé n’encourage pas les investisseurs.
En outre, le schéma organisationnel des départements ministériels n’est pas adapté par rapport à celui du reste du monde et date de 1982. La faible population a induit un marché intérieur étroit, entravant le développement des petites entreprises domestiques conduisant à une faible concurrence intérieure.
Aujourd’hui, le Togo consacre une unicité du pilotage de la Matrice d’Action des Réformes validée. Le SP-PRPF dispose d’un point focal dans chaque ministère. L’unicité du pilotage permet de contrôler le rythme et la trajectoire des programmes de réformes à forte complexité. De quoi rationaliser les cadres de concertation afin d’éviter la création d’instances de pilotage et de suivi redondantes qui sont sources d’inefficacité. Les besoins et les sources de financement sont contenus dans le Cadre Budgétaire des Réformes.
En rappel, le SP-PRPF est créé par décret du 15 février 2008. Le 19 juin 2008, un arrêté instituait le Comité de suivi. Au Togo, le Produit Intérieur Brut a enregistré une croissance moyenne en terme réel de 1,4% de 2000 à 2008. Sur cette valeur de croissance, le secteur primaire a contribué pour 0,6% (l’agriculture à elle seule a contribué à hauteur de 0,2%). Le secteur secondaire a contribué pour 0,5% à la croissance sur la période. La contribution des services a été de 0,3%. Cette croissance observée est très faible par rapport aux 7% indispensables pour réduire la pauvreté de 30% d’ici 2015. Le rapport annuel du PNUD sur le développement publié en 2009 place le Togo dans la catégorie des Pays les Moins Avancés (PMA). Il occupe la 159ème place en 2009 contre 147ème en 2006, traduisant une dégradation des conditions de vie des populations togolaises. Le revenu par tête d’habitant du pays est de 350 dollars US.

Attribution des marchés publics en février
Trois contrats pour plus de 489 millions de Fcfa
Suivant le tableau récapitulatif des contrats publics du mois de février 2010, 489.684.875 francs Cfa ont été consacrés pour approuver trois marchés. Une maigre moisson pour le Comité d'étude et de contrôle des projets de marchés (CECPM) quand on sait qu’il a souvent enregistré une moyenne mensuelle de dix (10) attributions.
L’objet desdits contrats se résume, primo, en un Contrôle des pensionnés de la Caisse de retraites du Togo (CRT) et de traitement de leur fichier, secundo en une Etude de faisabilité pour la mise en œuvre d’une société de recouvrement de créances et de gestion du marché secondaire des titres issus de la restructuration bancaire au Togo et, tertio, en des Prestations de contrôle et de surveillance des travaux relatifs au projet d'aménagement et de bitumage de la route Bassar-Kabou (longue de 23 kilomètres). Respectivement au profit de KOLIM Associés, Consortium Mazars Sénégal & Marcus Partners et Groupement de bureaux AGECET Sarl/STUDI International au titre d’attributaire.

Suivant le même ordre, les marchés sont attribués par des demandes de propositions pour des montants de 79.341.375 et 231.013.000 francs Cfa, et une consultation internationale restreinte à hauteur de 179.330.500 francs Cfa. Le tout sur un financement du Don IDA et du budget de l'Etat, Gestion 2010. Les services techniques sont assurés par le ministère de l'Economie et des Finances et la Direction générale des travaux publics.

Réhabilitation du Corridor Abidjan-Lagos
La Banque mondiale donne 18,513 milliards Cfa pour le tronçon Aného-Hillacondji

Le Conseil d’administration de la Banque mondiale a approuvé mardi un montant total de 228 millions de dollars, environ 128 milliards de francs Cfa, pour soutenir la mise en œuvre de la première phase du Programme de Facilitation du Commerce et du Transport le long du Corridor Abidjan-Lagos (PFCTAL) dont la Nationale n°2 fait partie. L’objectif visé est de remettre en état l’axe principal de transport qui s’étend le long de côte ouest africaine et qui relie Abidjan à Lagos, sur 998,9 km, de même que les postes de douane et d'immigration et les systèmes de transport tout au long de ce corridor. «Cette opération régionale contribuera à améliorer la circulation des personnes et des biens, et va aider à faciliter les échanges commerciaux entre les cinq pays situés le long du corridor, notamment la Côte d'Ivoire, le Ghana, le Togo, le Bénin et le Nigeria», indique un communiqué de la Banque.
Le pont d’Aného à élargir
Cette première phase du programme inclut seulement le Bénin, le Ghana et le Togo. Il s’agit pour les deux premiers pays d’un crédit respectivement de 42,075 milliards de francs et de 67,320 milliards de francs. Tandis que le Togo bénéficie d’un don de l’Association internationale de développement (IDA), le pays étant sorti d’une crise et dispensé de prêts de la Banque mondiale sur la période 2008-2010. Les autorités disposent ainsi d’au moins trois mois pour fournir les éléments d’atténuation de l’impact environnemental et accéder au financement.
Le programme comporte deux principales composantes. Il s’agira d’abord de renforcer le tronçon de route entre Aného et Hillacondji, afin de compléter et de finaliser le financement total du projet routier Aflao-Avépozo-Hillacondji. Ainsi, le vieux pont de la ville d’Aného sera réhabilité et élargi pour faciliter la circulation sur l’axe. Ces travaux, qui prévoient également la construction d’un parking gros porteurs, vont engloutir les deux tiers du financement. Il reviendra au gouvernement d’indemniser les riverains affectés par la projet. La Direction générale des travaux publics pourra, elle, bénéficier de matériel informatique et de formation.
Modernisation de la douane
Le second volet du programme vise à développer la facilitation du commerce sur le corridor. Elle inclut la modernisation de la Douane togolaise (formation du personnel, informatique, procédures douanières, communication), l’installation au Port autonome de Lomé d’un guichet unique électronique et l’interconnexion régionale entre les administrations douanières le long du corridor. Un appui complémentaire pourra être donné au projet sous régional de juxtaposition des postes frontières. Il est, dans ce cas, prévu, le financement d’un parking à Kodjoviakopé, la fourniture d’équipement, une assistance technique pour une meilleure gestion des flux et la mise en place de procédures conjointes, en complément du financement de l’Union européenne.
Le programme du corridor est prévu pour 4 à 5 ans. Sa gestion sera suivie, sur le plan local, des comités installés dans l’ensemble des cinq pays concernés.
Le corridor Abidjan-Lagos relie quelques unes des capitales les plus grandes et économiquement dynamiques en Afrique (Abidjan, Accra, Lomé, Cotonou et Lagos) et dessert une population de plus de 35 millions d’habitants. La circulation des personnes et des biens sur plusieurs axes de ce corridor constitue le trafic le plus élevé en Afrique occidentale et centrale, comptant jusqu'à 10.000 personnes et plusieurs milliers de véhicules qui franchissent les frontières chaque jour.

Les agents de la SNPT en grève
La direction ouverte aux discussions et à une solution rapide

Les agents de la Société nouvelle des phosphates du Togo (Snpt) étaient en cessation de travail ce jeudi pour protester contre le non reversement de leurs contributions au titre des prélèvements pour leur coopérative, des arriérés des primes d’ancienneté et des gratifications. La direction comprend les agents mais veut qu’ils soient compréhensifs à la délicatesse de la situation financière de la boîte. Les négociations ont été ouvertes.

L’usine de production, l’administration, le réseau ferroviaire et les autres compartiments de la Snpt ont été fermés au public et à la clientèle hier jeudi. Le personnel, répondant à un mot de grève lancé par le syndicat des agents du secteur phosphatier, a largement suivi les consignes.
Une situation difficile
En effet, depuis près d’une dizaine d’années, l’ancien poumon de l’économie togolaise traverse une crise dont les conséquences sont aussi néfastes pour le pays que pour le personnel. Toutes les tentatives de redressement de la situation ont été sans succès. Les approches de privatisation et de recherche de financement étranger n’ont pas pour autant permis de sortir l’ancien office (OTP) de sa précarité. La nouvelle trouvaille est de l’ériger en société nationale et de remettre sa destinée entre les mains de gestionnaires nationaux efficaces. Malheureusement, ils sont confrontés à des problèmes socio-économiques extrêmement délicats.
Une grève justifiée
Le mouvement de grève des agents ce jeudi n’est qu’un pan des innombrables maux dont souffre la société. Jointe au téléphone par notre rédaction, la nouvelle gestion reconnaît la pertinence des revendications dont les origines sont lointaines. Les agents réclament, entre autres, les prélèvements effectués sur leurs salaires depuis des années pour le compte de la Coopérative d’Epargne et de Crédit du Personnel de l’Otp (Cecpo) et qui n’ont jamais été reversés -où sont-ils passés ?-, les primes d’ancienneté de 2004 à 2007 pour ceux qui ont au moins dix ans de service, les gratifications (13ème mois) dont la moitié seulement a été payée depuis deux ans. En chiffre, il s’agit d’un montant de près de 1 milliard 600 millions de francs Cfa.
Négociations en cours
La journée du jeudi a été riche en réunions et discussions sur le site de Kpémé. Les agents ont été écoutés par la direction qui a fait des propositions jusque-là rejetées par le personnel. Ce dernier réclame la moitié du montant global avant de reprendre service. La direction a beau expliquer les difficultés financières de la boîte sans pouvoir convaincre les employés. A en croire une source proche de la direction, il y a eu un déficit de communication entre les deux parties.
En réalité, la nouvelle gestion a réussi à obtenir de l’Etat, qui doit payer ces créances de l’Ifg/Otp, une compensation au titre des taxes d’exploitation afin de régler lesdits arriérés. Or, le liquidateur n’a pas encore planché sur la certification du montant global. Néanmoins, la nouvelle direction a proposé un échéancier au personnel qui doit donner sa réponse et faire avancer les négociations.
En tout état de cause, la direction promet trouver une solution satisfaisante en accélérant le processus afin d’éviter des situations similaires les jours à venir.

Société
Passer par des Eglises de Réveil pour se marier
De nombreux célibataires viennent chercher une épouse ou un époux «de bonne moralité» dans les Églises du Réveil. Les couples ainsi formés semblent solides, mais, une fois mariés, ils désertent souvent les lieux de culte…
Jonas, 35 ans, a, en juin dernier, dit "oui" à Ruth, une beauté de 25 ans. Mais, trouver l'âme sœur n’a pas été pour lui une mince affaire.
Célibataire endurci, ce jeune fonctionnaire avait plusieurs fois échoué dans sa quête. «Les filles que je rencontrais dans la rue n'étaient pas de bonne moralité», explique-t-il. Après deux fiançailles sans lendemain, il a opté pour une chrétienne engagée. Pour lui passer la bague au doigt, il a cependant dû ruser. «J'ai d’abord dû me faire membre de sa congrégation. Puis, après six mois d’assiduité, j'ai pu lui faire la proposition. Nous sommes ensuite allés voir le pasteur qui n’a pas trouvé d’inconvénient à bénir notre couple et à donner son aval pour le mariage», raconte-t-il.
À l’instar de Jonas, de plus en plus de célibataires adhèrent aux Églises du Réveil pour trouver une épouse ou un époux. «Les filles et les hommes qui les fréquentent présentent en général un bon profil moral du fait de l'éducation chrétienne qu’elles y reçoivent », philosophe Bénoît D., qui s’est marié fin 2007. «Les filles des congrégations réligieuses craignent Dieu et sont moins matérialistes que celles qui traînent dans la rue», renchérit Désiré K., un autre marié chrétien heureux.

Pour Théophile A., pasteur évangélique, le mariage chrétien n’est pas en lui-même un fait nouveau : la nouveauté tient à l'attrait qu'exercent ces derniers temps les chrétiennes sur les célibataires. «Mieux formées spirituellement, elles s'avèrent être de bonnes épouses, car elles savent éviter les tentations», explique-t-il. «Quand on dit 'oui' à l'État civil, c'est devant un homme qu'on s'engage. Devant un pasteur, le serment implique Dieu», commente Jean Pierre, un évangéliste. Une dimension spirituelle qui rassurerait donc les célibataires. Pourtant, une fois mariés, certains oublient volontiers la religion…
Des loups dans la bergerie
En s'engageant dans des communautés religieuses, les candidats au mariage contribuent à leur essor. Mais leur désertion après les noces se fait ensuite sentir. «J'ai perdu six membres cette année après avoir célébré des mariages», déplore Théophile A. Un sentiment que partage Jean Pierre : «Nous avons réalisé que chaque fois qu'un frère et une sœur se mariaient, le frère nous tournait très vite le dos, parfois même les deux. Aussi envisageons-nous d'étendre la durée des fiançailles pour les nouveaux membres. Nous voulons désormais être sûrs que ces derniers sont vraiment devenus des chrétiens engagés et que, une fois mariés, ils ne se feront pas rares dans nos activités».

Certains maris, eux, ne semblent guère éprouver de remords. «Je ne vois pas de mal dans le fait de passer par une Église pour se marier», estime Gérard. Certains jugent même ce subterfuge particulièrement approprié. «Sans y entrer, une fille qui la fréquente est difficile à courtiser. Pour pouvoir atteindre le noble objectif qu'est le mariage, on est obligé de tricher», résume Donald, qui s’est marié en mai 2008 mais ne fréquente plus son Église depuis quatre mois. «Même si je n'y vais plus, mon épouse reste attachée à sa foi», tente-t-il de se dédouaner.
Des couples sereins
Dans la société togolaise où la polygamie reste présente, les mariages placés sous le sceau de la foi font assez bonne figure. «Là où d’autres unions ne connaissent de bonheur que le temps de la noce, les mariages chrétiens font plutôt des couples heureux», estime le pasteur Théophile. Ils sont plus sereins, car lorsque des problèmes se présentent, on met en avant la foi. Et, quand c'est plus compliqué pour les couples, les pasteurs jouent à la médiation.
Des propos que semblent corroborer les statistiques de Jean Pierre : «Depuis janvier 2007, nous avons célébré vingt mariages et jusqu'à présent, nous n'avons pas enregistré de plaintes ou de conflits notables, même si, après l'union, 70 % des hommes brillent par leur absence aux cultes.»
Malgré les mesures que s'apprêtent à prendre certains pasteurs, comme allonger la durée des fiançailles pour s'assurer de la sincérité de l'engagement des nouveaux fidèles, bien des célibataires persistent dans leur projet. «Même si je dois attendre trois ans avant d’avoir l'aval d'un pasteur pour marier un chrétien, je suis prête», clame Edith, une étudiante, car, «pour former un couple solide, il faut trouver un homme de bonne moralité ».

C’est parti pour la TCE 2010

La Tranche Commune Entente 2010 a été lancée le 23 mars au siège de la Loterie Nationale Togolaise (Lonato)
Présentée sous forme d’un coupon unique à grattage, cette loterie qui fait gagner sur le plan national comme régional revêt deux caractéristiques : un programme national harmonisé et un programme extraordinaire régional.
Le premier programme, commun aux cinq pays du conseil de l’entente a un principe de jeu très simple. Si vous achetez un ticket de jeu et que vous découvrez trois fois le même montant, vous gagnez une fois ce montant. Et les heureux parieurs peuvent gangner jusqu’à 500 mille Fcfa. En bonus, pour cette édition si vous grattez et que vous trouvez trois fois le mot «ticket» vous aurez un ticket gratuit.
Le second programme concerne les cinq loteries des pays du Conseil de l’Entente et comme les éditions précédentes le signe retenu est la jarre tenue par deux mains. Ainsi pour ganer à ce programme il faut découvrir trois fois la jarre tenue par des mains sur un même ticket. Et là vous ganez immédiatement 500000fcfa et un voyage sur Niamey (les frais d’hôtel et la pension alimentaire seront prises en charge par la Lonato en plus de 200 mille francs comme argent de poche), pour participer au tirage au sort de la Tranche Commune Entente 2010 le 11 juin. A Niamey, le moins chanceux aura 1.500000 et le plus chanceux 500.000. 000. «c’est la manière la plus alléchante que la lonato a trouvé pour rendre une fois encore heureux ses parieurs » a déclaré M. AMEDOME Justin, Directeur Commercial et Marketing à la Lonato.
Le Togo aura à commercialiser les séries Fet Z. Et, la LONATO compte distribuer 72 millions de Francs CFA.
Les pays du Conseil de l’Entente sont le Niger, le Burkina-Faso, le Bénin, la Côte d’Ivoire et le Togo.


© L’Union du 26 mars 2010

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