Charles Debbasch : droit devant le piano

07/04/2009
Charles Debbasch : droit devant le piano

Un ministre-conseiller, proche du chef de l'Etat, qui sort un album de musique aux rythmes africains et latino-américains, ça ressemble à un poisson d'avril et pourtant c'est tout ce qu'il y a de plus vrai. Et c'est le journal L'Union qui sort l'info mardi. Charles Debbasch ne se contente plus d'être un éminent juriste -et excellent pianiste-, il vise désormais l'Eurovision !

Son CD, "Nuits tropicales à Lomé", disponible depuis quelques jours, reprend les morceaux les plus célèbres de la musique afro-caribéenne, passant du très dansant « Pata pata » de Myriam Makeba au très mélancolique blues du « Sodade » de la Cap-Verdienne Cesaria Evora, en passant par le « Mas que nada » de Sergio Mendès. Voici une sélection d'articles publiés par L'Union

Politique

VERBATIM

Sans travers !

Pendant que les pays enclavés, soumis à un climat suicidaire et dépourvus de presque tout font des exploits en matière de lutte contre la pauvreté, les chiens politiques, pardon les politiciens togolais n'arrivent même pas à faire le premier pas vers la réconciliation qu'ils ont toujours prénommée base de "tout développement". Silence! Ils sont au moins experts en manipulation.

Au lendemain des élections présidentielles d'avril 2005 où les populations togolaises  vécurent des évènements tragiques occasionnant des morts et des blessés, le ton était à la réconciliation entre les fils d'une Nation déchirée. La trouvaille ici était le dialogue politique ayant abouti à l'Accord politique global signé par les principales formations politiques sous l'égide de la facilitation burkinabè. Cela n'avait pas suffit pour régler les problèmes. La tension est toujours perceptible. Le gouvernement prend alors l'initiative de créer la commission Justice-Vérité-Réconciliation lancée en grande pompe par le Chef de l'Etat en personne avec l'aide du Haut Commissariat des Nations Unis des Droits de l'Homme. Une consultation nationale a été menée par l'organisme onusien avec au bout des recommandations spécifiques dont les dispositions pratiques sur la nomination des membres de la Commission.

En attendant de trouver les moyens financiers nécessaires au fonctionnement de la Commission, à la formation de ses membres, à la protection des victimes et des témoins et à la gestion d'éventuelles indemnisations, les hommes politiques proposent différentes formes de réconciliations, certaines sérieuses et d'autres ridicules.

Nicolas Lawson, le Président "unique" du Parti du Renouveau et de la Rédemption (PRR), candidat déclaré aux élections présidentielles de 2010, a une manière pitre de réconcilier les Togolais entre eux.  L'autre jour, sur une chaîne de télévision privée, il a dit qu'avant toute vraie réconciliation, il faut "qu'ils (Faure Gnassingbé et le Rpt, ndlr) quittent le pouvoir." Soyez indulgents ! Il n'a pas dit qui doit venir.

Le "crânien (aucun rapport avec son crâne toujours rasé mais plutôt à cause de sa capacité légendaire à vociférer)" comme l'appellent affectueusement ses partisans, s'il y en a, soit ses admirateurs, voit de mauvais Œil le pouvoir en place contrôlé par le parti du fils du Père organiser une réconciliation qui aboutisse. Loin de moi l'intention de balayer du revers de la main l'avis d'un citoyen morphologiquement et psychiquement bien portant. Je veux dire simplement que, dans la pratique, tout le monde au pouvoir peut réussir la réconciliation tant souhaitée. Seule la sincérité des Togolais à vouloir vivre ensemble est essentielle.

Retour à l'orthodoxie financière

18 cabinets retenus pour lancer les audits publics

Passé l'étape des promesses, le gouvernement pose lentement les jalons d'un retour à l'orthodoxie financière. Du moins dans la gestion des entreprises publiques, des fonds de l'Etat, des organismes autonomes et projets financés par des organismes internationaux dont la gestion incombe à l'Etat. Depuis le 25 mars 2009, la Commission d'audit des auditeurs des entreprises publiques a arrêté la répartition des entreprises par soumissionnaire après une évaluation : un (1) soumissionnaire a obtenu trois (3) entreprises, dix (10) soumissionnaires ont obtenu chacun deux (2) entreprises, sept (7) soumissionnaires ont obtenu chacun une (1) entreprise et un (1) soumissionnaire n'a rien obtenu. L'analyse a concerné 251 offres sur les 256 offres techniques et financières enregistrées. Cinq (5) offres du cabinet AAC relatives aux entreprises BIA-TOGO, Togotélécom, Togocel, UTB et SPT ayant été retirées de l'analyse, car le cabinet AAC a été commissaire aux comptes desdites entreprises au cours des dix dernières années. Ce qui est contraire à l'une des conditions de soumission.

Dans le cadre de la redynamisation des entreprises publiques et organismes de l'Etat, avec pour principal objectif, l'amélioration des performances des entreprises du portefeuille de l'Etat, le ministre de l'Economie et des Finances Adji Ayassor a mis en place, fin janvier 2008, deux commissions : commission d'agrément des auditeurs et commissaires aux comptes et commission d'audit des auditeurs des entreprises publiques, des fonds de l'Etat, des organismes de l'Etat et des projets financés par des organismes internationaux dont la gestion incombe à l'Etat. Un avis d'appel d'offres avait été lancé le 26 janvier dernier fixant au 17 février la date limite de dépôt des offres puis reportée au 2 mars pour permettre aux cabinets de bien préparer leurs offres. Et l'ouverture des plis a eu lieu le 4 mars en présence des soumissionnaires ou de leurs représentants.

La commission d'audit des auditeurs a pour mission de procéder à la sélection des auditeurs ou commissaires aux comptes suite à une consultation à partir de la liste des experts comptables et des cabinets d'expertise comptable agréés par la commission d'agrément conformément à la procédure d'appel d'offres en vigueur en matière de passation de marchés publics, tenir à jour la liste des experts comptables agréés et leur plan de charges, examiner les rapports des auditeurs ou commissaires aux comptes des organismes d'Etat ou entreprises publiques et présenter un rapport de suivi des entreprises ou organismes concernés au ministre des Finances.

La démarche vise à mettre fin aux combines entre les auditeurs et les conseils d'administration dans les entreprises publiques. Ainsi, il ne devra plus avoir un expert comptable qui travaille à vie dans la même entreprise publique, après annulation des anciens contrats ; ils sont désormais sélectionnés sur appel d'offres et agréés. Par le passé, des experts comptables se sont spécialisés dans la production de faux rapports d'audits pour couvrir les directions défaillantes.

Tableau de répartition des entreprises par soumissionnaire

Soumissionnaires    Entreprises

EURAFRIQUE    ARSE, NSCT et ONAF

AAC    PAL et CAPER

EXPERTS ASSOCIES    SALT

KEKAR    FR et SNPT

ACR    ANSAT et ARTP

CAFEC-HA    LONATO et CEET

CKA    TOGOCEL et CNSS

A2C    EDITOGO et BIA-TOGO

EFOGERC    UTB et TOGOTELECOM

KPMG    SPT et TdE

FICAO    BTCI et CAGIA

FIOA    FNAFPP

SAFECO    CNCT

TATE & ASSOCIES    ODEF

AEC    SAZOF et ICAT

PKF    LNBTP

FIDEGE    -

AFANTCHAWO    SLM

LABITEY    BTD

Après la session extraordinaire du parlement

L'opposition parlementaire fait baisser la tension

Visiblement, tout doit aller dans le sens d'une solution apaisée à la tension née de la modification de l'article 21 du code électoral par la seule majorité parlementaire RPT. Le CAR et l'UFC ayant décidé de boycotter la session extraordinaire du parlement qui y était consacrée, pour dénoncer un «coup de force». Tout le monde en allait de ses commentaires. Comme pour dire déjà, avec un observateur, qu'il y a trop d'agitation pour rien de fatal. Qu'à cela ne tienne, le CAR ne veut pas croire qu'un dialogue fera redresser la barre. «Le Togo n'a pas besoin de es malaises parce qu'on a fait trop d'avancées. Et il faut plutôt conserver ce que nous avons eu comme avancées démocratiques. On a modifié. Nous utiliserons toutes les voies démocratiques pour faire comprendre la raison à ceux qui ont pu faire cette forfaiture. Au niveau du CAR, nous croyons au dialogue ; le dialogue n'est pas rompu. Attendons de voir. Il y aura des rencontres qui vont permettre aux uns et aux autres de comprendre», clame le président du groupe CAR à l'Assemblée nationale, Kossi Amegnona, qui, résolument, n'avait jusqu'à la fin de la semaine dernière que l'arme de faire appel à la population pour faire plier le pouvoir en place. On peut dire qu'il ne croyait pas à un cadeau de l'adversaire, après avoir été «empêché de parler au parlement», selon une lettre écrite à Abass Bonfoh, maître des lieux.

Cette voie est d'actualité chez l'UFC qui la réserve pour la fin des recours. Du moins, un regroupement pour informer publiquement. «Nous avons déposé un recours auprès de la Cour constitutionnelle. L'article 104 de la Constitution autorise des députés à l'Assemblée nationale, à condition qu'ils soient plus de 1/5, à introduire un recours auprès de la Cour en invalidation d'une loi qui vient d'être votée, mais qui n'est pas encore promulguée». Déjà, on ne veut pas voir un problème pour la Cour à accéder à la demande. Oubliant qu'il faut aussi présenter les vrais arguments de droit, et non de propos, facilitant l'appréciation du juge constitutionnel. Ici aussi, on ne pouvait s'imaginer cette saisine, vu la conviction qui a prévalu lors du meeting de 22 mars. «On est une armée, les fantassins, c'est les militants. On a besoin des militants pour obtenir les meilleures conditions. Sous la pression populaire, le parti au pouvoir sera obligé de battre en retraite», se rassurait Jean-Pierre Fabre pour une mobilisation des troupes dans la perspective de l'élection présidentielle de 2010.

En attendant, il faut prier que le président Faure Gnassingbé, premier facilitateur du Cadre permanent de dialogue et de concertation (CPDC) ne promulgue la loi. Car le toilettage de 2002 n'a pas tout renversé ; il a supprimé le second alinéa de l'article 67. «A défaut de promulgation dans les délais requis, la loi entre automatiquement en vigueur après constatation par la Cour constitutionnelle». Ce qui fait qu'au-delà des quinze jours qui suivent la transmission au gouvernement de la loi définitivement adoptée par l'Assemblée nationale, tout est encore possible. La seule exigence, c'est que tous les acteurs tiennent compte du temps constitutionnel qui ne saurait être réduit par une facilitation. Surtout que, pour Dramani Dama du RPT, «ce n'est pas un problème que le président de la République peut se lever un matin et régler».

Généralement, les circonstances exceptionnelles doivent faire arrêter l'appareil de l'Etat et rendre le vote impossible dans telle ou telle partie du territoire national.

Coopération Sud-Sud

John Atta-Mills du Ghana attendu demain à Lomé

De sources proches du gouvernement togolais, le président ghanéen John Evans Atta-Mills effectue demain mercredi une visite de rencontres et de travail dans la capitale togolaise. Annoncé aux environs de 15h 30mn à l'aéroport international Gnassingbé Eyadéma, le numéro un du Ghana a, dans son agenda, deux tête-à-tête avec son homologue togolais Faure Gnassingbé, entrecoupés d'une séance de travail avec les officiels des deux pays. En plus, il est prévu une rencontre avec la colonie ghanéenne basée au Togo. Avant de repartir sur Accra dans la soirée, une conférence de presse sera animée par les deux présidents.

En somme, c'est le premier voyage de John Atta-Mills chez ses voisins de l'Est depuis son élection à la tête du Ghana le 7 janvier 2009. Le président Faure Gnassingbé avait fait le déplacement d'Accra lors de sa prestation de serment.

Economie

Amélioration du secteur financier togolais : La BTCI, la BIA et l'UTB bientôt stabilisées

Les employés de ces trois banques espéraient la fin d'une situation flottante qui, des fois, est brandie pour mettre certains sur la liste d'attente de recrutement, après la mission de la Banque mondiale qui avait en outre relevé des manquements dans la gestion de ces institutions financières. Depuis le 31 mars 2009, Le Conseil d'Administration de la Banque mondiale a approuvé le Projet Secteur Financier et Gouvernance (PSFG) du Togo.  Financé par un don de la Banque mondiale pour un montant total de 12 millions de dollars (environ 6 milliards FCFA), ce nouveau projet vise à appuyer le programme du Gouvernement pour les reformes dans le secteur financier et aider à la stabilité du domaine.  Il comporte quatre volets principaux : l'appui à la stratégie de restructuration du secteur bancaire, le renforcement de la stabilité du secteur de la micro finance, la reforme du secteur des pensions et l'appui à la mise en Œuvre des reformes dans le secteur financier et le secteur privé.

C'est encore la reconnaissance à des efforts qui sont faits par les autorités togolaises depuis 2005. Ce que n'a pas manqué de souligner le Représentant résident de la Banque mondiale au Togo, Joseph Baah-Dwomoh, à l'occasion de l'approbation du PSFG. «Je me réjouis de l'approbation de ce nouveau projet pour le Togo, et je tiens à féliciter le Gouvernement togolais pour son engagement à entreprendre des réformes difficiles, mais nécessaires pour le secteur financier. Ce projet est très important, et sa bonne exécution contribuera à renforcer le secteur financier togolais et à établir une base saine pour le développement du secteur privé et une croissance économique soutenue. Je voudrais inviter le Gouvernement togolais, ainsi que toutes les parties prenantes à tout mettre en Œuvre pour que le démarrage effectif des activités du projet intervienne le plus rapidement possible. La Banque mondiale reste disponible pour accompagner le Togo dans ce processus», lança-t-il.

Le PSFG est ainsi décomposé, selon le communiqué rendu public :

- Restructuration du secteur bancaire (4,40 millions de dollars US, soit environ 2,20 milliards FCFA). Cette composante va appuyer la stratégie de restructuration bancaire adoptée par le Gouvernement et fournira, en particulier, une assistance technique afin de finaliser la restructuration financière et institutionnelle des trois banques à capitaux publics (BTCI, BIA-Togo et UTB). Ceci inclura l'identification de partenaires bancaires privés stratégiques pour la BTCI, l'UTB, la BIA-Togo, ainsi que pour la BTD (qui n'est pas en restructuration).

- Renforcement du secteur de la micro finance (3,20 millions de dollars US, soit environ 1,60 milliards FCFA). Cette composante se focalisera sur le renforcement de la stabilité du secteur de la micro finance, à travers une amélioration de la surveillance interne (avec en particulier, un renforcement de la capacité des réseaux de coopératives et de crédits à superviser leurs membres) et de la supervision externe des institutions de micro finance. Cette composante s'inscrit dans le cadre de la Stratégie Nationale de Micro finance (2008-2012) et sera entreprise en coordination avec le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et le Fonds d'Équipement des Nations Unies (FENU).

- Reforme du secteur des pensions (1 million de dollars US, soit environ 500 millions FCFA). Cette composante s'attèlera à la réforme de la Caisse des Retraités du Togo (CRT) et de la branche « retraite » de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS), avec pour objectif de restaurer la viabilité financière de ces deux institutions.

- Appui à la mise en Œuvre des reformes dans le secteur financier et le secteur privé (1 million de dollars US, soit environ 500 millions FCFA). Cette dernière composante du Projet vise à accroître la capacité du Gouvernement à conduire les réformes prioritaires dans les secteurs financier et privé, à travers le Secrétariat permanent pour le suivi des politiques de réformes et des programmes financiers, et la Direction de l'économie. Elle contribuera également à renforcer le dialogue entre le secteur public et le secteur privé.

La Banque Régionale de Solidarité s'engage fortement dans la lutte contre la pauvreté

Un prêt projet à tous les Togolais

Installée au Togo depuis 2005, la branche togolaise de la Banque Régionale de Solidarité BRS vient de lancer un nouveau produit baptisé Solidaris-BRS dont la vocation première est de permettre à tous les épargnants sans exception de bénéficier d'un prêt de financement de projet bancable. Cette activité devra créer beaucoup de richesses successibles de diminuer la pauvreté dans notre pays.

Comme son nom l'indique, la BRS est une institution financière appartenant à l'espace Uemoa. BRS-TOGO se voue à promouvoir la création d'emplois indépendants à travers le financement d'investissement et le développement d'activités génératrices de revenus. Son activité principale est de récolter des ressources et d'octroyer du crédit. Solidaris-Brs n'est donc pas un service étranger aux engagements de la banque. Il s'agit simplement d'un compte épargne-crédit accessible à tout le monde avec des avantages certains. L'épargnant bénéficie de beaucoup de souplesses sauf qu'il doit montrer des capacités  de solvabilité tangibles.   

Un compte sans frais de gestion

L'ouverture d'un compte Solidaris-Brs nécessite un versement de 25 000 Fcfa et le remplissage des formalités d'identification sans autres formes de contraintes alors même qu'il est exonéré de frais de gestion.  Tout épargnant bénéficie d'un taux d'intérêt s'élevant  à 3,75% l'an. Les intérêts acquis sont aussitôt capitalisés.

Après six mois d'épargne régulière, l'épargnant peut introduire une demande de prêt. Ici le montant à demander peut aller jusqu'au triple de la situation du compte. Et ce, dans la limite de la capacité de remboursement du contractant.  

Des prêts

Bénéficier d'un prêt à partir de Solidaris-Brs équivaut à l'étude d'une activité fiable et rentable. Cela nécessite au demandeur de mieux mûrir les contours de son projet en préparant un plan d'affaires en bonne et due forme, de disposer d'un cahier de charges clair et de s'entourer de conseil. En effet, ces conditions constituent la protection de l'activité en vue d'éviter la faillite due à une mauvaise gestion ou au nom respect de l'éthique de la profession. Il y va de l'intérêt du client.

Pour céder des prêts à ses clients, la Brs limite ses risques en insistant sur des mesures de sécurité telles que la formalisation de dossier auprès d'un notaire, les garanties par titre foncier, biens mobiliers comme immobiliers, matériels, etc. ou encore la caution morale par une tiers personne.

La rapidité dans l'obtention du prêt résulte de la capacité du demandeur à fournir plus tôt les documents y afférents.

Le taux d'intérêt de la banque est souvent proportionnel au montant demandé et à la nature de l'activité du demandeur. Le tout dans un climat de discussion favorable aux deux parties.

Des suivis

Dans le souci d'aider ses clients, la Brs s'est entourée, en dehors de son propre service crédit, de partenaires privés comme les Ongs IDH, PASYD…pour aider les bénéficiaires de crédit à mieux gérer leurs affaires. C'est un processus de suivi en amont avec évidemment des approches de conseils aux deux parties.

S'il arrive qu'un débiteur rencontre des difficultés, quel que soit leur nature, la banque ne recourt pas immédiatement à des mesures répressibles catégoriques. Elle dispose d'une panoplie de solutions qu'elle soumet au client, notamment le rééchelonnement de la dette.    

Au-delà

Malgré les mesures souples instaurées, il peut arriver que la banque rejette des dossiers. Les cas diffèrent d'un client à un à autre. Généralement ce sont des dossiers de projet non bancable qui subissent ce sort malheureux. Toutefois, des efforts d'orientation pourront être faits afin de permettre aux demandeurs de choisir d'autres options.  

La grande difficulté évidente aujourd'hui est que la conjoncture économique actuelle est dérangeante pour les Togolais pour trouver 25000Fcfa à mettre en épargne. Cependant, il n'est pas exclu que les gens se mettent en association pour mener des activités ensemble. La Brs-Togo est partisane d'appui aux coopératives.

Agriculture

Prévention contre la grippe aviaire : Le Togo bénéficie de 1,3 milliard de l'UE

L'Union européenne (UE) a lancé, la semaine dernière à Lomé, la mise  en Œuvre du projet de prévention et de contrôle du virus hautement pathogène de la grippe aviaire. D'un coup total de 2 millions d'euros (1,3 milliard de francs Cfa), le projet élaboré pour une période de 3 ans (2008-2011) vise à circonscrire les effets néfastes de la grippe aviaire suite à la découverte en 2007 de plusieurs foyers dans la région Maritime.

En son temps, le gouvernement avait pris les mesures idoines pour éviter la propagation de la maladie, notamment la mise en quarantaine des zones infectées, l'abattage systématique des volailles (près de 30.000) dans les fermes concernées, la désinfection des lieux. Les éleveurs concernés ont été par la suite dédommagés à plusieurs millions de francs Cfa, d'après un prix convenu avec les autorités. Ces mesures pratiques sont contenues dans le Plan stratégique adopté par le Togo en réponse à l'apparition de la grippe aviaire sur le continent africain. Il reste que le Togo n'est pas systématiquement à l'abri d'une nouvelle infection au regard des conditions d'élevage, de la couverture vaccinale, et de l'intensité de l'activité commerciale avec les pays voisins.

Pour le projet "Assistance au Gouvernement du Togo dans la prévention et le contrôle de l'influenza aviaire hautement pathogène (IAHP)", élaboré en collaboration avec la Commission européenne et la FAO, l'organisme des Nations unies chargé de l'alimentation, il s'agira essentiellement de renforcer les capacités des services vétérinaires et de prendre des dispositions préventives. Le financement va ainsi permettre aux autorités, entre autres, d'assurer la détection précoce de foyers de grippe aviaire et leur notification; de renforcer les capacités nationales de diagnostic des laboratoires; d'améliorer la coordination et le partage des informations entre les services vétérinaires, le Gouvernement et son Comité Interministériel, les différents acteurs de la filière et les partenaires en développement. Il sera organisé une collecte des données sur la filière avicole et implanté des mesures de biosécurité dans les exploitations et les marchés de volailles.

D'après un communiqué de la délégation de l'UE à Lomé, la filière avicole togolaise compte environ 10 millions de volailles qui fournissent l'essentiel de la consommation nationale en Œufs et environ le tiers de la consommation nationale en viande. Durant les vingt dernières années, la production et la consommation de volailles ont connu la plus forte progression. Environ 250 fermes commerciales – promues par des privés – sont organisées en petites unités de production (de taille comprise entre 5 000 à 10 000 volailles) et localisées principalement autour des grands centres urbains et dans la Région Maritime. Le secteur avicole est donc non seulement important du point de vue sécurité sanitaire mais aussi important en termes de sécurité alimentaire.

En Encadré

Bientôt 9 milliards pour l'alimentation

Le 18 décembre 2008, le Parlement européen et le Conseil ont adopté un règlement instituant une «facilité alimentaire» d'1 milliard d'euros (655 milliards de francs Cfa), en réaction à l'aggravation de la situation alimentaire mondiale enregistrée en 2007/2008 dans les pays en développement. Il vise à améliorer l'accès aux intrants (engrais et semences) et services (soins vétérinaires, conseils) agricoles ; à accroître la production agricole, telles que le microcrédit, les infrastructures rurales ou encore la formation et le soutien aux catégories professionnelles du secteur agricole. A ce jour, 23 pays y ont déjà accès à hauteur 314 millions d'euros, sur les 50 pays visés. Le Togo fera partie de la seconde décision pour un montant de 13,7 millions d'euros (8,986 milliards de francs).

Pour rappel, au titre du 10ème FED, la Commission européenne avait déjà décidé le 19 décembre 2008 d'allouer 3,12 millions d'euros supplémentaires au titre de l'enveloppe B du Document de Stratégie Pays afin d'aider le Togo à faire face à l'envolée du prix des denrées alimentaires.

Reportage

Les Cafés à Lomé, une affaire qui marche

Dès l'obtention de son diplôme en infirmerie en 2005, Lélawélé DOGO a pris l'initiative de monter une cafétéria, et joindre les deux bouts en attendant, éventuellement, de trouver un travail relevant de sa qualification. Aujourd'hui, bien qu'il y a une conjoncture économique difficile, il arrive à dégager à la fin du mois une marge de bénéfice qui lui permet de vivre plus ou moins décemment.

Le physique sec comme celui d'un sahélien, l'allure alerte mais l'habillement négligé, Lélawélé Dogo, le patron de la cafétéria « Deo Gracias », située en face de l'Etat-civil de Lomé, se donne la posture d'un quidam. Pourtant, le jeune homme fait une affaire qui marche, où l'argent rapplique régulièrement. Son commerce dit tout haut la réalité de toutes ces gargotes qui ont pignon sur rue à Lomé.

Ce trentenaire n'a pas été trompé par son intuition : «J'ai toujours eu la conviction d'être un excellent homme d'affaires», affirme-t-il, puisqu'enfant déjà son rêve était de se réaliser dans le commerce. Avec une recette journalière brute d'environ 30.000 francs Cfa et un bénéfice nette d'environ 18.000 francs, il n'envisage même plus embrasser le métier d'infirmier.  

Les charges salariales, le coût d'approvisionnement, les impôts et certains imprévus, soustraits de ses recettes mensuelles, ce petit entrepreneur touche un revenu de plus de 100.000 francs, une cagnotte que pourrait lui envier certains fonctionnaires de l'administration.

Marié et père de famille, il emploie deux jeunes filles smicardes et paie une taxe  mensuelle de 2.500 francs à la municipalité pour occupation de l'espace public, 1.000 francs d'impôt, les frais d'électricité qui s'élèvent à 15.000 francs. Enthousiaste, et visiblement satisfait de son commerce, il a dû carrément  délaisser un second boulot parallèle au grand marché pour se consacrer entièrement à sa cafétéria qu'il ouvre de 7H à 1H du matin.

Son premier atout, demeure sans conteste la situation géographique : le centre ville, les employés de l'Etat-civil, de la Loterie nationale togolaise, les autres commerces, sans oublier les taximen qui squattent la rue des Cocotiers, et donc le grand mouvement de masse tous les jours.

Il offre les trois repas essentiels de la journée, du petit-déjeuner au dîner en passant par le déjeuner constitué d'un plat unique par jour, l'atchéké-poisson, le riz gras et le couscous. Avec des fourchettes de prix allant 100 francs à 700 frans généralement à la portée de toutes les bourses, Lélawélé reçoit à longueur de journée au moins une centaine de clients. Il ne s'ennuie pas. Il entrevoit une meilleure mise en place et envisage même la création d'autres petites cafétérias à d'autres emplacements de la ville.  

Au lieu de moisir dans la précarité et dans le chômage en attendant vainement un engagement de l'Etat, Lélawélé a préféré devenir son propre employeur, économisant franc par franc pour se tailler un destin de capitaliste. Il s'enregistre dans la vieille tradition de l'initiative privée qui renaît à la faveur de la trop longue crise de l'emploi qui touche la jeunesse. Mais cette initiative privée nécessite quand même un fonds de démarrage, parfois difficile à trouver. D'où la nécessité de l'intervention de l'Etat et des banques pour soutenir le secteur privé.

Culture

Quand Charles Debbasch se la joue piano piano

La surprise est venue d'un CD, qui circule sous les manteaux : Charles Debbasch- qu'est qu'il irrite celui-là, y anime les soirées jazz au Mandengué.

Impayable, ce Debbasch ! Le conseiller des princes du continent et maître féru des arcanes du droit s'illustre virtuose du piano, spécialiste  dans la reprise des meilleurs morceaux des musiques africaines et latino-américaines.  Ceci prouve à suffisance l'ouverture d'esprit de ce français originaire de  la très cultivée ville de Carthage et son goût pour la musique d'ailleurs. N'est-il pas dit que toute la musique moderne n'aurait pas lieu sans l'apport substantiel des musiques noires et diaspora ?

Le Doyen reprend donc sur ce CD les morceaux les plus célèbres de la musique afro-caribéenne, passant du très dansant « Pata pata » de Myriam Makeba au très mélancolique blues du « Sodade » de la Cap-Verdienne Cesaria Evora, en passant par le « Mas que nada » de Sergio Mendès.  Cinq morceaux d'un plaisir immense qui se déguste comme un sucre d'orge et accompagne les nuits de réflexion.

Carpe diem, dit le poète. Seul le sage sait mettre à profit les instants de vacuité et même de vanité de la vie.  A voir son histoire personnelle, son impressionnant background d'enseignant du droit et auteur de plusieurs dizaines d'ouvrages dans le domaine, on croit rêver en voyant Charles Debbasch joueur de piano.

Reste quand même une question en ce qui concerne ce CD qui rapplique l'envie de continuer  et de connaître la voix énigmatique qui parodie si bien la voix de la monumentale Myriam Makeba.

Sport

Boxe/Championnat du monde WBA Pan African

Sabou Balogou: "Je suis fin prêt pour la victoire"

L'ancien champion du monde des Poids Moyens, version IBC, Sabou Balogou  (12 combats  8 victoires dont 4 par KO et 1 défaite) absent des rings depuis 2006, a indiqué samedi qu'il est fin prêt pour le combat du 11 avril prochain au Palais des Congrès de Lomé qui va l'opposer au Franco-algérien Amar Amari ( 26 combats, 14 victoires dont 8 par KO, 11 défaites et 1 nul) pour la conquête du titre de WBA Pan African Poids Moyens.

"Je peux vous assurer que je suis fin prêt pour ce combat et comme en 2004, je remporterai ce combat pour remercier le Président de la République pour tout ce qu'il a fait pour moi et pour la boxe togolaise", a déclaré le boxeur togolais, qui est impatient d'en découdre avec son challenger.

Depuis la confirmation de  la date du combat, annoncée mi-mars dernier, le pugiliste togolais multiplie les séances d'entraînement avec des boxeurs confirmés venus du Ghana, du Nigéria et du Bénin sous la houlette du directeur technique national de la Fédération togolaise de boxe  (Fetoboxe), Messan Langan.  "Sabou est impatient de  faire ce combat. Il se donne comme cela se doit lors des séances d'entraînement. Et je crois  qu'il va battre par K.O son adversaire algérien. Nous lui faisons faire tous les exercices nécessaires pour sa forme physique et tactique. Le stage qu'il a fait aux Etats Unis l'année dernière nous est d'un grand secours", a déclaré le Dtn.

L'intérêt de ce combat, c'est Azaad Kélani Bayor, président de la Fetoboxe le résume en des termes clairs. "Sabou Balogou a passé deux ans sans combat. Pour un boxeur de sa trempe, c'est une situation inquiétante à laquelle nous avons trouvé une solution.  Aujourd'hui, nous sommes heureux que ce combat ait enfin lieu grâce à la volonté de l'Etat togolais de promouvoir cette discipline", a-t-il déclaré, précisant par ailleurs que "C'est une chance pour le Togo de recevoir l'accord de principe des dirigeants de la WBA pour abriter ce championnat". Kélani  Bayor confirme avoir déjà payé la consignation de 4600 euros (soit 3.017.402 fcfa) à la WBA pour que ce combat se tienne au Togo.

Quant aux billets de transport des membres de la WBA qui seront à Lomé, la Fetoboxe assure les avoir achetés et envoyés aux différents membres suivant les règles de la version qui veulent que ces démarches soient faites 25 jours avant le combat.

Enfin, Azaad Kelani Bayor n'a pas manqué de lancer un appel au public pour venir encourager le pugiliste togolais au Palais des Congrès de Lomé le 11 avril : "Ce combat, c'est nous qui le voulons pour notre boxeur. C'est pourquoi je lance un appel au public pour qu'il nous soutienne. Il faudra que  cette salle soit entièrement remplie pour pousser Sabou à la victoire".

Tournoi international de beach volley

Lomé abrite le Beach volley à  Pâques

La 7e édition du tournoi beach volley dénommé Pâques Beach International se tient à Lomé les 12 et 13 avril prochain, a-t-on appris lundi auprès de la cellule de communication de la Fédération togolaise de volley.

Ce tournoi co-organisé par le Club des Amis du Beach Volley et la Fédération togolaise de volleyball  aura pour cadre la plage en face du ministère des Sports et regroupera les volleyeurs et volleyeuses venus du Bénin, du Ghana, de la Côte d'Ivoire et du Togo.

Le volleyball  de plage (beachvolley) est un sport joué par deux équipes de deux (2) joueurs ou joueuses sur un terrain de sable divisé par un filet. Il existe plusieurs façons de pratiquer ce sport en fonction des circonstances afin d'offrir une plus grande souplesse du jeu aux participants.

Le but du jeu est de retourner le ballon au-dessus du filet dans le camp adverse, à l'intérieur de lignes de jeu et de prévenir que l'adversaire fasse de même.

Une équipe a le droit de toucher le ballon trois fois pour le renvoyer dans le camp adverse.

Le ballon est mis en jeu par l'exécution d'un service : frappe par le serveur par-dessus le filet vers les adversaires. L'échange de jeu continue jusqu'à ce que le ballon touche au sol, soit envoyé hors des limites du jeu ou qu'une équipe ne puisse le renvoyer correctement.

Au Beachvolley, l'équipe qui gagne l'échange marque le point (pointage continu). Lorsque l'équipe qui recevait le service gagne l'échange, elle marque un point et gagne le droit de servir. Chaque joueur doit servir alternativement chaque fois qu'il y a changement de service.

© L'Union du 6 avril 2009

 

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