L'Assemblée nationale veut se faire entendre

27/09/2008
L'Assemblée nationale veut se faire entendre

Rien va plus à l'Assemblée. Le système de sonorisation est tellement vieux que les députés ne sont pas en mesure d'écouter les orateurs, y compris le Premier ministre lors de son récent discours de politique générale. La mauvaise qualité du son empêche la transcription des discours et des échanges en séances plénières.

« Cette anomalie affecte l'institution parlementaire dans son ensemble, déjà atteinte dans ses fonctions, ses structures, son cadre juridique », écrit d'ailleurs cette semaine L'Union dans une enquête sur ce qui ne va pas à l4assemblée nationale du Togo. Voici une sélection d'articles publiés par L'Union.

Assemblée nationale

Un parc matériel fortement dégradé

Mis à part les incessants rappels à l'ordre du patron du parlement togolais, Abass Bonfoh, aux journalistes visant à libérer son champ de vision, certains députés et les occupants de la rangée du corps diplomatique et autres autorités se sont acharnés sur le pauvre technicien des lieux pendant que les réponses du Premier ministre Gilbert Houngbo aux questions des honorables était à peine audible. Oubliant que l'ancien chef Afrique du PNUD a par nature une voix climatisée. Dans la foulée, le patron des sons a dû se résigner, par politesse. Au constat, il était remarqué que la touche volume avait pourtant dépassé le maximum sur la table de mixage. Cette scène banale relance à suffisance la crise du matériel pour les séances plénières de l'Assemblée nationale.

Selon un rapport confirmatif établi courant juillet 2008, il n'existe pas de système de sonorisation efficace dans la salle des plénières. Les intervenants s'expriment grâce à des micros baladeurs, ce qui entraîne une déperdition considérable des sons. La situation, qui n'est déjà pas efficiente pour la compréhension des débats, devient particulièrement gênante lorsqu'il s'agit d'enregistrements. Comme il n'existe aucun système d'archivage numérique du son et des images des séances, l'enregistrement analogue des sessions se fait sur le fondement de la sonorisation vis quelques micros placés sur les tables. Il est dès lors extrêmement difficile pour les transcripteurs de retranscrire les débats. Les salles de commission et les salles de réunion ne sont pas, quant à elles, dotées d'équipements audio. Le service Transcription et Rédaction dispose de quelques ordinateurs en mauvais état utilisés pour saisir de manière numérique les débats préalablement enregistrés. Le personnel n'est pas spécialement formé aux techniques de prise des débats parlementaires et travaille en différé.

Les systèmes d'enregistrement par cassette audio sont insuffisants du fait, entre autres, de la médiocrité de la sonorisation. Les appareils d'écoute, fournis il y a presque dix ans par la coopération française, sont vieux et dégradés par manque de maintenance régulière. Les écouteurs ne fonctionnent quasiment plus. Enfin, ces systèmes ne sont pas équipés de commandes de gestion de l'écoute, ce qui rend le travail des transcripteurs encore plus fastidieux.

Cette anomalie affecte l'institution parlementaire dans son ensemble, déjà atteinte dans ses fonctions, ses structures, son cadre juridique… (L'Union n° 141 et 142). L'Assemblée nationale disposant d'infrastructures et d'un équipement dégradés, obsolètes et insuffisants. En face, les élus du peuple croisent les doigts et attendent visiblement le Programme des Nations unies pour le développement, l'Agence française de développement, la Banque mondiale, l'Organisation internationale de la Francophonie, le Service de coopération et d'action culturelle de l'Ambassade de France, la Délégation de l'Union européenne, l'Ambassade de Chine et autres bienfaiteurs pour une action de grâce.

«Pourtant, avec 5.000F on peut un micro ; tout est dépassé ici», crie un habitué du palais. Et si les députés considéraient ce minimum à acquérir comme des sinistrés à aider ? Charité bien ordonnée, …

En rappel, l'identification du matériel a été effectuée à l'occasion d'une mission d'experts et devrait remédier quelque peu à la situation. La délégation de la Commission européenne avait pris l'engagement de son soutien. On y prévoit du matériel informatique (ordinateurs, onduleurs, scanners, imprimantes) et logistique (photocopieurs, vidéo projecteur, fax), du mobilier de bureau, du gros matériel (groupe électrogène, matériel de sonorisation, véhicule de liaison, moto).

Pour prouver sa détermination aux partenaires au développement à réduire la pauvreté au Togo, le gouvernement prend de

Nouveaux engagements

Que de chiffres avancés par la presse pour dresser le bilan de la conférence des partenaires au développement du Togo tenue à Bruxelles du 17 au 18 septembre dernier. Ce résultat satisfaisant n'a été possible que grâce à la conjugaison des efforts de la délégation togolaise conduite par le Premier Ministre Gilbert Houngbo, empoignant sur les progrès réalisés et incisif sur les engagements de son gouvernement.

Le cadre de la conférence

Ayant intervenu officiellement deux fois au cours de cette conférence, à l'ouverture et à la fermeture, le Premier ministre Gilbert Houngbo a été la cheville ouvrière de ce rendez-vous historique. Son discours d'ouverture a  favorisé l'écoute des partenaires au développement aux interventions des différentes couches de la Nation togolaise.

Les salutations et remerciements protocolaires finis, le Premier Ministre s'est attaqué au vif du sujet en reconnaissant de go la fragilité et la vulnérabilité de notre pays dues essentiellement à l'instabilité politique et à la gouvernance économique de ces dix dernières années. Il a soutenu que la rupture de la coopération des principaux partenaires au développement et bailleurs de fonds a engendré la dégradation des services sociaux de base, au délabrement des infrastructures, au déclin des performances économiques, à la baisse de financement des investissements publics…dont le corollaire est la détérioration dramatique des conditions de vie des populations.

Le régime en place au Togo, conscient de ce tableau sombre, a voulu satisfaire aux normes internationales en matière de démocratie et de l'Etat de droit en procédant à diverses réformes politiques, institutionnelles et économiques. C'est ainsi qu'il a pris le 14 avril 2004 les 22 engagements avec l'Union Européenne, dont le soubassement est l'ouverture politique, la bonne gouvernance, le respect des droits et libertés de l'Homme. Ce qui se traduit par des aménagements substantiels de textes et lois en vigueur dans le pays depuis 2005. On citera entre autres avancées la dépénalisation du code de la presse, la recomposition des institutions d'appui à la démocratie : HAAC, CNDH, Conseil Supérieur de la magistrature, le lancement du Programme National de Modernisation de la Justice, la réforme des forces de défense et de sécurité, l'assainissement des finances publiques et la relance du dialogue politique inter togolais.

Le respect de la majorité des engagements et la crédibilité des élections législatives d'octobre 2007 ont concouru au retour de la plupart des partenaires et bailleurs de fonds dont surtout l'UE, l'Allemagne, les Etats-Unis, les pays membres du Club de Paris, le FMI et la Banque mondiale. Seulement les volontés affichées de favoriser la reconstruction du Togo ne se traduisaient jusque-là que par l'apurement de la dette extérieure.  

La tenue de cette conférence des partenaires au développement du Togo " se situe dans la volonté et l'engagement résolus du peuple togolais de se sortir définitivement des problèmes de gouvernance politique et économique que le pays a connus plus d'une décennie durant", dixit le Premier Ministre. Il va s'en dire que le Togo s'est présenté devant ses partenaires au développement pour leur dresser sa situation alarmante et leur expliquer les progrès tangibles afin d'obtenir leur appui pour jeter les bases de sa relance économique suivant le Document intérimaire Stratégique de Réduction de la Pauvreté.  

Les plaidoyers

Au cours de cette conférence décisive pour l'avenir du Togo, plusieurs intervenants se sont succédés à la tribune européenne pour plaider la cause de ce pays "fragile" selon les termes du Premier ministre.

Le Commissaire européen au Développement et à l'action humanitaire, Louis Michel, a estimé que le Togo est aujourd'hui un véritable orphelin de l'aide suite aux longues années de suspension de la coopération qui n'a rien donné, plutôt que d'appauvrir les populations déjà vulnérables. Il a soutenu que le pays a accompli des progrès remarquables dans la gouvernance politique et économique ayant entraîné la reprise de la coopération pleine et entière avec ses partenaires multilatéraux et bilatéraux. Pour lui, l'arrivée des financements nouveaux et l'engagement de nouveaux partenaires sont plus jamais nécessaires pour aider le Togo dans cette phase délicate de son histoire. C'est ainsi qu'il a invité la communauté internationale "à appuyer les efforts de développement et de réformes de ce pays pour en faire une succes story pour tous les pays en voie de développement."     

Le ministre de la Coopération, du développement et de l'Aménagement du territoire, Gilbert Bawara, et son homologue de l'Administration territoriale et de la Décentralisation, Pascal Bodjona, ont fait des exposés aussi qualitatifs que quantitatifs de la gouvernance politique et administrative. Il s'était agi pour eux de dresser un bilan des avancées démocratiques, des réformes administratives, des relations bilatérales et multilatérales avec nos divers partenaires. De leurs constats, beaucoup d'efforts restent à faire dans le raffermissement de l'Etat de droit et la consolidation de la démocratie, l'effectivité du financement des partis politiques, la mise en place du statut de l'opposition, de la commission Vérité-Justice-Réconciliation, la mise en Œuvre du programme de décentralisation et autres. Selon eux, la volonté du gouvernement de traduire ces intentions en actes palpables se heurte à un besoin sans précédent de moyens financiers. D'où la nécessité de l'étudier avec les partenaires dont les soutiens se font sentir véritablement à ce niveau.

Avec les responsables des départements ministériels de l'Economie et des Finances, des Travaux Publics, des Transports, de l'Urbanisme et de l'Habitat, de la Santé, de l'Agriculture, de l'Elevage et de la Pêche, les thèmes développés à savoir Agriculture et alimentation, Santé, Infrastructures/Transports routiers, énergie, eau et assainissement, Réforme macro-économique et grandes réformes économiques ont suffisamment peint le drame togolais. Ce sont des interventions qui ont permis aux partenaires de se rendre compte de l'extrême pauvreté des Togolais dont plus de 60% vivent en dessous du seuil de pauvreté. Les efforts du gouvernement ne permettent pas de faire des dépenses réelles dans la fourniture des besoins minima aux populations en matière de santé, d'accès à l'eau potable, à l'électricité, à l'éducation, à l'alimentation. Pour réduire donc cette pauvreté, le pays sollicite l'aide de ses partenaires dans les différents domaines concernés.

Dans le même ordre d'idées, la société civile et le secteur privé ont soutenu la démarche gouvernementale du fait du partenariat permanent qui existe désormais entre le gouvernement et ses partenaires sociaux. Ils ne sont pas allés de main morte pour prouver que malgré tous les efforts en cours, le secteur privé vit des moments difficiles caractérisés par les effets négatifs de la crise sociopolitique, la faiblesse de l'épargne nationale, la perte de pouvoir d'achat des ménages, la forte concurrence mondiale, l'absence de structures d'appui au secteur, les difficultés d'accès au crédit bancaire et le règlement tardif de la dette intérieure. Ce handicap pour le développement du secteur privé, acteur principal de création de richesses, peut être corrigé si des investissements immédiats sont faits dans les domaines clés du développement du pays.

Encore qu'il faut aider les décideurs à éponger rapidement leur dette vis-à-vis des entreprises nationales.  

La réaction des partenaires

Après de fructueux débats de deux jours, la délégation togolaise et ses soutiens ont convaincu les partenaires au développement et les bailleurs de fonds. Unanimement, ces derniers ont relevé la rapidité des réformes sociopolitiques et économiques en si peu de temps. Ils ont alors compris la nécessité d'accompagner le pays par des aides sous diverses formes. Chacun de son chef a appelé les autres à aller dans le sens de l'Union européenne qui a levé toutes ses sanctions contre le pays et repris entièrement sa coopération avec les autorités. Ils se sont également mis d'accord pour un partenariat intense avec le Togo avec des concours rapides et flexibles.

Plus remarquable a été l'annonce faite par certaines institutions financières internationales, des groupements de pays et certains pays sur leurs intentions d'aides directes au Togo sur une période de trois ans. A la fin de la conférence, un peu plus de 600 milliards ont été annoncés.

Les engagements

Au vu de ce tout ce qui précède, le Togo a définitivement regagné le concert des Nations. Il pourra désormais bénéficier de l'aide intégrale de ses partenaires au développement en appui budgétaire général ou sectoriel. Pour ce faire, il lui a fallu  instaurer un cadre concret et soutenu qui serve de base aux partenaires et bailleurs de fonds : le Document intérimaire Stratégique de Réduction de la Pauvreté DSRP-intérimaire.

C'est un document conçu avec l'ensemble des acteurs de développement nationaux et réalisé avec le concours de certaines institutions internationales comme le FMI et la BM. Il dresse convenablement des obligations aux pouvoirs publics tels la poursuite du dialogue inter togolais dans le cadre de l'Accord politique global, la promotion de la bonne gouvernance politique et économique, la mise en Œuvre des réformes institutionnelles, l'assainissement réel des finances publiques  et la lutte sans détours contre la corruption, la gestion saine et efficace des flux d'aide.

Grippe aviaire

4 millions de francs pour indemniser les éleveurs

Comme il était officiellement annoncé la semaine dernière, le gouvernement a tenu sa parole en versant, hier, 4 millions de francs Cfa à titre de dédommagements des éleveurs dont les volailles infectées par la virus de la grippe aviaire ont dû être abattues.

Quatre millions de francs Cfa. C'est la somme, quoique modeste, qui a permis de réparer le tort causé aux éleveurs d'Avépozo, d'Agbata et de Kpogan dans la préfecture des Lacs, dont les volailles infectées, début septembre, par le virus aviaire H5N1 ont dû être abattues pour circonscrire l'infection. Il est à préciser que l'indemnisation des éleveurs est partie intégrante du package de lutte contre la grippe aviaire. «C'est un élément important pour rassurer les éleveurs qui n'ont rien à perdre ; au contraire ils ont tout à gagner en se faisant abattre la volaille pour sécuriser le milieu et l'ensemble de l'aviculture», expliquait hier un cadre du ministère de l'Agriculture sur les ondes de Radio Lomé.

Les quatre millions de francs sont destinés à couvrir les indemnités au titre des poulets, des Œufs et des aliments de bétail qui ont été détruits dans les fermes de trois éleveurs. A la satisfaction d'ailleurs de Kossi A., un des indemnisés : «L'indemnisation, c'est pour amoindrir nos souffrances».

Rappel

Le 9 septembre dernier, le ministère de l'Agriculture, de l'élevage et de la pêche, alerté sur des cas de mort massive dans une ferme avicole à Agbata (banlieue-est de Lomé), suspectait l'apparition d'un nouveau foyer de grippe aviaire au Togo. Environ 80% des 4.500 volailles qu'abritait la ferme sont mortes, d'après le ministère de l'Agriculture. Des techniciens du ministère dépêchés sur les lieux «ont confirmé l'effectivité de l'infection», après que des tests rapides effectués surplace se soient «avérés positifs», d'après un communiqué officiels. Des prélèvements envoyés pour «analyses approfondies» au Ghana et en Italie confirmeront une dizaine de jours plus tard la présence du virus aviaire hautement pathogène H5N1.

Afin d'éviter toute propagation, des mesures conservatoires ont été préalablement prises, notamment la mise en quarantaine et l'interdiction de tout mouvement de volailles dans la zone infectée, l'abattage et l'incinération de volailles. Avec renforcement des contrôles aux frontières avec les voisins. La population a été aussi invitée au respect scrupuleux des  mesures de biosécurité dans les élevages et l'observation des  règles d'hygiène élémentaire sur toute l'étendue du territoire  national.

243 victimes humaines à ce jour

La vague de virus H5N1 qui a affectée les populations avicoles d'Asie, d'Europe, du Moyen-Orient et d'Afrique fait rarement de victimes humaines, d'après les scientifiques. Mais elle a pu tuer 243 personnes, sur 385 infectées, d'après les chiffres de l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Par le contact de poulets infectés ou la consommation de leur chair pas bien cuite, l'homme peut être infecté par le virus H5N1, mais les scientifique redoutent sa mutation en virus humain, créant ainsi une mortelle pandémie aviaire.

Le Togo avait déjà connu trois cas du virus H5N1 confirmés au cours de l'année écoulée, notamment dans la préfecture des Lacs et à Aflao, dans la préfecture du Golfe. Pour le cas particulier africain, l'épidémie a provoqué un tollé du fait que le continent s'illustre dans la pauvreté, du caractère informel des élevages et de l'absence d'équipement adéquat  pour faire face à l'épidémie et éviter sa mutation.

Interdiction du lait frelaté chinois

Le Togo se joint à la liste

Le Togo serait le sixième pays africain, le troisième de la sous région, à interdire l'importation et la vente de produits laitiers chinois et leurs dérivés. Précaution de santé publique oblige.

Après le Ghana et la Côte d'Ivoire, c'est le Togo qui vient d'interdire «l'importation, la distribution et la vente de tous les produits laitiers» en provenance de la grande Chine. Et ce jusqu'à «nouvel ordre». La décision relève de la santé publique, et elle a été prise en concertation avec les autorités chinois représentées ici par leur ambassadeur, soutient-on du côté de la présidence. Aux opérateurs qui ont déjà ces produits incriminés dans leurs stocks, il leur est recommandé de retirer de leurs rayons et de leurs étalages ceux importés «depuis mars 2008 à ce jour», «et de saisir les services compétents des ministères concernés pour leur destruction».

La mesure, qui date de mardi, provient conjointement du ministère de la Santé, de celui de l'Agriculture, de l'élevage et de la pêche, et de celui délégué auprès du Président de la République, chargé du Commerce et de la promotion du secteur privé. L'inobservation de cette mesure expose les éventuels contrevenants à la rigueur de la loi. Comme pour dire qu'il est abject de s'enrichir sur le cadavre des voisins. Bien évidemment, les cadavres, pendant qu'ils étaient encore vivants, devraient restés «vigilants».

Pour le moment, il n'y a pas encore de cas avérés au Togo ; qui pourraient provoquer la panique au sein de la population. «Il s'agit de vérifier dès aujourd'hui sur les marchés pour s'assurer qu'il n'y a pas de produits laitiers incriminés qui viennent de Chine et surtout effectuer des contrôles et des tests», Guy Madjé Kudzo Lorenzo, ministre délégué auprès du Président de la République, chargé du Commerce et de la promotion du secteur privé.

Vague d'Interdictions

Sur le continent, la Tanzanie et le Gabon ont précédé le Togo. Auxquels s'ajoutent des pays européens et asiatiques. Tous craignent une contamination qui fait actuellement scandale en Chine. Il est rapporté ces temps derniers que les produits à base de lait formulé pour les bébés et d'autres produits en provenance de la Chine sont contaminés à la mélamine et ont provoqué la mort de plusieurs bébés.

Le scandale du lait chinois contaminé à la mélamine n'en finit plus de s'étendre. Les autorités de Singapour, citées par la presse canadienne, ont annoncé mercredi avoir détecté des traces de cette substance toxique dans cinq nouveaux produits alimentaires fabriqués en Chine, dont, et c'est une première, des produits non-laitiers intégrant du lait parmi leurs ingrédients. Selon l'Autorité vétérinaire agro-alimentaire (AVA), des traces de mélamine, une substance chimique industrielle pouvant provoquer de graves troubles rénaux, ont notamment été détectées dans des échantillons de biscuits et de boules de riz soufflé.

Ces articles sont les premiers produits non-laitiers chinois où de la mélamine est retrouvée. Ils contiennent du lait dans la liste de leurs ingrédients.

La semaine dernière, les autorité de Singapour ont suspendu la vente et l'importation de nombreux articles chinois – lait, crème glacée, yaourts, chocolat, biscuits, bonbons et d'autres produits contenant du lait parmi leurs ingrédients –, après avoir découvert de la mélamine dans des produits laitiers venant de Chine.

En Chine, le lait contaminé à la mélamine a provoqué la mort de quatre enfants et en a intoxiqué 54.000, selon les autorités chinoises. Les produits laitiers chinois sont désormais bannis de nombreux pays en Asie.

Economie

Pétrole

Chevron vend ses actifs au Togo et au Bénin

Le géant pétrolier américain Chevron Corporation a laissé entendre, lundi, qu'il mettait en vente plusieurs de ses actifs du secteur pétrolier en Afrique de l'ouest à la société Corlay Global S.A. La démarche devait permettre à Chevron de réduire ses opérations dans la sous région. Les pays concernés sont le Togo, le Bénin et la Côte d'Ivoire en Afrique de l'ouest, mais aussi le Cameroun et la République démocratique du Congo pour l'Afrique centrale.

Auparavant, vendredi dernier, Chevron avait annoncé son intention de vendre à Corlay les actifs de ses opérations pétrolières au Nigeria. Aucune précision n'a été en revanche donnée en ce qui concerne les transactions. Pas plus que le géant américain n'a évoqué le sort de ses unités de raffineries. Celles-ci sont pour la plupart implantées aux Etats-Unis, en Singapour, en Thaïlande, en Corée du sud et en Grande-Bretagne, avec une capacité de raffinage totale de plus de 2 millions de barils par jour.

Selon Mike Wirth, vice-président de Chevron Global cité par Reuters, la décision de vendre certains actifs de la société participe de l'effort entrepris afin de concentrer les ressources et le capital sur des objectifs stratégiques.

Rappelons que les actions Chevron ont baissé, lundi sur le marché de New York, de 0,1 pour cent, 87,75 millions de dollars.

Coopération bilatérale

Le Niger et le Togo combattent la criminalité transfrontalière

Les administrations douanières du Niger et du Togo se sont engagées, mercredi à Niamey, à développer une coopération bilatérale en matière de facilitation des échanges, la lutte contre la fraude et la contrefaçon et la lutte contre la criminalité Transfrontalière, au terme d'une rencontre d'échanges à Niamey, a rapporté l'APA. En février 2007, le Niger et le Togo ont ratifié des instruments juridiques en vue de jeter les bases d'une coopération bilatérale «fructueuse et efficace entre les douanes togolaises et nigériennes» a rappelé le Colonel Ibro Dodo, directeur général de la douane nigérienne. La réunion de Niamey, a-t-il expliqué, permettra de développer davantage la coopération entre les deux pays notamment dans les échanges de renseignements.

Début septembre, le gouvernement nigérien adoptait un décret portant approbation de ces deux protocoles de coopération douanière avec le Togo. Ce qui constitue «une caution politique pour le travail des administrations douanières, un encouragement à tout mettre en Œuvre et à faciliter les échanges commerciaux et à lutter contre la fraude et toutes sortes de trafic Illicite», a dit le Colonel Dodo.

Pour Emmanuel Kodzo Adedze, chef de la délégation de l'administration des douanes du Togo, des actions «urgentes» s'imposent pour combattre le faux transit, «un fléau récurrent qui annihile les efforts de mobilisation de recettes».

L'engagement des deux pays va contribuer «efficacement à lutter contre la fraude douanière et particulièrement celle sur les opérations de transit», a ajouté M. Adedze

Pays enclavé, le Niger fait transiter l'essentiel de ses produits d'importation par le port de Lomé, située à plus de 1100 km de Niamey, la capitale nigérienne.

Sport

Sanction contre le Stade de Kégué : Encore  deux matchs sur terrain neutre pour les Eperviers

La Confédération africaine de football (CAF) a précisé dans une correspondance adressée à la Fédération Togolaise de football que son équipe nationale doit " jouer ses deux prochains matches dans le cadre des éliminatoires de la Coupe du monde / Coupe d'Afrique des Nations 2010 sur un terrain neutre ". Cette précision faite suite à un courrier à elle adressé par le président Tata Avlessi qui demandait la levée des sanctions. " En application de la [sanction de la Commission de discipline], le Togo a joué ses trois matchs à domicile à Accra donc sur un terrain neutre " a écrit le président de la FTF.

Pour demander la levée des sanctions, Tata Avlessi avait comptabilisé les matches Togo-Bénin du 1er tour du championnat d'Afrique des locaux (CHAN) prévu normalement à Lomé le 30 mars 2008 et programmé à Accra, où le Togo a gagné par forfait, Togo-Ghana du 2e tour du CHAN également disputé à Accra et Togo-Zambie du 31 mai joué à Accra et soldé par une victoire des Togolais1-0. L'argumentaire du président de la FTF n'a pas rencontré l'adhésion de Mustapha Fahmy, Secrétaire Général de la CAF qui a indiqué que le Togo n'avait " aucune obligation de disputer le match Togo-Ghana du deuxième tour du CHAN à Accra ".

Il s'en suit que le match Togo Swaziland, comptant pour le premier tour des éliminatoires CAN / Mondial et le premier match du deuxième tour des matches de groupes, en cas de qualification, doivent être joués sur terrain neutre. Par ailleurs, la CAF indique avoir désigné M. Abel Mbengue du Cameroun pour effectuer une visite d'inspection au stade de Kégué afin de présenter un rapport à ses organes compétents pour l'homologation du stade.

C'est à  la suite du match  Togo-Mali, comptant pour la dernière journée des éliminatoires CAN/Ghana 2008 et perdu par les Togolais 0-2 que l'équipe nationale a été interdite de disputer sur son territoire ses trois premiers matches dans le cadre des éliminatoires en cours, en plus d'une suspension de six mois qui frappe le stade de Kégué. Outre cette suspension, la Fédération Togolaise de football a été condamnée au paiement d'une amende d'un montant de 50 mille dollars US pour la défaillance de sécurité durant et après le match. Toutefois, afin de promouvoir un meilleur comportement sportif, la commission a suspendu 20 mille dollars US de l'amende à payer.

© L'Union du 26 septembre 2008

 

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