Cherche décharge désespérément

03/09/2010
Cherche décharge désespérément

D’ici quatre à cinq ans, la grande décharge de Lomé sera totalement saturée, indique vendredi L’Union. Il est donc urgent de trouver un nouveau site qui permette de gérer efficacement les déchets solides urbains, d’améliorer les conditions de vie de la population et de lutter contre la dégradation de l’environnement.

Voici une sélection d’articles publiés par L’Union
Verbatim
Médecin après la mort
La tactique politique du franco-togolais Kofi Yamgnane pour affaiblir l’opposition togolaise se fait découvrir lentement mais sûrement. Sachant que tous ses efforts pour s’imposer sur le plan politique malgré ses bouillonnements postélectoraux n’ont pas porté leur fruit, le plus français des Togolais ne rate plus aucune occasion pour mettre à nue l’opposition dont il se réclame.
Dans une interview accordée à notre confrère Légende Fm, Kofi Yamgnane avoue ne pas comprendre l’attitude de Gilchrist Olympio ayant accepté d’envoyer des ministres dans le Gouvernement Rpt. "Je ne comprends pas pourquoi M. Olympio en est arrivé là. Sacrifier 20 ans de lutte à une espèce d’égoïsme aussi exagéré, ça me semble impossible à imaginer." a-t-il raconté. Cette déclaration me semble aussi impossible à imaginer d’un citoyen français dont le pays –avec l’exemple de socialistes au gouvernement Ump- prône le partage du pouvoir dans ses anciennes colonies.
Est-ce parce qu’on est en lutte depuis 20 ans qu’on ne peut pas apporter sa pierre à l’édifice national ? Et si après 40 ans le pouvoir ne changeait jamais de camp? La réponse de Gilchrist contenue dans sa déclaration d’acceptation de la main tendue a été sans équivoque : "Je prends cet engagement historique devant le peuple togolais après avoir longuement réfléchi sur les causes réelles de la crise profonde qui mine notre pays depuis des décennies, et apprécié à leur juste valeur les résultats obtenus après un si long combat mené ensemble au prix de tant de sacrifices..." Juste du pragmatisme et non de l’égoïsme.
Concernant Jean-Pierre Fabre, M. Kofi déclare :"ce n’était pas nécessaire pour Fabre d’organiser un congrès séparé. La seule méthode de vaincre Olympio était d’aller à un seul congrès et de le mettre en minorité." Cela paraît sage, mais en réalité, ce n’est que la partie visible de l’iceberg. M. Kofi se dit en contact permanent avec son ami Fabre dans le cadre de leur machin du Frac : "Je suis en contact avec les miens. Sur place je suis en train d’expliquer, de sensibiliser les pouvoirs politiques de cette violence que le Rpt et l’Ufc version Ago ont installée au Togo." explique-t-il. Dans ces conditions, il était sensé conseiller clairement son « Président » de cette nécessité avant le congrès de Fo Gil. Ou alors, ce contact est virtuel ou il n’existe même pas. Ne me dites pas que les concertations au Frac sont désuètes !
Dans une certaine mesure, l’on peut penser que Kofi fait sciemment de pousser le roi des AFAME au gouffre pour récupérer sa place. Ce que pense vraiment un compatriote Zem qui raconte que "Kofi attend l’échec de Fabre pour revenir nous raconter des choses qu’il ne peut pas faire…" Du genre " sur place je suis en train d’expliquer, de sensibiliser les pouvoirs politiques de cette violence que le Rpt et l’Ufc version Ago ont installée au Togo." ou " En Europe, je suis en train de rendre visite aux différents responsables, d’abord pays par pays et ensuite globalement sur l’Union européenne, elle-même…" Au lieu d’investir un peu seulement au Togo !
Visiblement, cette déclaration de Kofi répond à sa prise de conscience du décès de son Frac chéri. Jean-Pierre Fabre étant l’instigateur, il faut essayer de le mettre en difficulté vis-à-vis de sa troupe. Et attendre les réactions.

Budget général de l’Etat
Rapport d’exécution au 1er semestre 2010
Un faible niveau d'exécution des dépenses d'investissement
C’est ce qui marque les nouveaux chiffres officiels. Au premier trimestre 2010, le constat était que les recettes baissaient alors que les dépenses montaient. Un suivi des dépenses de personnel s’impose afin d’éviter en fin d’année le dépassement constaté en 2009, disait-on. Le nouveau rapport d’exécution du budget, établi par le ministère de l’Economie et des Finances, renverse les rôles : recettes en hausse, dépenses en baisse.
Recettes totales de l’Etat
Elles se chiffrent à fin juin à 147,8 milliards de francs Cfa pour une prévision de 133,5 milliards de francs Cfa par le programme de la Facilité Elargie de Crédit (FEC) du FMI, pour le premier semestre 2010, soit un taux de réalisation de 110,7%. Leur taux d'exécution par rapport à la prévision annuelle est de 55,2% et 58,8% par rapport au budget. En glissement, par rapport au premier semestre 2009, on note une augmentation de 22,2%.
Les recettes budgétaires, comprenant les recettes fiscales et les recettes non fiscales, s’élèvent à 147,4 milliards de francs Cfa, contre 133,5 milliards prévus par le FMI pour le premier semestre, d’où un taux de recouvrement de 110,4%. Les recettes fiscales se montent à 121,7 milliards de francs Cfa pour une prévision semestrielle de 112,0 milliards, soit un taux de réalisation de 108,6%. En glissement annuel, on note une augmentation de 10,0%. Elles comprennent les impôts directs et indirects liquidés par les services des Impôts, ainsi que des contributions indirectes liquidées par l'administration des Douanes.
Au 30 juin 2010, les recouvrements fiscaux de la direction des Impôts (DGI) ont atteint 57,0 milliards de francs Cfa contre 53,7 milliards prévus au titre du programme pour le premier semestre, soit un taux de réalisation de 106,1% et un accroissement de 11,7% par rapport au niveau obtenu à la même période de l'année 2009. Ils se composent des impôts directs et indirects pour des montants respectifs de 27,1 milliards de francs Cfa et 29,8 milliards de francs Cfa. Le taux d'exécution par rapport à la prévision annuelle au titre de la FEC est de 53,8 % et de 57,2% par rapport au budget général. Les performances de la DGI s'expliquant par les réformes engagées depuis 2009 et qui ont abouti à une réorganisation de l'administration fiscale, les mesures prioritaires prises en vue d'un meilleur suivi des recouvrements, le renforcement du contrôle fiscal notamment le contrôle ponctuel et les nouvelles mesures prioritaires de la loi de finances 2009 visant la fiscalisation progressive des sociétés admises au régime de la zone franche.
Quant aux contributions indirectes liquidées par l'administration des Douanes au 30 juin, elles se chiffrent à 64,7 milliards de francs Cfa contre 58,3 milliards prévus au titre du programme FEC pour le premier semestre, soit un taux d'exécution de 111,0%. Par rapport au premier semestre 2009, il y a une augmentation de 8,7%. Le taux d'exécution par rapport à la prévision annuelle au titre de la FEC est de 50,2% et de 51,7% par rapport au budget général. Ici, les performances s'expliquent par le contrôle de toute la chaîne de dédouanement par SYDONIA + + et son extension à tous les services centraux et extérieurs, l'augmentation des importations entraînant un élargissement de l'assiette fiscale, l'adaptation de la législation et de la réglementation au nouveau contexte régional et international, la mise en place d'un partenariat et d'un cadre de discussions avec tous les opérateurs économiques, le renforcement du contrôle a posteriori, le renforcement de la lutte contre la fraude et la limitation des exonérations exceptionnelles.
Les recettes non fiscales budgétaires, elles, ont connu une bonne performance et s'élèvent à 25,7 milliards de francs Cfa contre 21,5 milliards prévus par le FMI pour le premier semestre, soit un taux d'exécution de 119,5%. Par rapport au premier semestre 2009, on note une augmentation de 157,0%. Essentiellement, cela s'explique par les redevances de téléphonies mobiles de 18,8 milliards de francs Cfa versées au Trésor par Togo Télécom (7,0 milliards) et Moov Togo (11,8 milliards). Le taux d'exécution par rapport à la prévision annuelle au titre du programme FEC est de 78,4 % et de 96,2% par rapport au budget général. Ces recettes se composent donc des produits des participations financières, des recettes des services et des revenus du domaine.
Enfin, au 30 juin, les recettes non budgétaires composées essentiellement des recettes des comptes spéciaux se chiffrent à 0,4 milliard de francs Cfa. Ce qui donne, en glissement annuel, une diminution de 20,0%.
Dépenses courantes et prêts nets de l'Etat
Ils se chiffrent à 104,0 milliards de francs Cfa, contre 120,5 milliards prévus par le programme FEC pour le premier semestre, soit un taux de réalisation de 86,3%. Par rapport au niveau prévu par le programme pour l'année 2010, on note un taux de 42,2% et 45,7% par rapport au budget de l'Etat. Par rapport au premier semestre 2009, on note une diminution de 5,7%.
Les dépenses courantes budgétaires ont connu un niveau d'exécution de 102,0 milliards de francs Cfa pour une prévision du FMI de 114,9 milliards, soit un taux de réalisation de 88,7%. Elles comprennent des dépenses de personnel d'un montant de 36,5 milliards de francs Cfa contre un montant de 40,4 milliards prévu par la FEC pour le premier semestre, soit un taux de réalisation de 90,3%. Par rapport au niveau prévu pour l'année 2010, on note un taux de 39,8% et 43,6% par rapport au budget de l'Etat. Par rapport au premier semestre 2009, il y a une diminution de 26,1%. Notons qu'en 2009 la hausse des dépenses de personnel est due essentiellement au rappel de solde des enseignants du deuxième degré recruté en février 2008, dont les effets financiers sont pris en compte en janvier et février 2009 ; au recrutement général des nouveaux fonctionnaires dans la Fonction Publique qui ont pris service en février 2009 et dont leur prise en compte s’est effectué en juin 2009. Cependant, pour 2010, les résultats du recrutement des enseignants n’ont pas encore été donnés ainsi que certains rappels de solde ; ce qui explique cette baisse de dépenses par rapport à 2009. En plus, on note d’autres dépenses courantes de 58,9 milliards de francs Cfa, contre une prévision semestrielle de 65,9 milliards au titre du programme FEC, soit un taux d'exécution de 89,3% et une hausse de 26,3% par rapport au niveau atteint à fin juin 2009.
Il s'agit essentiellement des dépenses de biens et services (matériel, dépenses communes diverses, entretien bâtiments...), de transferts et subventions (bourses et stages, subventions, secours, dette viagère, contributions diverses...). Enfin, il y a des intérêts dus au titre de la dette publique d'un montant de 6,6 milliards de francs Cfa, contre une prévision de 8,6 milliards pour le premier semestre au titre du programme FEC. La prévision annuelle au titre du programme s'élève à 16,7 milliards et 8,0 milliards pour le budget, soit des taux de réalisation respectifs de 39,2% et 81,8%. Ces intérêts se repartissent en 4,1 milliards de francs Cfa dus au titre de la dette intérieure contre 3,8 milliards pour le premier semestre 2009, et 2,5 milliards de francs Cfa dus au titre de la dette extérieure contre 2,1 milliards pour le premier semestre 2009.
Pour leur part, les dépenses courantes non budgétaires constituées essentiellement des dépenses courantes financées sur ressources extérieures et des dépenses des comptes spéciaux sont nulles. La prévision semestrielle du programme FEC au titre des dépenses courantes financées sur ressources extérieures est 5,5 milliards de francs Cfa.
Dépenses d'investissement
Au 30 juin 2010, on note un faible niveau d'exécution des dépenses d'investissement qui s'élèvent à 23,9 milliards de francs Cfa contre 36,4 milliards prévus au titre de la FEC pour le premier semestre et 105,2 milliards prévus par le programme pour toute l'année. On note néanmoins une hausse de 18,3% par rapport à fin juin 2009 dont le montant se chiffre à 20,2 milliards. Le taux d'exécution par rapport à la prévision annuelle au titre du programme FEC est de 22,7 % et de11 ,8% par rapport au budget général.
Les dépenses d'investissement comprennent 9,2 milliards de dépenses d'investissement sur financement externe (emprunts et dons liés aux projets) dont le montant prévu au titre de l'année 2010 par le programme FEC se chiffre à 54,2 milliards, et 14,6 milliards de dépenses d'investissement sur ressources propres dont le montant prévu au titre de l'année 2010 par le programme FEC se chiffre à 51,0 milliards. Dans le premier cas, la prévision au titre du programme FEC pour le premier semestre est de 17,1 milliards, soit un taux d'exécution de 53,8%. Il s'agit des dépenses effectuées sur emprunts (emprunts liés aux projets pour 6,7 milliards) et des dépenses d'investissement effectuées sur dons (dons projets pour 2,6 milliards) pour une prévision annuelle de 54,2 milliards au titre du programme FEC. En glissement annuel, on note une diminution de 20,6% des dépenses d'investissement ordonnancées sur ressources externes (11,6 milliards en juin 2009).
Quant à l'investissement sur ressources internes, le montant total s'élève à 14,6 milliards pour une prévision de 19,3 milliards au titre du programme FEC pour le semestre, soit une réalisation de 75,6% et une hausse de 69,7% par rapport au premier semestre 2009 (8,6 milliards en juin 2009).
Dépenses par secteur de pauvreté
Il s'agit des dépenses effectuées au profit de la santé, de la protection sociale et des diverses catégories d'enseignement. Les dépenses de personnel prévues au budget pour 37,8 milliards de francs Cfa ont connu un faible niveau d'exécution à 22%, soit 8,2 milliards de francs Cfa à fin juin. Ce taux ne reflète pas la réalité car une partie des effectifs prévus n'émarge pas au niveau des sous secteurs de la pauvreté, mais à la coordination du secteur comme par exemple au secteur 4 «enseignement, formation et recherche» où la plus importante partie des effectifs se retrouve à la coordination.
Les prévisions des dépenses de fonctionnement s'élèvent à 3,5 milliards et sont exécutées à un taux de 31 %, soit 1,1 milliard à fin juin 2010.
Prévues pour 17,5 milliards, les dépenses de transferts présentent un taux élevé d'exécution à 64% soit 9,9 milliards. Cette situation laisse prévoir un dépassement à fin décembre 2010. Il s'agit des transferts au profit de l'enseignement du 1er degré du secteur public et du confessionnel.
Les dépenses d'investissement sont prévues à 13,4 milliards et indiquent un très faible taux d'exécution à 2% soit 0,3 milliard. Ce taux ne prend pas en compte les investissements financés sur ressources extérieures. Il faut signaler que l'exécution de ces dépenses n'a repris qu'à partir de mi-juin après une suspension pour des réaménagements du Budget 2010.
Opérations Financières consolidées de l’Etat
Le montant total des recettes hors dons diminué des dépenses totales et prêts nets (y compris les dépenses d'investissements) hors dépenses courantes et d'investissement financées sur ressources externes et hors intérêts dus sur la dette publique donne un solde budgétaire primaire intérieur excédentaire de 35,8 milliards contre une prévision de 7,8 milliards à fin juin au titre du programme FEC. Cette amélioration de l'exécution du budget s'explique par une bonne réalisation des recettes et une maîtrise des dépenses publiques. Le solde global hors dons sur la base des ordonnancements s'élève à 19,9 milliards.
On note des réductions nettes sur stock antérieur d'un montant de 19,9 milliards. Les réductions brutes au titre du stock antérieur d'un montant de 36,4 milliards correspondent essentiellement à des paiements effectués en 2010 pendant la période complémentaire pour des dépenses prévues au budget 2009, ordonnancées et exécutées en 2009.
Le solde global base encaissements/décaissements est nul. Ce qui correspond à un financement nul décomposé principalement comme suit:
- un financement intérieur bancaire d'un montant de 10,9 milliards contre une prévision semestrielle de 36,6 milliards au titre du programme FEC. Ce financement bancaire est composé essentiellement d'une diminution des dépôts à la BCEAO de 4,1 milliards, d'un remboursement des avances statutaires de 1,2 milliard (négatif), d'une avance des banques commerciales de 9,8 milliards et d'une augmentation des dépôts dans les banques commerciales de 1,8 milliards (négatif).
- un engagement vis-à-vis du système non bancaire (financement intérieur non bancaire) dont le montant s'élève à 3,2 milliards. Il s'agit essentiellement de l'amortissement de l'emprunt obligataire (- 4,2 milliards), de la souscription du secteur non bancaire aux bons du trésor émis en avril (10,0 milliards), du remboursement au titre de la cession de la créance BTCI et de l'amortissement au titre de la titrisation des créances compromises des banques.
- un financement extérieur net de -1,8 milliards de FCFA pour une prévision semestrielle de 15,9 milliards de FCFA pour le programme FEC. Il s'agit essentiellement des emprunts et dons et de l'amortissement au titre du principal de la dette extérieure.

A l’encontre des utilisateurs "basse tension"
La hausse de 13% du tarif de l’électricité suspendue in extremis
L’Association togolaise des consommateurs (ATC) levait un coin du voile en juin dernier : le gouvernement envisage l’augmentation des prix de certaines denrées comme l’électricité, le ciment, les produits de la brasserie. Ce qui est confirmé aujourd’hui par un rapport sur les mesures structurelles telles que décrites dans la Lettre de politique de développement du gouvernement. Depuis juin 2009, l’Exécutif s’est décidé à mettre en œuvre un ajustement qui passe par l’augmentation du tarif de l’électricité basse tension de 13%. Et ce au plus tard le 1er juillet 2010. La date n’est pas fortuite. Et c’est ici qu’il faut poursuivre la lecture : « cependant, les manifestations de rues et la grève générale qui ont suivi l’augmentation des prix de carburant au Togo expliquent la prudence des autorités ». Donc, juste une suspension car on annonce que plusieurs séances de travail ont été menées par les organes sur le taux et la décision est attendue « incessamment ».
En rappel, tout était parti le vendredi 18 juin 2010 quand le gouvernement a décidé d’augmenter les prix des produits pétroliers, allant à l’époque jusqu’à 75 francs Cfa sur le litre à la pompe. Ce qui a entraîné immédiatement la hausse des prix des services, des biens et produits de consommation sur le marché. Et une paralysie totale du pays le 2 juillet, y compris l’administration publique, à la suite d’une grève maintenue par l’ATC. Malgré le volte-face de l’Intersyndicale des travailleurs du Togo (ISTT) pour suspendre le mouvement de débrayage.

La nouvelle hausse frappera les utilisateurs de l’électricité basse tension, ceux qu’on peut appeler le commun des abonnés de la Compagnie énergie électrique du Togo (CEET). Le plus petit abonné. Aujourd’hui, pour celui-ci, le prix unitaire par kilowattheure (KWh) va de 60 francs (tranche sociale) à 91 francs (tranche 2). Sans oublier l’effet de la taxer sur la valeur ajoutée (TVA), les frais de la "Redevance Puissance", "Location compteur" et "Entretien branchement". Une TVA qu’on a recommencé par appliquer après la parenthèse de juillet-octobre 2009.
Selon une récente étude, le tarif moyen de l’électricité basse tension au Togo était de 100 francs Cfa/KWh jusqu’en juillet 2009. Alors que la moyenne en Afrique subsaharienne peut être estimée à 56 francs Cfa/KWh, contre 30 francs en Amérique latine et 17 francs en Asie du Sud.
Le concept basse tension, qui recourt aux ménages ou à la consommation domestique, exclut donc les clients industriels et de moyenne tension qui avaient été frappés, en juillet 2009, d’une augmentation de 12% sur la tarification. La limite minimale pour les industriels étant de 60 ampères. A l’époque, la cause était le renchérissement des prix des combustibles sur le plan international, du coût d’approvisionnement et du coût de la production à partir des unités propres à la CEET. Les ménages n’avaient pas été affectés.
La CEET est responsable du transport et de la distribution de l’énergie électrique au Togo, tandis que la production est essentiellement assurée par la Communauté électrique du Bénin (CEB). Elle dispose de plus de 4.000 km de réseau moyenne et basse tension. L’électricité commercialisée (plus de 450 millions de KWh par an) provient de la CEB pour environ 90% et pour les 10% restants de la production propre de la CEET par centrales thermiques. Les principaux fournisseurs de la CEB sont la Volta River Authority au Ghana, la Compagnie ivoirienne d’eau et d’électricité et la TCN au Nigeria.
Le secteur de l’énergie a des soucis financiers. Le plan d’apurement des arriérés a été élaboré et adopté par les différentes parties prenantes le 1er mars 2010. Un accord tripartite de compensation des créances entre la CEET, la TdE et le gouvernement a été signé. Dans le cadre de la titrisation de ces arriérés, des titres ont été transmis à la CEET pour l’apurement de sa créance vis-à-vis de l’administration centrale des sociétés et hôtels d’Etat, collectivités locales et les établissements publics à budget autonome.
Début juillet, la CEET s’est lancée dans la mobilisation de près de 82 milliards de francs Cfa pour un projet de relance du secteur, visant notamment l'augmentation du taux d'accès de la population à l'électricité, la densification du réseau et son extension dans les zones, urbaines, périurbaines et rurales. De quoi réduire la dépendance énergétique du pays et repositionner l'électricité dans son rôle de levier de développement économique et social.

Après le spectacle du 31 août au Parlement
Le dualisme à l’UFC réglé au plus tard ce 7 septembre
C’est le deadline qu’on peut se fixer en apprenant le mardi dernier que, sur demande du Président Faure Gnassingbé, une session extraordinaire de l’Assemblée nationale devra se tenir le 7 septembre prochain pour adopter un projet de loi. Avec déjà la conférence des présidents qui devra intervenir deux jours plus tôt. Le 31 août, l’Union des forces de changement (UFC) a remis sa guerre interne au moment de désigner le scrutateur du parti pour superviser l’élection des cinq nouveaux membres de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (HAAC). Les députés Habia et Atakpamey (du même parti) ont voulu chacun défendre le camp de son maître (Gilchrist pour le premier et Fabre pour le second). « Je vois là deux représentants du même parti. Facilitez-moi le travail », a lâché Abass Bonfoh. Avant que le député Atakpamey ne se rétracte.
Visiblement, ce n’est que partie remise parce qu’il n’était question que d’un simple vote au bulletin secret où, à la fin, la parole était juste revenue au ministre et au président du Parlement. Mais avec une session d’étude et d’adoption de texte de loi où il faudra, pour chaque groupe parlementaire, décliner son explication de vote. Souvent, la parole est donnée au président du groupe. Depuis que Jean-Pierre Fabre a déserté le Parlement, ce rôle est assumé par un des siens. Tous exclus par le congrès du 12 août 2010, tenu par Gilchrist Olympio. Logiquement, celui-ci ne veut plus que les exclus se prévalent de l’appartenance au parti à l’Assemblée. Pire qu’un exclu continue de conduire ses fidèles dans le travail parlementaire. La plénière devra donc trancher, la conférence des présidents n’ayant que la qualité de fixer l'ordre du jour des travaux de l'Assemblée. Encore que toute modification au groupe parlementaire UFC soit portée au bureau de l'Assemblée et publiée au Journal Officiel du Togo. Au cas contraire, vive le désordre déjà vieux d’un mois !
Rappelons qu’un parti politique ne peut constituer plus d'un groupe parlementaire. Un député ne peut appartenir qu'à un seul groupe. Tout député qui n'appartient ou ne s'apparente à aucun groupe est dit non-inscrit.

Avec la dernière sortie du gouvernement
Les optimistes d’une réouverture de ReDéMaRe doivent se raviser
« Nous demandons au gouvernement de laisser ReDéMaRe reprendre ses activités », « Nous sommes prêts à signer devant le gouvernement que si cette société tombe, nous sommes prêts à tomber avec elle », « Si le gouvernement ferme la société, c’est qu’il nous a tous tués »…
On aura tout entendu après la fermeture du Réseau pour le développement de la masse sans ressources (ReDéMaRe). Toutes les démonstrations aux antipodes du système bancaire et financier classique étaient bonnes pour accuser l’appareil d’Etat. Jusqu’aujourd’hui, des journaux continuent par défendre le dossier. Un comité de défense des victimes pour la "reprise" des activités était même passé par-là.
Le gouvernement semble imperturbable. ReDéMaRe est une société de placement de fonds à fort taux d'intérêt (212%) et au "risque très important d'escroquerie" pour la population. Contrairement à l’activité déclarée par ses promoteurs : « distribution des produits de consommation et prestations diverses ». Ce qui a justifié sa fermeture définitive depuis le 9 juillet 2010 (tant pis pour ceux qui ne voulaient pas bien lire !), à partir du retrait de la carte d’autorisation par décision du ministre du Commerce et de la promotion du secteur privé. Et ce après deux refus de régularisation.
Aujourd’hui, tout semble clair. ReDéMaRe ne rouvrira plus. Du moins, sous sa forme de vente pyramidale où le profit ne provient pas d’une activité de vente ou de placement mais du recrutement de nouveaux membres ; l’argent des nouveaux adhérents étant utilisé pour payer des revenus généreux aux premiers adhérents. Et le mercredi dernier, le ministre Kokou Tozoun déclara : « Aujourd’hui, nous sommes à une phase de la gestion de ce dossier, qui permet de dire que dans les 72 heures à venir, en tout cas avant la rentrée prochaine, il faudrait que nous trouvions un dénouement à ce dossier et que ceux qui ont souscrit puissent espérer obtenir quelque chose des actifs recensés ». Avant d’ajouter que les adhérents « doivent s’attendre à ce que les actifs, qui ont été recensés, puissent permettre de satisfaire équitablement tous ceux qui ont souscrit ».
C’est la solution normale : ce qui est récupéré servira à rembourser les épargnants. L’Etat comme entité morale n’étant pas partie pour supporter des dettes qu’il n’a pas créées. C’est ici toute la difficulté qui appelle à la calculette : au Togo, en tablant sur les 50.000 épargnants (chiffre des promoteurs), avec le placement moyen de 470.000 francs Cfa qui fait gagner gratuitement 75.000 francs Cfa tous les mois, on devrait disposer de 23,5 milliards de francs Cfa en espèces. Or, en bloquant les différents comptes bancaires domiciliés au Togo courant juillet, l’Etat n’avait trouvé pour tout que 6.181.156.219 francs Cfa. Seulement !
Pour le reste, il faudra continuer jusque dans le patrimoine propre des promoteurs.

Traitement des déchets solides de Lomé
La municipalité à la recherche d’un site d’enfouissement

La décharge finale actuelle située à Agoè-Nyivé, à la sortie-nord de Lomé, est bientôt à bout de souffle, d’après les autorités municipales.
Cette ancienne carrière sert aujourd’hui à peser les déchets solides et à les compacter par des engins. Mais la production des déchets sur le périmètre communal va à un rythme inespéré, à environ 280.000 tonnes par an, indique-t-on. Ainsi, le site de la décharge actuelle «sera saturé dans les 4 à 5 ans à venir», affirme le président de la Délégation spéciale de Lomé, le contre-amiral Fogan Adégnon. D’où son souci, alors qu’il est encore temps, d’identifier un nouveau site où sera aménagé un Centre d’enfouissement technique (CET).
La municipalité est dans l’urgence, et le projet d’aménagement d’un CET répond à sa vision de mettre en place une structure organisationnelle en matière de gestion des déchets solides urbains, afin d’améliorer les conditions de vie des populations et de lutter contre la dégradation de l’environnement. L’avis vient d’être lancé afin de confier à un prestataire la mission de réaliser les études d’implantation du future Centre d’enfouissement technique des déchets solides de la ville de Lomé. Trois sites seraient déjà pré-identifiés par les services techniques de la Mairie, dont un à Togblékopé (25 km au nord de Lomé). Il convient au prestataire, d’après la municipalité, «de mener des études approfondies et comparatives afin de sélectionner le site qui présentera le meilleur rapport qualité-coût entre impératifs environnementaux et sociaux et contraintes économiques et techniques».
La création du centre d’enfouissement constitue le maillon final de la gestion des déchets solides. Au départ, la précollecte, animée par des entreprises accréditées par la Mairie, a été dotée de tracteurs aux fins de transport des déchets des ménages jusqu’aux dépotoirs intermédiaires. Début août, la municipalité de Lomé réceptionnait sept de ces dépotoirs intermédiaires modernes à des endroits stratégiques de la capitale. Ils assurent la collecte des déchets et leur évacuation jusqu’à la décharge finale d’Agoè-Nyivé. Dans certains quartiers, les dépotoirs s’étendent très rapidement, au rythme de l’accroissement de la population, mais ils constituent souvent des soucis de santé pour les habitants.
Les marchés pour la construction des 7 dépotoirs intermédiaires, ainsi que de 10 sites de stockage de containers, sont entrés en vigueur en avril 2009. Ils font partie de l’ensemble du Projet d’environnement urbain de la ville de Lomé (PEUL, 5,24 milliards de francs Cfa) démarré en 2007 sur financement de l’Agence française de développement (Afd). Ce sont désormais des espaces contrôlés de regroupement des déchets afin de supprimer la multitude de dépôts sauvages.
La démographie galopante dans l’agglomération de Lomé crée des soucis à la municipalité en matière de gestion de l’assainissement. La ville compte aujourd’hui environ 1,5 million d’habitants et pourrait passer à 2,5 millions en 2025. En plus, l’extension se fait sans aucun contrôle, sans aucune viabilisation préalable, et bien au-delà de son périmètre administratif. C’est à cela que vient remédier le Projet d’environnement urbain de la ville de Lomé (PEUL).

Fidèle à la tradition
Le Togo vient d’injecter 2,3 milliards Cfa dans l’UMOA
Les établissements de crédit du Togo ont injecté, valeur 30 août 2010, des liquidités d’un montant de 2,3 milliards de francs Cfa sur le marché de l’Union monétaire ouest africaine (Umoa). L’opérateur, comme de coutume, répondait à un appel d’offres de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest (Bceao), dans le cadre de ses adjudications régionales hebdomadaires, qui portait sur un montant total de 110 milliards de francs. Cette opération arrive à échéance le 5 septembre 2010.
L'appel d'offres a enregistré des soumissions de 11 établissements de crédit provenant de 6 places de l'Umoa, à l’exception de la Guinée-Bissau et du Niger. Les établissements de crédit du Bénin (44,6 milliards de francs), ceux du Burkina Faso (38,768 milliards) et ainsi que ceux du Sénégal (18,606 milliards) ont assuré les plus grosses contributions à l’opération. Le taux marginal et le taux moyen pondéré issus de l'adjudication se sont situés respectivement à 3,3500% et 3,4183%.
Tenant compte de l'évolution prévisible de la liquidité bancaire, la Banque Centrale décide de lancer une nouvelle opération d'injection de liquidités sur le guichet des appels d'offres à une semaine à taux variables, d'un montant maximum inchangé de 110.000 millions, avec comme date de valeur le 6 septembre 2010. Cette opération est assortie d'un taux minimum de soumission de 3,2500%.

Energie
Des parlementaires étaient à Contour Global
La commission de l’aménagement du territoire et du développement du parlement était le 02 septembre sur le site de la Centrale Thermique Contour Global. Ce déplacement avait pour finalité de mesurer l’impact environnemental, économique et social de cette Centrale au Togo. Les députés se sont rendus dans tous les compartiments du site guidés par le Directeur Général de Contour Global, M. Yann Beutler. Des informations sur la construction et le fonctionnement de la Centrale Thermique ont été servis aux parlementaires afin d’éclaircir leurs inquiétudes.
« Il est de notre devoir de nous rendre sur tous les sites quelques soit le domaine concerné. Nous sommes satisfaits à l’issue de la visite et de nos échanges avec le Directeur », a confié le député Patrick Lawson, président de la Commission.
L’OPIC, une émanation du gouvernement américain a apporté 75% de l’investissement et les 25% complémentaires dans un premier temps par Contour Global qui a rétrocédé par la suite 20% à l’IFC une filiale de la Banque Mondiale, qui hésitait au départ à soutenir l’initiative. Contour Global est lié au gouvernement togolais par un contrat de concession de 25ans et avec la CEET par un contrat d’achat-vente pour la même période.
Prévu pour être alimenté au gaz, ce projet va évoluer avec des moteurs diesel capables de fonctionner au gaz, au fuoul et au gaz Oil, faute de rareté de ce combustible dans la sous région.
En attendant, la fourniture du gaz par WACO (le concessionnaire de pimple line) , la Centrale fonctionnera avec un fioul respectant les normes environnementales. Contour Global S.A. Togo a un panel de clients importants qui sont le Bénin, la Côte d’Ivoire, le Ghana, la CEEB, la CEET et avec des travaux complémentaires le Burkina Faso et le Mali.

Ces commerçants de nuits
Jouets gonflables, tabourets, chaises pour enfants, fleurs et pots de fleurs, chaussures, CD, valises à roulettes, tout se vend et s’achète ces derniers temps aux abords des grandes voies, l’après-midi et ce, jusque tard dans la nuit. Un véritable marché nocturne.
Mercredi 1 septembre 2010, 15h30 au niveau de la clôture du CHU- Tokoin. Rouge, jaune, vert, blanc, gris, noir. Des chaussures aux couleurs et modèles souvent attirants, de ce fait, le regard du passant, sont exposées au bord de la route. Des sandales communément appelées “tapettes” aux nu-pieds, il y en a pour tous les goûts et pour tous les âges. Devant les chaussures multicolores étalées sur une bâche noire ou à même le sol, des clientes, une dizaine, seules ou accompagnées. Les unes les observent sous toutes leurs coutures, les autres les essaient.
Certains passants, particulièrement des passantes, les regardent tout en continuant leur chemin. Fred Atsou et ses frères sont installés sous un arbre qui leur fait office de boutique. L’aîné des quatre commerçants qu’il est, tout en aidant une cliente à essayer une paire de chaussures, nous parle de son métier : « Mes frères et moi sommes installés ici il y a juste 3 mois. Avant, nous étions des vendeurs ambulants. Nous avons eu l’idée de regrouper nos marchandises et de les vendre ici ».
Chez les frères Atsou, où tout se négocie, les prix des articles varient entre 1500 (pour sandales) et 6000 F CFA (pour les hauts talons). S’ils sont toujours installés là, c’est que ça rapporte. « Nous remercions Dieu : avant on demandait de l’argent à notre mère, mais maintenant c’est nous qui subvenons à ses besoins. Nos prix sont abordables, si bien que sur chaque paire de chaussures vendue nous n’avons que 250 ou 500 FCFA. Vous savez, les femmes aiment beaucoup marchander. Nos recettes quotidiennes s’élèvent à 6000 FCFA ».
Dans un pays où tout ce qui touche à l’argent est assez tabou, ce montant n’est qu’indicatif, car vu le nombre de clientes qui repartent avec un sachet de pompes, il faudrait peut-être multiplier ce montant indicatif par 10 pour être le plus proche de leur recette journalière. En bons commerçants, les frères Atsou entretiennent donc le flou sur leurs recettes d’une soirée dont le montant est inscrit dans ce qui tient lieu de cahier de comptes. Le bénéfice est ensuite partagé. Mais pourquoi vendre le soir plutôt que la journée ?
A propos du fait que leur activité commerciale est exclusivement vespérale ou nocturne, ils se sont justifiés : « Les gens sont généralement très occupées le jour ; elles n’ont pas le temps de s’arrêter. Mais le soir, à la descente, elles peuvent acheter de petits trucs ou profiter de la pause pour s’éclipser et venir faire leurs achats ».
Pour ces vendeurs de nuit, les matinées sont réservées à l’approvisionnement. « Nous faisons le tour des marchés le jour pour trouver de nouveaux modèles et, à partir de 16h, nous nous installons pour attendre nos clientes », a confié l’aîné de la fratrie.

Culture
Musique
Mirlinda s’en va enchanter les Allemands
Mirlinda, la chanteuse togolaise de zouk fera un concert de demain 4 septembre en Allemagne à la place Saint Michaelis Kirche, Hambourg, Allemagne. Elle sera en compagnie d’un autre togolais Michel Atio, de son vrai nom, Michel Messan Atiogbe. Atiogbe est plutôt polyvalent, chantant plusieurs rythmes dont le soukouss, le zouk et l’akpessé. Il a même chanté en lingala.
Quant à Mirlinda, elle est la base d’un regain national pour la musique zouk. De son vrai nom, Kuakuvi Ahlonkoba Djiédjom, Mirlinda a déjà à son actif deux essais discographiques à succès. Elle chante souvent l’amour. « Des amours bien vécus rendent la vie très facile mais quand ils sont mal vécus rendent malheureux tout au long de la vie », disait Mirlinda. Avec la grisaille quotidienne, l’amour vaut bien l’Allemagne.

Un Fela togolais chez l’Oncle Sam
Dirigé par le togolais Serge Massama Dogo, Elikeh est un groupe base à Washington DC et qui fait de la musique afropop propre à lui, un style qui combine de la musique afrobeat, des rhythmes traditionnels du Togo et du style afrofunk des années 70.
Né a Lomé, Serge Massama Dogo a été membre de plusieurs groupes musicaux de la capitale togolaise en passant par l'Orchestre de l’Université du Bénin de Lomé dont il était responsable avant son départ pour les USA en 2000.
Elikeh et son leader Massama Dogo viennent de sortir leur nouvel album "Adjé! Adjé!" qui a reçu plein de revues positives de plusieurs journaux américains de renom en l’occurrence le Washington post, National Public Radio...
Au delà d’une musique qualifiée de " fraiche et distincte" par Matthew Forss, Inside World Music, il faut surtout noter le message de Elikeh qui va de la corruption en Afrique et dans le monde à l’amour en passant par les joies et les peines des peuples dans une société corrompue. Le groupe dénonce en particulier le leadership et la mal gouvernance dont fait preuve la société politique africaine: les détournements de fonds, l’impunité, les trafics de tout genre et la mauvaise gestion du patrimoine africain parmi tant d’autres.
Le nouvel album de Elikeh "Adjé! Adjé!" est disponible sur iTunes, Amazon.

© L’Union du 3 septembre 2010

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