Des syndicats qui roulent au pas

12/08/2010
Des syndicats qui roulent au pas

« Les syndicats de chauffeurs et transporteurs de tous ordres sont des forces contre la marche vers le progrès ». C’est ce qu’affirme jeudi La Dépêche. « Dans une démocratie, la force doit rester à la loi et non au vandalisme sur nos routes et dans nos gares », estime le journal qui rappelle l’archaïsme de ces groupement opposés à toute évolution des transports au Togo au mépris des aspirations de la population.

Voici une sélection d’articles publiés par La Dépêche
Hostiles à la modernisation des transports
Le gouvernement doit envoyer un sévère avertissement aux syndicats de conducteurs

Dans notre pays en construction, il existe des forces contre la marche vers le progrès. Parmi ces forces nuisibles figurent en bonne place les syndicats de chauffeurs et transporteurs de tous ordres.
On se souvient de la violence que les syndicats de conducteurs avaient provoqué sur la nationale N°1 pour s’opposer à l'installation de la compagnie RAKIETA dans notre pays. La compagnie a vu ses bus modernes attaqués et à dû cesser pendant plus de dix mois ses activités. Il a fallu la détermination des responsables des transports de l'époque pour venir à bout de leur vandalisme.
La création de RAKIETA a été suivie de celle de LK, ADJI et aujourd'hui La Poste. Ce qui a amélioré les conditions de transport dans le pays. Aujourd'hui, les opérateurs économiques et autres voyageurs trouvent un plaisir à voyager de Lomé à Cinkassé en passant par Sotouboua, Sokodé, Kara, Niamtougou, etc.
Ces compagnies de transport, par le confort et la célérité, ont donné un souffle nouveau à notre économie.
Ce que nos syndicats de transporteurs n'ont pas fait pendant des décennies, les quatre compagnies de transport l'ont fait en un temps record pendant que nos syndicats de conducteurs se plaisent dans la médiocrité. Il suffit de visiter nos gares routières pour s'en convaincre.
Quand vous vous rendez à la station d'Agbalépédogan et dans les autres gares routières, vous côtoyez des tas d'ordres. Ces syndicats ne sont même pas en mesure de maintenir les gares routières propres. Ce qui préoccupe les responsables de syndicats de transport, c'est d'extorquer des sous à leurs adhérents. Quelle est la destination des cotisations des chauffeurs ? Personne ne le sait.
Modernisation de la gare d’Akodésséwa
C’est dans cette situation d'inactivité et d'irresponsabilité de nos transporteurs qu'intervient la modernisation de la gare de l'Est, communément appelée la gare d'Akodésséwa. En effet, par un contrat d'affermage, la mairie de Lomé a confié la gestion de la gare d'Akodésséwa à la Chambre de Commerce et d'Industrie du Togo (CCIT) qui y a investi plus d'un milliard de CFA pour sa modernisation. Pour la mairie de Lomé et la CCIT, il s'agit d'en faire un projet pilote sur la voie de la modernisation de nos gares routières restées archaïques. C'est ainsi que la gare de l'Est a été modernisée par la construction de magasins, de boutiques, de restaurants et hangars d’accueil et de haut parleurs. L'objectif visé : faire de la gare de l'Est, une vitrine vers l’intérieur.
Du contrat d'affermage à la réalisation des ouvrages, les acteurs de transport ont été associés : ministères du Commerce, de la Sécurité, des Transports, la Mairie, la CCIT, et tous les syndicats de transporteurs sur le site. C'est avec ces derniers que toutes les conditions d'ouverture de la gare ont été décidées. Prévue pour le mois de juillet, la date d'ouverture de la gare a été repoussée et une nouvelle date fixée le 5 août 2010 de commun accord avec les responsables des syndicats. Le jour J, quelle ne fut pas la surprise des responsables de la CCIT de voir les chefs des syndicats de conducteurs s'opposer à l'ouverture de la gare pour des raisons fallacieuses.
Pour eux, il faut d’abord renvoyer les chauffeurs du Grand Marché avant l’ouverture de la gare. Alors qu’ils coupent des tickets entre 500 à 2.000, ils refusent à la CCIT de percevoir ses redevances d’accès et de sortie fixés de commun accord avec eux. Ces redevances sont de 100F à 150F.
Pire, un responsable d'un syndicat de conducteurs dont nous taisons le nom, va jusqu'à pousser ses adhérents à exercer la violence sur la gare au mépris de tous les textes et des engagements que les responsables des syndicats de transports ont co-signés avec la CCIT et la mairie. Le 9 août dernier, la situation a été fébrile sur la gare de l'Est. Pour rien au monde, on ne peut laisser nos syndicats de chauffeurs faire ce qui leur passe par la tête au point de provoquer des troubles à l'ordre public.
Dans une démocratie, la force doit rester à la loi et non au vandalisme sur nos routes et dans nos gares. Ils se disent proches du pouvoir. Qu’ils aident alors ce pouvoir qui a engagé le pays sur la voie de la modernisation.
KAO Victoire

Mission accomplie pour la Foire Artisanale de Kpalimé
" Promouvoir l'artisanat togolais, développer les cultures nationales , faire de l'artisanat une vitrine du Togo ", tel est l'objet assigné à la Foire Artisanale qui s'est déroulée à l'INFA de Tové à Kpalimé du 30 juillet au 10 août 2010. Pendant deux semaines, la ville historique et touristique de Kpalimé a vibré au son de l'artisanat du Togo.
C'est l'INFA de Tové, situé à l'entrée de la ville de Kpalimé qui a accueilli la manifestation foraine qui était à sa 3e édition après celle d'Atakpamé, et de Lomé.
Sur les 87 stands, les artisans togolais ont montré leur savoir-faire. Des égreneuses aux pannaux solaires en passant par le textile, les meubles, des machines outils, des perles, des boubous traditionnels, les visiteurs (350/jour) avaient de quoi pour satisfaire leur curiosité.
La Foire de Kpalimé a connu un franc succès vu l'affluence et surtout les touristes sur le site de la Foire. Les artisans jouent leur partition dans le développement. Il appartient désormais au gouvernement de leur apporter un soutien et un appui conséquents pour s’affirmer.
K.V.

Tout sur la mésaventure du commandant Boko à Cotonou
Les mensonges, la désinformation, la manipulation des opinions, la déformation des faits ", voilà autant de maux qui menacent notre société. Chaque semaine, notre capitale grouille de ces rumeurs aussi grotesques qu'invraisemblables que ces individus hallucinés distillent de quartier en quartier pour faire peur à la paisible population. Faites le tour des kiosques à journaux et vous verrez des Zamidjan discuter. C'est affreux à entendre ces histoires imaginaires.
Le drame, c'est quand les journaux s'approprient ces ragots. La semaine dernière, c'est l'affaire Boko qui a défrayé la chronique. Et chacun est allé de son commentaire. Mais l'objet est le même. Faire croire que le gouvernement a envoyé des éléments pour enlever ou tuer le commandant Boko à Cotonou où il était en mission pour le compte de l'UE. Ce qu'on n'a pas eu dans les urnes, on croit l'avoir par les mensonges, en peignant tout en noir.
La vérité sur la mésaventure de Boko à Cotonou
Après avoir tenté vainement de conquérir le pourvoir, le commandant Boko s’est réfugié à l'ambassade d'Allemagne, où par des négociations il a été exfiltré et s'est retrouvé à Paris. Plus tard, on nous apprend qu'il a été inscrit au Barreau de Paris. Parallèlement, on nous apprend aussi qu'il est consultant pour les questions électorales et de décentralisation. Pour le compte de l'UE, il effectue des missions dans plusieurs pays d'Afrique : Tchad, Bénin, Centrafrique et autres.

En juillet dernier, le commandant Boko était en mission à Cotonou. Il faut rappeler que le traître fréquente notre voisin de l'Est. A Cotonou, il est reçu avec tous les honneurs et a, à sa disposition des éléments d'élite de la police et de la gendarmerie béninoise. Il loge tantôt à l'Hôtel du Port, tantôt dans les somptuenses villas de Cens-Sad, à l'Hôtel Sheraton ou près du Camp GUEZO. A aucun de ses séjours, Boko n'a été inquiété malgré sa vie volatile jusqu'à son dernier séjour de juillet dernier où l'eau a débordé le vase.
Les preuves
Comme nous l'avons signalé, Boko aime les belles filles et surtout les métissées. C'est cette vie démesurée proche de la débauche et du proxénétisme qui l'a emporté pour avoir créé un scandale dans son Hôtel (Hôtel du Port) et surtout pour avoir porté atteinte à l'ordre public, le ministre béninois de l’Intérieur et de la Sécurité Publique, M. Martial SOUNTON a signé le 30 juillet 2010 son arrêté d'expulsion de la République du Bénin. De loin ou de près, le gouvernement togolais n'est en rien concerné par les mésaventures de Boko à Cotonou. Le président Faure a d'autres chats à fouetter que de s'occuper d'un traître proche de la folie. Si Boko avait échappé à un kidnapping, il serait le premier a le faire savoir. Boko a subi le sort qui attend tous les traîtres du monde. Pour avoir servi la dictature au Togo, le commandant Boko n'intéressait que tous ceux qui, pour calmer leurs nerfs, veulent qu'on leur serve des sansations fortes.

Présidentielle du 4 mars
Jean-Pierre Fabre a réclamé et obtenu le remboursement de ses 20.000.000 FCFA de cautionnement
Il reconnaît du coup la victoire de Faure
Au Togo, le ridicule ne tue pas. Depuis le scrutin du 4 mars 2010, M. Jean-Pierre Fabre n'a cessé de réclamer sa victoire. Au nom de cette victoire qu'on lui aurait volée, il déverse chaque semaine, le peuple de la “République autonome de Bè” sur les plages.
En réalité, Jean-Pierre Fabre sait bien qu'il n'a pas gagné la présidentielle passée mais continue d'abuser la naïve population de Bè.
En effet, le 28 juillet 2010, M. Jean-Pierre Fabre Akouété a soumis à la Cour Constitutionnelle une requête pour réclamer le remboursement du cautionnement de vingt millions (20.000.000) de francs CFA qu'en tant que candidat de l'UFC il a déposé au Trésor public.
En effet, la loi prévoit le remboursement de la caution pour tout candidat qui a obtenu au moins 5% du suffrage exprimé.
Le 29 juillet 2010, avec une célérité inhabituelle, le président de la Cour Constitutionnelle a signé l'ordonnance N°009/10/CC-P portant remboursement du cautionnement, au candidat malheureux Jean-Pierre Fabre. Dès lors, les choses sont claires. En recourant à la Cour constitutionnelle pour réclamer le cautionnement, Jean-Pierre Fabre pose un acte capital. Il reconnaît sa défaite et prend acte de la victoire de Faure. Il en découle des conséquences.
La première conséquence : Jean-Pierre Fabre se plie aux lois de la République.
Deuxième conséquence : tout appel de Fabre à manifester dans les rues de Lomé au sujet de l'élection du 4 mars est nul et de nul effet et sera considéré désormais comme trouble à l'ordre public.
Tous les acteurs doivent jouer un jeu franc. Le parti au pouvoir gère le pays et rend quotidiennement compte au peuple. A l'opposition, le rôle de critiquer les actions du gouvernement dans le respect des lois de la République. Nous vous invitons à lire ci-après les termes de l'ordonnance de la Cour Constitutionnelle.
KAO Victoire

Séminaire gouvernemental à Kara
A chaque nouveau gouvernement son séminaire gouvernemental.
Dans le cadre de la programmation de l'action du gouvernement pour le second semestre 2010 et pour l'année 2011, l'équipe gouvernementale au grand complet s'est retrouvée les 2 et 3 août dernier au Palais des Congrès de Kara. Au cours des travaux, les ministres ont discuté des actions stratégiques et urgentes pour la reconstruction du Togo et pour soulager la souffrance des Togolais.
Plusieurs domaines sont envisagés, entre autres, les infrastructures, l'énergie, l'eau, la communication, l'éducation, la pauvreté, etc.
La pauvreté
Selon le dernier rapport du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), sur 177 pays, le Togo n'occupe que le 152e rang en matière de lutte contre la pauvreté. Malgré nos avantages comparatifs par rapport à certains de nos voisins, ceux-ci sont loin devant nous. Le gouvernement de large ouverture est davantage interpellé. Son mandat ne sera pas du tout repos. A en croire le Premier ministre Gilbert Fossoun Houngbo, dorénavant, tous les efforts du gouvernement devront converger vers la réalisation des objectifs de développement économique et social.
Ce qui compte, c'est le résultat

Organiser des séminaires gouvernementaux, attribuer des lettres de missions, c'est très bon. Cependant, pour les Togolais, c'est le résultat qui compte. On ne veut plus de nids de poule et des crevasses sur nos routes, ni des travaux mal exécutés, plus de chômeurs à vie, etc. Que les Togolais soient égaux devant la loi, que chacun mange à sa faim. Pour venir à bout de ces problèmes, l'exécutif doit résolument s'y engager. A cet effet, le Premier ministre interpelle chaque département ministériel à créer des synergies nécessaires autour des objectifs majeurs fixés en observant le respect des principes qui sous-tendent l'action gouvernementale, notamment la responsabilité, l'efficacité, la culture de résultats, la justification des choix opérés, etc., dans le but de répondre aux attentes du peuple. Ces attentes sont le décollage économique, l'amélioration des conditions de vie et la transparence dans la gestion des affaires publiques.
Conscient de la taille du travail, le Premier ministre invite les siens à gérer et à gouverner autrement.
" Il nous faut travailler concrètement au changement de nos méthodes de travail dans nos comportements, pour assurer le leadership nécessaire et influer qualitativement sur notre environnement au sein de nos départements afin d'amener nos collaborateurs à s'inscrire dans une démarche de qualité tournée vers les résultats ", a souligné le Premier ministre à l'ouverture des travaux. La communication préoccupe également le gouvernement Houngbo
Communiquer pour informer

L'autre aspect des assises de Kara, c'est l'exhortation à la communication. A plusieurs reprises, le chef de l'Etat et le Premier ministre ont été interpellés sur ce sujet. A ce titre, le chef du gouvernement a demandé à son équipe d'appréhender l'importance de la communication interne et externe.
" La communication devra dorénavant être l'outil de gestion du programme du gouvernement ", a-t-il dit. Car c'est en parlant au peuple que l'on pourra lui faire comprendre les actions engagées, le but recherché afin d'obtenir son adhésion et sa mobilisation.
Le Premier ministre a invité les ministres à être créatifs, à imaginer le Togo plus prospère avec un avenir radieux, à éviter le conservatisme. " Le regard que nos populations portent sur nous est très exigeant ", a-t-il rappelé. Des lettres de missions sont donc préparées et confiées à chaque ministère. Elles précisent les résultats à atteindre, les indicateurs de performances et les moyens disponibles. Il sera régulièrement évalué les performances de chaque ministre avec à la clé, la récompense du mérite ou la sanction de la faute. Vivement, que cela soit ainsi.
" Nous sommes sortis de ce séminaire avec le sentiment que les objectifs que nous nous sommes fixés sont atteints ", a déclaré le porte-parole du gouvernement, ministre de l'Administration territoriale, de la Décentralisation et des Collectivités locales, M. Pascal Bodjona. Il a confié qu'il a été débattu de façon claire et sincère des actions prioritaires dans le domaine social, de l'éducation et de la santé.
Maintenant que chaque ministre est fixé sur ce qu'on attend de lui, les Togolais espèrent un dynamisme dans les jours à venir, dans l'optique de la réalisation du programme de société pour lequel Faure a été réélu, car le temps presse.
T. Vivien

Assemblée Générale du CAK
Les cadres de la Kozah adhèrent à la méthode " Faure "
Le Cercle des Amis de la Kozah (CAK) est une association politique qui défend les idéaux du RPT et de son président Faure Gnassingbé. Elle a tenu sa troisième assemblée générale ordinaire le 7 août 2010 à l'hôtel Accropolis à Lomé.
Placée sous le thème " Quelle contribution des cadres de la Kozah à la politique de réconciliation prônée par le président Faure? ", cette rencontre a permis aux délégués de suivre la présentation des rapports d'activité et financier, exercice 2008-2010. En effet, au cours de son mandat, le bureau sortant a travaillé d'arrache-pied en étroite collaboration avec les instances du RPT-Kozah pour assurer la brillante victoire du candidat Faure, a confié le président sortant du CAK, M. Konzi Téi. Ceci à travers des campagnes de mobilisation et de sensibilisation à la non violence, du début à la fin du processus électoral de mars 2010. " Le Cercle des Amis de la Kozah adhère entièrement à la méthode de "Faure " pour la conduite des affaires publiques ", a-t-il déclaré.
Par ailleurs, grâce à la générosité de ses membres, le CAK a pu offrir des vivres à trois institutions de Kara qui interviennent dans la prise en charge des enfants orphelins et abandonnés. Le président sortant a réitéré ses vifs remerciements aux aînés et surtout au président de la République dont les sages conseils leur ont permis d'accomplir sereinement leurs missions. Toutefois, en comptant rester l'humble serviteur du groupe CAK, il a, au nom du bureau exécutif demandé pardon pour les manquements constatés çà et là.
En donnant le ton pour l'ouverture des travaux de cette assemblée, le délégué national de la Jeunesse du Rassemblement du Peuple Togolais (JRPT), M. Djagbavi Bernard a, au nom du secrétaire général du RPT, félicité le bureau du CAK pour le courage et le sacrifice consenti durant le scrutin présidentiel du 4 Mars 2010. " Lorsqu'on hésite à faire des pas en avant, et qu'on se dit que tout est perdu d'avance, on perd les meilleurs combats ", a souligné M. Djagbavi, faisant allusion aux campagnes de désinformation, d'intoxication et de mensonge des détracteurs pour démobiliser les militants et sympathisants du RPT.

Il a demandé au CAK d'être uni car la transhumance politique est un défaut d'éducation. Que chacun soit au fond ce qu'il est. Le délégué national de la JRPT a salué la détermination, le sens d'écoute et la qualité du travail du bureau sortant durant son mandat. Enfin, il a émis le vœu que des assises de ce jour sortent des résolutions et des recommandations afin d'asseoir dans l'avenir, des stratégies de développement, de mobilisation et de réussite pour les combats futurs.
A l'issue des travaux, les délégués ont procédé à l'élection du nouveau bureau exécutif. Au terme de cette élection, c'est M. Konzi Téi qui a été reconduit à la tête de ce bureau composé de 9 membres.
T. V.

L'Alliance présente son livret" Quel Togo construire ? "
" Quel Togo construire ?", tel est le titre du livret que le parti politique l'Alliance Démocratique pour la Patrie (Alliance) a rendu public le samedi 7 août 2010 à l'Hôtel FOLYANA GUEST House à Lomé.
La cérémonie qui a réuni des représentants de partis politiques, des responsables d'ONG, des représentants de la société civile, des militants, des sympathisants et les médias a permis aux organisateurs de présenter au public, les grands axes du programme de société de l'Alliance.
Dans sa présentation, M. Dahuku Péré, président de l'Alliance après avoir exposé les grandes idées soutenues par son parti et quelques étapes du processus démocratique qu'a connu notre pays, s'est appesanti sur la nécessité et le devoir d'aboutir véritablement à la réconciliation nationale. Il a relevé trois valeurs essentielles sur lesquelles peut fonctionner une société: la vérité, la justice et la fraternité. Après avoir retracé le chemin parcouru par l'Alliance dans sa lutte et l'implantation de ses idéaux, il a affirmé que son parti " a identifié le temps d'aujourd'hui comme étant le moment venu pour nous interroger sur notre temps et l'histoire de notre peuple pour déterminer et proposer le type de société que nous voulons construire avec les Togolais ".
Ce temps selon lui, est celui de la réconciliation, un temps pour préparer la reconstruction du pays.
Il importe à ce processus de réconciliation, d'amener les Togolais à se pardonner et à réparer les torts. Pour M. Péré, il est temps de faire le deuil du passé et préparer une vie nouvelle et un futur prometteur à nos progénitures.
Ainsi, à cette question sensible " quel pays voulons nous laisser à nos enfants demain ? ", l'Alliance tente de répondre à travers son projet de société contenu dans le livret " Quel Togo construire ? ".
Le document se compose d'un avant-propos qui donne des informations sommaires sur le parti et annonce le projet. Celui-ci s'ouvre par une introduction qui dresse le bilan du régime unique. Le livret présente ensuite 4 parties qui retracent respectivement les conditions susceptibles de garantir à notre pays la paix et un redressement économique durable, les grands axes de l'Alliance pour transformer la société togolaise, la stratégie de développement à expérimenter et enfin comment les relations extérieures du pays devront être conduites et établies sur des bases nouvelles plus utiles au développement.

Le livret esquisse enfin le profil des hommes et femmes de cette société nouvelle et la vertu servant de motivation aux citoyens du Togo d'aujourd'hui. Pour terminer, le président de l'Alliance a appelé à la paix sociale, à la démocratie, au développement, à l'Etat de droit et surtout à la réconciliation en vue de créer un nouvel espoir pour la nation nouvelle que nous voulons bâtir
B.A.

Lancement officiel de la Junior Entreprise
Dans le cadre des projets relatifs à la formation en Master et pour lutter contre le chômage, un groupe d'étudiants de toutes filières de l'Ecole Supérieure de Gestion, d'Informatique et des Sciences (ESGIS), a mis en place une entreprise dénommée " Junior Entreprise ".
C'est dans le but de présenter cette structure au public que celle-ci a été lancée le vendredi 6 août 2010 à ESGIS au cours d'une conférence de presse à laquelle ont assisté les étudiants d'ESGIS, les opérateurs économiques, les ministères en charge de l'emploi des jeunes et de l'enseignement technique, des entreprises togolaises. Les organisateurs ont présenté à cette occasion les objectifs, les structures et domaines d'intervention de la Junior Entreprise.
Sur un marché de l'emploi de plus en plus exigeant et contraignant, beaucoup d'étudiants diplômés issus des écoles de formation professionnelle rencontrent des difficultés pour accéder à leur premier emploi. Une des raisons qui contribuent à cette situation demeure l'insuffisance de leur expérience en entreprise. Les entreprises, au même moment, investissent énormément dans la recherche de personnel et dans les services qu'offrent les cabinets en conseil pour être plus compétitives et performantes. C'est pour pallier ces problèmes que ce groupe d'étudiants d'ESGIS à élaboré la " J.E " qui se veut une plate-forme, un partenariat " gagnant/gagnant " pour les entreprises et les étudiants. Ceci permettra aux étudiants d'avoir un niveau moyen d'expérience professionnelle et ce avant la fin de la formation. Pour les organisateurs, cette journée de lancement officiel est initiée en vue d'offrir un cadre d'informations et d'échanges aux opérateurs économiques et à la J.E.
Il s'agira pour la J.E qui se veut une arène d'entraînement et de perfectionnement sur le terrain, du savoir faire acquis en théorie et un laboratoire d'expérimentation du potentiel créatif et industrieux de ses membres, d'exposer ses domaines d'interventions et de démontrer aux potentiels partenaires qu'elle est une plate-forme qui offre aux opérateurs économiques des compétences pour leurs actions. Les domaines d'intervention de la J.E sont entre autres l'étude de marché, la constitution d'un panel, l'audit comptable et le marketing, l'inventaire des stocks, l'action communicationnelle et promotionnelle.
Ainsi, la J.E qui sera une plate-forme de jonction des entreprises et de la future main d'œuvre que sont les étudiants, a pour objectif de participer au développement en contribuant à la réduction du chômage. Cette cérémonie de lancement officielle a pris fin avec l'installation officielle des organes de Junior entreprise. Bon vent à la J.E
B.A

Congrès de l'UFC
Le Gouvernement conseille aux protagonistes de laver leur linge sale en famille
Le Togo vit une situation exceptionnelle sous Faure. Il y a seulement deux (2) ans, personne ne pouvait parier sur la situation politique que vit actuellement le Togo.
Incroyable de voir l'UFC, la première force de l'opposition se déchirer au point que le RPT au pouvoir conseille la modération au parti qui l'empêchait de dormir, il y a peu de temps. Incontestablement, le Togo a fait un bond en avant. "Allez laver votre linge sale en famille", c'est ainsi qu'on peut résumer le communiqué conjoint des ministres de l'Administration Territoriale, de la Décentralisation et des collectivités locales, de la Sécurité et de la Protection Civile.
Devant la cacophonie et le spectacle honteux auxquels se livrent l'opposant historique Gilchrist Olympio et son collaborateur fougueux Jean Pierre FABRE, les ministres BODJONA et TITIKPINA, après avoir conseillé le respect de la charte qui organise les partis politiques au Togo et rappelé l'article 21 des statuts de l'UFC qui définit les prérogatives du Président National du parti en matière de convocation d'un congrès, les deux ministres au nom du gouvernement ont exhorté les protagonistes du parti en crise à "une nécessaire concertation au sein de votre parti politique afin d'harmoniser vos points de vue et d'éviter ainsi la division de votre parti". Le ciel nous tombe sur nos têtes. Ceux qui sont accusés hier de constituer une entrave à la démocratisation du pays étaient en réalité les vrais démocrates. Leur seul tort était de prôner une démocratie apaisée.
On s’attendait que Jean-Pierre FABRE surseoit à son congrès. Mais hélas, la sagesse n'est pas dans les habitudes de J.P. FABRE qu'on dit souffrir de troubles mentaux. Aussi, il a passé outre le communiqué du gouvernement en maintenant la date d'hier pour la tenue de son congrès, alors que le Président National organise le sien demain.
Hier les quartiers de NYEKONAKPOE et de KODJOVIAKOPE étaient en état de siège. Face à face, les forces de l'ordre et les rebelles de l'UFC. Après un face à face tendu, entrecoupé de coups de gaz lacrymogène, le calme est revenu. Au moment ou les déshérités de Bè affrontaient les forces de sécurité, J.P.FABRE a eu le temps de prendre la tangente par une porte dérobée.Pendant ce temps, J.Christ Olympio et son "AGO" planchent sur l'avenir du parti pour les années à venir.
La critique infondée des confrères

Comme il fallait s'y attendre le communiqué du gouvernement a été attaqué par des confrères proches de l'opposition. MM.BODJONA et TITIKPINA ont été accusés de se ranger du côté de Gilchrist Olympio. C'est à tort. Nous ne pouvons vouloir une chose et son contraire. Si nous voulons la démocratie, nous devons nous conformer aux règles démocratiques. Laisser faire Jean-Pierre Fabre et ses amis c’est créer un précédent dans le pays. Ce que vit l'UFC, le RPT l'a vécu avec l'affaire des Rénovateurs.

On se souvient que ceux-ci après avoir quitté le parti voulaient se servir des emblèmes du parti. On leur a opposé la force de la loi. Ils ont vite compris en allant créer leur propre parti. C'est là un comportement citoyen responsable. C'est ce qu'on attendait de J. Pierre Fabre et ses amis. Si la conduite du Président de votre parti ne correspond plus à vos attentes, on se retire et au besoin, on crée son propre parti. Au lieu de cela, on a voulu engager une épreuve de force inutile.
Aux dernières nouvelles on nous apprend que J.P. Fabre et ses amis sont parvenus à organiser leur congrès dans la clandestinité. Une épreuve qui parait vaine car intervenue dans une situation irrégulière. En tout cas le ministère de l’Administration Territoriale déclare ne pas toléré cette ambivalance à la tête de l’UFC.
KAO Victoire

Un confrère qui nous quitte
M. Abdou Yêkini RADJI n’est plus
Abdou Yêkini RADJI, journaliste à Golfe Info, a rendu l'âme dans la nuit de dimanche à lundi dernier au CHU Tokoin des suites d'un accident de circulation survenu le Vendredi 06 août 2010. Il était resté dans le coma depuis l'accident et ne s'en est pas sorti.
Le 26 Juillet 2010, le journaliste Abdou Yêkini RADJI et trois de ses collègues de Golfe Info ont adressé un mémorandum à leur directeur, Joèl SODJI, pour l'informer des difficultés qu'ils rencontraient au travail, difficultés dues à l'accumulation des mois d'arriérés de salaire.
Ils réclamaient le paiement dans les 72heures, d'un minimum de 5 mois sur les 9 qui leur sont dus.
Comme réponse, le directeur M. Joèl SODJI leur a répliqué que"L'entreprise connaît des difficultés financières" et "Golfe Info” tourne depuis sa création en perte". Par conséquent, il ne pouvait donner satisfaction aux revendications de ses employés. Il a estimé que s’il devait y avoir une amélioration de la situation, ce ne serait pas avant six (6) mois. Et le DG aurait menacé en ces termes: vous avez envoyé un "ultimatum de 3 jours", "même s'il y avait des moyens de vous payer, je ne le ferais pas". "Quand une balle est tirée, elle ne retourne plus dans le révolver.Vous avez entamé un acte, prenez vos responsabilités, et allez jusqu'au bout", a renchéri M. SODJI, engageant une épreuve de force avec les signataires du mémorandum. Pour clore ses propos, M. SODJI a estimé que si quelqu'un ne peut plus supporter la situation, qu'il démissionne.
Le vendredi 06 août 2010 , aux alentours de 16h, les journalistes de “Golfe Info”, dont Abdou Yêkini RADJI, et de Fréquence 1, signataires du mémorandum et du préavis de grève, ont reçu une lettre de licenciement de la part de leur DG. Comme motif, M. SODJI évoque des raisons de "difficultés financières".
Le confrère Abdou Yêkini a rendu l'âme, sans même avoir eu le temps de réagir à cet "affront" de son directeur, qui était en même temps son oncle.

PAIX A SON AME !!!

Et voici la plus jeune pilote togolaise
Paméla Améga est la plus jeune pilote de 'histoire de l'aviation au Togo
A 16 ans, elle manie le manche de son Cessna T152 avec dextérité. Son rêve : devenir pilote de ligne. Elle est actuellement formée par l'Aéroclub du Golfe de Lomé, le plus ancien centre d'apprentissage au pilotage amateur après celui de Dakar. Paméla a l'aviation dans le sang. Son oncle est un ancien pilote d'Air Afrique aux commandes aujourd'hui de gros porteurs à Qatar Airways.
Elle espère suivre la même voie tout en restant en Afrique et s'installer un jour dans le cockpit d'un des Boeing d'Asky.
" Paméla a un vrai potentiel ; elle aime piloter, c'est sa passion ", confie Tarek Kodjo Boustani, l'examinateur auprès de l'aviation civile togolaise.
L'aéroclub forme depuis de très nombreuses années des pilotes de toutes nationalités, dont de nombreux Togolais. Certains sont passés professionnels dans des compagnies aériennes internationales.
n octobre prochain (2-3 octobre), et pour fêter le 50e anniversaire de l'indépendance du Togo, l'Aéroclub du Golfe organisera les 24 heures non-stop. A bord de leurs machines, les fous du ciel voleront sans discontinuer.
Au programme également un rallye aérien dont le trajet permettra aux équipages de survoler les sites symboliques de l'époque coloniale. A cette occasion, des pilotes et des avions venus de France sont attendus à l'aéroport de Lomé.
Une manifestation qui sera couverte par les médias spécialisés, dont Info Pilote, premier magazine français consacré à l'aéronautique.

Le président Faure Gnassingbé face à son deuxième mandat
Le moins qu'on puisse dire est qu'avec son second mandat, le président Faure Gnassingbé est en train de prouver qu'il va cette fois-ci choisir la bonne voie, celle de l'intérêt du peuple togolais : réfection et bitumage des rues, électrification des artères, notamment celles de Lomé, et de l’intérieur. Le pays connaît des travaux et tout change sen un temps record. Pour le début de ce mandat, on peut applaudir.
Que peut-on encore reprocher à notre jeune président de la République ? Ce serait, être de mauvaise foi, car on ne peut pas tout faire à la fois et en même temps. L'espoir est donc permis.
Depuis la réélection de Faure Gnassingbé, un vent de bon augure souffle sur le Togo. Aux Togolais de savoir accompagner ce changement par une attitude positive. Ne dit -on pas que quand le rythme change, la danse aussi doit changer? Il reste à savoir si le jeune chef de l'Etat réélu peut aller loin. Chacun doit mettre du sien à tous les niveaux que chacun se trouve. L'optimisme est permis. Et l'on pourra alors un jour parler de notre jeune chef de l'Etat comme étant une personnalité qui a osé dépoussiérer le pays pour le hisser dans le concert des nations modernes. Faure Gnassingbé pourra alors entrer dans l'histoire par la grande porte.
Pour le moment, le chemin qui conduit au panthéon de l’histoire est long. Qu'importe. A cœur vaillant, rien d'impossible. Lors de la campagne pour la présidentielle, le chef de l'Etat avait pris conscience que son premier mandat avait été quelque peu brumeux. La majorité des Togolais avait fini par ne plus connaître le sens et la nature du pouvoir qu'il exerçait. Aux dires de certains observateurs, durant son premier mandat, le chef de l'Etat, par excès de confiance, a laissé faire ses ministres .
Mais cette fois-ci, pour ce deuxième mandat, il semble prendre les choses en main. Les Togolais attendent de leur président de la République un peu plus de clarté et surtout d'efficacité dans les actes et même dans les déclarations du gouvernement. Le séminaire gouvernemental de Kara a fait renaître l’espoir. Faure et son Premier ministre retoussent les manches pour faire décoller le pays. On ne peut que se réjouir.
J.T & K.V

© La Dépêche du 12 août 2010

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