Comment internet a tué les librairies par terre

18/06/2010
Comment internet a tué les librairies par terre

Autrefois lucratives, les librairies par terre, ou vente de livres sur les trottoirs, permettent à peine à leur propriétaire de vivoter aujourd’hui. Les jeunes s’intéressent peu aux livres et internet est passé par là. L’Union, paru vendredi, publie une intéressante enquête sur la fin programmée d’un business culturel original.

Voici une sélection d’articles publiés par L’Union
Verbatim
Inondations et dégâts
La semaine dernière, une importante pluie diluvienne s’est abattue sur notre pays le Togo. Ses dégâts ont été très importants et lourds. Dans la capitale Lomé, on a dénombré : plusieurs maisons envahies par l’eau devenues inhabitables, certaines partiellement démolies et d’autres complètement effondrées ; des biens matériels et des vivres des habitants ont été emportés ; des blessés et 3 morts dans le quartier Nukafu, dans la capitale Lomé. Dans ces conditions, il est évident que les déplacés se comptent par milliers.
Dans certaines localités du pays, les habitants luttent quotidiennement contre l’eau afin de se frayer un chemin pour vaquer à leurs occupations, trouver un endroit pour préparer et se coucher. Ils n’hésitent pas à ouvrir des fentes aux murs pour chasser l’eau qui revient au galop dès que de nouvelles gouttes tombent. Les habitants désemparés s’en remettent à Dieu pour sortir de cette situation de plus en plus insoutenable, car les soutiens tardent à leur parvenir.
En France, des pluies ont provoqué des crues exceptionnelles dans la Préfecture du Var le mardi dernier. Les dégâts matériels et humains sont très importants. De sources policières, au total 22 personnes ont perdu la vie et 5 autres sont portées disparues.
A Varsovie, la capitale polonaise, de fortes pluies ont relevé lundi dernier le niveau de la Vistule, un cours d’eau qui arrose la ville. La maire de Varsovie a annoncé que 100.000 habitants risquaient de voir leur logement inondé. Dans le même temps, le bilan des inondations qui ont frappé le sud du pays s’élève à 14 morts, selon un porte-parole de la police.
Selon que l’on soit en Afrique, en Amérique, en Asie, en Australie ou en Europe, les inondations occasionnent ces dernières années des dégâts tragiques qui suscitent des interrogations à tous les niveaux. Les militants environnementaux et les scientifiques ont beau tirer la sonnette d’alerte, la situation s’aggrave au fil des années. Y a-t-il possibilité pour la race humaine de contrôler véritablement ce phénomène fatal ?
Les environnementalistes pensent que le changement climatique dû à la pollution extravagante en est le responsable sérieux. D’où un appel accru pour la réduction surtout de la propagation des gaz à effet de serre. D’autres voix estiment que les politiques de prévention des catastrophes naturelles sont insignifiantes par rapport à l’ampleur des situations. Pour ce faire, les gouvernants devront mettre l’accent beaucoup plus sur la prévention.
Plus incisif, le sénateur français de Vendée, Bruno Retailleau, déclare : « il est indispensable de réinstaurer en France une culture du risque, qui a disparu dans nos sociétés très avancées où l’on pense tout maîtriser. La diffusion de cette culture dans l’ensemble de la population constitue un enjeu majeur». Responsabilité de nous tous donc.

Pour amener les paysans togolais à booster la production
La Société nouvelle de coton joue sur les prix


Il était annoncé, au lancement de la campagne cotonnière 2010/2011 (L’UNION n°294 du 25 mai 2010), que producteurs et partenaires se sont dorénavant engagés à porter le coton qualité Togo plus haut. Et pourquoi pas toucher la barre des 100.000 tonnes annoncées devant les députés par le Premier ministre Gilbert Fossoun Houngbo. Il est tout compte fait indéniable que le coton togolais est parti pour quitter le fond de 28.000 tonnes qu’il a atteint la campagne passée.
Le nœud de tout le système tient à l’argent. Après avoir épongé les 22 milliards de francs Cfa dus aux producteurs, «tout a été mis en œuvre pour le paiement des producteurs au fur et à mesure des achats, dans le respect des délais convenus», qui est un maximum d’un mois suivant un accord avec la fédération des producteurs, explique le directeur général de la Nouvelle société cotonnière du Togo (NSCT), Dr Kokou Djagni cité par l’agence Reuters. Pour la campagne 2010/2011, le prix initial d’achat du coton graine est fixé à 185 francs le kilogramme, en augmentation de 20 francs par rapport à la campagne précédente. «Cela représente une augmentation de 10 francs en se référant au prix final de la campagne 2009/2010», précise M. Djagni.
Par consensus
Le mécanisme de fixation de prix d’achat du coton graine au producteur est élaboré et validé par tous les acteurs, notamment les représentants des producteurs, le gouvernement et les partenaires techniques et financiers. En toute transparence. Il est basé, il est vrai, sur les cours mondiaux et permet aux producteurs de profiter directement de l’évolution favorable des prix sur le marché mondial. Mais, ajoute Dr Kokou Djagni, «il est élaboré sur la base d’une production minimum de 40.000 tonnes de coton graine». «Le mécanisme prévoit également que le prix d’achat au producteur augmente quand la production augmente. Ce qui devrait inciter les producteurs à accroître leur production», fait remarquer Dr Djagni.
Etant désormais copropriétaires de leur entreprise commune, les producteurs ne peuvent qu’être motivés par ces nouvelles mesures. Afin de redynamiser la filière coton de manière durable, la Nouvelle société cotonnière du Togo (NSCT) a été créée le 23 janvier 2009, en lieu et place de la Société togolaise de coton (Sotoco) dissoute. En plus, au sein de la nouvelle entité, les cotonculteurs disposent de 40% des parts, contre 60% pour l’Etat. Pour la transparence de la gestion, outre le mécanisme de fixation des prix, des dispositions ont été prises, notamment la mise en place d’une comptabilité analytique. Des critères de sélection des groupements et des producteurs crédibles, capables de rentabiliser la production, ont été élaborés par la Fédération nationale des groupements de producteurs de coton (FNGPC) et la nouvelle société de coton, et permettent désormais de lutter contre les dettes internes qui empoisonnent les groupements, indique Kokou Djagni. Les groupements bénéficient d’un accompagnement du COM/STABEX pour le renforcement de leurs capacités, la construction de magasins et l’entretien de pistes cotonnières.
Les conditions réunies
Dès cette campagne coton, la production devrait augmenter et être portée à 40.000 tonnes minimum, tout en respectant la qualité, annoncent les responsables de la NSCT. Il est prévu que cette production soit portée à 80.000 tonnes minimum en 2011/2012. Les perspectives de production de l’ensemble des régions pour la campagne 2010/2011 sont au total en intentions de culture de 70.000 hectares pour une production attendue de 66.000 tonnes. La campagne précédente, 42.700 hectares ont été semés.
Tout comme la campagne 2009/2010, les 50 kg d’engrais sont laissés aux paysans à 12.500 francs Cfa. Quant aux insecticides, ils restent à 4.500 francs par hectare traité pour les acaricides, aphicides classiques, et à 5.640 francs par hectare de traitement pour les produits Hélicoverpa/armigéra. Au finish, le rendement espéré par la Nouvelle société cotonnière du Togo est d’environ 960 kg/hectare. Ce qui est en évolution par rapport à l’année écoulée où il fut de 657 kg/hectare. A la NSCT, l’on veut vraiment croire à un retour du Togo au club des grands producteurs de l’or blanc.

Tableau de bord du mois de mai
Les Impôts et les Douanes ont mieux fait en recettes mensuelles
Suivant le rapport d’exécution du budget général au premier trimestre 2010 (L’Union n°300), un suivi des dépenses de personnel s’impose afin d’éviter en fin d’année le dépassement constaté en 2009. Le tout par rapport aux entrées financières qui ont baissé en comparaison avec le premier trimestre 2009. Visiblement, l’Etat devra prolonger son inquiétude avec la baisse en chiffres globaux des recettes publiques qui se dégage du tableau de bord du mois de mai 2010 (situation provisoire) publié hier jeudi par la Direction de l’Economie. Au constat, on note que les recouvrements mensuels se chiffrent à 21,9 milliards de francs Cfa, contre un total de 26 milliards de francs Cfa versés à la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) le mois passé.
Dans cette baisse, le recouvrement des recettes fiscales et douanières a pourtant augmenté par rapport au mois précédent. Dans les détails, ça a chuté au niveau du Trésor qui avait fait gonfler les chiffres. En mai, les Impôts ont fait 10,1 milliards de francs Cfa contre 7,5 milliards en avril. Les Douanes, elles, ont dégagé 11,1 milliards de francs Cfa contre 10,6 milliards précédemment. Le versement au titre du Trésor s’élevait à 7,8 milliards de francs Cfa ; cette fois-ci, il se chiffre à 0,6 milliard de francs Cfa.
Dans le même mois d’étude, rien n’est inscrit en termes de versements au Trésor public et au Fonds d’entretien routier (FER) pour les Impôts. Et versements au trésor public, chèques Trésor, subventions aux produits pétroliers, traites, lettres de crédit pour les Douanes.
Naturellement, les entrées ont permis de supporter les charges. Dans les « Traitements et salaires », l’Etat a payé en cumul 8,36 milliards de francs Cfa contre 7,78 milliards de francs en avril. Avec un paiement du Trésor évalué à 8,35 milliards de francs Cfa et un ordonnancement chiffré à 6,43 milliards. Et un reste à payer de -1,93 milliard. Le cumul se décompose en 2,78 milliards investis dans l’Education, 0,66 milliard dans la Santé, 0,13 milliard dans l’Agriculture et 4,78 milliards dans les autres secteurs de l’Administration publique. Par comparaison, l’Education a englouti en avril 1,95 milliard de francs Cfa, 0,44 milliard étaient allés à la Santé et 0,10 milliard à l’Agriculture.
En « Biens et services », le paiement cumulé fait 1,39 milliard de francs Cfa répartis à 0,19 milliard, 0,09 milliard et 0,04 milliard entre les trois secteurs sociaux prioritairement dégagés (Education, Santé et Agriculture). Le mois précédent, les biens et services faisaient 3,21 milliards de francs, dont 0,28 milliard pour l’Education, 0,05 milliard pour la Santé et 0,06 milliard pour l’Agriculture. Il reste à payer 0,75 milliard de francs Cfa.
Contre 5,97 milliards de francs Cfa en avril, les « Subventions et transferts » ont coûté cette fois-ci un cumul de 2,69 milliards Cfa. Il reste à payer pour le mois -0,44 milliard. Ici, le reste à payer des subventions comprend des dépenses ordonnancées, consignées mais non encore payées. En détails, l’Education, la Santé et l’Agriculture ont bénéficié de 0,77 milliard, 0,26 milliard et 0,01 milliard. Le moins qu’on puisse dire, c’est que la baisse des recettes agit sur les dépenses à exécuter. Il y a un mois, dans la même rubrique, on a sorti 1,39 milliard en faveur de l’Education, 0,06 milliard pour la Santé, 0,01 milliard en direction de l’Agriculture.
Comme il y a trois mois, rien n’est dépensé dans le volet « Restructuration bancaire ». Et rien n’est inscrit, comme en avril, en intérêts sur la dette intérieure et extérieure alors même qu’ils sont validés à 13,12 milliards (soit 6,89 milliards en interne et 6,23 milliards en externe) pour l’année 2010.
Par contre, en « Dépenses d’investissements », l’Etat fait un cumul de paiement de 0,48 milliard de francs Cfa, enregistré en « Contrepartie domestique », dont 1,49 milliard en reste à payer. Pour toute l’année, le budget a prévu d’investir 203,17 milliards de francs Cfa ; ce que l’Exécutif a autorisé. En avril, le même cumul de paiement faisait 1,27 milliard, pour 1,25 milliard de francs en « Contrepartie domestique ».
Enfin, l’amortissement de la dette intérieure et extérieure passe de 5,02 milliards de francs Cfa en avril à 4,90 milliards en mai, avec 3,37 milliards en dette intérieure et 1,53 milliard en dette extérieure. Mais le montant est rangé dans le reste à payer négatif.
Le tableau de bord dégage un total des restes à payer de -5,02 milliards de francs Cfa. En taux généraux, l’engagement s’établit à 2,7%, le mandatement à 105,6% et le paiement à 139,3%.
Notons que les restes à payer correspondent à des mandats en instance de paiement et non à des arriérés ; ils sont la différence entre ce cumul et l’ordonnancement qui est l’acte administratif donnant, conformément au résultat de la liquidation, l’ordre de payer la dette de l’organisme public. Et les restes à payer négatifs et les taux de paiements supérieurs à 100% s’expliquent par la prise en compte des dépenses prévues au budget, payées et en cours de régularisation.

Après plus de deux ans de pratique
Ce qui est réellement exécuté dans les réformes

Tout est concrétisé par le décret du 15 février 2008 instituant le Secrétariat permanent chargé, de façon horizontale, de suivre et d’accompagner les différents départements ministériels dans la conception et la mise en œuvre des réformes, de coordonner les interventions des partenaires techniques et financiers et de veiller à la mise en œuvre des engagements que le Togo prend vis-à-vis de ses partenaires. Et ce après le séminaire diagnostic de décembre 2005. Aujourd’hui, le Secrétariat permanent (SP-PRPF) fait le bilan de ce qui est fait, au moment où tout se met en chantier pour agir sur les comportements des acteurs du public et du privé.
Au ministère de l’Economie et des Finances
Les audits des loyers, des baux et bâtiments administratifs sont en cours pour contrôler la charge financière mensuelle de l’Etat et mettre de l’ordre dans son patrimoine immobilier. Les audits de la CNSS et de la CRT, eux, démarrent bientôt après les études préparatoires. Sept départements ministériels et institutions ont été audités en 2009 et cinq autres seront audités en 2010 dans le cadre de la réforme administrative en vue de leur réorganisation.
Les textes portant réorganisation du ministère de l’Economie et des Finances ont été validés lors d’un atelier tenu en juillet 2009 et seront adoptés en conseil des ministres au cours de cette année 2010.
Les régies financières sont informatisées avec l’installation des logiciels adaptés. Leurs effectifs et moyens matériels ont été renforcés. Ces actions ont permis d’améliorer le recouvrement des recettes fiscales et douanières. La DGTCP, considérée comme la banque de l’Etat, a fait l’objet d’une réforme importante avec la création de la Paierie Générale du Trésor (PGT), la Recette Générale du Trésor (RGT) et l’Agence Centrale Comptable (ACCT), puis la nomination des comptables publics principaux du Trésor et des Trésoriers régionaux qui ont prêté serment les 18 et 22 mai 2009 et ont pris fonction dans leurs postes respectifs.
Ce sont les comptables publics principaux du Trésor qui rendent compte de leur gestion à la Cour des Comptes. Les comptables régionaux dépendent des comptables principaux. Les comptables publics sont financièrement responsables de la mauvaise gestion des dépenses publiques qui sont passées par leurs mains. C’est pourquoi ils doivent déclarer leurs biens avant leur prise de fonction.
Plus est, le circuit de la dépense est informatisé avec le logiciel appelé Système intégré de gestion des finances publiques (SIGFiP). Il est opérationnel depuis le début de l’année 2009 et les opérations de consolidation du système sont en cours. La balance générale du trésor pour le mois de janvier 2010 a été produite à partir du module comptabilité du SIGFiP.
Le comité national de la dette publique est créé par décret pris en conseil des ministres. Une stratégie nationale d’endettement est adoptée et annexée aux budgets, gestion 2009 et 2010. L’audit de la dette intérieure a été réalisé et une stratégie nationale pour son apurement est mise en œuvre.
Environ 18 milliards de francs Cfa ont été mobilisées et ont servi à payer la dette commerciale intérieure. Cette opération a commencé en août 2009 et continue au cours de cette année. En plus, le projet de loi portant code des investissements est en cours de finalisation conformément aux directives de l’UEMOA et aux standards internationaux.
Les banques à capitaux publics (BTD, BTCI, UTB, BIA-TOGO) sont restructurées. Leurs créances compromises, reprises par l’Etat, ont été titrisées. Ces banques sont aujourd’hui solides pour financer l’économie.
Au niveau des entreprises publiques et des banques à capitaux publics, le gouvernement a procédé à trois appels à candidatures pour la sélection des Commissaires aux Comptes et des nouveaux commissaires ont effectué leur mission malgré quelques résistances.
Des commissaires aux comptes ont été sélectionnés également pour auditer les Centres Hospitaliers (CHU, CHR, CHP), l'Institut National d'Hygiène, les Universités, la mairie de Lomé... Un autre appel à candidatures sera lancé au cours de cette année pour sélectionner des commissaires aux comptes pour d'autres entités publiques (TVT, les Radios Lomé et Kara etc..). Une Commission nationale d'audit des auditeurs a été mise en place pour vérifier la qualité du travail de ces Commissaires aux Comptes. Les commissaires aux comptes ont été sélectionnés conformément aux procédures en vigueur et vont aider ces entreprises ou établissements publics à tenir une bonne comptabilité et respecter les règles d'une bonne gestion conformément aux normes internationales.
Et le projet de loi sur la passation des marchés publics a été voté par l’Assemblée nationale. Les textes d’application du code des marchés publics ont été pris par décrets présidentiels le 30 décembre 2009. Il a été créé une Direction nationale du contrôle des marchés publics, une Autorité de régulation des marchés publics et les Cellules de contrôle. Les cellules de contrôle des marchés publics dans les cinq ministères sectoriels prioritaires et à la municipalité de Lomé ont été créées par arrêtés ministériels. Le journal de la Chambre de Commerce et d'Industrie du Togo (l'entrepreneur) paraît régulièrement avec les contrats des marchés approuvés. Le personnel clé chargé d'animer ces nouvelles structures a été nommé par décret le 30 mars 2010. Les organes de contrôle de la gestion des finances publiques sont renforcés. L'Inspection Générale des Finances (IGF) qui est le bras armé du Ministre de l'Economie et des Finances a été créée en 2008. Elle a réalisé 100% de son programme de travail en 2009 (huit missions au programme et deux missions commandées par le Ministre de l'Economie et des Finances).
Elle continue ses missions au cours de cette année 2010. Les services du Ministère de l'Economie et des Finances ont été les premiers contrôlés (DF). La CNDH, le ministère de l'Environnement et des Ressources Forestières et la Direction du Cadastre ont été contrôlés. D'autres structures de l'Etat sont actuellement en train d'être contrôlées.
Les 27 magistrats de la Cour des Comptes sont nommés le 24 juin 2009 par décret, conformément à la loi organique du 10 juillet 1998. Ils ont prêté serment le 16 septembre 2009 et ont pris fonction. Les lois de règlement relatif aux gestions des années 2007 et 2008 ont été transmises à la Cour des comptes.
Au Ministère des Travaux Publics et des Transports
Ici, on note la dissolution (formelle) du Fonds d'Entretien Routier (FER) et la création par décrets de nouvelles structures : le Fonds Routier (FR), la Compagnie Autonome des Péages et de l'Entretien Routier (CAPER) et le Conseil National des Routes (CNR). Le décret portant agrément des entreprises des Travaux Publics a été pris et permet désormais de suspendre ou de retirer l'agrément ou de refuser l'attribution de marchés aux entreprises qui exécutent mal les travaux qui leur sont attribués par appel à concurrence.
Au Ministère de l'Agriculture, de l'Elevage et de la Pêche
Les réformes ont consisté en la réorganisation du ministère à l'instar des autres ministères, les audits de la SOTOCO et sa dissolution, la création de la Nouvelle Société Cotonnière du Togo, la sélection en août 2009 d’un Directeur général et un Directeur général adjoint de la NSCT après un appel à concurrence, la participation des producteurs du coton au capital social de la NSCT pour 40%. Et le mécanisme de fixation de prix de coton graine aux producteurs par rapport aux cours mondiaux et la création de l'Agence Nationale pour la Sécurité Alimentaire.
Au Ministère des Mines et de l'Energie
Un audit financier et stratégique du secteur de l'énergie (CEET) est réalisé. Un contrat de performance a été signé entre l'Etat et la CEET. Une stratégie d'apurement de la dette de l'administration générale, des sociétés et hôtels d'Etat, des établissements publics à budget autonome et les collectivités locales envers la CEET a été élaborée afin d'éviter une accumulation future des arriérés et de donner plus de ressources à la CEET afin de lui permettre de satisfaire au mieux sa clientèle et de respecter le contrat de performance signé entre elle et le gouvernement le 3 février 2009. Le tout conclu par une titrisation de la dette envers la CEET par l'Etat.
Plus est, il y a eu la loi portant libéralisation du secteur de l'énergie, le projet d'audit de la TdE et de restructuration de ladite société, la dissolution de OTP/IFG et création de la Société Nouvelle des Phosphates du Togo (SNPT), l’audit stratégique et restructuration de la Société Nouvelle des Phosphates du Togo (SNPT), l’élaboration et adoption de la stratégie de développement du secteur des phosphates, l’adhésion du Togo à l'Initiative de Transparence dans les Industries Extractives (ITIE) pour une meilleure la transparence. Les textes d'application ont été pris et le coordonnateur national de l'ITIE est nommé.
Au Ministère de la Justice
On recense le renforcement des capacités de l'administration de la Justice et des capacités pour l'indépendance et l’amélioration du fonctionnement des juridictions. Le contrôle juridictionnel a été effectué dans toutes les juridictions et maisons d'arrêt sur toute l'étendue du territoire national et des sanctions ont été prises contre certains comportements. Le SP-PRPF note l’amélioration de l'accès au droit et à la justice, la mise en place de l'aide juridictionnelle et l’élaboration de la politique sectorielle et d'un contrat de performance de la justice.
Rappelons que le diagnostic de la Fonction publique et des entreprises publiques a engendré les audits financiers et stratégiques des grosses entreprises publiques (Togotélécom, Sotoco, OTP/IFG et CEET, TdE, etc.).
Dans les finances publiques, le pouvoir a adopté le PEFA 2008 (Dépenses publiques et responsabilité financière) et le PEMFAR 2006 et 2009 (Revue des dépenses publiques et de la gestion financière de l’Etat).

Forum BOAD cinquantenaire des pays de l’UEMOA
Vers la mise en place de nouvelles orientations pour le développement
Le Forum de la Banque Ouest-Africaine de Développement (BOAD) sur le cinquantenaire des indépendances dans les pays membres de l'UEMOA s’est achevé mercredi à Lomé sur un souhait des participants de voir reconduire ce forum dans les prochaines années pour faire « le bilan des orientations préconisées ».
Organisé sous le thème : "Développement durable et promotion de grands projets structurants dans l’UEMOA : évaluation des réalisations et défis à relever" , ce forum a permis, pendant les deux jours, aux experts de l’UEMOA et aux partenaires en développement de faire le bilan des maux qui ont miné l’Afrique pendant ces cinquante ans d’indépendance pendant lesquels on a non seulement parlé des coups d'Etat, des conflits ethniques, territoriaux et frontaliers mais aussi des nouvelles pandémies (Sida, fièvre Ebola et autres maladies chroniques) ; des villes trop vite grandies et trop vite devenues mégapoles, avec des jeunes en quête d'emplois, dont certains se voient obligés de se lancer sur les chemins d'une aventure incertaine, de la démographie galopante et de la faim. Néanmoins ont-ils noté ces dix dernières années ont des avancées avant la crise économique de 2008.
Selon les participants, pour sortir le continent des difficultés des cinquante dernières années, les décideurs africains doivent être guidés par une obligation de résultats axée sur une approche méthodique pour plus d’efficacité.

« Les efforts doivent être concentrés sur l’accès au service de base, au plus grand nombre des populations de l’UEMOA avec un accent particulier sur la résolution des besoins du monde rural. Pour lui, il s'agira, entre autres, de garantir l'eau potable aux 40% des populations qui n'y ont pas encore accès, l'énergie électrique aux 83% des populations qui en sont privés, la sécurité alimentaire par une modernisation de l'agriculture, mais aussi l'accès au service financier aux 93% des populations des pays membres de l'Union », a indiqué M. Abdoulaye Bio-Tchané, président de la BOAD.
D'autre part, les participants ont mis l’accent sur la promotion du développement durable, en accélérant le développement des infrastructures, notamment par des investissements massifs dans les routes, les pistes rurales, les ports, les aéroports et les télécommunications. Le tout sur fond de renforcement de l'intégration régionale.
M. Abdoulaye Bio-Tchané qui a dit avoir vécu les échecs et les progrès enregistrés par l'Afrique croit fortement en l’avenir du continent. «Je rêve d'une Afrique où règne la paix ; je rêve d'une Afrique prospère ; je rêve d'une Afrique forte et indépendante ; je rêve d'une Afrique ouverte sur le monde et y ayant une place reconnue ; je rêve d'une Afrique fière et qui croit en sa jeunesse ; enfin d'une Afrique compétitive. J'ai foi en l'Afrique et j'ai confiance en notre peuple», a-t-il souhaité.
Notons que la cérémonie d'ouverture de cette rencontre qui a regroupé des décideurs des pays membres, des experts et des communicateurs de la sous-région, a été rehaussée par la présence de M. Gilbert Houngbo, Premier ministre togolais.
Le Chef du gouvernement, en procédant à l'ouverture des travaux du forum, a vivement salué la BOAD, d'abord pour les actions multiformes qu'elle a réalisées en faveur de la promotion du développement des pays de l'espace UEMOA, mais aussi et surtout pour avoir pris cette initiative de créer, à travers l'organisation de ce forum, un cadre d'échanges et de réflexions sur le chemin parcouru par les Etats membres de l'Union durant ces 50 années d'indépendance, mais surtout sur les orientations nouvelles du développement en Afrique pour l'avenir.

Sur le marché interbancaire de l’UMOA
Le Togo a emprunté 3,2 milliards Cfa début juin
Les opérations effectuées sur le marché interbancaire de l’Union monétaire ouest africaine (Umoa), au cours de la période du 2 au 8 juin 2010, ont atteint le niveau de 75,70 milliards de francs Cfa, équitablement rétablis à 37,850 milliards de francs entre les prêts et les emprunts.
Seuls des établissements bancaires de six pays de l’Union ont participé aux opérations, dont le Togo qui a enregistré 1,7 milliards de francs de prêts contre 3,200 milliards d’emprunts.
Les établissements du Mali et du Niger n’ont pas participé ces opérations dont le taux moyen pondéré a été fixé à 4,50%, avec un minimum de 2,25%.
Le Sénégal vient en tête avec des prêts de 13,50 milliards de francs pour 5,50 milliards d’emprunts, suivi du Bénin avec 10,5 milliards de prêts pour 7,00 milliards d’emprunts. Viennent ensuite la Côte d’Ivoire avec 9,75 milliards de prêts contre 18,75 milliards et le Burkina Faso qui a enregistré 2,40 milliards de prêts contre 2,90 milliards de francs d’emprunts. La Guinée-Bissau n’a enregistré que des emprunts à hauteur de 0,50 milliard de francs.
Le taux maximum a été fixé à 6,75%.

Livres
Sale temps pour le marché des librairies par terre

Autrefois lucratives, les librairies par terre ou la vente de livres sur les trottoirs, permettent aujourd’hui à peine à leur propriétaire de vivoter. Les jeunes s’intéressent peu aux livres, l’Internet devenu le moyen d’information et de culture par excellence a ravi la vedette aux librairies et bibliothèques.

Cet après-midi du mardi 15 juin, Régis avec ses documents de la classe de première CD soigneusement rangés dans un sac en plastique, arrive au marché des librairies par terre de Lomé, à Assivito. Il vient ainsi, quelques heures après la proclamation des résultats du baccalauréat première partie (BAC1) vendre ses documents.
«J’ai quitté la première, à quoi bon garder ces livres avec soi alors que j’ai besoin d’argent pour faire la fête avec mes amis ce soir», a-t-il avancé. En fin de compte, il ne partira qu’avec 13.000fcfa de vente contre un coût d’achat de 42000fcfa en début d’année scolaire. «Les ventes ont régressé et nous sommes obligés de nous approvisionner à moindre coût pour éviter de grosses pertes », explique Koudjo B. bouquiniste. Dans ces genres de librairies tout le monde peut s’acheter à moindre coût livres neufs et anciens, manuels scolaires et romans.
À l’instant, s’approche un étudiant. Il cherche un certain nombre de documents pour la rédaction de sa thèse. «L’accès aux livres est difficile pour nous autres étudiants. La librairie universitaire n’est pas assez riche et on a souvent des difficultés pour en acheter dans des grandes librairies», affirme Yaotsè G., qui ajoute que certains de ses camarades ont abandonné leurs études car ils n’avaient pas les moyens de se procurer les livres dont ils avaient besoin.

A quelques mètres au milieu d’un amas d’ouvrages, Koffa y règne en maître. A priori, rien ne le distingue des autres, si ce n’est ses trente années d’expérience dans la vente de livres d’occasion.
Et, comme la plupart des bouquinistes, il ne sait ni lire ni écrire l’anglais ou l’allemand, mais cela ne l’empêche pas d’être un vendeur hors pair qui sait trouver en deux temps trois mouvements le livre ou un ouvrage similaire que recherche le client.
«Je n’ai jamais franchi la classe de 6ème, mais je peux orienter les acheteurs vers les ouvrages anglais, allemands ou arabes grâce à l’expérience que j’ai dans le métier», lance-t-il fièrement. «Je n’ai jamais lu de livres dans ces langues, mais je sais ce que contient chacun des livres que je vends », se vante-t-il.
Roger, quant à lui, a commencé à vendre des livres lorsqu’il était en classe de terminale.
Ayant très vite compris que ce marché permettait aux togolais d’acheter des livres à des prix abordables et dans un contexte qui leur était familier, il a abandonné ses études pour se consacrer au métier de bouquiniste. Une décision qu’il regrette aujourd’hui. «Tu peux passer des mois à ne vendre aucun livre. Je suis obligé de joindre les deux bouts en faisant du zèmidjan. Il faut toujours attendre la rentrée scolaire pour faire de belles affaires», raconte t-il très peiné. 
Ces librairies par terre jouent un rôle particulièrement important en période de rentrée scolaire parce qu’elles permettent de se procurer des livres à des prix abordables, dans un pays où le SMIG avoisine les 30.000fcfa. Les livres scolaires sont chers. Dans les librairies classiques, certains parents d’élèves payeraient toute une fortune pour acheter les livres de chaque enfant
« Nous, on vend des livres d’occasion et on fait des échanges. Si un élève entre en 3ème, il nous donne ses livres de 4ème et reçoit en échange, moyennant une somme modique, les livres de son nouveau programme scolaire», martèle Roger.
Bien que la population togolaise tende à s’instruire, le goût de la lecture n’y est cependant pas prononcé. Et, les éditeurs n’arrivent pas écouler leurs produits dans les librairies classiques qui ne couvrent pas tout le territoire et affichent souvent des tarifs inabordables pour le citoyen moyen.

Journée mondiale des réfugiés
Très difficile pour les réfugiés de rentrer chez eux
Cette année, les Nations unies voudraient profiter du 20 juin, journée mondiale des réfugiés, pour t attirer l’attention du monde sur la baisse du nombre de réfugiés qui parviennent à rentrer chez eux. «Retrouver un chez-soi », est le thème de la journée de cette année. La commémoration du 20 juin en 2010, met en lumière la situation tragique des 15 millions de réfugiés de par le monde – dont plus des trois quarts se trouvent dans les pays en développement – que les conflits ou les persécutions ont arrachés à leur foyer, a cité Ban ki Moon, secrétaire général de l’ONU dans son message de circonstance.
Pour nombre de réfugiés aujourd’hui, du fait de l’urbanisation galopante, le foyer n’est même plus un camp surpeuplé dirigé par un organisme humanitaire international, mais un simple abri de fortune dans un bidonville en périphérie d’une grande ville d’un pays en développement.
«Les réfugiés font partie des groupes les plus vulnérables de ces villes qui poursuivent leur croissance exponentielle. Ils ont toutes les peines du monde à accéder aux services de base : assainissement, santé et éducation », poursuit le message.
De surcroît, les conséquences de la crise financière et économique mondiale ne font qu’aggraver le risque qu’ils courent d’être marginalisés et de tomber dans le dénuement le plus complet.
D’après l’ONU, en 2005, plus d’un million de personnes ont pu être rapatriées volontairement. L’année dernière, on n’en a compté que 250 000, soit le chiffre le plus faible ces 20 dernières années. Cette situation s’explique surtout par l’instabilité persistante en Afghanistan, en République démocratique du Congo et dans le Sud Soudan.
Depuis 1991, toutes les élections togolaises, excepté celles de 2010 et de 200, ont été accompagnées de violences ce qui a forcé une partie de la population locale à se réfugier au Bénin et au Ghana. Ainsi, 300.000 Togolais avaient été accueillis au Bénin en 1993.
Mais depuis l’apaisement de la situation politique depuis 2005, tout semble rentrer dans l’ordre et les Togolais retrouvent leur sérénité.


© L’Union du 18 juin 2010

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