Inflation de 1,9% en juillet

31/08/2010
Inflation de 1,9% en juillet

Le taux d’inflation calculé sur la base des indices moyens des douze derniers mois s’est établi à 1,9% en juillet 2010 contre 2,1% pour le mois précédent, indique L’Union dans sa parution de mardi.
Certains produits de consommation courante ont davantage augmenté que d’autres. C’est le cas pour les céréales non transformées (+14,8%), les légumes frais (+13,9%), les légumes secs (+10,1%), les poissons et autres produits frais de la pêche (+2,7%).
Voici une sélection d'articles publiés par L'Union
Verbatim
La démocratie passe par le civisme
"Ce samedi 28 août 2010, des éléments de la gendarmerie commandés par un officier ont été régulièrement désignés pour assurer le maintien d’ordre dans le cadre d’une manifestation publique interdite du Front républicain pour l’alternance et le changement (FRAC). Au cours dudit service, se trouvant au quartier Kodjindji à Bè, le sieur Jean-Pierre Fabre est arrivé sur les lieux à bord du véhicule administratif immatriculé TGA - 1419 et escorté par des partisans particulièrement agités dont certains à moto et d’autres à pied.
Alors que ces manifestants étaient presque nez-à-nez avec les gendarmes, et pour éviter tout accrochage inopportun, l’officier chef d’éléments s’est approché de Jean-Pierre Fabre pour lui rappeler gentiment l’illégalité de leur action. Pendant que les deux hommes échangeaient encore, les partisans agités de Jean-Pierre Fabre se sont mis à jeter des projectiles qui, malheureusement, ont brisé le pare-brise arrière du véhicule sus-indiqué.
Ces actes de vandalisme qui sont de nature à troubler l’ordre public, expose leurs auteurs à la rigueur de la loi." C’est un communiqué du ministre de la Sécurité et de la Protection Civile, le colonel Mohamed Atcha TITIKPINA.
En effet, il s’agit d’une réaction officielle suite à l’incident survenu entre les forces de sécurité et les manifestants du Front républicain pour l’alternance et le changement (Frac) pendant que ces derniers essayaient de démarrer une marche de protestation interdite. Aussitôt après cet évènement malheureux, Jean-Pierre Fabre a organisé un point de presse en donnant une version contraire. "Je me suis garé devant un véhicule des forces de sécurité et un groupe de journalistes. Un responsable des gendarmes est venu me parler. Il m’a dit : il n’y a pas marche. Je lui ai dit de ne pas me parler sur ce ton. Il a commencé à donner des instructions pour que la manifestation soit réprimée. Juste au moment où j’étais à côté du véhicule, l’un des gendarmes a tiré à bout portant sur le véhicule, faisant voler en éclats le pare-brise arrière. Je vous dis bien il y avait deux personnes dans le véhicule et elles pouvaient être mortellement atteintes. Il y a eu l’idée manifeste de me tuer. On ne peut pas tirer une grenade lacrymogène à bout portant sur un véhicule…» a-t-il déclaré en substance.
Les faits sont là. Il y a eu échauffourées et casse de pare-brise de véhicule du président des AFAME (Amis de Fabre AMéganvi et Eric dupuy). Loin de chercher à connaître la vérité, il faut se demander ce qu’ils étaient allés chercher tous à Kodjindji. Depuis le congrès de l’Ufc et la reconnaissance officielle de la branche Gilchrist Olympio par l’autorité, Jean-Pierre Fabre n’a plus de lien politique avec ce parti. Logiquement. Dans ce cas, en bon démocrate, il doit prendre la mesure de la décision et montrer à ses supporters le respect de l’autorité. Continuer à organiser une manifestation politique interdite par l’autorité est un manque de civisme dont les conséquences sont lourdes pour le développement du pays. Jean-Pierre Fabre et ses acolytes le savent mieux que tous. Ils ne doivent pas continuer à abrutir les populations qu’ils sont en train de malmener, d’abuser à cause de leur incapacité à s’organiser politiquement pour relever les défis de l’heure.
La démocratie n’est pas une affaire de parti politique ; elle est un système dans lequel tout citoyen respecte les lois de la République.

Après la controverse sur les deux congrès de l’UFC
La marche du FRAC est-elle officiellement interdite ?
On avait, un moment, cru que les ex-lieutenants de l’opposant Gilchrist Olympio avaient définitivement pris acte de leur expulsion de l’Union des forces de changement (UFC) le 12 août dernier par leur chef hiérarchique, qui a la faveur des textes du parti. Il avait même circulé que les exclus et leurs suivants se préparaient à fonder leur propre machin, un truc pour «l’alternance». En son temps, L’Union (n°317 du 13 août 2010) avait écrit qu’il était désormais clair pour l’autorité publique d’identifier qui se met dans la rue les samedis à Lomé. Et pour quelle cause «perdue».
L’UFC, version définitive, s’étant vertement opposée aux manifestations de rue, les manifs soutenus par le Front républicain pour l’alternance et le changement (FRAC) –pour revendiquer la « victoire » du candidat de l’UFC– n’avaient plus leur raison d’être. Une telle situation appelle, très logiquement, de la part du pouvoir à édicter des mesures d’ordre public. Aussi curieusement que cela puisse paraître, le lendemain a été un autre jour de rassemblement. La presse était la première à s’étonner d’un déploiement sans précédent à des endroits stratégiques de la capitale, et particulièrement au lieu dit «Kondjindji», dans le quartier Bè, au démarrage des marches de l’opposition.
Subtilement abandonnés par leurs leaders du FRAC, les jeunes du quartier avaient alors été abandonnés face aux tirs de grenades lacrymogènes de la police et de la gendarmerie. Les journalistes –qui n’y ont d’ailleurs pas échappé et qui sont par moments renvoyés dans la masse des manifestants par les forces de l’ordre pour être aussi gazés– se sont tout le temps demandés si la marche du samedi 14 août était interdite. Formellement, non. En tout cas, pas comme les Togolais y ont été habitués.
A sa guise, Gabriel Messan Agbéyomé Kodjo de l’OBUTS s’était même permis une virée sur les lieux à bord de son véhicule, en fin de matinée, fortement applaudi par les jeunes au grand dam des forces de l’ordre. Suivi quelques instants plus tard par Jean-Pierre Fabre qui, lui, fut poursuivi à travers certaines artères de la ville. Tout cela commence à faire désordre dans la cité. Désordre pour ce qu’on ne sait plus quel sort est désormais réservé aux marches du FRAC, pour ce que ce Front vaut sur le plan juridique et légal. Désordre pour ces pauvres populations de Bè et de «Kondjindji», y compris les enfants, gazés à longueur de journée les samedis pendant qu’ils sont paisiblement chez eux.
Un pouvoir hésitant
Le comble a été atteint samedi encore, lorsque le pare-brise arrière du véhicule de fonction du député Jean-Pierre Fabre, une Dacia, a été caillassé à «Kondjindj».
Comme on pouvait s’y attendre, les versions ont divergé sur les responsabilités de cet acte. En début d’après-midi, le député Fabre a aussitôt accusé les forces de l’ordre. «Je me suis garé devant un véhicule des forces de sécurité et un groupe de journalistes. Le responsable des gendarmes est venu me parler. Il m’a dit qu’il n’y a pas de marche (…). Il a commencé à donner des instructions pour que la manifestation soit réprimée. Juste au moment où j’étais à côté du véhicule, l’un des gendarmes a tiré à bout portant sur le véhicule, faisant voler en éclats le pare-brise arrière», explique M. Fabre. Avant d’affirmer : «Je vous dis bien qu’il y avait deux personnes dans le véhicule et elles pouvaient être mortellement atteintes. Il y a eu manifestement une volonté de tuer».
Si l’on s’en tient à la contre-réaction du ministre de la Sécurité, Atcha Mohamed Titikpina, alors que l’officier chef d’éléments chargés du maintien d’ordre discutait sur l’illégalité de la marche avec Fabre, «les partisans agités de Jean-Pierre Fabre se sont mis à jeter des projectiles qui, malheureusement, ont brisé le pare-brise arrière du véhicule». Qui croire ?
Un fait est indéniable : il y a eu destruction partielle d’un bien acheté par l’argent du contribuable. Si ce sont les partisans agités qui ont posé, l’Etat a fauté en ne prenant pas les mesures sécuritaires au départ. Surtout qu’il a déployé des éléments de maintien d’ordre.
Il se raconte dans les couloirs du FRAC que les regroupements, sans l’espoir d’atteindre ses buts premiers qui étaient le pouvoir promis aux militants, gêne le pouvoir. Ils l’agacent. Mieux, ils sont le signe d’une instabilité pour l’opérateur économique. En juillet dernier, la Banque mondiale, dans une étude commanditée par le pouvoir de Lomé et titrée « Relancer les secteurs traditionnels et préparer l’avenir : une stratégie de croissance tirée par les exportations », citait au rang des contraintes clés l’instabilité politique des lendemains d’élection qui décourage l’investissement privé. Pour un samedi à la place, en face de l’hôtel Ibis-Lomé Centre, il faut que le boulevard du Mono, une voie internationale, soit interdit à la circulation pendant des heures. Et jusque-là, le pouvoir hésite sur la conduite à tenir.
Il ne s’agit pas pour le super ministre de la Sécurité de déclarer dans ses communiqués, après des gaffes de ses éléments, que les manifestations du FRAC sont interdites. Et que les actes de vandalisme «exposent leurs auteurs à la rigueur de la loi». Les manifestations du Front républicain pour l’alternance et le changement dans sa composante actuelle sont-elles interdites au regard de la loi? Si c’est le cas, quelle est la conduite à observer en amont pour éviter des gâchis, et des troubles à l’ordre public? Si ça ne l’est pas ou ne peut pas l’être au regard de la loi fondamentale de la République ou des règlements, autant faire avec les joggings hebdomadaires de cette frange de la population, et lui trouver un itinéraire qui ne perturbe pas le quotidien du Togolais.
Toute autre stratégie tente à conforter le député Jean-Pierre Fabre, vu aujourd’hui comme un «espoir de changement» par nombre de jeunes militants de l’opposition. Et lui faire une promotion gratuite, en lui dressant le lit de « leader charismatique » de l’opposition. C’est ainsi que le Rassemblement du peuple togolais (RPT, au pouvoir) a fini par créer Gilchrist Olympio, alors qu’il pouvait être très tôt oublié par l’histoire. La Cour constitutionnelle a tranché pour ce qui concerne la présidentielle du 4 mars. Ses décisions sont dites irrévocables. Alors, que faisons-nous dans la rue depuis 5 mois ?

Pour les mois de mai et juin
Seconde rechute consécutive dans les marchés publics
Peut-être l’expression d’un pays qui n’évolue pas au rythme voulu. Le Comité d'étude et de contrôle des projets de marchés (CECPM) a arrêté le compte des contrats publics pour les mois de mai et juin 2010. Au total, douze (12) marchés attribués sur des financements du budget de l’Etat, gestion 2010, de la Banque d’investissement et de développement de la CEDEAO (BIDC) et de la Banque ouest africaine de développement (BOAD). En montants, ils se chiffrent à 28.455.124.008 francs Cfa. La plus grosse part revient au Groupement Ebomaf SA/Kara Establishment qui a gagné par appel d’offres international les travaux d’aménagement et de bitumage de la route Dapaong-Ponio-Frontière Burkina Faso (38 km), solution alternative en revêtement en béton bitumeux, pour un montant de 13.805.348.050 francs répartis entre la BIDC à 44,4%, la BOAD à 49,1% et l’Etat togolais à 6,5%. Le plus petit marché, se rapportant au Lot 1 des travaux de menuiserie bois métallique, aluminium et climatisation à l’Institut national d’hygiène (INH), s’élève à 21.743.624 francs. Il est attribué à REVECO par consultation restreinte.
Pour le reste, on y voit, comme attributaires, ITC Dacia, TTTI, MES, Ecogec, Necbaps, ESP, Ouvienipoug, Ognami le Bâtisseur (tous par appel d’offres national) et le Groupement Cira/Deco (par consultation internationale restreinte).
Quant au statut des marchés, on retrouve entre autres la fourniture de deux véhicules bus de 15 places chacun avec équipements annexes au ministère de la Santé pour le compte des écoles de formation ENAM et ENSF de Kara, l’exécution des travaux d’achèvement de pavage et de la clôture de l’hôpital d’Amlamé, l’exécution des travaux de réhabilitation des bâtiments des CMS Kouméa, Kétao et de l’USP de Sara dans la région de la Kara, la construction et la réhabilitation de salles d’hospitalisation à l’hôpital psychiatrique de Zébé, la réhabilitation et l’extension de l’hôpital de Kantè (Lot n°7), la construction d’un bloc laboratoire à l’hôpital préfectoral d’Aného, la construction de logements de l’infirmier et de l’accoucheuse à Mogou, la construction d’une latrine à quatre cabines et la réhabilitation du logement de la sage-femme à Timbou, etc.
Rappelons que la rechute dans les contrats publics est entamée avec le petit record de trois (3) marchés publics en février, seize (16) en mars et sept (7) en avril 2010.

Pour boucler les prévisions budgétaires de l’année
L’Etat doit dégager 75,2 milliards FCfa en ressources internes
En vue de soutenir les actions régaliennes de l’Etat, la loi de finances gestion 2010 inscrivait en ressources 429.704.841.000 francs Cfa, contre des dépenses chiffrées à 497.063.349.000 francs Cfa, soit un besoin de financement additionnel de 67.358.508.000 francs Cfa. Et, sur ces ressources, l’Etat s’est fixé de collecter 251,6 milliards FCfa en interne. Suivant le cumul établi par la Direction de l’Economie, de janvier à juillet 2010, il a déjà recouvré 176,4 milliards FCfa. Autrement, à cinq mois de la fin de l’année budgétaire, les régies financières devront recouvrer 75,2 milliards FCfa et, peut-être, entamer un surplus par rapport aux prévisions budgétaires. De quoi diminuer le poids des apports extérieurs attendus. Même si, globalement, un rapport du ministère des Finances concluait à une baisse des recettes et à une augmentation des dépenses, au premier trimestre 2010.
En sept mois de recouvrements, les Impôts ont ainsi fait 67,6 milliards FCfa, les Douanes 76,5 milliards FCfa et le Trésor 32,3 milliards FCfa. Il faut déjà noter un dépassement de la part du Trésor puisque son plafond était fixé en début d’année à 26,8 milliards FCfa. Quant aux Douanes, il leur reste à dégager en cinq mois 48,6 milliards FCfa. Pour leur part, les Impôts doivent mettre à la disposition du budget général 32,1 milliards FCfa. Avec la réserve que les recettes du mois d’août finissant ne sont pas encore connues. Rappelons qu’à la fin mai, le total des ressources internes officialisées s’élevait à 125,2 milliards FCfa, détaillés en 47,6 milliards pour les Impôts, 54,2 milliards pour les Douanes et 23,4 milliards pour le Trésor. En fin avril, l’Etat avait recouvré un total de 103,7 milliards de francs Cfa.
En termes de dépenses cumulées, à fin juillet, la Direction de l’Economie arrête le montant de 55,38 milliards FCfa en « Traitement et salaires », avec un reste à payer de -15,67 milliards FCfa. La prévision et l’autorisation pour cette rubrique étaient identiques : 61,87 milliards FCfa. Respectivement, l’Education, la Santé et l’Agriculture en ont englouti 13,91 milliards, 3,22 milliards et 0,20 milliard. Les autres secteurs de l’Administration publique s’étant tapés 38,04 milliards en sept mois d’exercice budgétaire. Ce qui donne, au global, un taux d’engagement de 64,2% et un taux de paiement de 139,5%. Au 31 mai, les dépenses en « Traitement et salaires » étaient de 37,88 milliards FCfa.
Les « Biens et services » ont coûté en tout 26,79 milliards FCfa et les « Subventions et transferts » 27,20 milliards FCfa. Les restes à payer sont de -6,50 milliards et de 16,36 milliards FCfa. Rien n’est toujours supporté en « Restructuration », dont la restructuration bancaire. Les « Dépenses d’investissement », elles, se chiffrent à 16,26 milliards FCfa, totalement rangés dans la contrepartie domestique en énergie. Quant aux « Intérêts sur la dette », ils ont valu 6,82 milliards FCfa, à raison de 6,63 milliards pour les autres intérêts sur la dette intérieure et 0,20 milliards sur la dette extérieure. Il se dégage un reste à payer de -6,63 milliards. De plus, la dette intérieure et extérieure a été amortie à 26,81 milliards FCfa. Ici, le reste à payer est aussi négatif : -25,63 milliards FCfa.
De janvier à mai, les « Biens et services » et les « Subventions et transferts » ont respectivement coûté 11,74 milliards FCfa et 19,47 milliards FCfa.
Au total, le cumul des paiements fait en sept mois 159,25 milliards FCfa. Il reste à payer -33,09 milliards FCfa. Les restes à payer dans les subventions comprennent des dépenses ordonnancées, consignées mais non encore payées. Les restes à payer correspondent à des mandats en instance de paiement et non à des arriérés. Enfin, les restes à payer négatifs et les taux de paiement supérieurs à 100% s’expliquent par la prise en compte des dépenses prévues au budget, payées et en cours de régularisation notamment les débits automatiques de la dette.
Rappelons que, dans l’exécution administrative du budget, l’engagement est l’acte par lequel un organisme public crée ou constate à son encontre une obligation de laquelle résultera une charge. Il est le fait générateur de la dépense, l’acte qui va rendre l’Etat débiteur. Par la liquidation, on vérifie la réalité de la dette et arrête le montant de la dépense, c’est-à-dire on évalue avec exactitude les droits des créanciers après examen de toutes les pièces justificatives. Elle est faite au vu des titres établissant des droits acquis aux créanciers. L’ordonnancement, lui, est l’acte administratif qui donne, conformément au résultat de la liquidation, l’ordre de payer la dette de l’organisme public. L’ordonnateur autorise le comptable à payer.

Dossier sur le commerce extérieur
Comment le Togo a évolué en import/export
La semaine dernière, nous étalions le poids du Togo en commerce extérieur. Par les chiffres, de janvier à mars 2010, il a fait, en importation, 517.609.162 kilogrammes et 519.757.021 kilogrammes en exportation. Ce qui représente, en valeur, 117.286.525.665 francs Cfa et 73.954.816.991 francs Cfa. Du coup, plus de fonds sortis en importations qu’en exportations. Le coton et le clinker occupent les 1er et 2ème rangs en produits d’exportation, alors que le clinker et le super carburant prennent les deux premières places en importation. Aussi arrêtons-nous aujourd’hui sur la structure en marchandises qui se dégage au Togo.
Structure des exportations
Suivant la récente étude de la Banque mondiale, les phosphates étaient le socle de l’économie togolaise depuis les années 70. Vers la fin des années 80, ils contribuaient pour plus de la moitié aux recettes d’exportations. Sur la période 1994-1999, cette proportion atteignait encore 20% en moyenne. En 1995, les exportations de coton dépassent pour la première fois les phosphates et restent en tête jusqu’en 2001. En 2000, le coton et les phosphates cumulés représentaient encore plus de la moitié des exportations totales (55%), alors que la cacao et le café contribuaient pour environ un dixième (9,2%). Mais l’entrée en production (1999) de l’unité de clinker et sa montée en régime coïncide avec les graves problèmes de l’industrie des phosphates et du secteur cotonnier. Dès 2002, les exportations cumulées de clinker et de ciment prennent la première place avec 27%, avant les phosphates et le coton, tombés respectivement à 15% et 14%. Depuis cette date, les exportations de clinker/ciment sont restées en tête tandis que le coton et les phosphates se disputaient la 2ème place selon les aléas de production et l’évolution des cours mondiaux. Mais il y a eu une permutation des places, à en croire la Direction générale de la statistique et de la comptabilité nationale (DGSCN).
En 2007, les produits de la sidérurgie (tôles, fer à béton, profilés, tubes, etc.) sont passés de justesse à la 2ème place avec 9,2%, une évolution qui semble être passée inaperçue dans les publications togolaises sur le commerce extérieur. Ceci est en grande partie dû à la présentation figée des statistiques qui accordent une grande place au café et au cacao qui sont passés de 9,7% et 7,7% des exportations en 1990 à 2% et 1,7% en 2007, alors que les exportations de produits de la sidérurgie, en 2ème place, sont englobées dans la catégorie « autres ». La contribution du cacao et du café est devenue presque marginale avec un total cumulé de 2,3%.
La composition des exportations s’est aussi beaucoup diversifiée, avec la montée des productions de la zone franche (emballages et plastique, parfums et cosmétiques, mèches, etc.), mais aussi avec la contribution de quelques entreprises qui ont réussi à gagner des parts de marché dans la sous région de l’UEMOA.
Les exportations du Togo sont fortement concentrées sur la sous-région de l’Afrique de l’ouest. En 7 ans seulement (2000-2007), la part de la CEDEAO dans les exportations est ainsi passée de 35% à 72%. Ces chiffres (source BCEAO) incluent les exportations de clinker, mais pas les autres exportations de la zone franche qui devraient élever les données. La destination des exportations de phosphates a beaucoup varié au fil des années (Australie, Nouvelle Zélande, Afrique du Sud, quelques pays européens pour certaines années). Sur la période 2005-2007, c’est l’Inde qui émerge comme principal importateur des phosphates togolais (60% en moyenne). Globalement, la part de l’Asie dans les exportations totales du Togo n’a pas augmenté pour autant.
Les destinations du coton restent plus diversifiées, mais se situent toujours principalement en Asie de l’Est dans les pays grands exportateurs de produits textiles (Chine, Taiwan, Indonésie, Thaïlande). Récemment, la Tunisie a fait son entrée parmi les pays destinataires du coton togolais ; elle représentait le quart des exportations en 2006, seulement 13% en 2007. Les autres produits de l’agriculture de rente (café, cacao, produits oléagineux, etc.) étaient essentiellement importés par l’Europe. Par contre, le clinker/ciment et les autres exportations à partir de la zone franche trouvent leur marché en Afrique de l’ouest.
Avec une telle structure par destination des exportations, le Togo n’est a priori pas bien positionné pour tirer des avantages substantiels de l’amélioration de l’accès aux marchés de l’Europe et des Etats-Unis procuré respectivement par les Accords de partenariat économique (APE) et African Growth and Opportunity Act (AGOA) dont il n’a qu’une faible utilisation après deux ans de pratique (voir L’Union n°319). Mais cette moindre exposition aux marchés des pays développés lui a permis d’échapper en grande partie aux retombées directes de la crise internationale de 2008-2009, ou de ne la subir qu’indirectement.
Structure des importations
En 2007, les produits pétroliers représentent plus du quart de la facture d’importation du Togo : 26% contre 15% seulement en 2002. Les produits de consommation –éclatés en alimentation/boisson/tabac et autres produits– connaissent également une augmentation significative de leur part cumulée (34% en 2007 contre 26% en 2002). Cet accroissement tant en part relative qu’en valeur nominale (croissance de 64% en 5 ans pour le poste alimentation/boisson/tabac et de 77% pour les autres produits) peut surprendre dans un pays à faible croissance du PIB et dont l’évolution du revenu par tête a été négative sur la même période selon les statistiques officielles. Il n’est pas exclu qu’il s’agisse encore du phénomène de réexportation de marchandises dédouanées, mais pas destinées au marché togolais.
Par contre, les parts respectives des matières premières et des biens d’équipement dans les importations diminuent, contrairement à la tendance dans beaucoup de pays en voie de développement.
L’origine des importations du Togo a également évolué, mais beaucoup moins que la destination des exportations. La part des importations de l’Union européenne est relativement stable jusqu’en 2007. Le principal partenaire européen reste la France, suivie selon les années par les Pays-Bas, l’Italie et la Belgique d’où vient la majorité des voitures d’occasion. Ce constat contraste avec l’impression de visu de trouver de moins en moins de marchandises d’origine européenne sur les marchés, il va à l’encontre de la tendance à la diminution observée dans la plupart des autres pays de la CEDEAO. Mais le classement au premier trimestre établi par la DGSCN édifie déjà : la Chine est en tête des partenaires à l’importation avec plus de 28 milliards de francs Cfa en valeur, contre la France (2ème, près de 14 milliards) et la Belgique (3ème, près de 10 milliards). A juste titre, il n’est pas surprenant que la part des importations de l’Asie a doublé en l’espace de 5 ans, de 13% à 27%, et que c’est la Chine qui se taille la part du lion avec 16% des importations totales du Togo (en valeur, elles sont passées de 8 à 59 milliards de francs Cfa entre 2002 et 2007). Les gains de marché des pays asiatiques se font, du coup, au détriment des autres pays comme ceux de l’OCDE (Canada, Japon), de la CEMAC, du Maghreb …
Enfin, la part des importations originaires de la CEDEAO est en légère baisse, entièrement imputable à la Côte d’Ivoire dont la part dans les importations totales du Togo est tombée de 6,2% à 2,6% entre 2002 et 2007. Par contre, la part des autres pays (notamment le Ghana) est en hausse.

Sur une période d’une année
Le niveau général des prix a plus augmenté à Lomé

Après une énième hausse de 1,6% du niveau général des prix à la consommation en juillet 2010, les prix ont plus augmenté sur une période d’un an que baissé sur les marchés de Lomé. Le niveau des prix du mois de juillet 2010 comparé à celui d’avril 2010 (évolution trimestrielle), est en hausse de 1,2%, et par rapport à juillet 2009 (glissement annuel), il a enregistré au finish une hausse de 1,6%. Qui est la résultante de quatre baisses contre huit hausses, dont une variation pratiquement nulle de 0,02%. Le taux d’inflation calculé sur la base des indices moyens des douze derniers mois s’est établi à 1,9% en juillet 2010 contre 2,1% le mois précédent, a indiqué la Direction générale de la Statistique et de la comptabilité nationale.
Les mois baissiers ont été août et septembre 2009, et février et mai 2010. Le reste de l’année a été marqué par des augmentations répétées des prix, dont une variation à peu près nulle (0,02%) en novembre dernier, et un pic assez baisse néanmoins de 1,6% en octobre.
D’après les résultats d’enquête de la direction de la Statistique, les baisses constatées sont essentiellement liées à la diminution des fonctions de consommation «Produits alimentaires et boissons non alcoolisées» et «Logement, eau, électricité, gaz et autres combustibles» d’une part, «Produits alimentaires et boissons non alcoolisées» et «Boissons alcoolisées, tabacs et stupéfiants» d’autre part.
Les variations sont allées de 0,9% pour les « Produits alimentaires et boissons non alcoolisées » en février dernier à 10,3% pour la même fonction en septembre. Avec un intermédiaire de 4,0% pour le «Logement, eau, électricité, gaz et autres combustibles» en août 2009.
Comme pour la plupart des mois, la fonction «Produits alimentaires et boissons non alcoolisées» a également fortement marqué la tendance à la hausse des prix des douze derniers mois à Lomé. Au pic de 1,6% d’octobre 2009, contre une baisse de 3,9% en septembre, cette fonction a connu une augmentation de 4,0%.
Avec, principalement, une augmentation des prix des postes : céréales non transformées (14,8%), légumes frais (13,9%), légumes secs (10,1%), poissons et autres produits frais de la pêche (2,7%) et poissons et autres produits de la pêche séchés ou fumés, conserves de poissons (1,9%). La hausse la moins marquante a été celle de 0,1% de janvier. Elle fut provoquée par la fonction de consommation, «Boissons alcoolisées, tabacs et stupéfiants» qui a enregistré une augmentation de 8,1%. Pendant que les produits alimentaires enregistraient une baisse de 0,4% due principalement à la diminution de prix des postes : « céréales non transformées », « Poissons et autres produit de la pêche séchés ou fumés, conserves de poissons », « Sel, épices, sauces et produits alimentaires n.c.a », qui ont enregistré respectivement une baisse de 2,9% ; 1,9% et 2,2%.
En revanche, en novembre 2009, le niveau général des prix à la consommation s’est caractérisé par une variation pratiquement nulle (0,02%) contre une hausse de 1,6% le mois précédent. La baisse de 0,6% des prix des produits alimentaires et boissons non alcoolisées a un peu compensé la hausse observée au niveau des fonctions de consommation « Boisson alcoolisées, tabacs et stupéfiants » et « Logement, eau électricité et gaz et autres combustibles » qui ont enregistré respectivement une augmentation de 2,1% et 1,6%. Les postes qui ont une forte contribution à la variation de l’indice au cours de ce mois sont : « céréales non transformées », « poissons et autres produits de la pêche séchés ou fumés, conserves de poissons », « pommes de terre, manioc, autres tubercules et bananes plantain », « Sel, épices, sauces et produits alimentaires n.c.a » et « autres combustibles ». Les trois premiers postes ont subi respectivement une baisse de 0,9%, 2,6% et 2,7% tandis que le poste « autres combustibles » a enregistré une hausse de 7,8%.

Sur le marché interbancaire
Le Togo se passe des emprunts à la 3ème semaine d’août

Les opérations effectuées sur le marché interbancaire de l’Union monétaire ouest africaine (Umoa), au cours de la période du 18 au 24 août 2010, ont atteint la hauteur de 27 milliards de francs Cfa pour moitié en prêts, et autant en emprunts. Pour une des rares fois, les établissements de crédit du Togo se sont passés des emprunts, pour émettre seulement 0,70 milliard de francs de prêts. Le taux moyen pondéré était fixé à 5,13% contre un minimum de 4,00%.
Avec 5,05 milliards de francs de prêts et 5,00 milliards d’emprunts, le Sénégal a enregistré les plus fortes opérations de l’Union. Il est suivi du Bénin et du Mali (3,00 milliards contre 1,00 milliard), de la Côte d’Ivoire (1,45 milliard contre 6,20 milliards) et du Niger (0,30 milliard et autant pour les emprunts). Les établissements de crédit du Burkina Faso et de la Guinée-Bissau n’ont pas participé aux opérations. Le taux maximum montait à 7,50%.

Rentrée scolaire 2010-2011
Les parents d’élèves anxieux
Dans quelques jours, les élèves des lycées et collèges ainsi que les tout petits du primaire reprendront le chemin des classes. Leurs parents, eux semblent ne pas être dans le bain
Il est un peu plus de 9 heures, ce matin du vendredi 27 août 210. Une longue file de clients attendent devant les guichets de FUCEC, une structure de microfinance de la place. Deux dames devisent. Leur conversation est portée sur la rentrée scolaire. La première fait remarquer que, celle-ci sera un peu difficile pour elle. Car, ses quatre enfants viennent tous d’être admis aux examens d’entrée en 6e et au Bepc. Alors qu’elle est la seule à faire face à toutes les dépenses. Elle trouve que la fixation de la rentrée au 16 septembre est trop proche. Car, non seulement, elle ne sait pas où ses progénitures seront orientées. Mais, redoute qu’elle ne sera pas prête avant le début des cours. Les inquiétudes de l’autre, la quarantaine est d’ordre financier. «Il n’y a pas d’argent», lâche-t-elle. Avant d’ajouter que outre ses enfants à l’école, elle doit scolariser trois autres respectivement en classe de 4e, première et de terminale. Un vieil homme qui suivait cette conversation, s’est vite invité dans le débat. C’est dur martèle M. Marcel Kodjo, mécanicien. Il ne décolère pas et poursuit : «Nous ne sommes pas prêts pour cette rentrée. Si c’est au moins en octobre ça pourrait nous arranger»
A Assivito, haut lieu de vente de la librairie, les commerçants «chôment » presque. «Pour le moment, nous faisons le ravitaillement des livres et cahiers. Mais, les parents d’élèves ne viennent pas», lance faoul, une libraire par terre qui espère que les jours à venir seront meilleurs pour lui. Son voisin, Koffi, s’inquiète de la rareté de la clientèle.
A Nyékonakpoè, dame K. Gisèle, scrute l’horizon. Veuve depuis avril 2005, elle a en charge ses 3 enfants qui passent cette année au Cm2, en 3e et en seconde. Depuis, elle ne scolarise ses enfants que grâce à aux recettes de sa cafétéria et aux dons de certains parents. «Mon seul soutien est mon activité et mon grand frère qui offre chaque année des fournitures scolaires à mes enfants. J’espère que cette année, ce geste viendra sauver mes enfants et moi», lance-t-elle. Une autre dame, une cohabitante de Gisèle dit avoir depuis le début du mois d’Août des nuits blanches. «Mon mari nous a abandonné. Chaque année, je cours dans tous les sens pour scolariser mon fils qui va cette année en classe de 3e», lance la jeune dame. Pour le moment elle espère toujours un geste providentiel sinon, son fils restera cette année à la maison.
La rentrée se prépare
Si certains parents d’élèves sont angoissés par la rentrée scolaire, d’autres en revanche, ne le sont pas. C’est le cas de M. Bill T., cadre dans une société d’entreposage implantée dans la Zone portuaire. Rencontré dans une Librairie, en compagnie de ses quatre gosses, il balaie du revers de la main, les nombreuses complaintes de certains parents d’élèves. «La scolarité des enfants est un chapitre très important pour les parents d’élèves que, nous sommes. Il est inadmissible qu’un parent vienne dire que la rentrée scolaire le surprend. Car, elle se prépare d’une rentrée jusqu’à l’autre», lance-t-il. Et ce dernier, de dire qu’il n’a jamais eu de problèmes pour ses enfants. Avant de se diriger vers une des caisses de la librairie avec des chariots bourrés de livres et de cahiers.
Un autre parent d’élève rencontré dans les rayons de cette librairie ne comprend pas pourquoi, les mêmes refrains apparaissent. «A chaque rentrée scolaire, c’est la même chanson. Les parents doivent changer. Car, la meilleure éducation qu’ils peuvent donner à leurs enfants, c’est la scolarisation», se plaint-il.

Promotion culturelle
Naissance d’Arterial Branche togolaise
La branche togolaise du réseau africain d’artistes, d’acteurs et de journalistes culturels, a été créée vendredi dernier au centre culturel Hakuna Matata, à la suite de l’assemblée générale qui a eu lieu le même jour. Un comité de pilotage de cinq membres présidé par Léonard Yakanou, dramaturge, et Jean Kantchébé, secrétaire général, a été élu.
Le nouveau bureau a pour entre autres priorités dans les mois à venir, de faire du lobbying pour la mise en œuvre de l’Accord de Florence et du protocole de Nairobi portant sur la circulation des objets de caractères éducatif, scientifique et culturel ; la dotation du fonds d’aide à la culture et le vote du statut de l’artiste.
Arterial Network est un réseau panafricain culturel dont le siège se trouve à Cape Town, Afrique du Sud. La vision de l’Arterial Network s’inscrit en faveur d’un secteur créatif africain vibrant, dynamique et durable engagé dans une pratique qualitative des arts dans leur droit propre ainsi qu’en tant que manière de contribuer à ce développement, à l’éradication de la pauvreté, aux droits de l’homme et à la démocratie sur le continent africain.
Le réseau fut lancé lors de la conférence de l’Ile de Gorée, Sénégal, en mars 2007. Cette conférence avait pour but de revitaliser les atouts culturels africains. Elle a élu un comité de pilotage composé de six personnes et procédé à la nomination d’un secrétariat général.
Plusieurs activités figurent à l’ordre du jour de ce réseau, soutenu financièrement par le mécénat sud-africain. Le réseau a deux représentants pour chaque pays africain.
En dépit de l’intérêt que les artistes portent à la création de la branche togolaise d’Arterial Network, plusieurs artistes restent sceptiques quant à sa réussite, mettant en accusation le peu d’importance qu’accordent les politiques à la chose culturelle.

Culture et médias
Naissance de www.lome-ça-bouge.com

Un site culturel consacré uniquement à la ville de Lomé a été porté sur les fonds baptismaux vendredi 28 août. Le portail a pour objectifs de faire la promotion de la ville de Lomé à la fois sur le plan touristique et culturel.
Il donnera des informations d’ordre général et pratique sur la ville de Lomé, notamment les restaurants, les hôtels, les boîtes de nuit, les cinémas, etc. Il s’agit d’un site qui entend renforcer la citoyenneté urbaine de la ville de Lomé.
L’association www.lome-ça-bouge.com est dirigée par le journaliste Maxime Domegni.

© L’Union du 31 août 2010

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