« Kodjo souffre d’amnésie et de démence »

24/06/2010
« Kodjo souffre d’amnésie et de démence »

Chronique de la Semaine consacre une large place aux contestations suscitées par la hausse des produits pétroliers, rappelant que les troubles de mardi à Lomé ont fait une victime et plusieurs blessés. L’hebdo, paru jeudi, règle également ses comptes à Agbéyomé Kodjo, le président du pari Obuts. « C'est plutôt Messan Gabriel Agbéyomé Kodjo qui souffre d'amnésie et de démence car c'est bien lui qui oublie son passé récent en tant qu'un baron du RPT (…) », en réponse aux accusations lancées par l’ancien Premier ministre du général Eyadema contre le directeur du journal.

Voici une sélection d’articles publiés par Chronique de la Semaine
Suite à la hausse des prix des produits pétroliers
Des manifestations font un mort et deux blessés graves
L'ATC invite la population à se mobiliser contre cette mesure
La hausse des prix des produits pétroliers à la pompe annoncée par le gouvernement le vendredi 18 juin 2010 a suscité l'indignation au sein de la population. Le mardi 22 juin, les transporteurs et conducteurs de taxi-motos ont exprimé leur colère en dressant des barricades un peu partout dans la capitale Lomé suite à cette décision gouvernementale. La circulation était fortement perturbée et il était difficile aux travailleurs de vaquer à leurs occupations. Ceux qui voulaient forcer le passage étaient pris à partie par les manifestants. Que ce soit à Adidogomé, Bè, Agoè, Kodjoviakopé, Totsi, GTA, il y avait de l'électricité dans l'air.
Des heurts ont éclaté entre manifestants et forces de sécurité. Les manifestants jetaient des pierres aux forces de sécurité qui voulaient les disperser à l'aide des gaz lacrymogènes. Au cours de ces affrontements, un manifestant a trouvé la mort et deux autres ont été grièvement blessés. Dans un communiqué rendu public le mardi 22 juin, le ministre de la Sécurité et de la Protection Civile, le col. Atcha Titikpina a expliqué les circonstances de ce drame : " …aux environs de 11 heures, au niveau de la station Shell à Agoè-Nyivé, une vague de manifestants tentait d'envahir le locaux de l'Agence de l'Ecobank dont la garde est assurée, comme pour d'autres institutions financières, par certains éléments des Forces de Sécurité. Dans leur tentative de repousser ces manifestants, l'un des agents a fait partir incidemment un coup de feu qui a atteint mortellement un manifestant et blessé grièvement deux autres ".
Selon le ministre du Commerce et de la Promotion du Secteur Privé M. Kokou Gozan reçu au plateau du journal télévisé de 20 heures sur la TVT, l'augmentation du prix des produits pétroliers répond à la décision du gouvernement d'abandonner la politique de subvention qui a coûté 25 milliards de FCFA de 2008 à 2009 et 4 milliards de février à juin de l'année en cours, provoquant ainsi un endettement de l'Etat. Ainsi désormais les prix à la pompe vont toujours varier selon les cours mondiaux, car aujourd'hui non seulement le prix du baril s'élève à 78 dollars mais également la monnaie d'achat qui n'est autre que le dollar ne cesse de grimper. Pour le ministre, l'argent destiné à la subvention permettra de financer d'autres secteurs prioritaires, notamment la construction des infrastructures.
L'Association Togolaise des Consommateurs (ATC) a de son côté condamné cette décision qui, dit-elle, a pris de court les Togolais et vient compliquer leurs conditions de vie déjà précaires. C'était au cours d'un point de presse tenu à son siège le mardi 22 juin 2010. L'ATC, par la voix de son secrétaire général, M. Agouta Aladjou, a indiqué n'avoir pas été consultée avant cette prise de décision et s'interroge pourquoi l'Etat n'a pas subventionné ces produits, alors que le revenu des Togolais est très bas.
Elle a par ailleurs exprimé ses craintes quant aux conséquences de cette hausse sur les prix des produits de première nécessité et appelle la population à se mobiliser pacifiquement contre cette décision. Rappelons que depuis samedi, les prix des produits pétroliers à la pompe ont connu une hausse d'au moins 75 FCFA sur le litre. L'essence sans plomb est ainsi passé de 505f à 580f ; le gasoil coûte 575f contre 500f précédemment. Le mélange à deux temps est de 650f contre 555f. Le pétrole lampant passe de 390f à 475f. Le prix de la bouteille de gaz butane de 12.5kg reste inchangé, soit 3500f.

Voici en intégralité le communiqué de l'ATC
Communiqué de Presse de l'ATC suite à l'augmentation du prix des produits pétroliers
C'est avec stupéfaction et grande amertume que les consommateurs togolais ont appris ce vendredi 18 Juin 2010 par la télévision nationale, l'augmentation du prix des produits pétroliers à compter du samedi 19 Juin 2010.
Devant cette situation dramatique qui n'a fait l'objet d'aucune information préalable avec les.partenairessociaux.et la population, l'Association Togolaise des Consommateurs (ATC) déclare ce qui suit :
1) Compte tenu de la gravité du problème et des conséquences de cette augmentation sur la population déjà affectée par le coût de la vie, l'ATC demande expressément une concertation avec l'intersyndicale et la société civile pour les actions à mener rapidement sur cette situation.
2) Des informations en notre possession font état de négociations depuis quelques temps à certains niveaux pour:
- Une augmentation éventuelle du prix du ciment par CIMTOGO et WACEM,
- Une augmentation éventuelle du prix des produits BB, et
- Une augmentation éventuelle du prix de l'électricité.
3) Ainsi l'ATC demande au Gouvernement de revenir sur sa décision en attendant que cette situation soit clarifiée à la population
4) L'ATC invite la population à se mobiliser pacifiquement pour dire non à ces mesures qui viennent aggraver la situation de précarité dans laquelle vit la grande majorité des Togolais.
Fait à Lomé le 22 Juin 2010

Agbéyomé Kodjo s'en prend au directeur de publication de Chronique de la Semaine
Décidément le président du parti OBUTS n'aime pas les journalistes qui le critiquent. Il préfère les journalistes laudateurs à qui il remet des pamphlets sur ses anciens camarades du RPT pour publication. Parmi les journalistes indésirables par Agbéyomé Kodjo figure le directeur de publication de votre journal Chronique de la Semaine, Dominique Aliziou qu'il traite d'amnésique et de dément. Et pourtant celui-ci ne lui a rien fait de mal pour mériter toutes ces injures qu'il a étalées dans un article signé de lui et publié sur le site " togocity ". " Alizou Dominique au risque d'être amnésique et dément, amalgame tout.
En imputant les responsabilités du massacre de Fréau Jardin survenu le 25 Janvier 1993 à Agbéyomé Kodjo, à l'époque ministre de l'Intérieur, il ment à l'opinion lorsqu'il occulte la vérité ", écrit Agbéyomé Kodjo. A la lecture de ces insanités, l'on se demande qui est amnésique et dément entre Agbéyomé Kodjo et le journaliste Dominique Aliziou ? Si l'on s'en tient au dictionnaire Petit Robert qui définit l'amnésie comme étant une " perte totale ou partielle, temporaire ou définitive de la mémoire ", c'est bien le président de l'OBUTS qui répond parfaitement à la définition de ce mot.
Car s'il avait une bonne mémoire, ce n'est pas au pauvre journaliste qu'il allait s'attaquer mais plutôt à ses amis du FRAC. En effet, ce n'est pas le journaliste qui l'accuse d'être l'instigateur des massacres de Freau-jardin survenus le 25 janvier 1993 à Lomé, mais bien ses amis du FRAC, notamment Jean-Pierre Fabre, Léopold Gnininvi et autres qui le taxent nommément d'avoir donné l'ordre aux policiers de tirer sur les manifestants de l'opposition. Et depuis qu'ils battent le pavé chaque samedi ensemble avec lui, ils ne sont jamais revenus sur cette accusation pour la démentir. Le président du FRAC n'a jamais pris la peine de dire à ses militants que, le président de l'OBUTS, n'est ni de près ni de loin impliqué dans cette tuerie de Fréau Jardin. Dans ces conditions, le journaliste Aliziou Dominique n'est pour rien, car il ne fait que rappeler les accusations portées par Jean-Pierre Fabre contre Agbéyomé Kodjo. En clair, le journaliste n'invente rien. Ainsi, le vrai dément, c'est plutôt Agbéyomé Kodjo qui ne reconnaît plus ses accusateurs. Le hic, c'est que Agbéyomé Kodjo estime qu'il a mis au défi ses accusateurs d'apporter les preuves et que depuis personne n'a réagi.
" Le Président National d'OBUTS a mis au défi, à travers une mise au point et des émissions radiotélévisées depuis fin septembre 2009, l'opposition et le pouvoir de Lomé d'apporter la preuve de son implication dans ce drame, sans qu'aucun de ses contempteurs jusqu'à ce jour n'ait osé affronter ce défi ", écrit-il dans l'article publié sur le site " togocity ". Si tel est le cas, il lui suffit de poser la question à Jean-Pierre Fabre avec qui il marche chaque samedi pour savoir pourquoi en tant que l'un des accusateurs, celui-ci n'a pas daigné répondre à son défi et laisse un journaliste exploiter cette accusation.
En tout cas, ce qui est sûr c'est que tant que son allié politique du FRAC, Jean-Pierre Fabre, ne dément pas cette accusation, Chronique de la Semaine ne cessera jamais de la lui rappeler. Au demeurant, Agbéyomé se rappelle-t-il au moins qu'il a menacé d'arrêter son Premier ministre Joseph Kokou Koffigoh alors qu'il n'était que ministre de l'Intérieur ? Sûrement qu'il niera cette autre vérité, oubliant que c'était sur la TVT qu'il avait proféré cette menace et que les images sont encore là pour témoigner. Chronique de la Semaine n'est pas un journal qui publie des ragots contrairement aux tracts que Agbéyomé lui-même donne pour publication à certains journaux à qui il glisse quelques billets de banque.
Il est donc mal indiqué pour donner des leçons de déontologie à Chronique de la Semaine qui ne publie que des vérités qui bien sûr dérangent. Autrement dit, Dominique Aliziou n'est ni amnésique, ni dément. C'est plutôt Menssan Gabriel Agbéyomé KODJO qui souffre d'amnésie et de démence car c'est bien lui qui oublie son passé récent en tant qu'un baron du RPT très zélé dont l'une des prouesses est d'avoir été l'un des toiletteurs de la Constitution de 1992. Sa sortie sur " togocity " est donc un non événement.
C.S

Les inondations font 24 morts à Accra et des sans abris à Lomé
La pluie diluvienne qui s'est abattue sur la côte du golfe de Guinée dans la nuit de samedi 19 à dimanche 20 juin a fait des victimes et causé des dégâts très importants à Accra, capitale du Ghana, et à Lomé. A Lomé des quartiers ont été envahis par des eaux, des routes totalement inondées à tel point que l'eau qui est source de vie est devenue source de malheur. Des populations ont été obligées d'abandonner leur maison en laissant tout derrière elles parce que l'eau était partout. Heureusement pour le Togo qu'il n'y a pas eu de mort mais seulement des sinistrés qui sont sans abris.
Au Ghana par contre on dénombre des morts. Les images présentées par la télévision ghanéenne sont apocalyptiques. Des maisons totalement englouties par l'eau dans certains quartiers, d'autres totalement détruites, l'autoroute de Tema bloquée à cause des flots d'eau, bref la ville d'Accra a été totalement assiégée par les eaux. Et tout ceci sous les yeux du directeur de publication de votre journal Chronique de la Semaine, Dominique Aliziou qui était en visite dans cette ville. Le contraste face à ce sinistre, ce sont les histoires racontées par certains Togolais sur la qualité des ouvrages et infrastructures de notre voisin de l'ouest par rapport aux nôtres. Pour ces gens qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez, une petite pluie à Lomé rend la ville impraticable alors qu'au Ghana il n'en est rien. Pour eux, les présidents qui se sont succédé au Ghana ont bâti la ville à telle enseigne que lorsqu'il pleut, les caniveaux géants construits par l'Etat permettent une bonne circulation d'eau, évitant ainsi les inondations. Pour ses ignorants qui peut-être n'ont jamais mis pied dans cette ville, Accra est un eldorado où tout brille et où ces catastrophes naturelles ne peuvent jamais survenir. A ceux-là nous rappelons que face aux intempéries, l'homme ne peut pas grand-chose.
Quelle que soit la qualité des ouvrages, la fureur des flots d'eaux peut les détruire et faire des victimes. Le week-end dernier, c'est la même quantité d'eau qui s'est abattue sur les deux pays, faisant des morts et des sinistrés à Accra alors qu'à Lomé, on n'a pas enregistré de décès par la grâce de Dieu. Mais au Togo, au lieu d'être solidaire envers les sinistrés et leur apporter l'aide nécessaire, on préfère se livrer à des débats stériles, en accusant d'incapacité de prévision le parti au pouvoir. Et pourtant les images qu'on nous montre à travers le monde entier en disent long sur ces genres de situation qui n'épargnent pas les grandes puissances détentrices des technologies de pointe et d'énormes moyens financiers. En Chine et au Brésil par exemple, on dénombre des milliers de morts et de disparus ainsi que des villages entiers rayés de la carte. Ce qui montre vraiment que face aux catastrophes naturelles, l'homme ne peut pas grand-chose.

Aliziou Dominique

Pour un renforcement de la contribution du secteur minier à la croissance économique des pays
Un atelier de sensibilisation sur les directives de la CEDEAO sur l'harmonisation des principes directeurs et des politiques dans les secteurs miniers a réuni, le 22 juin 2010 à l'Hôtel Ibis à Lomé, les acteurs du secteur minier, les ONG, les représentants de la société civile et les médias. Il s'était s'agi de faire découvrir aux participants les politiques de la Communauté Economique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) dans le secteur minier, afin de les amener à travailler au renforcement de la contribution du secteur minier à la croissance de l'économie et au développement social du pays et de la Communauté telle que voulu par cette organisation. " Le constat qui a été fait est que pour la plupart de nos Etats, après 50 ans d'exploitation, l'apport du secteur minier dans notre économie est largement en deçà de ce qu'il devrait être. L'on a l'impression que nos ressources sont exportées, sans contre-partie ", a déclaré le directeur général de l'Industrie et des Mines, représentant le commissaire de la CEDEAO, M. Mensan Lawson-Hétchéli.
Les objectifs de la directive minière de la CEDEAO sont notamment :
- Assurer l'harmonisation des principes directeurs et des politiques dans le secteur minier des Etats membres basés sur des normes standard de haut niveau de responsabilité pour les compagnies minières et les gouvernements afin de promouvoir les droits de l'homme, la transparence et l'équité sociale et de garantir la protection des communautés locales et de l'environnement dans les zones minières de la sous-région ;
- Créer un environnement minier favorable au développement macroéconomique durable et qui assure un équilibre entre la nécessité de mettre en place des mesures incitatrices pour attirer les investisseurs et celle de protéger la base du revenu et les ressources des Etats membres ;
- Améliorer la transparence dans le processus de formulation et de mise en œuvre de la politique minière dans la sous-région,
- Promouvoir la participation et renforcer les capacités des communautés minières ;
- Doter les Etats membres d'une politique minière et d'un cadre juridique harmonisés.
- S'assurer que l'harmonisation prend en compte les différents niveaux auxquels chaque Etat membre se trouve dans le secteur minier et la manière dont les politiques et les différentes stratégies pourraient être conduites pour satisfaire les besoins spécifiques de chaque Etat.
Pour M. Gbengbertame Banipo, point focal des ressources minérales de la CEDEAO, cette directive va faire en sorte que les revenus de ces ressources profitent aux communautés locales comme aux Etats membres et permettra d'assurer la transparence dans la gestion des revenues des industries extractives.
Il faut souligner que l'atelier de sensibilisation de Lomé est le 8e que la CEDEAO a entamé dans ses Etats membres.
Pierre AGBANDA

Soutien à la politique du chef de l'Etat
Le CJD veut s'investir dans le développement social
Le Collectif des Jeunes pour le Développement (CJD) a organisé, samedi dernier à l'Hôtel Eda-Oba à Lomé, une table ronde autour du thème " Votre devoir d'espérer ". Il s'est agi avant tout pour les responsables du collectif de dresser les grandes lignes des actions qu'ils entendent entreprendre dans les jours à venir en vue de susciter le développement à la base au sein des populations.
Les actions prioritaires du Collectif des Jeunes pour le Développement (CJD) embrassent les domaines de l'agro-foresterie , de l'élevage, du tourisme, des transports, etc. Elles passeront dans un premier temps par une sensibilisation, destinée à susciter l'éveil de conscience citoyenne. Ensuite l'étape de la formation servira à aguerrir les jeunes pour la rédaction des avant-projets à soumettre en étude pour leur financement. A cet effet, le CJD dispose de cellules d'experts qui plancheront sur la pertinence des projets à retenir. Au premier chef des critères de sélection figurent la viabilité du projet, sa faisabilité et son impact positif sur le quotidien des populations. En dehors de ses propres fonds, le CJD mise sur l'apport de ses partenaires, notamment la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD), la cellule du FMI, le PNUD, la Banque d'Investissement et de Développement de la CEDEAO (BIDC) et l'UE pour financer les micro-projets sélectionnés.
A travers ces actions, le Collectif entend apporter sa touche à la réussite du second quinquennat du président de la République Faure Essozimna Gnassingbé. C'est ce qu'a déclaré le président du CJD, M. Adanbounou Kovi, au cours de la manifestation. " Les actions du chef de l'Etat (pendant son premier mandat NDLR) ont sidéré les jeunes. Ceux-ci entendent l'accompagner pendant ce mandat-ci ".
Satisfait de la grande mobilisation des jeunes, le coordonnateur du CJD, M. Logo Dossouvi les a exhortés au sens du devoir bien accompli. Cela seul, a-t-il précisé, aidera au succès de la mission du chef de l'Etat.
Les deux intervenants ont saisi l'occasion pour saluer le climat de décrispation politique au Togo, félicitant au passage " la décision historique " du président de l'UFC de faire participer son parti à la gestion des affaires de la cité. Présent à cette table ronde, le secrétaire général de la présidence de la République, M. Séléagodji Ahoomey-Zunu a remercié les organisateurs pour leur initiative. Les délégués arrivés des quatre coins du Togo se sont retrouvés, à l'issue de cette table ronde, au siège du Collectif à Agbalépédogan pour un déjeuner célébrant la victoire du président Faure au scrutin du 04 mars dernier.
Alexandre GOLI

La fête de la musique commémorée au Togo par l'UNAM
Art de combiner des sons de manière agréable à l'oreille, la musique a été célébrée de par le monde le lundi 21 juin 2010 sous le thème : " La musique au féminin ".
Au Togo, l'événement a été marqué à Lomé par une journée de réflexion initiée par l'Union Nationale des Artistes et Musiciens du Togo (UNAM). Cette rencontre qui a essentiellement porté sur les cinquante ans de la musique togolaise, a permis aux artistes de toutes les générations, aux promoteurs culturels et aux professionnels des médias de faire le point sur un demi-siècle de la musique nationale. D'après les constats, le secteur de la musique au Togo se caractérise par un marché déséquilibré et sous-structuré avec un faible pouvoir d'achat des consommateurs et l'insuffisance de la compétivité des œuvres musicales nationales. Par ailleurs, cette journée d'échange a été l'occasion de rendre hommage aux voix féminines de la chanson togolaise à l'instar de Bella Bellow, Afia Mala, Monia Tchangaï, Fifi Rafiatou, Sika Nella, Akofa Akoussah, Tassivi Tobbias, Santi Dorim.
Pour M. Locoh Lonlon, président de l'UNAM, cette rencontre vient ainsi jeter les bases pour la préparation d'un forum des artistes et musiciens du Togo et du concert du cinquantenaire planifié par son association en apothéose aux festivités des cinquante ans d'indépendance du Togo. Cette fête de la musique a également pour vocation de promouvoir la musique togolaise et pour cela les médias ont également un rôle important à y jouer. C'est dans cette optique qu'au cours de la rencontre, M. Logo Dossouvi Hilaire, professionnel de la communication, a exposé sur les relations entre médias et productions musicales. Pour lui, si les télévisions et les radios permettent aux artistes d'être connus du public, d'avoir une audience et d'asseoir leur notoriété, les artistes quant à eux offrent de la matière aux médias.
Cette commémoration a été également une occasion offerte au public de Lomé de découvrir des styles musicaux de tous genres et de revivre les vieilles gloires de la musique togolaise à travers un méga concert animé par une cinquantaine d'artistes.
Initiée en 1976 par le musicien américain Joël Cohen, la fête de la musique a été officiellement célébrée le 21 juin 1983 et internationalisée depuis quinze ans. Au Togo, elle a été célébrée pour la première fois en 1992.
Elikplim Goka Lefils

Célébration de la Journée de l'Enfant Africain
Une soirée de spectacle organisée à l'Institut Goethe par Plan-Togo
Chaque 16 juin, il est célébré la Journée de l'Enfant Africain, en mémoire aux enfants massacrés lors des émeutes sanglantes de Sowéto en Afrique du Sud en 1976. Dans le cadre de cette commémoration, il a été organisé le 16 juin à l'Institut Goethe de Lomé, une soirée de spectacle animée par les enfants de l'Association "A nous la planète". Initiée par Plan Togo, une Organisation Non Gouvernementale (ONG) œuvrant pour la protection et la promotion de l'enfance, la soirée a porté sur le thème "les violences à l'encontre des enfants''. Une thématique assez évocatrice des réalités du monde des enfants concernés par les problèmes d'exploitation et de trafic, d'abus, et par les questions de droit et de devoir.
A travers des saynètes, des projections d'images, des échanges avec le public, le spectacle a été une partie de discussion et de réflexion sur les causes, manifestation et conséquences des violences contre les enfants. L'initiative de cette soirée est édifiante dans la mesure où elle se termine sur des approches de solutions pour optimiser la lutte contre les violences dont les enfants sont victimes. Il est convenu d'accorder une attention au volet sensibilisation des parents et tuteurs et autres acteurs, responsables de l'éducation des enfants.
En marge de cette manifestation, le public est invité à assister au vernissage d'une exposition de dessins des enfants du Togo (ceux de Sotouboua) et des enfants de la Belgique. Les dessins exposés abordent le thème de la gestion communautaire des projets de développement. Les différents dessins réalisés, témoignent du génie créateur des enfants et présentent une série d'actions sur des initiatives pour le développement communautaire.
Un développement communautaire qui doit prendre en compte le bien-être des enfants qui est une question relevant de la responsabilité collective. La Gestion Communautaire des Projets qui est un processus de transfert de compétences et de responsabilités au profit des communautés, est l'une des voies pour parvenir à des résultats en faveur de l'épanouissement des enfants au sein de notre société. A travers cette initiative, Plan Togo démontre qu'elle ne cesse d'accorder un intérêt particulier à la recherche du bien-être des enfants et contribue à l'amélioration des conditions de vie des enfants.
En effet, depuis plus de 22 ans, Plan Togo travaille aux côtés de 242 communautés pour leur développement centré sur l'enfant. Ce processus est un pas de plus vers leur autonomisation et il est en phase avec la politique nationale de décentralisation et de développement à la base. Concrétisant l'esprit de cet engagement pour le soutien des enfants, Plan-Togo a remis des prix symboliques à chacun des enfants impliqués dans la manifestation.
Rappelons que la célébration de la Journée de l'Enfant Africain de cette année a pour thème "planifier et budgétiser en faveur du bien-être des enfants : une responsabilité collective''.

Dans la perspective de l'ouverture du poste de contrôles juxtaposés de Cinkassé, les conducteurs sensibilisés sur l'initiative de l'UEMOA
Afin de faciliter la fluidité du trafic sur les axes routiers inter-Etats, la Communauté Economique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) et l'Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) ont décidé de mettre en place un programme régional de facilitation des transports qui comporte cinq composantes principales, dont la création de Postes de Contrôles Juxtaposés. Ces postes permettront de rationaliser la circulation des personnes et des biens et d'alléger les formalités et les délais de passage aux frontières. C'est dans ce cadre que le poste juxtaposé de Cinkassé a été construit.
En prélude à l'ouverture de ce poste, les conducteurs ont été informés et sensibilisés le 22 juin 2010 sur ce programme communautaire, le fonctionnement du poste de Cinkassé et les avantages qu'ils peuvent en tirer. La rencontre s'est déroulée à la Chambre de Commerce et d'Industrie du Togo à Lomé. Selon le chef de la Division des Transports terrestres de la Commission de l'UEMOA, M. Aboubacar Namao, l'objectif visé par la création de ces postes de contrôles juxtaposés " c'est de regrouper les services de contrôle des Etats qui sont de part et d'autre des frontières, harmoniser et simplifier les procédures relatives au contrôle de transit et réduire le temps de passage aux frontières et le coût du transport ".
Il a indiqué que c'est l'ensemble des acteurs impliqués dans le transport routier qui tirent profit des postes de contrôles juxtaposés. " Aujourd'hui, les transporteurs et les conducteurs se plaignent des perceptions illicites assez élevées lors des passages des frontières et les postes de contrôles juxtaposés sont faits pour lutter contre ces pratiques. Les transporteurs se plaignent également des retards enregistrés par leur véhicule pour arriver à destination finale. Ces postes facilitent le passage et réduisent le temps de contrôle au niveau des frontières ", a-t-il expliqué.
Le poste de contrôles juxtaposés de Cinkassé est doté d'équipements modernes pour accélérer les formalités. Il s'agit d'un scanner pour contrôler le contenu des cargos ; un pèse-essieux pour contrôler les surcharges ; un système informatique pour centraliser les informations ; une nouvelle technologie radio pour identifier et suivre toutes les marchandises pendant le transport.
En terme d'avantage, cette nouvelle initiative de l'UEMOA permettra de réduire la fraude, rendra le trafic fluide et évitera des pertes de temps. Elle renforcera la sûreté et la sécurité, facilitera les échanges et le commerce et permettra d'avoir une base de données fiable et actualisée. Le poste de Cinkassé sera géré conjointement par le Togo et le Burkina Faso. Il permet de faciliter la libre circulation des personnes et des biens, un élément essentiel dans l'intégration sous-régionale.
Pierre AGBANDA

Fait divers
Un dimanche noir à Kali-Kali
C'est dommage qu'en ce millénium, il existe encore dans nos contrées des individus qui ne respectent pas nos institutions dont l'une des plus vieilles est l’Eglise. Lieu de prédilection et de culture de la moralité, cette institution mérite qu'on la vénère plutôt que de la dénigrer. Dame Mabi, 35 ans, maîtresse couturière de son état, en décidant d'aller à l'église, sachant pertinemment qu'elle ne portait pas de caleçon, commettait un sacrilège vis-à-vis de cette institution. C'est en effet ce qui s'est produit le dimanche dernier à Kali-Kali, village peulh dans la préfecture de Sotouboua. Cette femme avait pour la circonstance noué un pagne de couleur bleue avec des fleurs jaunes. Au dessus, elle avait porté un corsage rouge et s'était coiffée d'un foulard noir. Le rouge à lèvres était naturellement au rendez-vous.
Tout était réuni pour la rendre attrayante et surtout désirable. Tellement, elle était belle et admirable. Fort malheureusement pour les potentiels conquérants, elle était accompagnée de son mari. La messe de dimanche avait commencé quand dix minutes après, le couple fit son entrée. C'était spectaculaire. Tout le monde avait du coup rivé son regard sur la dame. Elle avait une démarche rigoureuse et singulièrement envoûtante. Le mari de Mabi, M. Boukolo, Peulh sédentaire bien connu dans le milieu, prit place sur le troisième banc.
Les places étant épuisées, Mabi fut obligée de s'asseoir sur le banc de derrière. Juste derrière elle, avait déjà pris place Touglas, un jeune de vingt sept ans. Comme il est de coutume, dame Mabi se mit à genou et fit le signe de croix. Seulement voilà ! Au moment de se lever, son derrière heurta le banc sur lequel elle était assise. Son pagne fut alors accroché par le socle et finit par tomber. Scandale! Elle exhiba subitement sa nudité à l’assistance. Le jeune Touglas, excédé, ne pouvait pas résister longtemps. Il se saisit de la dame et la plaqua contre lui. Le scandale devint plus grand et souleva de nouveaux cris. Boukolo tenta de toute son énergie de libérer sa dulcinée de l’étau de Touglas mais n'y parvint pas.
Il a fallu l'intervention d'un jeune costaud pour délivrer la dame. C'est donc sur une note d’amertume et de déception totale que les fidèles ont quitté les lieux. C'était pour eux rien de moins qu'un dimanche noir. Pour l'heure, l'on ignore la sanction qui aurait été infligée aux auteurs du drame. Aux dernières nouvelles, le catéchiste aurait rendu compte au prêtre qui aurait promis de rencontrer le couple Mabi. On espère que Dieu lui inspirera une solution permettant d’éviter à l’avenir de pareils incidents.
B. TALOM
© Chronique de la Semaine du 24 juin 2010

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