Capitale de la contrefaçon

12/04/2011
Capitale de la contrefaçon

Lomé, la capitale du Togo, est en passe de devenir la métropole des films contrefaits. Les CD piratés se vendent comme de petits pains sous le regard impuissant des vrais auteurs de ces œuvres, constate mardi L’Union. « A écouter certains, même ceux qui doivent faire appliquer la loi succombent souvent au péché de la contrefaçon », observe le journal.

Voici une sélection d’articles publiés par L’Union
Côte d’Ivoire
Après son arrestation Laurent Gbagbo parle aux ivoiriens :
«Je souhaite qu'on arrête les armes et qu'on rentre dans la partie civile de la crise, et qu'on conclue rapidement pour que le pays reprenne ».
Le président sortant de la Côte d'Ivoire, Laurent Gbagbo, a été arrêté lundi en début d'après-midi. Une information donnée par un proche du président et très vite confirmée par l'ambassadeur de France à Abidjan, Jean-Marc Simon. Il est retenu avec ses proches, sa femme Simone, leur fils et quelques collaborateurs, à l'Hôtel du Golf, où est installé Alassane Ouattara, le président élu, reconnu par la communauté internationale.
Le rôle exact, dans cette arrestation, des forces spéciales françaises, qui ont pilonné la résidence de Laurent Gbagbo depuis le milieu de la matinée de lundi, est sujet à polémiques. Le camp Gbagbo estime que c’est la force Licorne qui est entrée dans la résidence du Président pour l’arrêter et le rendre aux forces républicaines de Ouattara. Faux rétorque Guillaume Soro, Premier ministre de Ouattara qui reconnaît le bombardement par les forces onusiennes et françaises à partir du ciel, donc une attaque aérienne complétée au sol par leurs troupes qui sont allées sortir Gbagbo de son bunker. Même son de cloche au ministère français de la défense dont patron, Gérard Longuet, a affirmé au cours d’une conférence de presse que Laurent Gbagbo « s'est rendu » à Alassane Ouattara. « C"est une opération in fine entre Ivoiriens », a-t-il poursuivit en reconnaissant un « soutien » des forces françaises et de l'Onuci dont quatre hélicoptères de type Gazelle.
Cette arrestation a été suivie de scènes de pillages des magasins et même de la résidence présidentielle. L'envoyé spécial du Monde raconte son entrée dans la résidence présidentielle peu après l'arrestation de l'ancien président. «C'est un spectacle stupéfiant, les forces de l'ONU ont ouvert une brèche, il y a un incendie, la bibliothèque est réduite en cendres, raconte Jean-Philippe Rémy. Il y a des scènes de pillage. J'ai vu des soldats boire du Moët et Chandon dans des coupes en cristal. Des gens bourrent des valises et s'enfuient avec les véhicules.» Des habitants d'Abidjan signalent eux aussi des pillages des magasins et les populations restent terrées dans leur habitation.
Dans un message à la télévision d'Etat, le premier ministre Guillaume Soro a appelé les forces armées fidèles à l'ex-chef d'Etat Laurent Gbagbo au ralliement. Pour sa part, le désormais prisonnier Laurent Gbagbo a parlé pour la première fois depuis son arrestation dans une séquence diffusée à la télévision ivoirienne, réputée pro-Ouattara : «Je souhaite qu'on arrête les armes et qu'on rentre dans la partie civile de la crise, et qu'on conclue rapidement pour que le pays reprenne ». Une voix de sagesse qui doit conduire à la paix dans ce pays frère.
(Avec Leparisien.fr)

Gouvernance administrative au Togo
L’échéance maintenue en 2012 pour la fin des «délégations spéciales»
La problématique des élections locales ressurgit à chaque discussion entre le Togo et ses bailleurs de fonds autour de la gouvernance locale. Beaucoup attendent la fin des fameuses «délégations spéciales» qui régentent les communes depuis le terme du mandat des maires élus en 1987. Du côté de l’Autorité, on dit partager les mêmes préoccupations. Et, suivant un chronogramme établi par le ministère en charge de la décentralisation et des collectivités locales, l’échéance est maintenue en 2012 pour la fin des «délégations spéciales». Ainsi, pour concrétiser la mise en œuvre de la décentralisation à l’échéance 2013, plusieurs actions devront être réalisées: organiser les élections au plus tard en 2012, compléter le cadre juridique de la décentralisation, le cadre institutionnel et la structuration des collectivités territoriales en 2011, mettre en place le Fonds d’Appui aux Collectivités Territoriales (FACT) d’ici 2013, mettre en place les collectivités territoriales en 2011.
Le moins qu’on puisse dire, c’est que le challenge des locales en 2011 s’émousse progressivement. Le délai de 2012 se veut plus réaliste. Encore que le financement des activités incompressibles à réaliser ne fasse pas défaut. Aujourd’hui, plusieurs avant-projets de textes sont en cours de finalisation, notamment l’avant-projet de loi portant transfert et réparation des compétences de l’Etat aux collectivités territoriales, l’avant-projet de décret portant organisation de la fonction de gouverneur et de préfet, l’avant-projet de décret fixant les modalités d’organisation et de fonctionnement du Fonds d’Appui aux Collectivités Territoriales (FACT). Plus est, d’importantes études sont programmées : l’étude complémentaire sur les finances et la fiscalité locales, l’audit organisationnel et financier des collectivités territoriales, l’étude sur l’organisation des services déconcentrés (région et préfecture), l’étude sur la détermination de critères de création de communes rurales (cantons).
La stratégie de communication sur la décentralisation, validée en juin 2009, connaît un début de mise en œuvre. Avec l’appui du PNUD, les guides de l’élu local, du citoyen, du responsable financier et du responsable technique ont été élaborés par un cabinet qui a été recruté en juillet 2010. La reproduction de ces guides est prise en charge par le projet «Appui au Processus de Décentralisation au Togo» (APRODECT). Il faudra donc aller plus vite, après les «assises de la décentralisation» qui mobilisaient les préfets, maires, secrétaires généraux de mairie, présidents et secrétaires de conseils de préfecture, et la formation des cadres de l’administration centrale en matière de décentralisation et de déconcentration. Surtout que les appels d’offres, relatifs à l’étude complémentaire sur les finances et la fiscalité locales et à l’audit organisationnel et financier des collectivités territoriales, en vue du recrutement d’un consultant n’ont pas abouti.
A y voir de près, les locales s’approchent des prochaines législatives de 2012. Ce qui pourrait amener le pouvoir actuel à tenter un coup : jumeler deux scrutins pour gagner en temps et en argent.

Préparation d’une nouvelle Stratégie intérimaire 2011-2012
La Banque mondiale renforce les acquis de son engagement
Dans l’attente de la fin prochaine de la mise en œuvre du Document de stratégie de réduction de la pauvreté (DSRP) du Togo, la Banque mondiale prépare une nouvelle stratégie intérimaire pour la période 2011-2012. Celle-ci devra permettre de sauvegarder et de renforcer les acquis de la première Stratégie intérimaire 2008-2010, celle qui a permis à la Banque de se réengager au Togo. Et, très logiquement, les axes stratégiques de la nouvelle formulation demeurent identiques : approfondissement du processus de redressement économique et promotion du développement durable, amélioration de la gouvernance économique, appui aux programmes de réduction de la pauvreté et prise en compte des besoins sociaux urgents.
Dans le but de ratisser large sur la conception que le citoyen se fait de ses programmes, et de recueillir sa contribution, la représentation résidente de la Banque mondiale a échangé vendredi à Lomé avec la presse. Dans le package promotion du développement durable, on y inclut, entre autres, le Projet d’appui au développement du secteur privé (PADSP).
Ce projet vient de bénéficier d’une enveloppe de 6,5 milliards de francs Cfa de la Banque dans le but de simplifier les procédures de création et d’installation (75 à 5 jours) d’entreprises, et d’encourager l’entreprenariat et de formaliser les entreprises. On inclut dans le même package l’éventualité de financer le secteur énergétique, notamment la construction du Barrage d’Adjarala, et de nouveaux programmes d’infrastructures urbaines. Il y a enfin l’appui au secteur agricole – notamment le Projet de productivité agricole en Afrique de l’ouest (PPAAO/WAAPP) pour une enveloppe de 40 millions de dollars – et la diversification agricole.
Sur l’axe de la gouvernance économique, on retrouve la réforme du cadre fiduciaire et du système de gestion des finances publiques, à travers des appuis budgétaires. Le dernier appui du genre a été approuvé le 5 avril dernier pour un montant de 14 milliards de francs Cfa. Naturellement, à ce sujet, la Banque mondiale a recommandé et poussé à la mise en place de la Cour des comptes afin d’auditer les comptes publics. Le programme de restructuration bancaire est attendu pour être achevé, et les réformes engagées dans les secteurs du phosphate et du coton approfondies et renforcées.
Dans l’axe des besoins sociaux urgents et de la réduction de la pauvreté, part belle est encore faite au développement communautaire avec la construction d’écoles, de centres de santé, d’infrastructures socio-économiques communautaires et le développement d’activités génératrices de revenus afin de permettre aux communautés de base de s’autogérer. Grâce au récent financement, à près de 22 milliards de francs Cfa, du Projet Education Pour Tous (Initiative Fast Track), la qualité et l’accès à l’éducation primaire devront être améliorés. Enfin, pour ce qui est des groupes vulnérables, des travaux analytiques seront menés, et le programme de cantines scolaires sera prorogé de deux ans au moins afin d’envisager sa prise en compte par des responsabilités locales. Il a permis une augmentation sensible de la scolarisation et des succès à l’école des enfants des milieux défavorisés.
Les acquis de la Stratégie intérimaire
La Note de stratégie intérimaire a été approuvée par le Conseil d’administration de la Banque mondiale le 29 mai 2008. Elle définit le cadre de l’assistance de la Banque au Togo sur la période de mai 2008 à juin 2010, et a permis à la Banque de se réengager et de répondre aux nouvelles opportunités de relance économique du Togo pendant une période transitoire. Pour le compte de l’amélioration de la gouvernance et de la transparence, trois opérations d’appuis budgétaires ont permis à la Banque d’injecter des dons de 175 millions de dollars (soit 87,5 milliards de francs Cfa) en 2008 au réengagement, dont 157 millions de dollars ont servi à apurer les arriérés, auxquels sont ajoutés 12 millions de dollars l’année suivante et 20 millions en 2010. Un total de 1,6 million de dollars a été décaissé pour améliorer la gouvernance dans les secteurs cotonnier et phosphatier, ainsi que pour conduire des revues stratégiques des secteurs café, cacao, énergie et du Port autonome de Lomé… Ces actions ont eu pour résultat l’atteinte par le Togo du point d’achèvement PPTE et l’annulation de sa dette extérieure multilatérale. Une nouvelle société de coton est créée, et le Togo a adhéré à l’initiative de la transparence dans le secteur minier, notamment phosphatier.
Pour le compte de l’appui à la relance économique et le développement durable, deux projets de réhabilitation d’infrastructures urbaines ont été conduits, respectivement à 1,6 million et 26,8 millions de dollars, couvrant des voiries urbaines, l’assainissement et le secteur énergie et eau. Dans le souci de faciliter le commerce et le transport sur le Corridor Abidjan-Lagos, la Banque a dû débourser 33 millions de dollars pour le compte du Togo. Ils couvrent la réhabilitation du tronçon Aného-Hillacondji, le renforcement des capacités de la Douane togolaise, la construction d’infrastructures dans le but d’un poste de contrôle juxtaposé entre le Togo et le Ghana au niveau de Kodjoviakopé. Par ailleurs, l’International Finance Corporation (IFC) a contribué à hauteur de 90 millions de dollars, sur un total de 192,4 millions, à la construction de la Centrale ContourGlobal. Et à 120 millions de dollars dans celle du Terminal à Conteneur au Port de Lomé.
Enfin, la prise en compte des besoins sociaux, particulièrement des communautés de base, a nécessité 32,6 millions de dollars dans la mise en place d’infrastructures socio-économiques, d’activités génératrices de revenus, de cantines scolaires, de travaux à haute intensité de main d’œuvre, etc. Aujourd’hui, plus de 400 microprojets sociocommunautaires – au lieu de 250 prévus – sont financés. Pour des solutions plus durables, il a été initié la préparation d’un Projet de gestion intégrée des catastrophes naturelles et des terres, d’un montant de 8,1 millions de dollars, afin d’aider le Togo à mieux se préparer pour gérer les risques d’inondation et à atténuer son impact au niveau communautaire.
«Les trois principaux piliers de la Note de stratégie intérimaire ont été exécutés avec diligence, et avec satisfaction. Dans la plupart des cas, la Banque est allée au-delà pour accorder des montants largement au-dessus de ceux qui ont été prévus…», a déclaré Hervé Assah, représentant résident de la Banque mondiale au Togo. Estimant que «tout ceci a été possible grâce au dynamisme des autorités togolaises, et à leur engagement à tout mettre en œuvre  pour répondre aux besoins des populations».
Bien entendu, ces acquis restent encore fragiles et ne peuvent être sauvegardés en cas de chocs exogènes que le pays ne peut absorber, a-t-il expliqué. Il y a également les risques fiduciaires liés à la gestion des marchés publics et des sociétés d’Etat. Il y a enfin les risques politiques – qui ont souvent meublé la vie économique du Togo – et l’affaiblissement possible, sinon l’absence, du soutien politique pour les réformes.

Les ministres de l’Education du continent en conclave à Lomé pour
Un enseignement compétitif et efficace en Afrique
Les ministres de l'Education et d’autres hauts fonctionnaires de gouvernements de 52 pays, ainsi que des représentants d'organisations internationales et du secteur privé se réunissent ce mardi 12 avril à Lomé pour examiner les progrès sur les objectifs de développement de l'éducation en Afrique, convenus au niveau international. La consultation régionale africaine portant sur : « Le droit à l'Education pour tous en Afrique: renforcer la qualité et l'équité », est organisée en prélude à la Réunion ministérielle annuelle du Conseil économique et social des Nations Unies, qui se tiendra à Genève en juillet 2011, indique un communiqué de l’Organisation des Nations Unies pour l’enfance (Unicef). Durant la réunion annuelle des ministres, des recommandations fondamentales seront proposées en discussion et débat.
A Lomé, il s’agira «de réfléchir aux problèmes liés à l'enseignement dans nos pays. Nous voulons un enseignement compétitif et efficace qui permet de former des têtes bien faites», a déclaré Mme Bernadette Essozimna Leguezim-Balouki, ministre des Enseignements primaire et secondaire, et de l’alphabétisation, interrogé par Republicoftogo.com. «Une fois la réflexion achevée, il appartiendra à chaque pays de trouver la stratégie la mieux adaptée. En ce qui concerne le Togo, nous avons déjà élaboré un plan de revue des programmes de l'enseignement dans le primaire et le secondaire. Une partie du chemin est donc déjà fait», a ajouté la ministre.
Depuis le Forum mondial sur l'éducation, tenu à Dakar en 2000: d'importants progrès ont été réalisés en Afrique, vers l'éducation primaire universelle, le deuxième objectif du millénaire pour le développement (OMD 2) et les six objectifs de l'Education pour tous : l'éducation de la petite enfance, l'éducation primaire universelle, l'éducation à la vie active, la réduction de moitié de l'analphabétisme des adultes, l'élimination des disparités entre les sexes et l'amélioration de la qualité de l'éducation. Toutefois, les données prouvent que les objectifs ne seront pas atteints par tous les pays d'Afrique d’ici 2015, date butoir. Le taux net de scolarisation primaire en Afrique sub-saharienne est de 75 pour cent, et quelque 42 millions d’enfants d'âge scolaire ne vont pas à l'école (Rapport mondial de suivi sur l’EPT 2011).
Dans ce contexte, la consultation mettra l’accent sur l'équité et la qualité du système éducatif. Cette orientation prise réaffirme l'engagement des Etats membres de veiller à ce que chaque enfant, fille ou garçon, peu importe le lieu, l'état de santé, l'appartenance ethnique, le revenu familial ou tout autre facteur, soit capable d’acquérir les informations et compétences de base pour le/la préparer une fois pour toutes à l'apprentissage et l’acquisition des moyens de subsistance tout le long de la vie.
La réunion ECOSOC de Lomé, accueillie par le Gouvernement du Togo, est co-organisée par le Département des affaires économiques et sociales, en coopération avec l'Organisation des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF), l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO), et la Commission économique des Nations Unies pour l'Afrique (CEA).

Economie
Sur le marché interbancaire de l’UMOA
Les banques togolaises ont prêté 10,5 milliards Cfa début avril
Les opérations effectuées sur le marché interbancaire de l’Union monétaire ouest africaine (Umoa), au cours de la période du 30 mars au 5 avril 2011, ont atteint le niveau de 66,00 milliards de francs Cfa, équitablement repartis entre des prêts et des emprunts. Les banques et établissements de crédits du Togo ont enregistré 10,50 milliards de francs, sans aucun emprunt. Ils sont assortis d’un taux moyen pondéré de 2,96% et d’un taux minimum de 2,25%. Le taux maximum est fixé à 5,50%. Ce montant, d’après la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest (Bceao), est constitué, d’opérations à une semaine, de 9,00 milliards de francs de prêts sans aucun emprunt aux taux de 2,88%, 2,25% et 5,50% et, à un mois, de 1,50 milliard de prêts sans emprunt aux taux unique de 4,50%.
Sur l’ensemble de l’Umoa, les banques béninoises ont enregistré 11,00 milliards de francs de prêts contre 6,50 milliards d’emprunts. Viennent après le Togo celles du Mali avec 8,00 milliards de francs de prêts, sans emprunt et du Niger avec 3,00 milliards de francs de prêts et autant d’emprunts. Les banques burkinabé n’ont contracté que des emprunts, à hauteur de 23,00 milliards de francs, tandis que le Sénégal a enregistré des opérations exceptionnellement très faible avec 0,50 milliard de francs de prêts et autant pour les emprunts. La Côte d’Ivoire – en crise politique profonde avec des banques fermées depuis des semaines – et la Guinée-Bissau n’ont enregistré aucune opération.

Besoins de liquidités dans l’Umoa
La Banque centrale injecte 210 milliards de francs dans le marché
La Banque centrale des Etats de l'Afrique de l'ouest (Bceao) a procédé, valeur 11 avril 2011, à une injection de liquidités d'un montant de 210.000 millions de francs Cfa, dans le cadre de ses adjudications régionales hebdomadaires. Cette opération arrive à échéance le 17 avril 2011. L'opération a enregistré vingt soumissions de seize établissements de crédit provenant de six places de l'Union monétaire ouest africaine (Umoa), à l’exception de la Côte d’Ivoire et de la Guinée-Bissau. Le taux marginal est passé de 3,4000% à 3,4800% et le taux moyen pondéré de 3,5308% à 3,5480%.
Par rapport aux soumissions et à l’offre de la Banque centrale, 4,3 milliards de francs ont été injecté au Togo, 75,032 milliards de francs au Bénin, 91,750 milliards de francs au Burkina Faso, 23,191 milliards de francs au Sénégal et 15,007 milliards de francs au Mali.
Tenant compte de l'évolution prévisible de la liquidité bancaire, la Banque centrale décide de lancer une nouvelle opération d'injection de liquidités sur le guichet des appels d'offres à une semaine à taux variables, d'un montant maximum porté à 250.000 millions de francs, avec comme date de valeur le 18 avril 2011. Conformément à l'avis n° 01/2011/MM relatif aux modalités d'organisation des opérations d'open market, cette adjudication arrivera à échéance le lundi 25 avril 2011, soit une durée de huit (8) jours au lieu de sept (7) jours habituellement.
La prochaine adjudication sera lancée le vendredi 22 avril 2011, avec comme date de valeur le mardi 26 avril 2011 et date d'échéance le lundi 2 mai 2011.Cette opération est assortie d'un taux minimum de soumission de 3,2500%.

Perspectives des campagnes agricoles à l'Uemoa
Hausse de 3,0% de la production céréalière en 2011-2012
La pluviométrie a été globalement satisfaisante au cours de l'année 2010. Selon les estimations du Comité Inter-Etats de Lutte contre la Sécheresse dans le Sahel (CILSS), la production agricole 2010/2011 ressortirait supérieure à son niveau de l’année précédente dans tous les pays de l'Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa), sauf au Bénin et au Togo, ces deux derniers pays ayant subi les effets négatifs des inondations.
Conformément à leur tendance saisonnière, les prix des céréales locales dans l'Union devraient augmenter au cours des deux premiers trimestres 2011 dans la plupart des pays. La hausse des prix des céréales locales dans l'Union pourrait être accentuée par la perturbation des circuits de distribution induite par la situation politique en Côte d'Ivoire et le conflit dans le nord du Nigeria.
D’après le Rapport sur la Politique monétaire dans l’Uémoa, publié en mars, les prévisions tablent sur une hausse tendancielle de 3,0% de la production céréalière au cours des campagnes agricoles 2011/2012 et 2012/2013. Toutefois, le potentiel de ce secteur est encore dépendant des aléas climatiques. Un déficit pluviométrique ou une mauvaise répartition spatio-temporelle des pluies affecterait de manière significative la production.
Les risques inflationnistes liés à l'évolution de la liquidité globale devraient être modérés. En effet, les perspectives d'évolution de la situation monétaire pour les années 2011 et 2012 font ressortir, à orientation de politique monétaire inchangée et en l'absence de chocs exogènes sur les entrées de ressources et de dégradation importante des déficits budgétaires, une progression modérée de la masse monétaire, autour de 11%.

Les revenus des producteurs en augmentation de 10,7%
La commercialisation des principales cultures d'exportation issues de la campagne 2010/2011 devrait se présenter sous de meilleurs auspices, au regard de la bonne orientation des cours mondiaux. Cette situation pourrait avoir un effet favorable sur les revenus des producteurs durant les prochains mois, affirme la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest (Bceao) publié en mars.
Les informations disponibles concernent les campagnes de commercialisation du cacao et du café. Elles ont démarré le 1er octobre 2010 pour le cacao et le 4 janvier 2011 pour le café. Le prix indicatif d'achat bord champs a été fixé à 1.100 FCFA le kilogramme pour le cacao, en augmentation de 15,8% par rapport à celui de la campagne précédente qui était de 950 FCFA. Pour le café, il a été fixé à 650 FCFA/Kg contre 525 FCFA/Kg un an auparavant. Sur cette base, estime la Banque centrale, les producteurs de cacao de l’Union pourraient enregistrer, au regard des prévisions de récoltes, une augmentation de 10,7% de leurs revenus contre 19,6% pour les producteurs de café. Ces hausses seraient totalement imputables à l'accroissement des cours mondiaux.

Société
Piraterie
Quand les pirates profitent bien des producteurs de films
La piraterie prend de plus en plus de l’ampleur ; et le laxisme semble encourager ceux qui s’adonnent à cette basse besogne. Les producteurs de films sont ainsi devenus de véritables vaches à lait dont les pirates s’abreuvent goulûment. Aujourd’hui au Togo, il y a des vendeurs ambulants qui ne vivent que de cette pratique. Chaque jour que Dieu fait, ils sillonnent les débits de boisson et les endroits à forte affluence pour écouler leurs produits. Au vu et au su de tous, parfois même des créateurs à qui ils ont l’outrecuidance de proposer leurs produits illicites.
 
Lomé, la capitale togolaise, est en passe de devenir la métropole des films contrefaits. Les films en format CD (Compact Disc) piratés se vendent comme de petits pains sous le regard impuissant des vrais auteurs de ces œuvres.
En dépit des efforts des autorités pour l’éradiquer, le piratage fait toujours la sourde oreille au concerto de sensibilisation sur la contrefaçon, ce qui montre bien que le phénomène a pris de l’ampleur et même qu’il génère de l’emploi pour certains jeunes désœuvrés.
Du vendeur ambulant au sédentaire en passant par le gérant de vidéoclub, pour ne prendre que ceux qui sont au bas de l’échelle, tous vivent de plus en plus du fruit de la piraterie. Une randonnée à l’intérieur et aux alentours d’Adawlato, le plus grand marché de Lomé, nous a permis de prendre le pouls de la situation. J.T., un jeune vendeur ambulant qui a requis l’anonymat pour des raisons évidentes : « Les affaires sont florissantes. Je vends au moins 15 CD par jour. Les gens préfèrent nos produits qui sont moins chers que les originaux ». Il achète les films à 500 F l’unité pour les revendre à 600 F CFA minimum. Le public serait-il donc le vrai bourreau des cinéastes ? C’est ce que semble soutenir notre interlocuteur : «C’est vrai que nous disposons de CD originaux, mais la plupart des clients refusent de les acheter à 3500 F CFA. Donc nous sommes obligés de leur fourguer ce qui fait notre affaire pour avoir de quoi nous mettre sous la dent ».
Parlant des pratiques qui contribuent à l’amplification de la piraterie, les propriétaires des vidéos clubs dans les quartiers se défendent bec et ongle lorsque l’on pointe vers eux un doigt accusateur. Un des leurs qui a requis l’anonymat a tenté de donner des justifications face à l’utilisation des CD piratés. Le problème des films, selon lui, c’est le coût des cassettes. Si tu paie, soutient-il, un film, à 3 000 F CFA pour une entrée de 50 personnes maximum à raison de 50 F CFA l’entrée, le tout fait 2 500 F CFA. Vous voyez que c’est une perte. Sans compter les factures d’électricité, de location de la place et de certaines taxes. Par ailleurs, ce qu’il faut savoir c’est que « nous payons aussi des taxes à la BUTODRA. Donc vous voyez que nous n’avons pas d’autre choix que d’utiliser les CD piratés si on veut rentabiliser ».
« Avant, un DVD (digital versatil disk) original était cher, pas moins de 75 000 F CFA, et ça ne pouvait pas lire les cassettes piratées. Mais maintenant avec les DVD « chinoiseries » moins chers (10 000 F CFA) qui lisent tout, (qu’elle soit originale ou piratée) on ne peut pas s’en passer », se défend ce gérant.
 
 « Mêmes ceux qui sont censés lutter contre le phénomène achètent les produits piratés »
A écouter certains, même ceux qui doivent faire appliquer la loi succombent souvent au péché de la contrefaçon « Vous, vous pensez que quoi ? », lance familièrement le jeune Hamed, le regard malicieux, comme pour dire quoi que l’on fasse, il n’y a pas de remède contre ce mal. Le sujet de la piraterie divise d’ailleurs les citoyens. « Moi, je défie quiconque, jure Robert, de m’avoir vu acheter un CD piraté d’un artiste togolais. Mais on ne peut pas m’empêcher de payer les CD contrefaits d’ailleurs ». A l’en croire, il n’y a pas d’autre choix lorsque l’on veut être au diapason de l’actualité cinématographique.
A défaut, il faudrait attendre des mois, voire des années, avant que les salles ne projettent ces films étrangers. « J’ai par exemple actuellement avec moi des CD piratés des trois saisons de Twilight, alors qu’aucune version n’est encore projetée sur les chaînes de télévision togolaise. Expendables est également le titre d’un autre film américain que j’ai découvert sur le net et j’ai déjà son CD grâce à la contrefaçon », confesse cet accro de films américains.
Le développement des technologies de la communication aidant, la piraterie a étendu ses tentacules dans presque tous les domaines de l’art et est devenue incontrôlable.  Comment vaincre ce mal qui ne cesse d’infester les œuvres artistiques ? Koffi A., un mordu de films chinois, estime que les vrais pirates ne sont pas les petits revendeurs ; il faut s’attaquer à la racine du mal, c’est-à-dire « arrêter les grands qui sont tapis dans l’ombre ».

Le CICR Togo a organisé
Le droit international humanitaire aux acteurs économiques
La journée d'information initiée le 08 avril, à la Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo (CCIT) par le comité international de la croix rouge (CICR) avait pour objectif de sensibiliser les principaux acteurs de l'univers économique togolais sur leur rôle de  vecteurs importants dans l’épanouissement et le développement des populations.
 Le renforcement du cadre de partenariat entre le CICR et ces différents acteurs est l'une des préoccupations à l'origine de cette initiative. Plusieurs communications ont meublé les travaux. Elles ont porté sur « la présentation du CICR et l’introduction au droit international humanitaire », « la CRT et ses récentes interventions humanitaires en faveur des populations vulnérables au Togo».
Selon le chef du CICR au Togo, M. Emmanuel Placca, le droit international humanitaire est un ensemble de règles qui, pour des raisons humanitaires, visent à limiter les effets des conflits armés. Il protège en particulier les individus qui ne participent pas - ou ne participent plus - aux combats et il limite le choix des moyens et méthodes de guerre. Le droit international humanitaire est également appelé « droit de la guerre » et « droit des conflits armés ».
La croix rouge togolaise a été créée le 26 février 1959 sur les bases des conventions de Genève et des principes fondamentaux du Mouvement International de la Croix Rouge et du Croissant Rouge.
 
 
© L’Union du 12 avril 2011
 

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