Constat choc

30/11/2010
Constat choc

Il y a beaucoup trop d’accidents de la circulation au Togo. Au mauvais état de nombreux véhicules, s’ajoutent d’autres causes dont L’Union, paru mardi, dresse la liste.
Insuffisance de signalisation aussi bien horizontale que verticale, absence d’aménagement dans les traversées d’agglomération (trottoirs, passages piétons, ralentisseurs, etc.), sous dimensionnement de la chaussée dans les virages et les montagnes, occupation anarchique des emprises routières par les populations, manque de rigueur des contrôles techniques des voitures, bus et camions, irresponsabilité des automobilistes, notamment.

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Verbatim
Fin des revendications électorales ?
«Cette fois-ci, nous devons nous lever contre la violation des droits. Pour se faire, nous allons, à compter de samedi prochain, renouer avec nos marches de protestation de Bè Kondjindji à la plage. Nous marcherons jusqu’à ce que le droit soit dit.» Tel est le mot d’ordre de l’opposant au parti au pouvoir et à l’opposition "non-alignée", l’ex-député, président de l’Alliance nationale pour le changement (Anc), M. Jean-Pierre Fabre. C’était au cours d’un meeting de sensibilisation le samedi dernier à la plage de Lomé en face de l’hôtel Palm Beach. Comme à l’accoutumée, avant le début de tout combat, il faut réchauffer les troupes par des propos qui s’imposent.
Avant d’en arriver là, le chef de l’Anc a, dans un discours populiste, dénoncé les travers de la Cour Constitutionnelle. « Depuis que nous avons commencé la lutte, la Cour Constitutionnelle ne commet que des gaffes. Je trouve que si cette cour continue ses manœuvres, c’est parce que nous avions longtemps été indulgents.» a fait remarquer l’ultime opposant. A entendre cette phrase, l’on comprend aisément l’état d’esprit de M. Fabre. Il est visiblement très remonté contre la dernière décision de la Cour de valider la démission des neuf ex-députés Ufc dont M. Fabre lui-même suite à la saisine du bureau de l’Assemblée nationale. C’est pour cette raison qu’il traite les membres de la Cour de « délinquants en col blanc.» Dans cette affaire, à l’Anc, on pense que le Président de l’Assemblée nationale ne peut pas, de son propre gré, décider du sort des députés Anc (c’est peut être un lapsus de parler de député Anc puisque l’Anc n’a pas encore un an d’âge et n’a donc pas encore participé à une élection législative).
Pour justifier ses qualificatifs indécents envers la Cour Constitutionnelle, le patron de l’Anc, démontre que tous les actes qu’ils ont posés depuis qu’ils siègent sont contre les principes élémentaires des Droits. «De 1998 à 2010 en passant par 2003 et 2005, la Cour Constitutionnelle a été une machine au service du Rpt pour les hold-up électoraux. » a-t-il constaté. En conséquence, il demande à ses troupes de ne plus accepter que la Cour les trimbale comme elle veut.
M. Fabre estime donc que les deux principes qu’il a évoqués le long de sa campagne électorale pour les élections présidentielles de mars 2010 à savoir : le redressement de l’économie nationale et l’instauration de l’Etat de droit, permettront au Togo de rompre avec le mauvais classement. Pour se faire, il appelle tout le monde à la reprise de la marche de samedi à Kodjindji suivie du meeting à la plage. Et le but cette fois-ci est « de se lever contre la violation des Droits. » Pas autre chose…même pas la prise du pouvoir par la rue ! Il n’en faudrait pas mieux pour mettre fin définitivement aux revendications électorales.

Constat de la Politique sectorielle routière 2011-2016
Rigueur insuffisante dans le contrôle technique des véhicules
Officiellement, il s’agit là d’une des causes du niveau élevé du risque d’accident de la circulation au Togo. En plus de l’insuffisance de signalisation aussi bien horizontale que verticale, l’absence d’aménagement dans les traversées d’agglomération (trottoirs, passages piétons, ralentisseurs, etc.), le sous-dimensionnement de la chaussée dans les virages et les montagnes, l’occupation anarchique des emprises routières par les populations riveraines, le mauvais comportement des conducteurs. Le déficit de rigueur dans le contrôle technique n’est peut-être pas trop visible dans la capitale où, avec l’option de choix et le degré d’exigence des passagers, les propriétaires de véhicules s’efforcent de soigner l’état extérieur du parc automobile. Encore qu’ils sont réticents à respecter le délai trimestriel de la visite technique, oubliant que l’apparence peut aussi cacher des courbatures. Il suffit de se trouver des déviations par des voies tortueuses pour contourner les services de contrôle ou les affronter en glissant le billet de 1.000 francs Cfa. Parallèlement, il faut se rendre dans les bourgades de l’intérieur du pays pour s’étonner de ce que des véhicules, qui ne gardent encore le nom que parce qu’ils sont soutenus par quatre pneus, portent l’étiquette « bon état » sur leur pare-brise avant. C’est-à-dire qu’ils sont à jour techniquement. Dans la réalité, il faut observer toutes les inventions technologiques du chauffeur pour freiner ou démarrer.
Le hic, c’est que le constat se dégage un an après l’imposition du nouveau format du contrôle technique. Débutée le 1er décembre 2009, dans le cadre de la modernisation et de la redynamisation du service des transports routiers, la visite technique doit vérifier l’état des engins et limiter les risques d’accident de circulation à partir des appareils adéquats installés à cette fin au niveau de la Société togolaise des plaques (Sotopla). Désormais, le véhicule est scanné pour en donner l’état des articulations : freins, phares, boîte à vitesse, etc. A l’époque, il se disait déjà que la sécurité doit régner sur les routes, que les utilisateurs doivent être en confort dans les véhicules. «La visite technique n’est pas facultative, elle est obligatoire puisque la loi y oblige». En principe, la mise en circulation –en plus du maintien– des véhicules est soumise à la condition de détention du certificat de visite technique.
Au bout de la chaîne, c’est une unanimité faite autour du récurrent taux inquiétant des accidents. Sans toujours se rappeler de l’effet de cette insuffisance de rigueur dans le contrôle technique. Souvent, l’Autorité évoque les surcharges, l’état des routes, le refus de réaliser la visite technique, le manque de responsabilité des conducteurs. A titre de référence, pour le premier semestre 2009, 179 personnes ont été tuées sur les routes togolaises, soit une légère baisse comparée à la même période en 2008. Près de 900 accidents de janvier à juin 2009 ; plus de 900 pour la même période en 2008. En tout, 2.335 accidents de la route ayant causé la mort de 408 personnes en 2009, selon les services de sécurité. 517 morts, 395 accidents en 2006. Il y a une semaine, le chef de la délégation de l’Union européenne au Togo, Patrick Spirlet, parlait de la question de la sécurité routière : en 2009, la route a tué plus en Afrique avant le paludisme et le Sida.
Rappelons qu’en termes de tarifs pour le contrôle technique, le véhicule à usage de taxi ou de transport de passagers devra débourser 1.500 francs par trimestre, 4.000 francs par semestre pour le véhicule léger à usage privé et administratif. Le véhicule poids lourd est à 4.500 francs par semestre, la moto taxi à 1.500 francs par semestre tandis que la moto à usage privé et administratif revient à 2.500 francs par an.

Après les deux baisses consécutives
Légère hausse des recettes de l’Etat en octobre
Suivant les chiffres rendus publics il y a deux semaines par la Direction de l’Economie, les recettes publiques sont montées à 20,9 milliards de francs Cfa pour le seul mois d’octobre. Dans cette cagnotte, la Direction générale des impôts (DGI) y a contribué à hauteur de 9,1 milliards de francs Cfa, la Direction générale des douanes (DGD) à 11,1 milliards de francs Cfa et le Trésor public à 0,7 milliard de francs Cfa. Le moins qu’on puisse dire, c’est que les régies financières ont relevé la tête. Après les chutes. Le mois précédent, elles déclaraient avoir recouvré et versé à la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) un total de 20,2 milliards de francs Cfa, à raison de 8,6 milliards par les Impôts, 10,8 milliards par les Douanes et 0,8 milliard par le Trésor. Pour le compte d’août, on a fait en tout 22,4 milliards de francs Cfa répartis, dans le même ordre, en 9,9 milliards, 11,6 milliards et 0,8 milliard. Contre, en juillet, un cumul de 29 milliards de francs Cfa. Dans toutes ces données, la déclaration des Impôts comprend les versements au Trésor public et au Fonds d’entretien routier (FER, officiellement dissout), alors que celle des Douanes renferme les versements au Trésor public, les chèques Trésor, les subventions aux produits pétroliers, les traites et les lettres de crédit.
Par contre, c’est la dent de scie au niveau du cumul des paiements. De 13,08 milliards de francs Cfa en septembre, contre 24,18 milliards en août, ce total est remonté en octobre à 18,42 milliards et dégage un reste à payer de -2,27 milliards. Alors qu’un engagement mensuel de 5,94 milliards de francs (le même montant en ordonnancement) a été pris, le paiement total en « Traitements et salaires » se chiffre à 7,11 milliards. Soit un taux de paiement de 119,6% et un taux d’engagement de 9,6%. Le disponible sur prévision étant de 55,92 milliards de francs. Au budget général, il a été prévu à la même rubrique 61,87 milliards de francs. En septembre, les « Traitements et salaires » avaient coûté 7,15 milliards. Le secteur de l’Education, seul, engloutissait 4,39 milliards contre 2,31 milliards un mois auparavant. La Santé et l’Agriculture ont respectivement pris 0,78 milliard et 0,18 milliard. Pour ce dixième mois de l’année, 2,47 milliards, 0,49 milliard, 0,13 milliard et 4,03 milliards de francs ont été dépensés dans l’Education, la Santé, l’Agriculture et Autres secteurs. Il reste à payer en gros -1,2 milliard de francs Cfa.
Quant aux « Biens et services », ils ont valu au contribuable 1,13 milliard de francs, avec un reste à payer de 2,23 milliards. Dans cette masse, le secteur de la Santé en a plus bénéficié avec 0,40 milliard. Dans les deux autres secteurs prioritaires, on y a mis 0,29 milliard dans l’Education et 0,09 milliard dans l’Agriculture. Un mois auparavant, les dépenses publiques dans le même volet ont valu pour tout 1,25 milliard de francs Cfa, avec toujours la grande partie à la Santé (0,51 milliard), puis les autres secteurs publics (0,37 milliard) hormis l’Education (0,30 milliard) et l’Agriculture (0,08 milliard). Comparaison faite, il y a eu une diminution.
En « Subventions et transferts », l’on est passé du négatif au positif. Autrement, de -0,03 milliard selon le tableau de bord de septembre à 2,90 milliards de francs et un reste à payer de 0,77 milliard en octobre. Ici, l’Education en a pris 1,81 milliard contre rien en Agriculture. En août, les paiements en « Subventions et transferts » se fixaient à 3,52 milliards de francs contre 7,03 milliards de francs en juillet.
Seulement 0,17 milliard sont dépensés en Investissement. Mais on aura mieux fait qu’en septembre où la barre était à 0,06 milliard de francs. Contre, par exemple, 2,37 milliards en août en « Dépenses d’investissements ». Toujours totalement envoyés dans la contrepartie domestique en Energie.
Pour leur part, les Intérêts et l’Amortissement en termes de dette ont respectivement pesé 3,36 milliards et 3,75 milliards. Dans le second cas, l’engagement mensuel était de 1,97 milliard de francs. Rien n’est toujours signalé en « Restructuration ».
Au total, 448,79 milliards de francs étaient prévus en dépenses. 17,45 milliards ont été engagés pour une disponibilité de 431,34 milliards. Le Trésor public en a sorti en somme 14,664 milliards de francs Cfa ; ce qui donne un cumul de paiement de 18,42 milliards. D’où, en termes de taux, 3,9% d’engagement, 92,6% de mandatement et 114,0% de paiement.
Les restes à payer dans les subventions comprennent des dépenses ordonnancées, consignées mais non encore payées. Les restes à payer correspondent à des mandats en instance de paiement et non à des arriérés. Les restes à payer négatifs et les taux de paiements supérieurs à 100% s’expliquent par la prise en compte des dépenses prévues au budget, payées et en cours de régularisation. En matière budgétaire, l’engagement est l’acte par lequel un organisme public crée ou constate à son encontre une obligation de laquelle résultera une charge. Il est le fait générateur de la dépense, l’acte qui va rendre l’Etat débiteur. L’ordonnancement, lui, est l’acte administratif qui donne l’ordre de payer la dette de l’organisme public.

Dossier Routes (2ème partie)
Délabrement des infrastructures routières
La CAPER répare Atakpamé-Tandjouaré
Il est encore trop prématuré de penser à un réaménagement total de la Nationale 1, longue de plus de 600 km jusqu’à Cinkassé. Sinon à son dédoublement comme y ont si bien pensé les autorités afin de servir un axe routier des normes de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA), commune aux huit pays francophones de la sous région. D’ici là, de gros travaux de réparations sont prévus sur une distance de 373 kilomètres, allant d’Atakpamé, au centre-sud, à Tandjouaré au nord, dans la région des Savanes.
Depuis début novembre, le gouvernement lorgne au sein des entreprises compétentes celles à même de réaliser des travaux d’entretien dits « par grosses réparations » sur le tronçon Atakpamé-Sokodé (203 km) et « par Point A Temps (PAT) et Réparations localisées (RL) » sur le tronçon Kara-Tandjouaré (170 km). L’axe souffre terriblement de dégradations qui entravent et freinent les trajets vers le nord du pays et vers les pays de l’hinterland (Burkina Faso, Mali et Niger). Jusqu’au 15 décembre, il est attendu que des entreprises intéressées et répondant aux critères du marché soumissionnent auprès de la Commission nationale des marchés.
Les minima de qualification exigent un chiffre d’affaires annuel au cours des sept dernières années, tel qu’un au moins de ces chiffres d’affaires annuels TTC soit égal ou supérieur à une fois et demie le montant de son offre TTC. L’entreprise doit avoir réalisé avec succès au cours des sept dernières années, en tant qu’entreprise principale au moins un projet de nature, de taille et de complexité similaire aux travaux objets du présent appel d’offres. Et disposer en temps voulu du matériel minimum nécessaire à l’exécution des travaux. Pour éviter ce qui fait traîner des chantiers comme Bassar-Kabou, l’entreprise soumissionnaire se doit de proposer un personnel clé ayant de l’expérience dans la réalisation des travaux de nature et de complexité comparables à ceux objet du présent projet. Et non des élèves en vacances ou des paysans en saison de repos.
En rappel, la Nationale 1 est fortement dégradée. Entre Agbandi et Blitta, des pans entiers de la voie sont partis, laissant de la terre rouge non pratique à la circulation. Ailleurs, des trous grands comme des nids d’autruche sont en train d’être colmatés. Du moins pour rendre provisoirement aisé le passage des véhicules, et surtout des semi-remorques qui desservent l’intérieur du pays et les pays du Sahel. Pour les prochains travaux, l’axe routier dégradé de 373 km est subdivisé en 8 différents lots. D’Atakpamé à Babamé de 62 kilomètres, dans la région des Plateaux, les travaux seront de grosses réparations. Elles incluront des travaux d’assainissement pour l’écoulement des eaux de pluies. Il en est de même de Babamé à Blitta (63 km) et de Blitta à Sokodé (78 km) dans la région Centrale. Ce sont les endroits où la voie est le plus affectée.
A l’amorce de la Faille d’Alédjo, entre Aléhéridé et Bafilo, les travaux de la voie de contournement de la faille sont en train de démarrer. De Kara à Kanté (56 km), et de Kanté à Naboulgou (37 km), dans la région de la Kara, les travaux sont par Point A Temps et par réparations localisées, auxquels s’accompagnent également des travaux d’assainissement. Ils sont semblables de Naboulgou à Sagbièbou (24 km), de Sagbièbou à Mango (30 km) et de Mango à Tandjouaré sur une distance de 23 km. Le financement de ce projet est assuré par la Compagnie autonome des péages et de l’entretien routier (CAPER), qui est actuellement en charge de la gestion du péage de Davié, à l’entrée de Tsévié, à 35 km nord de Lomé.
A l’attribution des marchés par lots le 15 décembre prochain, les entreprises adjudicataires disposeront, tout au plus, de trois mois (jusqu’en fin mars) pour exécuter les travaux de grosses réparations, et de deux mois pour les réparations localisées. En outre, les soumissionnaires restent engagés par leurs offres pour une durée de 90 jours calendaires à compter de la date limite de remises des offres. Sous réserve des dispositions du dossier d’appel d’offres, l’Administration affirme vouloir attribuer le marché au soumissionnaire dont l’offre est conforme aux critères minima de qualification et dont l’offre financière est évaluée la moins chère, ou le mieux disant.
Tout compte fait, le but recherché par l’Autorité est la qualité des ouvrages. Par ces temps de fortes pluies dues au changement climatique, le Togo, tout comme tout autre pays, a besoin d’infrastructures qui tiennent la route, qui ne gardent pas l’eau et qui résistent au poids des gros porteurs. D’ici le troisième trimestre 2011, l’on devra pouvoir faciliter la circulation routière sur les principaux axes routiers du pays. Notamment à Lomé, avec Aflao-Rond point du Port, le projet PAZOL, Rond point du Port-Avépozo, et le grand contournement de Lomé. A l’intérieur avec l’aménagement de Kpalimé-Atakpamé, Bassar-Kabou, Kabou-Guérinkouka et Dapaong-Ponio frontière du Burkina.

Mobiliser 212 milliards pour actualiser des études
Seul sur la ligne de départ des bailleurs de fonds potentiels de ses propres projets, l’Etat togolais devra dégager aujourd’hui le total de 212 milliards de francs Cfa pour s’attaquer à une longueur de 160,65 kilomètres de routes. En termes d’étude technico-économique et environnementale d’aménagement et de bitumage à actualiser. Cinq axes routiers sont ciblés : Akatsi-Dzodzé-Noèpé (1,65 km), Agou-Notsè-Route nationale n°1 (54 km), Notsè-Tohoun-Frontière Bénin (57 km), Tsévié-Kévé-Zolo-Frontière Ghana (48 km) et Bassar-Mô-Tindjassé-Frontière Ghana (94 km). Ce sont touts des routes en très mauvais état.

15 études routières ne disposent pas de financement
Il s’agit des études technico-économique et environnementale d’aménagement, de bitumage, de réhabilitation et de modernisation de la route Avépozo-Aného (28 km), Katchamba-Sadori (50 km), Sokodé-Bassar (57 km). Et des axes Route nationale n°1-Gando-Namoni-Frontière Bénin (32 km), Atakpamé-Nangbéto-Outivou-Saligbé Frontière Bénin-Tohoun (104 km), Niamtougou-Kouméa-Tchikawa (30 km), Kantè-Nadoba-Frontière Bénin (25 km), Lomé-Atakpamé (160 km), Lomé-Kpalimé (105 km), Kara-Kantè (58 km), Tchitchao-Sarakawa-Kantè (66 km), Akparé-Nangbéto -22 km), Tchébébé-Bagou (50 km), Langabou-Yégué (67 km) et Blitta gare-Pagala gare (20 km). Soit un total de 874 km qui devront coûter 2.622 milliards de francs Cfa.
Concernant l’axe Avépozo-Aného, il est question de transformer la route nationale bitumée en 2x2 voies en harmonisation avec les tronçons Aflao-Avépozo (19,7 km) et Aného-Sanvee Condji (7,76 km). Pour le reste des lots, on est face à une route bitumée en mauvais état et coupée en plusieurs endroits.

Rapport mondial sur le développement humain 2010
Le Togo au-dessus de la moyenne des pays de la CEDEAO
« Le classement du Togo le place au 139ème rang sur un total de 169 pays. Ce classement place encore le Togo au-dessus de la moyenne des pays de la CEDEAO (ndlr : Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest), et ce en dépit du contexte difficile que le pays a traversé au cours des deux dernières décennies », constate la Représentante résidente du PNUD au Togo, Rosine Sori-Coulibaly, en lançant à Lomé le Rapport mondial sur le développement humain, édition 2010. Et d’ajouter qu’il est aussi le reflet des avancées réalisées dans les domaines de l’éducation et de la santé avant le début de la crise à l’entame des années 90. Un rang que le gouvernement togolais qualifie d’amélioration car, en 2009, le pays occupait la 159ème position. Mais « malgré ces efforts louables, le niveau de développement humain n’est pas encore satisfaisant (…) Le Togo est conscient que beaucoup reste à faire », précise la ministre chargée de la Planification, du développement et de l’aménagement du territoire, Dédé Ahoéfa Ekoué. D’où l’appel à la communauté internationale à augmenter sensiblement son soutien aux efforts nationaux en vue d’amplifier les effets structurants qui permettront de réaliser une croissance soutenue, inclusive et durable.
Intitulé "La vraie richesse des Nations: les chemins de développement Humain", le nouveau rapport introduit trois mesures innovantes s’inscrivant en complément du traditionnel indice de développement (IDH) : l’IDH ajusté aux inégalités, l’indice d’inégalité de genre et l’indice de pauvreté multidimensionnelle. L’IDH ajusté aux inégalités est une mesure du développement humain tenant compte des inégalités. Dans des conditions de parfaite égalité, l’IDH et l’IDH ajusté aux inégalités sont identiques. L’IDH pour un individu moyen est inférieur à l’IDH total lorsque sont présentes des inégalités au niveau de la distribution de la richesse, de l’éducation et des revenus. L’indice d’inégalité de genre, lui, a pour objet d’exposer les différences entre hommes et femmes dans la distribution des progrès. L'Indice de pauvreté multidimensionnelle identifie les déprivations dans les mêmes dimensions que l’IDH (santé, éducation et niveaux de vie) et indique le nombre d’individus pauvres.
En termes de progrès de l’IDH, le rapport place la Norvège, l’Australie et la Nouvelle-Zélande en tête de file mondiale, tandis que le Niger, la République démocratique du Congo et le Zimbabwe occupent le bas des classements annuels. Les 7 pays parmi les 10 plus performants de l’IDH 2010 sont les États-Unis, l’Irlande, le Lichtenstein, les Pays-Bas, le Canada, la Suède et l’Allemagne. Les 7 autres parmi les 10 pays les moins performants sont le Mali, le Burkina Faso, le Libéria, le Tchad, la Guinée-Bissau, le Mozambique et le Burundi.

Economie
Au 4ème trimestre de la campagne 2009-2010
Chute sensible du cacao commercialisé
Le cacao commercialisé par le Togo a clôturé sa campagne 2009-2010 par une chute importante du tonnage, allant jusqu’à un taux de 77,91% par rapport au troisième trimestre. D’après des chiffres officiels reçus par L’UNION, qui correspond à la fin de la campagne 2009-2010, le cacao togolais s’est exporté de juillet à septembre à hauteur de 735 891 kilogrammes. Alors qu’au trimestre qui a précédé – avril, mai et juin –, la commercialisation s’est située à 3 330 613 kilogrammes. Plus encore, sur une échelle annuelle, les 735 891 kilogrammes sont en diminution de 68,23% par rapport aux 2 316 247 kilos enregistrés à l’exportation du même trimestre de l’année précédente.
Les mauvais chiffres sont partout : 126 105 kilos en juillet, 188 240 kilos en août et 421 546 kilos en septembre, tous sous la barre des 500 tonnes. Contre respectivement 1 031 235 kilogrammes, 606 998 kilos et 678 014 kilos en 2008-2009. Ils sont également moins bons qu’au trimestre précédent : 1 192 109 kilos, 657 209 kilos et 1 513 444 kilogrammes respectivement en avril, mai et juin 2010.
Depuis sept campagnes, la moyenne du tonnage de cacao exporté se situe autour de 12.197 tonnes, et ce jusqu’à 2008-2009, d’après des chiffres recueillis par L’Union. Bien que la production ne soit pas exactement la quantité déclarée et exportée, le pic de 21.521 tonnes a été atteint en 2003-2004. Depuis, les statistiques rodent autour de 10.000 et 13.000 tonnes annuelles, niveau atteint en 2004-2005 et au cours de la campagne dernière. La campagne 2009-2010 s’est achevée avec 12 944 385 kilogrammes.

Développement à la base
La campagne de vente de manioc est officiellement lancée
Ils étaient plus d’une centaine, avec leurs sacs de manioc présents à l’école primaire publique de Koutango (dans la préfecture de l’Ogou, pour le lancement officiel de la campagne de vente de manioc. Somme toute, 535 groupements de dix personnes ont reçu un financement de d’environ 1milliard de FCFA soit 3,5 millions par groupement, remboursables à la fin de la campagne. Les maniocs sont achetés par la Société sino-togolaise (Sinto) aux fins d’être transformés en alcool destiné aux hôpitaux et en biocarburant. C’est une initiative du gouvernement qui tend à créer de l’emploi dans les zones agricoles pour résorber le phénomène de l’exode rural et le chômage des jeunes. Aussi, ce programme est sensé valoriser le travail de l’agriculteur qui dans un passé récent était obligé de transformer par exemple ces maniocs en gari qu’il vend à un prix dérisoire.
«Après la cérémonie d’aujourd’hui, tous les agriculteurs seront en mesure de vendre toutes leurs productions au comptant » a déclaré la ministre du développement à la base et de l’artisanat, Victoire Dogbé-Tomégah. Avant de conseiller les producteurs à vendre pour leur intérêt le manioc séché tout en respectant les méthodes de séchage. Le kilogramme de manioc au frais coûte 35fca et séché 50Fcfa.
«Sécurité alimentaire oblige. Le producteur vend les ¾ de sa récolte et il doit réserver le ¼ à la consommation locale », a expliqué M. Zéwu Kwami Freitas, coordonnateur dudit projet.
Le projet de développement de plantes à racine et tubercule (PRT) fait partie du programme pour emploi jeune. C’est un projet qui s’intéresse aux tubercules et si ce volet du programme a connu une ascension c’est parce qu’il a trouvé un partenaire de taille, la Sinto. Et, le gouvernement pour accompagner financièrement les groupements de producteurs de manioc a fait un dépôt cautionnement auprès de la Banque Populaire pour l’Epargne et le Crédit (BPEC ) qui devrait accorder plus du triple de la caution. L’Etat a donc déposé 200millions de Fcfa et en 2009, les groupements ont reçu un financement de 83 millions de Fcfa.
La Sinto est située dans l’ancienne sucrerie d’Anié à 35km au nord d’Atakpamé. A part la fabrication d’alcool et de biocarburant elle produit aussi du sucre.

Société
Emploi
Les femmes toujours lésées
Dans le monde, près de 78 millions de femmes désirent travailler mais ne trouvent pas d’emploi. Chez les jeunes, pour lesquels l’accès au travail est plus malaisé, c’est encore les jeunes femmes et jeunes filles qui rencontrent le plus de difficultés. Entre 15 et 24 ans, elles sont près de 36 millions à être contraintes au chômage.
Dans les pays en développement, plus encore que dans les pays industrialisés, travailler ne relève pas d’un choix pour les femmes. Dans ces pays les femmes ne peuvent tout simplement pas se permettre de ne pas travailler. Elles sont donc amenées à accepter n’importe quel emploi, souvent dans le secteur informel, sans avantages sociaux, faiblement rémunérés et particulièrement précaires. Les femmes représentent au total 60% des 550 millions de travailleurs pauvres qui, bien qu’occupant un emploi, ne parviennent pas au seuil de revenu de un dollar par jour. 
Mieux loties que les chômeuses ou les femmes qui travaillent dans l’informel, les salariées ne sont pas pour autant les égales de leurs collègues de travail. Elles obtiennent en général un salaire inférieur à celui des hommes, à fonction et qualification équivalentes. La raison avancée d’une moindre ancienneté des femmes dans les entreprises et d’une formation inférieure ne tient plus quand on sait que, même dans les emplois typiquement féminins ou jugés tels, comme l’éducation ou la santé, les hommes parviennent à gagner davantage que les femmes.
Le «plafond de verre»
Le principe «à travail égal, salaire égal» demeure donc peu respecté, partout dans le monde. Mais que dire alors de la promotion des femmes tout au long de leur carrière professionnelle. C’est ce que l’on appelle le «plafond de verre», celui auquel les femmes se heurtent sans qu’aucune règle claire ne semble interdire leur ascension dans la hiérarchie. Et, de ce point de vue, leur progression est, selon le BIT, «lente, irrégulière et parfois décourageante». Si l’on excepte, bien sûr une poignée de femmes qui font les gros titres ici ou là quand elles arrivent à percer. Les femmes cadres sont sous-représentées par rapport à la place qu’elles occupent dans le monde du travail, de l’ordre de 20% à 40%. Pour s’en persuader il suffit de voir la proportion de femmes dans les parlements nationaux, en hausse modeste de 13% à 20% entre 1999 et 2009.
Afin de mieux comprendre les raisons de la médiocre place des femmes dans les entreprises, notamment dans les pays en développement, deux chercheurs, Saliha Doumbia et Dominique Meurs, se sont livrés à une enquête pour le compte du BIT. Il en ressort que le passage, pour les femmes, d’un emploi du secteur informel, comme l’agriculture, le travail domestique ou le commerce de proximité, à une activité salariée du secteur moderne implique des changements importants. Cela impose notamment une stricte séparation entre vie professionnelle et tâches domestiques. Plus question, dans une entreprise du secteur moderne, de travailler tout en surveillant les enfants, ou de subordonner le respect des horaires à des obligations domestiques et familiales. Cette modification de l’organisation des tâches a des conséquences pour toute la famille qui, dans bien des cas, ralentissent l’accès des femmes à l’économie productive moderne.

© L’Union N°347 du 30 novembre 2010

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