Commerce frelaté

29/01/2010
Commerce frelaté

Le gouvernement a décidé d’interdire la vente d’essence frelatée ; certes moins chère qu’un litre à la pompe, mais de très mauvaise qualité. Les petits vendeurs n’ont toutefois pas dit leur dernier mot, affirme vendredi L’Union. Ils ont le ferme intention de se réorganiser en baissant leur prix et en installant des stations-service sauvages à leur domicile.
La police interdit toute vente d’essence frelatée dans les rues.
Ce phénomène n’est pas propre au Togo. D’Abidjan à Dakar, de Ouaga à Cotonou, le marché parallèle est très important.
Méfiance toutefois car l’essence vendue au marché noir est parfois coupée avec des produits chimiques ou de l’eau. De quoi détruire les moteurs de voiture et de moto.
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Verbatim
Passons à autre chose !
Le processus électoral en vue de l’élection du prochain Président de la République togolaise continue son bonhomme de chemin malgré les vacillements. Depuis près de deux années maintenant, tous les regards sont tournés vers ce scrutin dit de la dernière chance à cause de l’ultimatum de la communauté internationale. Les principaux partenaires au développement du Togo s’accordent pour aider considérablement notre pays pour sa relance économique à condition que le prochain scrutin se passe dans des normes démocratiques requises à savoir : transparence, équité et sans violence. Au cas contraire, ce sont des sanctions politico-économiques qui attendent une fois encore notre pays. L’aide au développement sera interrompue, la coopération sera suspendue, etc. Ainsi, le Togo est-il surveillé comme l’huile sur le feu. L’Union européenne (UE), principale financière du scrutin, veille au grain sur le processus électoral.
Le vendredi 22 janvier dernier l’UE a encore tenu une séance, la septième du genre, et ce, conformément à l’article 8 de l’Accord de partenariat ACP-CE signé en juin 2000 à Cotonou, avec le gouvernement togolais le dialogue politique sur les questions de l’élection présidentielle prochaine. La rencontre a permis aux deux délégations (sept ministres côté togolais et douze personnalités du corps diplomatique de l’Union Européenne) d’analyser notamment les aspects liés à la révision des listes, au dépôt des candidatures, aux perspectives et contraintes du processus électoral, à la sécurisation et l’observation de l’élection et au rôle des médias. Au cours de la séance, le chef de la délégation européenne, Patrik Spirlet a félicité le gouvernement pour les efforts fournis dans le processus de réconciliation nationale, les réformes institutionnelles et économiques. Parlant du scrutin, il a annoncé la nomination d’un chef parlementaire espagnole pour la mission électorale au Togo et a émis le vœu que l’élection se déroule dans la paix et la sécurité.
Pour sa part, le ministre d’Etat, ministre de l’Administration Territoriale, de la Décentralisation et des Collectivités locales, porte-parole du gouvernement, Pascal Akoussoulèlou Bodjona s’est réjoui de l’engagement de l’UE à accompagner le Togo jusqu’à la réalisation de ce processus électoral. Il a, par ailleurs, révélé que les deux parties ont salué la mesure prise par la CENI d’effectuer un jour de plus de révision des listes dans les centres où l’opération n’avait pas eu lieu. Selon lui, le gouvernement togolais et l’UE ont apprécié les résultats de la révision des listes qui sont restés dans la marge des tendances indiquées par l’Union Européenne.
Voilà qui doit mettre fin aux inquiétudes de ceux qui veulent la reprise totale des opérations de révision de la liste électorale et un report de la date du scrutin. Au lieu de se cantonner sur une revendication démunie de toute substance et qui désorganise la machine électorale des candidats, et si on passait à autre chose ?

Vers un nouveau statut de la zone franche togolaise
Une imposition par paliers remplace la pause fiscale de 10 ans
De sources proches du ministère de l’Industrie, le processus d’abrogation de la loi du 18 septembre 1989 portant statut de zone franche de transformation pour l’exportation est presque bouclé, après le travail du comité interministériel ad hoc. Un prochain conseil des ministres devra l’officialiser. L’une des innovations est le remplacement de la pause fiscale de 10 ans par une imposition par paliers, avec des avantages fiscaux précis :
- Impôt sur les sociétés ou Impôt minimum forfaitaire : stabilisation de l’impôt sur les sociétés au taux de 0% pendant les cinq premières années, paiement de l’impôt sur les sociétés au taux de 8% sur le bénéfice imposable de la 6ème à la 10ème année, paiement de l’impôt sur les sociétés au taux de 10% sur le bénéfice imposable de la 11ème à la 20ème année, paiement de l’impôt sur les sociétés au taux de 20% sur le bénéfice imposable à partir de la 21ème année ou, à partir de la 6ème année, le paiement de l’impôt minimum forfaitaire proportionnellement correspondant.
- Impôt sur les dividendes : exonération de l’impôt sur les dividendes pendant les cinq premières années, paiement de 50% du montant de cet impôt calculé dans les conditions de Droit commun de la 6ème à la 10ème année et application du Droit commun à partir de la 11ème année.
- Taxe sur salaire : stabilisation de la taxe sur les salaires au taux réduit de 2% pendant la durée de vie de l’entreprise agréée.
- Taxe professionnelle : exonération de la taxe professionnelle pendant les cinq premières années, paiement de cette taxe au taux de 5% du montant de la taxe calculée de la 6ème à la 20ème année et paiement de cette taxe au taux de 15% du montant de la taxe calculée à partir de la 21ème année.
- Taxe foncière : exonération de la taxe foncière pendant les cinq premières années, paiement de cette taxe au taux de 5% du montant de la taxe calculée de la 6ème à la 20ème année et paiement de cette taxe au taux de 15% du montant de la taxe calculée à partir de la 21ème année.
- Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) : exonération de la TVA sur les travaux et services réalisés pour le compte de l’entreprise inscrite en zone franche.
L’information était déjà révélée dans l’exposé des motifs du projet de loi de finances 2009. Les exonérations accordées aux entreprises agréées en zone franche ne sont pas supprimées mais réduites graduellement jusqu’à la fin de la pause fiscale, lit-on. Dans les faits, des abus transparaissent dans la jouissance de ce délai. Et les avantages accordés aux produits fabriqués en zone franche créent des distorsions dans le commerce mondial dès lors que les produits qui y sont fabriqués n’ont pas les mêmes traitements.
Aujourd’hui, la réduction des exonérations fiscales vise à s’aligner sur la conditionnalité structurelle en matière d’orthodoxie budgétaire telle que recommandée par les bailleurs de fonds dans le cadre des programmes de réforme en cours visant la transparence et la bonne gouvernance économique. Réunis début décembre 2008 en Journées portes ouvertes, des chefs d’entreprises soucieux estimaient contribuer déjà lourdement au système financier traditionnel par une participation conséquente au produit intérieur brut (PIB) national. Même si tous s’accordent que la zone franche pose des équations à résoudre. L’Etat, lui, cherche à engranger le maximum de recettes internes. Il faut donc réduire la durée de la pause fiscale.

Mis en place dans les années 80 sur recommandation des bailleurs de fonds pour entamer l’industrialisation des pays en développement et absorber le chômage, la zone franche togolaise produisait, fin 2008, 8.220 emplois avec 59 entreprises, une masse salariale de 5,2 milliards FCfa et 5,433 milliards FCfa d’impôts et taxes pour la seule année 2007. A l’horizon 2013, la Société d’administration de la zone franche entend atteindre 101 entreprises en activité et 10.000 emplois aux Togolais.

Possibilité de saisir le tribunal du Travail

«La zone franche est un monde non droit», ne cessent de répéter des leaders syndicalistes togolais pour aborder les conditions du travail et les méthodes de règlement des conflits de travail. Et, selon de sources autorisées, la loi de 1989 qui régit jusque-là la zone franche est muette sur le règlement des litiges de travail. «Ce n’est qu’un seul article du décret n°90/40 du 4 avril 1990 pris en application de la loi qui en parle», révèle-t-on. Autrement, il est plus fait recours au règlement à l’amiable par la Société d’administration de la zone franche (SAZOF) pour concilier les positions des employés et des responsables des entreprises agréées. Au point où la majorité des employés plaignants s’avoue perdante dans tous les cas.
Visiblement, le gouvernement ouvre une brèche pour corriger les lacunes. Une possibilité est ouverte aux justiciables de saisir le tribunal de travail après épuisement des voies amiables. Ainsi, les dispositions du code de travail s’appliquent aux entreprises bénéficiaires du régime de la zone franche. Toutefois, ces entreprises ne sont pas soumises aux formalités et procédures suivantes du code de travail : procédures et formalités de recrutement et de licenciement individuel et collectif, procédures d’arbitrage et de règlement des contentieux individuels et collectifs du travail et système de classification des catégories professionnelles. Des questions étant traitées par les conventions collectives régissant la zone franche.

De la promesse aux enjeux du pouvoir
La réalité des 20 Plus de Faure (2ème partie)
Démocratie
Jusque-là, le Togo était mis sur le banc des accusés pour déficit démocratique. Et Faure Gnassingbé, étant membre du système accusé au titre de ministre et député, en est conscient. «Je poursuivrai la marche du Togo vers la démocratie et l’Etat de droit», inscrivait-il au premier point de ses 20 Plus. Plus est, il promettait associer l’ensemble de la classe politique à l’évaluation de notre système démocratique pour que chacun puisse apporter sa pierre à l’édifice démocratique, organiser des élections législatives libres et transparentes. C’est le soubassement de sa détermination matinale dès la première année de sa mandature. Pari gagné. Des fois, dans l’adversité avec des thuriféraires de l’immobilisme qui n’en veulent pas.
L’ouverture politique a été réelle depuis 2005. L’unanimité est faite autour des signes distinctifs : négociations politiques ayant conduit à la signature historique de l’Accord Politique Global (APG) en août 2006, apaisement du climat politique et enracinement de la démocratie et de l’Etat de droit, financement des partis politiques (pour la première fois depuis son institutionnalisation en 1992), mise en place d’un cadre permanent de dialogue et de concertation, adoption par l’Exécutif du statut de l’opposition, organisation le 14 octobre 2007 d’élections législatives transparentes, sans violences et saluées par la communauté nationale (même les critiques aveugles) et internationale, etc. Le président Faure a brisé le mur virtuel qui a toujours existé entre les groupes politiques. Un dialogue social implique fortement la société civile qui est aussi invitée dans des structures nouvelles comme la Commission «Vérité, Justice et Réconciliation». Dans la recherche de la démocratie, des institutions sont réformées au bénéfice final du citoyen : Cour constitutionnelle, Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (HAAC) et Commission nationale des droits de l’homme (CNDH).
Seulement, le citoyen ne se sent pas trop protégé. Faure Gnassingbé promettait en 2005 de renforcer les pouvoirs du médiateur pour que les citoyens soient effectivement protégés contre l’arbitraire. Aujourd’hui, le successeur de feu Lawson Fessou n’est toujours pas connu. Et la récente réunion des médiateurs a été effective à Lomé sans le Togolais. Selon la loi, le médiateur de la République, autorité administrative indépendante nommée par décret pour un mandat de trois ans renouvelable, est chargé de régler les conflits non juridictionnels entre les citoyens et l'administration. Deuxième attente des populations depuis 5 ans : le Sénat promis pour assurer la meilleure représentation des forces régionales et des élites religieuses, traditionnelles ou syndicales. Pour l’heure, l’actuelle Assemblée nationale continue de jouer légalement les deux rôles. Le Sénat se compose de deux tiers de personnalités élues par les représentants des collectivités territoriales et d'un tiers de personnalités désignées par le Président de la République, pour un mandat de cinq ans. D’aucuns répondront que la préparation a été plus longue que la pratique.
Le développement de la décentralisation avec des pouvoirs réels aux collectivités locales était aussi annoncé. Ceci devra se conforter par la tenue des élections locales – attendues depuis 1987 pour remplacer les délégations spéciales – qui rapprocheront la démocratie des administrés. Même s’il faut avaliser la volonté d’avancer, manifeste par l’adoption des textes législatifs relatifs à la décentralisation et la création de nouvelles préfectures et sous-préfectures (qui sent plus une déconcentration du pouvoir central), l’organisation des locales s’annonce finalement pour l’après présidentielle. Car, il faut d’abord mobiliser les fonds pour les sièges des conseils élus, la délimitation géographique des communes et la vulgarisation du concept. Dans la loi de finances 2008, une dotation de trois milliards de francs Cfa y avait été inscrite.
Gouvernance et Fonction publique
Le journal L’Union ne pensait pas trop encenser en écrivant dans son n°253 que le Togo des réformes économiques a davantage bougé. Il s’agit, en réalité, d’un point de chute des efforts entamés depuis 2005 avec l’accompagnement des experts de la Banque mondiale et du FMI. On y lit entre autres l’amélioration de la transparence dans la gestion des finances publiques par la mise en place des trésoreries régionales, de la Cour des Comptes et de l’Inspection Générale des Finances, la réhabilitation du Trésor public, l’adoption imminente d’un nouveau code des marchés publics, l’élaboration en cours d’un nouveau code des investissements et d’une nouvelle loi sur la zone franche, …
En présentant le bilan de 5 ans de changement, le gouvernement avait fait sa liste : appui aux initiatives de plus de 20.000 jeunes, création et inauguration de l’Agence Nationale Pour l’Emploi (ANPE), formation de plus de 3.500 jeunes diplômés en entreprenariat, recrutement de plus de 14.000 nouveaux agents dans la fonction publique, augmentation successive des salaires de 5% en 2007 et 3% en 2008, doublement du SMIG en 2008 et allégement de l’Impôt sur les Revenus des Personnes Physiques (IRPP) de 10% en 2009 et 8% en 2010. Une prouesse si l’on relit le sevrage économique imposé au pays depuis 1993.
Au départ, Faure Gnassingbé disait à travers les bourgades : «je ferai
pour l’emploi et le bien-être des fonctionnaires. Nous reprendrons dans tous les secteurs le recrutement par concours des jeunes fonctionnaires. Je débloquerai les avancements avec effet immédiat. J’assurerai le paiement des arriérés de pension aux agents permanents. J’assurerai la régularité des salaires. Je ferai en sorte que l’administration assure le meilleur service aux citoyens. L’Etat et ses fonctionnaires ne doivent avoir d’autre but que d’assurer le bonheur des citoyens. Une évaluation du travail de chaque administration sera régulièrement accomplie avec le concours des fonctionnaires. Les autorisations administratives préalables inutiles seront supprimées. Dans chaque administration, un délégué du médiateur recevra les plaintes des citoyens et devra remédier aux manquements constatés. La Cour des comptes sera mise en place. L’obligation pour chaque titulaire d’une fonction publique de rendre compte de son mandat sera instaurée». Au bilan, on peut aisément remarquer que le recrutement massif et le traitement des fonctionnaires ont été les grands efforts pour un Etat qui doit compter sur ses fonds propres en priorité.
Pour le reste, il n’est pas facile d’agir sur des attitudes individuelles. L’administration n’a toujours pas totalement conscience du service public à donner. Ici, le politique ne peut que promettre, avec espoir… Le commis de la fonction publique ne rend pas compte et son évaluation se limite, peut-être, à la promotion qui peut être discrétionnaire. Le mérite de l’actuel locataire du palais de la Marina est d’avoir largement entamé le labour ; il doit savoir qu’on ne peut totalement vider sa gibecière ou emblaver le champ disponible. Il faut tenir compte des intempéries. Du coup, il y a des promesses à reconduire.
Villes et Habitat
Ce Plus fait, à coup sûr, partie des points à reconduire. Précisément dans sa deuxième composante. Visiblement, l’expérience de la création d’un ministère de la Ville n’a pas trop mordu. Faure, lui, a honoré son engagement. Avant l’actuel gouvernement, des critiques ont indexé les différents titulaires du portefeuille remarqués par le déversement des poubelles dans les rues de Lomé. Celles-ci, incomprises, ne souvent pas souvent vidées à temps. Parallèlement, la gestion des ordures est toujours fauchée par la pratique des dépotoirs intermédiaires. Le président sortant voulait pourtant améliorer le cadre de vie par son initiative. Ici, le défi est de changer les mentalités au point de revivre la discipline citoyenne des années 80.
«Politique du logement pour tous. Je favoriserai le crédit à l’habitat par la création d’une banque de l’habitat. Je ferai construire des maisons à bon marché pour faciliter le logement des jeunes accédant à la vie active et de tous ceux qui ont besoin de se loger dans de meilleures conditions. J’apporterai une aide au transport urbain et aux voies de circulation. J’associerai les citoyens à la gestion de la ville. Je développerai des programmes de loisirs et d’aménagement», dixit Faure en 2005.
Après cinq ans, le citoyen lambda veut la réduction du coût des matériaux de construction et des terrains à bâtir, la fin de la hausse anarchique des prix des loyers d’habitation et des baux commerciaux, insupportables pour l’autochtone. Surtout qu’ils sont fixés arbitrairement en violation du décret 61-121 du 12 décembre 1961 portant réglementation des loyers des locaux d’habitation. Il rêve de voir ces logements sociaux qui aident à disposer de sa propre maison sous d’autres cieux. Le bilan montre que des bases sont jetées.
Déjà, à l’étape des projections, quinze projets sont inscrits à un Programme national du logement (PNL) pour le quinquennat 2009-2013, et devront produire 2.500 logements par an, dont 300 à 350 logements au profit des couches sociales ciblées. Coût total du projet : 29 milliards de francs Cfa, dont 9,09 milliards de contribution de l’Etat togolais, le reste devant être recherché auprès des partenaires en développement. Et une Stratégie nationale du logement (SNL), validée en 2003, a été actualisée en 2007 pour coller au développement du secteur. L’objectif étant «de fournir, à l’avenir, un logement décent, à tous mais surtout aux ménages à revenus faibles et intermédiaires». Il s’agit d’un logement d’un coût abordable répondant à des normes minimales de sécurité, d’assainissement, d’occupation et de stabilité structurelle et temporelle, convenablement desservi par les infrastructures et, si possible, proche du lieu de travail et des équipements collectifs.
Au préalable, le parc immobilier actuel devra être amélioré par une refonte de la législation, la création d’une Société d’équipement des terrains urbains (SETU) chargée de produire des parcelles assainies accessibles aux ménages pauvres est envisagée. Et la mise en place d’un Fonds spécial de développement de l’habitat et d’une Epargne logement. En 2010, le Togo devra lancer, et ce deux fois l’an, la quinzaine de l’habitat, une foire pour la liquidation des matériaux de construction. La plénitude du Programme environnement urbain de Lomé (PEUL) doit relooker la capitale. Saluons le projet d’éclairage des rues de Lomé !

A un mois de la présidentielle du 28 février
Une journée de plus pour 115 centres de révision des listes
«On a enregistré des Centres de Révision et de Vote (CRV) qui n'ont pas du tout fonctionné ou qui n'ont fonctionné que partiellement. La CENI décide donc de reprendre la révision dans ces CRV pour un jour avec du matériel et du personnel conséquents». Cette promesse de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) est tenue depuis ce début de semaine par un communiqué appelant les populations des localités concernées à répondre aux séances de rattrapage. Au décompte, 25 préfectures et 115 centres de révision et de vote sont identifiés pour rouvrir leurs portes ce 31 janvier 2010.
«C’est une liste qui nous a été communiquée par le Centre National de Traitement des Données où sont centralisées toutes les données issues de la révision des listes électorales. La CENI mettra deux kits et trois Opérateurs de saisie (OPS) à la disposition des CRV concernés par la révision, au lieu d’un kit et deux OPS», a précisé le président Taffa Tabiou à notre confrère en ligne savoirnews.com. Et dans les dernières prévisions, le corps électoral pourrait augmenter de 11% par rapport à l’effectif de 2.908.000 d’électeurs enregistré lors des législatives de 2007.
Depuis la fin des opérations de révision des listes électorales le 11 janvier dernier, les résultats sont pour transmis au Centre national de traitement des données (CNTD) qui continue de procéder au dédoublonnage, à l’évaluation des duplicatas, des transferts et autres afin de constituer le corps électoral définitif déjà convoqué par le chef de l’Etat pour le 28 février.
En attendant, des opposants repoussent déjà la solution de la CENI, après avoir exigé la reprise totale des opérations de révision des listes électorales. Motif pris des disfonctionnements ayant empêché le déroulement normal des opérations de révision, des pannes répétées des groupes électrogènes, des défaillances fréquentes des kits électroniques, de la réduction «délibérée» de la durée du temps de travail de révision, du «gonflement des listes» dans la partie septentrionale du pays ou de l’inscription d’étrangers.
Voilà qui lance à nouveau un message de démobilisation des électeurs. Dans un premier temps, l’opposition s’est enfermée dans une logique de report obligatoire du scrutin pendant que les opérations ont débuté dans le sud du pays. Et naïvement, beaucoup y ont cru en se refusant de vérifier si la liste de 2007 est restée intacte. Au même moment, des organisations de la société civile, avec l’appui financier de l’Allemagne, débutaient des tournées nationales de sensibilisation dans le septentrion. Ne manquant pas d’inviter les citoyens à se mobiliser pour la révision le moment venu.
Pis est, il est aujourd’hui brandi l’idée de l’enrôlement de mineurs et étrangers. Alors même que les Comités de listes et cartes (CLC) sont composés des délégués de la mouvance présidentielle et de l’opposition. Que faisaient ces derniers pendant que les présumées fautes se commettaient ? Ce qui repose le problème des militants d’infortune qui représentent souvent les partis sans toujours maîtriser leur mission. Le même disque rayé sera à coup sûr joué au soir du scrutin lui-même.
L’UFC a mystérieusement perdu sa langue
Visiblement, le coup de Fo Gil à son parti se ressent durement au sein du bureau national. Le parti a brusquement disparu des médias, habitué qu’il est à prendre le devant pour tirer les autres de l’opposition. Après la dernière sortie des candidats revendiquant la reprise des révisions électorales, le parti du fils de l’Indépendance se voit ravir la vedette par la candidate Kafui Adjamagbo-Johnson et les autres concurrents. Les lieutenants locaux du Timonier jaune ont perdu les arguments ; la trouvaille de Gilchrist Olympio ne peut être défendue. C’est un conflit ouvert.
Et le bouillant Fabre a été absent de la réunion traditionnelle des mercredis au siège du parti. L’heure est grave et des voix l’ont annoncé pour un voyage éclair à Ouaga chez le facilitateur. Comme si l’application de l’APG s’étend aussi aux crises internes dans les partis nationaux. En réalité, Fabre et Cie n’ont plus celui-là qui les soutient moralement pour faire le boucan et brandir le monopole de la rue. On veut désormais être responsable. Il faut savoir parler car le mal de dos de Fo Gil ne lui permet plus de tout endosser.

Pour une meilleure coordination des actions de développement
Bientôt une Commission de développement durable

Le développement durable s’impose aujourd’hui comme le principal objectif visé par les différentes politiques sectorielles au Togo. Le concept a été évoqué pour la première fois en juin 1972 à une conférence des Nations Unies sur le développement humain tenue en Suède. On estimait là «un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs», explique-t-on au ministère de l’Environnement et des ressources forestières. Mais le concept a évolué dans le temps. Et assimile désormais, à la fois, la prévention, la précaution et la résolution des problèmes écologiques.
La démarche du Togo de mettre en place une Commission nationale de développement durable (CNDD) participe de l’intérêt manifesté par les chefs d’Etat et de gouvernement des pays membres de la Francophonie, à Ouagadougou en novembre 2004, «de contribuer à la promotion d’un développement fondé sur un progrès économique inclusif, un développement social équitable et une gestion maîtrisée des ressources naturelles», indique-t-on. Ouagadougou avait également appelé à l’adoption de stratégie nationale de développement durable, à leur rapprochement au niveau régional et à la valorisation des démarches exemplaires réalisées à cette fin.
La future Commission nationale de développement durable (CNDD) sera l’instance de coordination entre les différents acteurs nationaux du développement dont le but est de concilier le développement socio-économique, la préservation des ressources naturelles et l’amélioration du cadre de vie. Sa mise en place conditionne le fonctionnement effectif du Programme national d’actions décentralisées de gestion de l’environnement (PNADE) en cours de finalisation.
La Commission de développement durable sera chargée, entre autres, de suivre l’intégration de la dimension environnementale dans les politiques et stratégies de développement, de proposer des orientations politiques en faveur du développement durable, d’émettre des avis sur toute politique, toute stratégie de développement susceptible d’affecter l’environnement, les ressources naturelles, l’équité social et l’efficacité économique, etc. Elle sera composée de représentants des institutions publiques et privées, des collectivités territoriales, des ONGs et d’autres personnes morales intéressées, tous nommés par décret du Premier ministre. Ceux-ci se réunissent en Assemblée générale pour définir les actions à suivre.

Pour la modernisation de l’axe Aflao-Sanve Condji
La BAD donne 16 milliards Cfa au Togo

Grâce à son port en eau profonde, le Togo est l'un des points de transit les plus importants pour le commerce maritime pour les pays de la sous-région. D’où l’importance prioritaire que le gouvernement togolais accorde à l'amélioration des niveaux de service des routes entre les différents Etats et les sections de la route dans les zones urbaines. Ceci a justifié un don, le 13 janvier dernier, de 23,31 millions d’unités de compte au Togo, équivalent à 36,6 millions de dollars, ou 16,47 milliards de francs Cfa par le Conseil d’administration de la Banque africaine de développement (BAD) en sa première session de l’année 2010.
Le don au Togo porte sur le financement de la réhabilitation et de la modernisation de la route Aflao-Sanve Condji-frontière du Bénin (Lomé-Port Avepozo Rond point), indique un communiqué de la BAD parvenu à L’Union. La route, dont les deux tiers sont en zone urbaine, fait partie du corridor Abidjan-Lagos qui est la première priorité du programme régional de facilitation des transports de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO). La section togolaise de la route est estimée à 52,7 km dont 28,7 km, réhabilités entre 1998 et 2000 sur un financement de l'IDA (Association pour le développement international-Banque mondiale), sont en bon état.
«La contribution de la BAD permettra au Togo de jouer un rôle clé en tant que corridor de commerce pour les pays enclavés comme le Burkina Faso, le Mali et le Niger, ainsi que pour d'autres pays comme le Ghana et le Bénin», déclare la Banque africaine.
Il y a juste une semaine, pour la reconstruction des ouvrages de franchissement et de réhabilitation des routes en terres et de pistes rurales dans les cinq régions économiques, le Togo a bénéficié d’un prêt de 4,5 milliards de francs de la Banque d’investissement et de développement de la CEDEAO. La remise en l’état des infrastructures du pays fait partie des cinq priorités du gouvernement.
Sur un total de 499,725 milliards de francs de dépenses à effectuer par l’Etat en 2010, 16,85% seront consacrés aux infrastructures notamment routières.

Soutien à la croissance et réduction de la pauvreté au Togo
L’UE appuie fortement le gouvernement

L’Europe a clairement affirmé son «soutien permanent à la bonne gouvernance», et choisi de continuer «à accompagner les autorités gouvernementales dans leurs efforts pour aboutir au redressement économique et au développement durable du pays pour le bien-être de la population togolaise», d’après un communiqué officiel de l’Union européenne lundi à Lomé. Une déclaration qui explique le décaissement, à la même occasion, de la première tranche unique fixe de l’appui budgétaire au profit du Togo. D'une valeur totale de 7,5 millions d’euros, soit environ 5 milliards de francs Cfa, ce décaissement intervient suite aux progrès réalisés par le gouvernement togolais dans la mise en œuvre des programmes de réformes macro-économiques et des finances publiques orientés vers la stabilité du pays.
Ce montant est destiné à alimenter le compte du Trésor public. La deuxième tranche d'appui budgétaire – du même montant de 5 milliards de francs –, dont le décaissement sera conditionné, entre autres, par la finalisation avec succès du plan de réforme de la gestion des finances publiques, est prévue avant la fin de l'année 2010. Les deux décaissements sont le fruit d’une convention de financement d'un montant global de 15 millions d’euros, soit près de 10 milliards de francs, intervenue en novembre 2009, afin de soutenir la croissance, de réduire la pauvreté et d’aider le Togo à atteindre les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD).

Frédéric Lequessim :
« La route Bassar-Kabou sera un exemple de réussite des entreprises togolaises »
Le Directeur général de GER (Groupe d’Etudes et d’Entretien routier)qui va exécuter les travaux de réhabilitation de la route Bassar-Kabou ne cache pas sa joie et promet de faire de ces travaux une réussite à mettre au crédit des entreprises togolaises. C’était le 23 janvier dernier lors de la cérémonie de lancement des travaux.
Votre entreprise GER a été choisie pour exécuter les travaux de réhabilitation de la route Bassar-Kabou et ce matin, l’on a procédé officiellement au lancement des travaux. Pour une entreprise togolaise, c’est une fierté.
C’est un sentiment de joie. Je suis honoré parce que c’est une entreprise togolaise du nom de GER (Groupe d’Etudes et d’Entretien routier) dont je suis le Directeur général qui a été retenue pour exécuter les travaux de réhabilitation.
Ça fait un moment que nous attendions de tels travaux. Maintenant, il nous revient de faire en sorte que ce chantier soit un exemple de réussite des entreprises togolaises et particulièrement de GER. Il est important de prouver à la face des Togolais que leurs entreprises sont capables de réaliser de grands travaux.
GER n’est pas une petite entreprise et nous avons déjà fait des preuves. La réhabilitation de la route Bassar-Kabou apportera, une fois encore, la preuve de notre capacité à offrir des ouvrages de qualité au Togo. Nous l’avons déjà fait ailleurs comme au Grand Marché de Lomé.
L’histoire de cette route remonte au temps colonial comme l’a rappelé le Professeur Charles Kondi Agba. Et, pour le pays bassar qui s’en sert dans les échanges, c’est certainement une bonne nouvelle. Vous l’avez ressenti dès votre arrivée avec tous ces engins?
Bien évidemment. Nous avons déjà commencé le travail depuis un mois. Et quand nous avons débarqué avec nos engins, c’est le soulagement pour le peuple bassar de savoir que dans quelques mois, cette route telle qu’il pratique depuis des années maintes fois chargée et rechargée de latérite et que les pluies ramenaient immanquablement au même point de départ ne sera bientôt qu’un mauvais souvenir. Leur joie est d’autant plus immense parce que les travaux ont été à plusieurs reprises annoncés mais n’ont jamais démarré comme l’a dit le Professeur Charles Kondi Agba.
Les travaux vont durer combien de temps ?
Les travaux vont durer douze mois avec la période des pluies. Mais je ne crois pas que GER fera douze mois sur ce chantier. Parce que nous avons tout le matériel nécessaire pour accomplir dans un délai raisonnable ces travaux.
Quelles sont les caractéristiques de l’ouvrage ?
Notre travail consiste en la réhabilitation d’une chaussée avec un revêtement bicouche de 7 mètres de large avec 2 mètres d’accotements d’un mètre chacun en rase campagne et de 9 mètres de large avec deux trottoirs de 2 mètres de largeur chacun en agglomération.
Et la distance à réhabiliter ?
La distance Bassar-Kabou fait 23 kilomètres, mais il y aussi un contournement de 4 kilomètres à faire. Donc nous réhabiliterons une distance totale de 27 kilomètres

Commercialisation de l'essence frelatée
Les vendeurs se réorganisent face à l’interdit
450 voire 475 Fcfa, c'est le prix d'un litre d'essence frelatée aujourd'hui. Après la récente interdiction du gouvernement de commercialiser et d’entreposer à domicile l’essence frelatée, les vendeurs ont décidé de changer de tactique.
Non seulement Ils vont pendant un certains temps vendre clandestinement leurs produits mais ils pensent également diminuer le prix du litre d’essence frelatée livrant une concurrence déloyale aux stations. C'est la seule façon pour eux de ne pas perdre leur clientèle puisqu'à la pompe, l'essence est vendue à 505 Fcfa le litre. Une différence de 55Fcfa qui n'est pas trop grande pour certains mais qui n'est pas non plus négligeable pour d'autres. «Maintenant il va être difficile pour nos clients de s’approvisionner aux abords des rues. Donc pour les fidéliser, nous pouvons par exemple descendre encore nos prix » a confié Yao, un vendeur d'essence « boudè » rencontré à Cassablanca. Ainsi, ils sont nombreux à condamner cette nouvelle guéguerre des autorités togolaises.
«Notre présence est indispensable, puisque nous contribuons aussi au développement de notre pays en diminuant par notre activité le taux de chômage, a laissé entendre une autre vendeuse d'essence boudè. «Avec l'essence frelatée, les longues files d'attente devant les stations sont limitées lorsque ces dernières sont en rupture de stock. Les stations, elles seules ne peuvent pas satisfaire les besoins en carburant de toute la population togolaise d'autant plus qu'il y a certaines localités où il n'existe pas de station d’essence », a-t-elle poursuivi. Pour l'heure, les vendeurs d'essence frelatée ne baissent pas les bras. Ils comptent lutter pour la sauvegarde de leur gagne pain.
Différence entre l'essence frelatée et le carburant à la pompe
Ils sont nombreux, ces usagers de la route qui s'approvisionnent toujours aux abords des voies malgré la revue à la baisse du prix de l'essence à la pompe. De nos investigations, il ressort qu'il y a un problème de qualité qui se pose entre l'essence frelatée et l'essence de la station. Si l'approvisionnement au bord des voies est plus rapide et moins cher, on ne peut nier qu’il s’agit d’un carburant sale. Prélevée dans de mauvaises conditions du sous-sol au Nigeria, elle ne subit aucun traitement. Ou encore c’est un mélange de pétrole avec de l’essence achetée au Ghanaou au Bénin. Transporté dans des bidons de 50 litres, ce carburant est souillé et contient des déchets. Conséquence, l'essence frelatée endommage les motos et véhicules, notamment les moteurs que les usagers sont obligés de réparer à grands frais. En contact avec l'air libre, elle tarde à sécher. Par contre, l'essence vendue à la station est un carburant en provenance de l'extérieur et traité au laboratoire avant la livraison par les sociétés pétrolières.
Il faut cependant noter que certains clients fidèles continuent de s'approvisionner à la pompe nonobstant la baisse du prix de l'essence frelatée. « Moi, j'ai toujours pris mon carburant à la station depuis que j'ai acheté ma moto. Mon mécanicien me l'a conseillé pour la survie de mon moteur. Alors, que le prix de l'essence soit revue à la hausse ou à la baisse moi, je préfère m'approvisionner à la pompe », a affirmé une jeune dame rencontrée une station Total. « Je préfère prendre mon carburant chez les vendeurs d'essence frelatée parce que chez eux, c'est moins cher, c’est la vraie mesure alors que dans les stations on te sert ¾ de litre d’essence plus ¼ d’air comprimé et il n'y a pas de file d'attente », a confié un conducteur de taxi-moto communément appelé Zémidjan. Ainsi, les avis et les choix divergent d'une personne à une autre. On peut donc dire en observant le phénomène que les vendeurs d'essence frelatée ont encore l’avenir devant eux malgré les mesures prises par le gouvernement.
Pourquoi les saisies policières ont freiné ?
Cette question mérite d’être posée du fait du developpemnt du commerce illicite du boudè au vu et au su de tout le monde et même des autorités administratives. Il y a quelques années, la police avait déclenché une guerre sans merci contre les vendeurs de ce liquide dont les dégâts sont énormes. On se souvient encore des évènements malheureux causés par le boudè à Lomé où plusieurs personnes ont péri. L'abandon des saisies policières est désapprouvé par une grande partie de la population qui estime qu'avec la diminution des prix des produits pétroliers, notamment de l'essence qui est désormais à 500Fcfa au niveau des stations- services, tous les usagers de la route devraient s'y rendre pour s'en approvisionner. Ce faisant, on a le droit de dire que les pertes en vies humaines dues à ce liquide relèvent en partie de la responsabilité des autorités plus ou moins laxistes, et que les stratégies mises en place par les acteurs du secteur informel leur ont permis de défier les services de sécurité et la douane à divers niveaux.
Des moyens d’entreposage à revoir
Les vendeurs de l'essence frelatée, pour écouler leur produit, ont toujours utilisé une seule méthode. Disposer les bouteilles d'un, deux, cinq et dix litres sur des tables et étalages attendant les clients. Une méthode de fortune qui pendant longtemps les oblige à entreposer dans des hangars, cabanes et en pleine concessions des bidons remplis d'essence. Ainsi pendant longtemps, ces bidons ont nourri de nombreux incendies dans nos villes et campagnes. Pour certains clients fidèles du boudè, certes, l'essence frelatée aide, mais ce n'est pas une raison pour qu'elle soit entreposée dans des concessions. Il va falloir que les vendeurs trouvent d'autres moyens d'entreposer ce produit inflammable, ont-ils déclaré.

© L’Union du 29 janvier 2010

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