Dacoury-Tabley croit en l’euro

21/05/2010
Dacoury-Tabley croit en l’euro

Le Gouverneur de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest (Bceao), Philippe-Henri vendredi aux questions de L’Union. Il se dit confiant quant à l’avenir de l’euro « qui va pouvoir résister à cette turbulence ».

Il n’en reste pas moins que le patron de la BCEAO a aussi des inquiétudes immédiates d’autant que le F CFA est arrimé à la monnaie européenne.
« Ce qui arrive à l’Euro a des répercussions sur nos économies, sur le renchérissement des autres monnaies par rapport au F CFA », indique M. Dacoury-Tabley.

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Verbatim
Gilchrist Olympio, un pantin ? Non.
L’opposant historique au régime en place au Togo, son altesse le Président national de l’Union des Forces de Changement (Ufc), Gilchrist Olympio, veut que son parti participe au nouveau gouvernement de Gilbert Fossoun Houngbo. Cette position historique ne plaît pas à quelques caciques, l’aile dure, de sa formation politique. Cela se comprend aisément. D’autant plus que le parti se déchirait depuis quelque temps, plus précisément, depuis la veille de l’élection présidentielle du 04 mars 2010.
Le parti a officiellement désigné comme candidat, le leader charismatique lui-même. Malheureusement, il a été contraint de se retirer pour cause de maladie. Sans l’en avertir, et ce, pendant qu’il était en négociation pour obtenir le report de la date du scrutin, ses lieutenants en place à Lomé ont nuitamment procédé à son remplacement par le Secrétaire Général Jean-Pierre Fabre. De fil en aiguille, on apprend que le dossier du candidat de substitution a été préparé depuis des mois. Gilchrist et ses plus fidèles n’ont pas apprécié ce comportement qu’ils avouent ne pas comprendre jusqu’à ce jour. C’est peut-être la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Le parti s’est disloqué en deux blocs. Commencent alors les attaques verbales et physiques en tirs croisés.
Le vice-président de la Céni en a eu pour son compte. Dans un courrier adressé à l’institution organisatrice du scrutin, la bande à Fabre l’a révoqué et a procédé à son remplacement. Il a été l’objet, pendant plusieurs semaines d’une campagne de dénigrement à travers la presse. Des jeunes ont été organisés pour s’en prendre à lui physiquement, même en dehors de Lomé. Le Président national, par une correspondance, l’a restitué quelques jours après ce coup fourré, prouvant son autorité sur le parti. Habia Nicodème, également proche de Gilchrist a subi la même foudre que son collègue. Il a été agressé au siège du parti et son habit a été déchiré devant le Secrétaire général Jean-Pierre Fabre, le 1er vice-président Patrick Lawson et le chargé à la communication Eric Dupuy. Monsieur Gilchrist lui-même a été chassé de la plage où se tenait le meeting du Frac à coups de projectiles et de sable.
Ces quelques exemples montrent à suffisance l’intolérance criarde de la bande à Fabre qui n’accepte aucune contestation. Je ne veux pas revenir sur les attaques contre mes confrères et des sauvageries isolées dans les quartiers.
Au vu de tout ceci, il est clair, contrairement à ce que voudrait le Frac, que Gilchrist ne peut les associer aux négociations pour la formation du gouvernement. Je présume que ce n’est pas encore leur mécontentement qui a conduit à la mise en scène du « groupe de femmes en colère qui est allé dire ses quatre vérités à Gilchrist Olympio » à son domicile. Gilchrist Olympio a toujours agi au nom de ce parti sans qu’aucun petit doigt ne se lève pour le contester. Si, hier, il se disait que les conditions ne se prêtaient pas au mieux pour envoyer ses membres aux différents gouvernements, il faudra comprendre qu’il a remarqué et touché du doigt la bonne foi du Président de la République Faure Gnassingbé. Il sait exactement ce qu’il veut pour ce pays. Il a compris la souffrance des populations et sait très bien que le salut passe par l’acceptation de la main tendue. Toutefois, il continue de rencontrer les bons interlocuteurs et n’arrête de négocier pour obtenir des gages substantiels. L’entrée au gouvernement ne signifie donc en rien une traîtrise comme on le fait croire aux populations à travers une campagne de presse. Au contraire, elle permet au pays de souffler et de sortir définitivement de sa longue crise sociopolitique. A nous de voir !
Non, Gilchrist Olympio n’est pas un pantin.

Le temps des réformes au Togo
La prison plane sur les fossoyeurs de l’économie
« Ne soyez pas surpris de voir des gens en prison ». Cet avertissement de Mongo Aharh-Kpessou, Secrétaire permanent pour le suivi des politiques de réformes et des programmes financiers (SP-PRPF), à l’endroit des participants au séminaire de formation sur la nécessité des réformes entreprises au Togo, peut sonner comme un divertissement s’il n’est pas accompagné d’une autre précision : « il y a aujourd’hui des gens en prison, après les enquêtes de l’Inspection Générale d’Etat. Le saviez-vous ? ». Et d’ajouter que la Cour des comptes a déjà demandé à certaines entreprises de produire leurs états financiers. Des audits commandités sont sanctionnés par des rapports qui sont transmis à la justice.
Visiblement, le mutisme de l’Exécutif s’entend de sa non ingérence dans les affaires relevant du domaine judiciaire. En évidence, le chemin sera aussi long à parcourir.
Autrement, ce n’est pas le chef de l’Etat, ni le Premier ministre, ni les ministres qui déclencheront la machine de répression. Le travail revient à la justice. Le gouvernement, lui, fait faire des études sur la gestion des fonds publics. Même si, dans la réalité, de fortes pesanteurs humaines tentent de freiner le retour à l’orthodoxie financière prônée par les autorités. On cite pêle-mêle le cas du Fonds d’entretien routier (FER) qui devrait être déjà remplacé par les deux nouvelles structures créées par le gouvernement (le FR et le CAPER), et la résistance des commissaires aux comptes qui ont été remplacés après une nouvelle sélection.
En attendant, il faut agir sur les habitudes rétrogrades. C’est le sens de la série de formations initiée par le gouvernement et financée par la Banque mondiale. Depuis hier, le premier groupe des décideurs, des chefs de service de l’administration publique et des collectivités locales, des représentants du secteur privé, du secteur informel et de la société civile (les ONG et les syndicats) a dû subir une cure de leur personnalité. Le deuxième groupe prend la relève dès ce vendredi. Il s’agit d’évoluer d’un développement personnel vers le développement du pays qui n’en sera que la somme. « Nous sommes pauvres non pas parce que nous manquons de ressources naturelles ou parce que la nature a été cruelle avec nous. Nous sommes pauvres parce que nous prenons pas une attitude », enseigne l’ONG Aksharam qui assure la formation.
En clair, il faut que chacun à son poste fasse désormais sa lutte. Il ne s’agira plus de se dédouaner par le fait d’un supérieur hiérarchique. Visiblement, l’on doit franchir le palier de la punition. Le départ est pris avec les nouveaux Trésoriers payeurs qui, à partir de leur serment devant la Cour suprême, peuvent se voir saisir leurs biens personnels ou envoyer en prison pour avoir payé des frais indus.

Les ministres aussi passeront à l’école
L’idée fait sa route. Et les discussions sont en cours avec les partenaires financiers. Parallèlement aux différents acteurs de l’administration publique, du secteur privé et de la société civile, et à la série de mise à jour managériale entamée cette semaine à Lomé par l’Ecole des hautes études commerciales (HEC) de Paris, le gouvernement entend finaliser une formation au bénéfice des préfets et maires du Togo, probablement à Sokodé, autour des réformes entreprises. Et de l’impossibilité de les contourner si le pays doit émerger. Après quoi, les ministres du gouvernement devront aussi passer à la même école du développement personnel au profit du communautaire. Car la réplique est la même après les tournées régionales du Secrétariat permanent pour le suivi des politiques de réformes et des programmes financiers : il faut surtout former les premières autorités qui font souvent prendre la décision de mauvaise gouvernance à leur collaborateur pour ne pas laisser la trace supérieure.
Aujourd’hui, l’autre nécessité réside dans les ambassades togolaises à l’extérieur avec des divergences entre les premiers responsables et les comptables autour des fonds à décaisser. C’est le nerf de la guerre. Et on pense faire descendre, si possible d’ici l’année prochaine, tous les ambassadeurs à Lomé pour une formation sur la dépense publique. La boucle sera ainsi bouclée pour faire repartir le Togo sur de bons pieds. L’urgence étant d’optimiser les potentialités et les ressources internes pour limiter la main tendue à chaque coup. La souveraineté en dépend.

Rapport du FMI sur les perspectives économiques en Afrique subsaharienne
Le Togo en lente reprise après la crise interne
Une accélération de la croissance en 2009 et 2010 (3%), mais toujours en dessous du potentiel (4%) en raison de l’impact de la récession mondiale. En 2010, une politique budgétaire contra cyclique marquée par une forte augmentation des investissements publics financés sur ressources internes et externes. C’est le résumé du rapport sur les Perspectives économiques régionales en Afrique subsaharienne publié par le Fonds monétaire international (FMI) ce 20 mai à Lomé. On apprend que, dans le cas du Togo, la politique budgétaire anticyclique menée en 2009 sera poursuivie en 2010 compte tenu des effets persistants de la récession mondiale afin de maintenir le taux de croissance de 3% de 2009.
Pour 2011 et les années suivantes, la croissance devrait continuer sa pente positive pour atteindre 3,5% en 2011. Ce niveau de croissance va cependant demeurer en dessous du potentiel, ce qui rend encore plus urgent l'accélération des reformes structurelles en cours afin d'augmenter la productivité de l'économie et tirer davantage profit de la reprise mondiale. Plus est, les finances publiques devront revenir sur une trajectoire plus soutenable afin de préserver la viabilité de la dette après les déficits publics plus importants observés en 2009-2010.
La plupart des pays africains ont réussi à préserver la part de leurs dépenses publiques consacrées à la lutte contre la pauvreté et au soutien de la croissance. Les données budgétaires préliminaires pour 2009 montrent que les dépenses d'éducation et de santé se sont accrues en termes réels dans 20 des 29 pays à faibles revenus de la région. De même façon, les dépenses d'investissement public ont crû en termes réels dans plus de la moitié des pays de la région. Dans le cas du Togo, les investissements publics ont presque doublé en 2009, des subventions aux intrants agricoles ont été octroyées, et les dépenses sociales ont augmenté de 3% du PIB.
Au plan régional, la croissance du PIB devrait augmenter de presque 5% en 2010, comparé à un taux de 2% en 2009. Le ralentissement économique doit sa brièveté à la bonne orientation de l'activité économique des pays de la région en 2008-09, aux politiques de relance, et à la reprise relativement rapide de l'activité économique mondiale. Bien que l'Afrique ait su faire face au pire de la récession mondiale, le continent pourrait continuer d'en subir les effets à moyen terme. Le taux de chômage a augmenté dans de nombreux pays, les revenus agricoles ont baissé, les budgets familiaux sont plus serrés, moins de ménages sont sortis de la pauvreté, et les objectifs de développement du millénaire restent hors de portée pour beaucoup. Les pays exportateurs de pétrole et les pays à revenus moyens ont été fortement touchés et ont dû se résoudre à d'importants ajustements.
Les perspectives économiques pour 2011 et les années suivantes sont bonnes. La croissance du PIB devrait atteindre presque 6% en 2011, grâce à l'amélioration continue de l'environnement économique mondial. Au moment où les perspectives économiques mondiales se raffermissent, les investisseurs étrangers retrouvent le chemin des économies africaines les plus dynamiques.
Pour celles-ci, le défi sera de bien gérer les flux de capitaux sans causer de surchauffe. Cependant, plus d'un tiers des pays de la région demeurent en marge des marchés de capitaux internationaux. Ces pays continueront à dépendre de l'appui financier des pays donateurs. Dans la plupart des pays d'Afrique Subsaharienne, le principal objectif est de restaurer les équilibres macroéconomiques et de reconstituer les marges de manœuvre qui leurs ont si bien servi durant la crise. La vitesse avec laquelle les pays devront mettre un terme aux politiques de relance pour se recentrer sur l'objectif de soutenabilité budgétaire à moyen terme dépend évidemment des circonstances qui prévalent dans chaque pays.

Projet d’aménagement urbain au Togo (PAUT)
L’Avenue Maman N’Danida bientôt élargie
Mercredi, 30 juin 2010. A cette date, des soumissionnaires à des travaux d’aménagement, de bitumage et d’assainissement à Lomé, à Kara et à Dapaong devaient avoir remis leurs offres au ministère de la Coopération, du développement et de l’aménagement du territoire. Suivies aussitôt de l’ouverture des plis. En sa qualité d’ordonnateur national du Fonds européen de développement (FED), ce ministère envisage d’attribuer des marchés de travaux en six lots distincts, sur financement d’une partie de ses fonds.
Au total, 4,447 km de rue seront aménagées et bitumées dans la capitale, dont la fameuse Avenue Maman N’Danida qui traverse le quartier populaire d’Amoutivé jusqu’au rond point de la Colombe de la Paix. Un peu plus d’un demi kilomètre de cette avenue – a connu des fortunes diverses – sera élargi sur la route déjà existante. Maman N’Danida est indubitablement la plus empruntée à Lomé. A terme, la voie devra avoir raison des embouteillages aux heures de pointe, et contenir le trafic de plus en plus grandissant au départ et à l’arrivée du grand marché d’Adawlato.
Outre Maman N’Danida à Lomé, la Rue Kégbéya-Défalé sera aménagé, bitumé et assaini sur 2,250 km). Il en sera de même pour l’Avenue des Kondona (975m) et les Rues 61 SJO/65SJO (661 m). A l’intérieur du pays, la Rue Marché-Cofac, à Karar, sera aménagé, bitumé et assaini sur 454 m, ainsi que la rue Zongo-Affaires sociales sur 670 m à Dapaong.
Les travaux, pour l’aménagement et le bitumage des rues, consistent principalement pour chaque ville en la construction de caniveaux rectangulaires en maçonnerie de moellons et le cas échéant en béton armé, recouverts de dalles ou dalettes en béton armé, précise le ministère chargé de l’aménagement du territoire. Des terrassements seront exécutés (déblais, remblais), de même que la fourniture et la mise en œuvre de sable silteux ou de graveleux latéritique pour la couche de fondation sur une épaisseur de 20 com. Ou encore la fourniture et la mise en œuvre de graveleux latéritique amélioré pour la couche de base sur une épaisseur de 15 cm. Des bordures préfabriquées en béton sont prévues pour être utilisées.
Après le programme d’urgence d’électrification de la ville, Lomé veut visiblement se donner l’air d’une capitale du nom.

En vue de prévenir la propagation des crises
L’UMOA crée un Comité de stabilité financière
Face à la crise internationale qui secoue le monde depuis près de deux ans, la zone Franc CFA de l’Union monétaire ouest africaine (Uemoa) a fait le choix, celui d’ériger un cadre de réflexion et de coordination entre régulateurs et superviseurs en vue de renforcer le dispositif de régulation et de surveillance de son secteur financier. Un accord signé jeudi à Lomé crée ainsi le Comité de stabilité financière (CSF-UMOA). Le Comité rassemble la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest (Bceao), le Conseil régional de l’épargne publique et des marchés financiers, la Conférence internationale pour la prévoyance sociale (Cipres). Ce beau monde a pour mission de se concerter aussi souvent que possible afin de percevoir et d’éviter à la zone UMOA les crise qui genre qui secoue la Grèce et la zone Euro actuellement.
En pleine crise financière internationale, mandat avait été donné, en janvier 2009, à la Banque centrale par les chefs d’Etat et de gouvernement, «de prendre les mesures nécessaires propres à prévenir la propagation à l’Union d’éventuelles crises financières», a rappelé José Màrio Vaz, ministre bissau-guinéen des Finances et président du Conseil des ministres de l’UMOA. En la matière, l’UMOA sert de pionnière en Afrique subsaharienne. «Par ailleurs, note-t-il, la mise en place du Comité de surveillance financière dans l’UMOA est un signal fort à nos partenaires extérieurs, qui verront dans l’acte posé la capacité de l’Union à mettre en place des dispositifs endogènes pour faire face aux défis d’un secteur financier soumis à des remous récurrents».
Le secteur financier de la zone UMOA reste désormais confiant en ce qu’il se sent à l’abri de toute surprise. L’acte répond également de la modernité dans les systèmes de contrôle financier : «La mise en place de ce Comité s’inscrit en droite ligne des évolutions qui s’opèrent actuellement à l’échelle mondiale», a déclaré Philippe-Henri Dacoury-Tabley, gouverneur de la Banque centrale.
La signature du protocole d’accord portant création du Comité de Stabilisation Financière a été précédée de la réunion des ministres en charge de la Justice et des Finances des Etats membres de L’UMEOA, dont le thème est : «Autonomie et spécificité du droit applicable aux domaines régis par les normes spécifiques par rapport au droit commun de l’OHADA».
Au cours de cette réunion, les ministres ont arrêté, sur la base des propositions formulées par les experts le 11 mai 2010 à Dakar, la position commune à faire valoir dans les instances de l’OHADA.

D’après le gouverneur de la BCEAO
Ce qui arrive à l’Euro se répercute sur le Franc CFA
Le gouverneur de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest (Bceao), Philippe-Henri Dacoury-Tabley, s’est soumis à trois questions de la presse, à la suite de l’accord instituant le Comité de stabilité financière de l’Union monétaire de l’Afrique de l’ouest (Umoa).
Qu’est ce qui justifie la création du Comité de stabilisation dans l’Umoa ?
Cette initiative découle des leçons tirées de la crise financière. Comme vous le savez, le secteur financier a plusieurs compartiments. Il y a le secteur bancaire, le secteur des assurances, le secteur de la prévoyance sociale, le secteur des bourses, etc. Mais chaque segment est régulé par un organe de régulation. La crise a montré aujourd’hui que quand elle se déclenche, elle ne se cantonne pas à un secteur financier déterminé. Elle se propage d’un segment à un autre. D’où la régulation doit se faire à un niveau général.
En tirant des leçons de la crise, deux écoles se sont affrontées. Il y en a qui pensent qu’il faut créer un organe de régulation qui englobe tous les organes de régulation du secteur financier existant aujourd’hui ; il y en a qui disent à chacun sa spécificité. Mais nous faisons une coordination de telle sorte que nous pourrons avoir une vue d’ensemble sur le secteur. Mais nous avons tranché en disant que chacun conserve sa spécificité mais nous coordonnons nos actions pour que nous soyons à même d’avoir une vue sur l’ensemble du secteur financier de notre zone. De telle sorte que nous puissions créer des indicateurs, des éléments qui nous permettent de suivre les dangers qui pourraient naître dans un secteur et susceptibles de se propager dans d’autres. C’est en cela qu’obéit la mise en place du Comité de Stabilisation Financière.
Le comité est composé de la BCEAO, du Conseil régional de l’Epargne publique et des marchés financiers, de la Cima et de la Cipres. Cette homogénéité des membres ne risque-t-elle pas de limiter son efficacité ?
Cette justement parce qu’il y a cette homogénéité que nous avons choisi de mettre en place cette coordination. Disons qu’elle va plutôt faire la richesse du travail que nous allons entamer. Chacun étant dans son secteur et opérant selon sa spécificité, nous devons faire en sorte que nous ayons des éléments de convergence, des critères qui nous permettent de déterminer des éléments susceptibles d’être porteurs de dangers dans l’ensemble du système. Donc ce que vous pouvez percevoir comme une faiblesse est en réalité une richesse qui permettra d’être mieux à même de surveiller l’ensemble du système.
L’actualité économique et financière récente est marquée par les tensions enregistrées sur la situation financière de la Grèce et ses conséquences sur la zone euro. Le CSF-UMOA, compte tenu de ses missions que vous venez d’évoquer, nous met-il à l’abri de ce genre de crise ? Le Franc CFA étant arrimé à l’Euro, des répercussions sur notre zone, notamment en ce qui concerne la parité avec l’Euro, sont-elles à craindre ?
Les problèmes sont importants aujourd’hui en Europe avec ce qui se passe en Grèce. Forcément, notre monnaie étant arrimée à l’Euro, ce qui arrive à l’Euro a des répercussions sur notre elle, sur le renchérissement des autres monnaies par rapport à la nôtre. Donc nous avons à tirer des leçons. Nos services continuent la réflexion sur les conséquences éventuelles que la situation en Europe peut avoir sur notre zone et les réponses que nous devons apporter. C’est qui est important.
Mais comme la situation évolue, je ne peux pas dire tout de suite ce qui va être fait. Nous devons tenir compte de l’évolution de la situation telle qu’elle se présente et telle qu’elle doit pouvoir évoluer. Nous travaillons à la question pour pouvoir trouver des moyens de parade comme nous l’avons fait pour la crise financière. Nous avions anticipé en moment pour pouvoir nous mettre à l’abri des effets de la crise. Mais je vous fais remarquer que les Etats européens, notamment l’Union Européenne sont fortement engagés dans la recherche de solutions. Et nous sommes confiants du fait que l’Euro va pouvoir résister à cette turbulence.

Protection de l‘environnement
Le Port de San Pedro obtient l’appui de la BOAD
La Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) et le Port Autonome de San Pedro de Côte d’Ivoire ont convenu mercredi d’un financement du programme de responsabilités environnementales et sociales au profit du second port ivoirien. Première du genre avec une entreprise de la sous région dans le cadre de la mise en œuvre de l’Accord de Partenariat Environnemental entre l’Agence Française de Développement (AFD) et la BOAD, cette subvention d’un coût global de 130 millions de francs Cfa permettra au Port de San Pedro de réhabiliter le réseau incendie par la construction de deux magasins cale, d’installer un incinérateur de déchets, d’acquérir des équipements adaptés aux interventions en cas de pollution accidentelle grave, notamment l’achat de barges de récupération d’hydrocarbures ou de déchets solides. Il s’agira également d’aménager un espace de restauration et construire des latrines au Port de pèche, et de mettre en œuvre un programme de renforcement des capacités des structures déconcentrées en charge de l’Environnement, entre autres, la Direction Régionale de l’Environnement, des Eaux et Forêts, la Mairie, le Centre ivoirien de Lutte contre Anti Pollution (CIAPOL).
Le Port autonome de San Pedro a été crée en 1971 dans le cadre d’un projet de développement intégré. «Il s’agit d’un port en eau profonde qui permet de désenclaver l’Ouest de la Côte d’Ivoire et d’offrir une porte océane aux pays limitrophes sans littoral. Aujourd’hui, le Port de San Pedro représente à peu près 10% des échanges de la Côte d’Ivoire avec l’extérieur et 40.000 emplois induits», a précisé Désiré Dallo, Directeur Général du Port de San Pedro. Principalement, le Port de San Pedro est un port d’exportation qui ambitionne d’équilibrer les échanges en faisant du transbordement. Et dans ce volet, l’environnement n’a pas été négligé.

Economie
En glissement annuel sur les marchés de Lomé
Le maïs en grains moins cher, la tomate inquiète
Comparé à son prix à la même période de l’année dernière, le maïs en grains crus est nettement bon marché. En avril 2009, le kilogramme était vendu à 229 francs Cfa sur les marchés de la capitale. Il vaut 189 francs cette année. Malgré qu’il prend de l’ascendance, passant de 172 à 173 puis à 181 francs de janvier à mars. Les spécialistes du secteur mettent cette situation à l’actif d’une bonne campagne agricole, au point où le pays cherche actuellement à écouler ses excédents céréaliers de plus 90.000 tonnes sur le marché extérieur. L’huile rouge de palme (zomi), vendue actuellement 802 francs le litre, est également à un bon prix par rapport à il y a un an où le litre valait 833 francs, constate L’Union d’après des chiffres fournis par la direction générale de la statistique et de la comptabilité nationale.
La tendance est inversée pour la farine de manioc (gari). Vendue à 408 francs le kilo – moins chère qu’en janvier (417 francs) ou en février (419) –, la farine de manioc dépasse largement son prix d’avril 2009 où le kilogramme se cédait à 333 francs, indique la direction de la statistique. Le plus inquiétant reste la tomate fraîche locale (aklikonvi). Depuis le début de l’année, elle ne cesse de gagner en prix, pour atteindre 987 francs le kilo actuellement, contre 982 en janvier. Mieux, le kilo de ce produit essentiel était livré à 639 francs en avril de l’année dernière, très moins cher par rapport à son prix actuel. Du coup, la tomate et ses piments sont devenus les premières préoccupations des ménagères, et animent les échanges entre vendeuses et clients sur les marchés de Lomé.
De manière plus générale, le haricot blanc surclasse son prix d’il y a un an (401 francs le kilo contre 371), ainsi que le charbon de bois (123 contre 113), le haricot rouge (518 contre 477) et le chinchard ou akpala fumé (1769 contre 1687). Dans tout le lot, seul le riz importé en vrac semble vouloir maintenir son niveau d’il y a un an, en se vendant avec une baisse de 10 francs (495 contre 505). Fort curieusement, tous les produits pétroliers sont au même niveau qu’en avril 2009 : 505 francs le litre pour le super sans plomb, 500 francs pour le gasoil, 1680 pour le gaz butane de 5kg et 3500 pour la bouteille de 12,5kg.

Attention ! L’anarque sur téléphone mobile reprend !
Les abonnés de togocel sont prévenus par sms courant la semaine sur des appels téléphoniques faisant cas de bénéfice d’un prix suite à un jeu.
L’opérateur de téléphonie mobile décline toute responsabilité en rappelant qu’il n’est pas l’auteur de ce message. Rappelons que dans un passé récent ces arnaqueurs qui prétendent être des représentants d’une grande société de téléphonie mobile appellent des numéros, au bout du fil c’est une personne qui vous informe que vous êtes l’heureux gagnant d’une somme faramineuse. Pour récupérer la somme il suffit de téléphoner au numéro affiché sur l’écran du portable. Et le tour est joué.
En appelant le numéro, quelqu’un vous répond, et vous demande d’attendre au bout du fil, pour qu’un opérateur prenne vos coordonnés, cette attente sera sans résultats, puisque leur but est de vous faire attendre le maximum de temps, car pendant l’attente, votre compte de recharge téléphonique est en train d’être débité.

Littérature togolaise
50 ans après l’indépendance nationale, quelle littérature enseigner à l’école ?
Un tour dans les écoles secondaires notamment au lycée montre que l’enseignement de la littérature n’a pas varié. Que ce soit la littérature française, africaine ou togolaise, force est de constater que depuis la réforme de l’enseignement, le temps s’est arrêté.
Les mêmes auteurs au programme depuis des lustres y sont toujours et les directives didactiques n’ont subi aucune mutation. Pis, tout se passe comme s’il y a une volonté extérieure qui empêche de manière systématique à un enseignement de qualité de la littérature, les enseignants à se limiter à de brefs aperçus sur la situation historique et l’environnement culturel pour éclairer certains textes, en faciliter la compréhension, les indications devant être limitées, au cycle d’observation surtout, à l’indispensable, sans donner lieu à l’acquisition systématique. Ce qui a fait dire à un universitaire qu'on enseigne la littérature comme une simple grammaire, avec n'importe quels textes, on peut même le faire avec l'annuaire que cela ne gênerait personne dans ce pays, surtout les parents d'élèves.
Pourtant sans surestimer le rôle de la littérature dans le développement d’un pays et la construction d’une société civilisée basée sur la formation intellectuelle des individus, il va sans dire qu’une ambition et une idée devraient guider le choix des auteurs au programme.
Le problème est encore plus grave en ce qui concerne la littérature togolaise. En dépit du boom littéraire que connait le Togo depuis le début des années 1990, le champ d’enseignement de la littérature nationale ne se limite spécialement qu’à trois autres : David Ananou, Félix Couchoro, Yves-Emmanuel Dogbé, Senouvo Agbota Zinsou. C’est dire que l’enseignement de la littérature dans les écoles fait abstraction du renouveau littéraire togolais, lequel renouveau dépasse largement le cadre mesquin de nos frontières nationales, et atteste de sa vitalité sur le plan mondial. En témoigne les nombreux prix littéraires attribués aux écrivains togolais depuis 20 ans.
Comment peut-on expliquer cela ? Est-ce la faute du ministère de l’éducation qui étale là ces déficits de moyens et peut-être de ressources humaines et intellectuelles ? Est-ce la faute notamment au monde de l’enseignement togolais en général ? Ou peut-être, s’agit-il d’un mépris pour ces nouveaux auteurs, taxé d’être des fourriers de la mondialitude et de ne pas parler assez des réalités très togolaises ?
Déjà en 1976, un enseignant nommé Kodjo Apété déplorait, « l’absence d’ouvrage de synthèse portant sur les productions de ceux qui peuvent, dans notre pays, porter haut les flambeaux de cette œuvre d’art qu’est la littérature ».
Au moment où les Togolais célèbrent le 50ème anniversaire de leur indépendance, le constat est troublant : il n’y a effectivement aucun ouvrage de synthèse sur la littérature togolaise de ses débuts à aujourd’hui. Il s’agit d’une démission générale.

© L’Union du 21 mai 2010

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