L'UFC et le CAR veulent tout remettre en cause

09/10/2009
L'UFC et le CAR veulent tout remettre en cause

Le journal L'Union, paru vendredi, dénonce l'attitude de l'opposition dans l'affaire qui l'oppose au pouvoir au sujet de la présidence de la Céni. « Après avoir célébré le retour à la case départ dans le choix du président de la Commission électorale nationale indépendante, l'opposition dans toute sa composition confuse remet sur la table des propositions à allure de frasques qui démarquent totalement des dispositions du règlement intérieur », peut-on lire.

Le bi-hebdo estime que la statégie de l'UFC et du CAR est « de tout remettre en cause au point de contredire le code électoral (…).Au passage, L'Union égratigne l'ancien Premier ministre, Agbéyomé Kodjo, patron d'Obuts lui reprochant d'avoir contacté le facilitateur Blaise Compaoré pour lui demander la recomposition de la Céni.

Voici une sélection d'articles publiés par L'Union

Verbatim

Eviter la provocation

Alors que les politiciens, revenus tout droit de Ouagadougou courant la semaine, sont satisfaits du nouvel accord obtenu grâce au facilitateur Blaise Compaoré, une certaine opinion pense qu'ils sont allés juste étaler leur "retard sur le monde" au grand jour. Ce n'est qu'une opinion. Mais en réalité, en quoi peut-on incriminer cette opinion ?

Au lendemain de la nomination de monsieur Henry Kolani à la tête de la Commission Electorale Nationale Indépendante (Ceni), le Chef du gouvernement, Gilbert Houngbo a tenté une conciliation pour remettre les pendules à l'heure. Malheureusement, l'opposition n'a pas jugé opportun de répondre à son appel estimant que, seul, le facilitateur peut conduire à une solution idoine.

A partir de ce moment, le Président de la République prit le décret nommant monsieur Henry Kolani Président de la Ceni. L'opposition parlementaire s'indigne et descend ses militants dans la rue pour faire plier le pouvoir en place. Dans la foulée, le Comité d'Action pour le Renouveau (Car) de Me Agboyibo, partant pour la manifestation au départ, s'est désisté à la dernière minute évoquant un appel du facilitateur disposé à apporter, comme toujours, sa contribution au dénouement de la nouvelle crise.

Peu importe, l'Union des Forces du Changement (Ufc), accompagnée de minuscules partis politiques créés lors de la dernière pluie, a marché dans les artères de Lomé avant de se pointer à Ouagadougou sur invitation de Blaise. Autrement, la marche n'a pas donné le résultat escompté. N'empêche, on a tâté sa capacité de mobilisation. C'est ça la démocratie.

Auparavant, pendant qu'ils s'apprêtaient à nommer de façon consensuelle un président pour leur institution, les membres de la Ceni appartenant au Rassemblement du Peuple Togolais (Rpt) parti au pouvoir ont décliné l'offre de présenter un candidat de leur sensibilité. Car, avaient-ils dit, ils constituent avec le Car et l'Ufc les seules forces politiques présentes à l'Assemblée Nationale. Et donc, ne voient plus la nécessité pour leurs partis de se saisir du perchoir de la Ceni. En réalité, ils savaient que le consensus ne se dégagerait jamais au tour d'un positionné du Rpt. Chose également évidente pour les deux autres partis de l'opposition parlementaire. Curieusement, leur proposition à ceux-ci de leur emboîter le pas restera lettre morte. Et ce qui devrait être, fut.

Le passage à Ouagadougou ne sera que l'entérinement de ce qui pouvait se faire à Lomé. L'opposition parlementaire a finalement accepté de ne pas proposer de candidat de leur camp contre le déboutement de monsieur Kolani. Au finish, il faut choisir un Président parmi les membres de l'opposition extraparlementaire, de la société civile et de l'administration. Au nombre de ceux-ci, monsieur Kolani du Pdr. D'où notre question : Et si Kolani partait pour revenir ? D'autant plus qu'à défaut du consensus, il faut passer au vote.

La volonté affichée par tous les partis d'aller à un scrutin présidentiel apaisé, sans violence, transparent, acceptable et accepté par tous est, à mon avis, l'unique contrainte des membres présents à l'élection de monsieur Kolani de récidiver par leur choix. Question d'éviter la provocation et de travailler dans une bonne ambiance. 

 

 

Deuxième session ordinaire du Parlement / Le gouvernement fixe

La HAAC et le statut de l'opposition en urgence

Dès l'ouverture de la deuxième session ordinaire de l'année du parlement, le gouvernement a fixé le tableau des projets de loi selon l'ordre de priorité. Avec la précision que deux textes sont inscrits en urgence : le projet de loi modifiant la loi organique n°2004-021 du 15 décembre 2004 relative à la Haute autorité de l'audiovisuel et de la communication (HAAC) et le projet de loi portant statut de l'opposition. Au total, 46 textes de loi. Sans aucune proposition de loi, ce qui témoigne toujours du manque d'initiative des députés.

A l'analyse, une grande partie des débats sera consacrée aux ratifications de Convention, Protocole ou Accord. Au plan purement national, il est prévu entre autres l'abrogation de la loi sur la responsabilité des comptables publics, la création du centre de formation des professions de justice, l'extradition et l'entraide en matière de trafic illicite des drogues, la modification de la loi de 2005 portant protection des personnes en matière du VIH/SIDA, la réglementation bancaire et le projet relatif au Fonds national d'apprentissage, de formation et de perfectionnement professionnels.

Déjà, pour le mois d'octobre, deux séances plénières sont consacrées au texte uniforme relatif aux entreprises d'investissement à capital fixe dans l'UEMOA et à la loi sur la métrologie au Togo. Le reste du mois étant réservé aux ateliers de formation et d'information.

L'exercice des attributions dévolues à la HAAC a révélé des lacunes. Il faut donc améliorer l'arsenal juridique existant. Selon l'exposé des motifs, la modification prévoit les moyens d'une régulation plus efficiente de la presse écrite, des sociétés de production audiovisuelle, des agences de publicité et surtout des vidéoclubs. Jusque-là, aucun texte n'a prévu des mesures disciplinaires en cas de dérapages avérés de la presse écrite et de non-respect des dispositions législatives et réglementaires en matière de production ou de diffusion de programmes audiovisuels et de spots publicitaires indécents. D'où les retouches aux articles 23, 27, 38, 41, 45, 46, 49, 51, 54 et 56 de la loi organique sus-indiquée ainsi que les articles 22, 25, 30, 33, 43, 57, 60, 61 et 64 nouveaux. Pour l'Exécutif, «le contrôle et l'assainissement des vidéoclubs par des mesures rigoureuses s'avèrent d'une urgence capitale», vu que cette nouvelle forme de projection cinématographique a fait une irruption brutale voire dangereuse dans le paysage médiatique togolais.

Le texte adopté par le gouvernement en conseil le 26 novembre 2008 à Kara précise que les membres de la HAAC jouissent de l'immunité pendant l'exercice de leur mandat et un an après la cessation de celui-ci. En vertu de l'article 21 relatif à ses attributions, la HAAC peut solliciter le concours de toute structure de l'Etat pour assurer la préservation et la protection des valeurs, des mŒurs et de l'éthique culturelle en matière de production et de diffusion des Œuvres audiovisuelles et cinématographiques. En ce qui concerne les vidéoclubs, elle ne donne l'autorisation qu'au vu des autorisations administratives délivrées par les autorités compétentes, notamment la carte d'installation. L'article 25 nouveau dispose que la Haute autorité reçoit aussi communication des programmes et enregistrements des émissions audiovisuelles diffusées, et dépôt légal des publications nationales et étrangères mises en circulation au Togo.

En cas de retards répétés constatés du dépôt légal, la HAAC met en demeure la personne physique ou morale soumise à l'obligation de dépôt. Pour les publications nationales, une inobservation pour trois parutions successives ouvre droit à une suspension pour trois parutions du journal incriminé. La suspension en cas de récidive peut aller jusqu'à six parutions.

L'institution de régulation des médias propose toute mesure pouvant améliorer les moyens de fonctionnement ainsi que les conditions de vie et de travail dans les médias publics (article 33 nouveau). Plus est, elle garantit les conditions d'éligibilité à l'aide de l'Etat à la presse privée et exerce un contrôle sur le contenu et les images des affiches publicitaires.

La future loi fixe la durée de l'autorisation d'installation et d'exploitation des entreprises de presse et de communication privées à dix (10) ans pour la télévision, cinq (5) ans pour la radiodiffusion sonore, trois (3) ans pour les sociétés de production audiovisuelle et les agences de publicité, deux (2) ans pour les vidéoclubs. Le tout renouvelable. La demande de renouvellement devant être adressée à la HAAC six mois avant l'expiration de l'autorisation. Celle-ci se prononce dans un délai de deux mois suivant la réception de la demande. Le refus de renouvellement doit être motivé et notifié au demandeur qui dispose d'un droit de recours en annulation devant la chambre administrative de la Cour suprême.

Quant au projet de statut de l'opposition, il octroie une place de choix au chef de l'opposition parlementaire, celui-là dont le parti a obtenu le plus grand nombre d'élus au sein de la minorité parlementaire (UFC, aujourd'hui).

Il est invité à toutes les cérémonies officielles de la République. En cas de force majeure, il peut se faire représenter par un responsable de son parti de rang élevé. Autrement, pas un «marcheur occasionnel». Le chef du parti le plus représentatif qui n'assiste pas aux cérémonies officielles auxquelles il est invité et qui n'y envoie pas de représentant en informe, par lettre motivée, le conseil de conciliation qui y donne la suite qu'il estime utile. A terme, ne peuvent bénéficier du statut de l'opposition politique que les partis politiques qui possèdent un siège et qui mènent leurs activités statutaires sans interruption. Pour leur part, les partis (opposition et majorité) ont le devoir d'éviter «des propos ou écrits injurieux, calomnieux ou diffamatoires».

Plus est, il est institué au moins une fois par an une rencontre nationale entre le Président de la République et les partis de la majorité gouvernementale et de l'opposition.

 

 

Infrastructures routières

Le Togo retrouve ses ponts sur la Nationale n°1

Les nouveaux ponts d'Amakpapé et de Togblécopé et celui renforcé de Lilicopé, situés sur la Nationale N°1, ont été réceptionnés ce 7 octobre 2009 par le Président Faure Gnassingbé. Ces ouvrages, détruits par les pluies diluviennes en juillet 2008, ont été totalement reconstruits par le gouvernement chinois grâce à un financement  sous forme de don, pour un montant de 2,7 milliards de francs Cfa. L'exécution des travaux a duré près de 9 mois, avant le terme prévu, grâce au génie de la «Société chinoise des travaux de Pont et Chaussée». Le nouveau pont d'Amakpapé s'étend  désormais sur une longueur de 107 mètres, contre 52 mètres pour l'ancien pont emporté par les eaux de pluie, en 2008.

«La destruction de ces ouvrages il y a un an, a entrainé de graves difficultés dans le trafic nord-sud et causé de nombreux désagréments dans le déplacement des populations togolaises et de la sous-région ouest africaine. La rapidité avec laquelle le gouvernement chinois a apporté son soutien au Togo dans cette dure épreuve  dénote de l'engagement du Président Faure Gnassingbé à travailler au renforcement de la coopération sino-togolaise», a rappelé l'Ambassadeur chinois au Togo, Yang Min.

Une récente signature de convention de financement a permis au gouvernement chinois d'accorder au gouvernement togolais un crédit préférentiel de 165 millions de dollars, soit plus de 80 milliards de francs Cfa, destinés à la rénovation des réseaux routier et téléphonique du Togo.

 

 

 

Discussions autour de la présidence de la CENI

De la nécessité de faire prévaloir le règlement intérieur

Après avoir célébré le retour à la case départ dans le choix du président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), l'opposition dans toute sa composition confuse remet sur la table des propositions à allure de frasques qui démarquent totalement des dispositions du règlement intérieur de l'institution d'organisation et de supervision du scrutin de 2010. L'UFC s'en va brandir un religieux (personne externe à la CENI) pour présider l'institution. Et d'ajouter être prête à faire démettre un de ses représentants pour intégrer l'homme d'église. Mystère pour un parti qui crie sa fidélité à la légalité. Dans la foulée, le président de OBUTS, lui, se fait l'invité d'une radio privée de la place pour revendiquer avoir écrit au facilitateur pour le solliciter de demander la recomposition de la CENI. Passons.

L'évidence, c'est que la première position vise à tout remettre en cause. Au point de contredire le code électoral et l'accord de Ouaga du 8 août 2009 qui fixe l'affiliation des membres de la CENI. Le hic est que désormais le parti de Gilchrist Olympio lie la nouvelle manŒuvre à la réussite du processus Vérité Justice Réconciliation. C'est à se demander pourquoi la piste n'a pas été évoquée lors du dernier voyage à Ouaga.

Pour l'heure, le RPT s'en moque et veut faire appliquer le règlement intérieur. Et conformément au souhait du facilitateur Blaise Compaoré. A en croire le ministre Gilbert Bawara qui n'a pas le sentiment qu'il y a eu un nouvel accord à Ouaga le week-end dernier, ce que le facilitateur a dit se résume ainsi : essayez de faire comme si l'élection de M. Kolani n'avait pas existé, essayez de forger une nouvelle décision.

Il faut retourner à l'esprit des lois et, conformément au règlement intérieur et au code électoral togolais, tentez de vous accorder par consensus sur l'un des membres de la CENI. Si vous parvenez, c'est tant mieux, sinon on passe au vote. Et vraisemblablement, c'est le vote qui va départager les membres de la CENI, vu que le consensus n'est pas la chose le mieux partagée en politique. Sinon, la démocratie est mise en berne.

 

Partenariat avec l'AFD

Près de 20 milliards Cfa d'intervention au Togo en 2 ans

Principal canal de l'action française au Togo, l'Agence française de développement (AFD) est intervenue à près de 29,65 millions d'euros, soit 19,65 milliards de francs Cfa dans des secteurs prioritaires ces deux dernières années tels que l'éducation, la santé, les infrastructures urbaines, et aussi dans l'hydraulique villageoise. En juillet 2008, la mise en place d'une aide budgétaire de 2,5 millions d'euros a permis le financement d'engrais destinés à la production vivrière, en appui à la lutte contre l'enchérissement des denrées et pour la sécurité alimentaire. Cette action s'est renforcée par la signature, en novembre 2008, d'une seconde aide budgétaire du même montant, également destinée à faciliter la mise à disposition d'engrais pour la campagne vivrière 2009-2010.

Les actions multiformes de la coopération française au Togo sont résumées dans une brochure de 17 pages intitulée «Développement et aide d'urgence au Togo : La France répond Présent !». Le document a été présenté lundi à la presse au Centre culturel français de Lomé par l'ambassadeur de France Dominique Renaux.

Sur le volet infrastructures urbaines et décentralisées, l'AFD a apporté au Projet environnement urbain de Lomé (PEUL) un financement de 8 millions d'euros, afin de rétablir le fonctionnement des lagunes de Lomé, de rationaliser la gestion des ordures ménagères et de fournir un appui à la municipalité.

L'agence a également décaissé 11 millions d'euros en 2008 pour renforcer les capacités de gestion de la Togolaise des Eaux (TdE), et de réhabiliter des réseaux de la capitale et l'extension de la production d'eau potable. Hors de la capitale, les réalisations dans le domaine de l'hydraulique villageoise ont été financées à hauteur de 7 millions d'euros.

En matière d'éducation, l'AFD fait office de chef de file des bailleurs. Ainsi, l'ambitieux projet «Education pour tous au Togo», lancé en 2008, a été doté de 10 millions d'euros et vise notamment au développement de l'offre de l'éducation dans la région des Savanes. Ceci fait suite au projet «Appui à la scolarisation du Nord Togo», avec un apport de 6,3 millions d'euros sur un total de 8,7 millions, et au projet «Appui au pilotage du système éducatif togolais» doté de 2,3 millions d'euros.

Sur le plan santé, plusieurs projets visant à accroître l'importance et la qualité de l'offre sanitaire à l'égard des populations sont en cours de réalisation, indique le document. La région des Plateaux bénéficie d'un projet de 5,5 millions d'euros finançant le développement des moyens en infrastructures, matériels médicaux et compétences humaines des districts sanitaires. La lutte contre le sida fait l'objet de convention de financement de 3,85 millions d'euros concernant la sécurité transfusionnelle mise en Œuvre en 2008.

De manière générale, 200.000 enfants bénéficient de conditions de scolarité améliorés, 200.000 personnes de la région des Plateaux ont bénéficié d'un amélioration d'accès aux soins de santé et 45.000 personnes accèderont à l'eau potable avant mi-2010 affirme le document. Par ailleurs, 100.000 habitants de Lomé voient leurs conditions de vie s'améliorer grâce aux travaux d'assainissement en cours. «En 2009, notre aide va continuer d'augmenter et représentera 0,47% du Produit intérieur brut. Vis-à-vis du Fonds mondial sida, nous sommes engagés à hauteur de 900 millions d'euros sur trois ans. Nous respecterons cet engagement», a affirmé l'ambassadeur Dominique Renaux.

Rappelons qu'un Document Cadre de Partenariat (DCP) a été signé en septembre 2008 entre les deux pays pour la période 2008-2010 pour le montant de 140 millions d'euros.

 

 

Partenariat éducation-entreprise

La CEET et l'ENSI, désormais partenaires

Une  signature  de protocole de coopération entre la Compagnie Energie Electrique du Togo (CEET) et l'École Nationale Supérieure d'Ingénierie (ENSI) a eu lieu le 6 octobre par le biais de leur de représentant respectif, M. Paul Mawussi Kakatsi et le Pr. Komlan Kasségnè, à la Présidence de L'université de Lomé.

Cette coopération est conçue pour récompenser les meilleurs étudiants de cette institution d'ingénierie par une meilleure opportunité d'améliorer leur formation et d'être immédiatement opérationnel après leur cursus scolaire.

La CEET veut par cet accord, accompagner l'ENSI par divers actions au premier plan desquelles elle met  les formations conjointes appuyées par de recherches et des stages pratiques. Cet accord est un programme ambitieux axé sur l'implication de l'entreprise dans le monde de la recherche et sur le partage du savoir faire, du savoir, les échanges multidisciplinaires et la recherche de l'excellence.

Aussi la CEET ira t--elle plus loin par des dons passagers notamment des dons de matériels divers ou spécifiques dans le souci de soulager l'institution bénéficiaire par rapport aux investissements à réaliser et la mise à disposition de ses cadres pour la formation continue. Sur ce dernier point, il est à préciser que la CEET enverra à l'ENSI, à part les ingénieurs en électricité, leurs agents  dans les secteurs de l'économie des finances des ressources humaines et des techniques commerciales. Car les disciplines sous énumérées ne sont pas habituellement enseignées dans les écoles d'ingénieurs.

Pour l'ENSI en tant qu'école et institut, il lui revient de travailler avec son partenaire de façon à permettre non seulement les actions citées plus haut mais encore une collaboration dans le cadre des recherches.

«Ce n'est donc ni un sponsoring ni une action de mécénat d'une entreprise soucieuse de son image et du volet citoyen de son implication », a déclaré le ministre des mines et de l'énergie, Noupokou Damipi. Avant de conclure que : «ce partenariat va chercher  l'établissement d'un lien véritable entre le monde universitaire et celui de l'entreprise. Il s'agit ensemble de trouver un lieu de convergence pour faire évoluer la science dans notre pays. Science fondamentale ou appliquée sans lesquelles une nation ne pourrait prétendre à la modernité et sans lesquelles les entrepreneurs ne seront que de simples artisans ».

Le Directeur de l'ENSI, le Pr Komlan Kasségnè a de son côté affirmé que cette convention est d'une grande portée pour son institution et a rassuré la CEET qu'elle ne sera pas déçue de ses actions.

J'adis la CEET avait inscrit un programme pour sélectionner  ses futurs ingénieurs. Cette formation se faisait à l'Ecole Supérieur Interafricaine de l'Electricité en Côte d'Ivoire. Cet accord est le classique partenariat du monde éducatif-entreprise de service et  permettait à des institutions de recherche de faire bénéficier à leurs meilleurs étudiants les expériences des entreprises ou de la formation sur les métiers de l'entreprise. La sélection se faisait par le biais de concours après le baccalauréat et permettait d'octroyer des bourses de formation pour les métiers de l'électricité.

Malheureusement cette école a fermé ses portes privant les sociétés d'électricité en Afrique de l'excellente formation qu'elle dispensait. Toutefois il y a au Togo l'ENSI qui forme les ingénieurs. C'est donc à la suite des réflexions des dirigeants du secteur de l'électricité au Togo sur les ressources humaines à la CEET et sur le fait que sur les 14 ingénieurs qu'elle employait  il n'y avait que trois diplômés de l'ENSI qu'est né ce partenariat.

 

 

 

Culture

Festival

La RICEP 2009 aura lieu du 3 au 7 novembre

«La Rencontre internationale des créateurs en poésie (RICEP) aura lieu du 3 au 7 novembre prochain», a déclaré ce matin son directeur Ephrem Seth Dorkenoo au Goethe Institut.  La cérémonie de lancement se fera le mardi 3 novembre au Goethe Institut de Lomé, lieu emblématique de la poésie, l'Allemand Wolfgang Goethe étant considéré comme le plus grand poète germain de tous les temps. Ce festival international de poésie offre cette année une programmation assez alléchante : ateliers d'écriture, veillées poétiques, parade vestimentaire en costumes traditionnels, émission radiophonique, conférences-débats,  café littéraire, concours de poésie.

Concoctée sur le thème de «artisanat et poésie», la RICEP 2009 a pour invité spécial le Burkina Faso, pays qui excelle dans l'artisanat à travers le SIAO.

A notre époque où les vers perdent du terrain et n'ont qu'un sens parodique que dans la chanson,  la RICEP est justement conçue «pour donner et restaurer le goût de la poésie à tous tant au niveau de la lecture qu'à celui de l'audition» et «développer la production des Œuvres poétiques, tant au niveau de l'écriture qu'à celui des autres formes d'arts».

Festival annuel regroupant de nombreux poètes, la RICEP renouvelle chaque année son projet en associant une autre forme d'art. L'édition 2008 avait associé Poésie et Architecture, celle de 2009 va la décliner sur l'artisanat.

La RICEP constitue quand même un lieu privilégié pour échanger avec les poètes sur les préoccupations de la poésie contemporaine. C'est aussi un « marché de la poésie pour permettre aux visiteurs de découvrir et d'acquérir des livres et autres produits de la poésie », a conclu M. Dorkenoo.

Reste l'épineuse question sur le manque d'intérêt de la poésie dans un monde des Nouvelles technologies de la communication et Internet. Et puis les poètes togolais jouent dans un registre encore suranné, celui d'une poésie bâtie sur les rimes, ce qui peut encore éloigner un lectorat et un public rare de ce genre littéraire. Ce qui démontre peut-être pourquoi ce festival garde néanmoins toute sa raison d'être.

 

© L'Union du 9 octobre 2010

 

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